NUITS DE VICE EN CHEMIN DE FER

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PARKER Sam

InterditsMedia 1000


adultèreau travail


128 pages


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Résumé

Contrôleur dans un train de nuit, Maxime sait que les vibrations des roues sur les rails agissent sur la sensualité des femmes. Certaines deviennent carrément lubriques, prétend-il. Dans le noir, sous le faisceau de sa lampe électrique, il aime voir des seins jaillir d’un corsage ouvert, une robe se retrousser, des cuisses s’ouvrir… Les yeux luisants, une inconnue s’offre au contrôleur des vilains rêves nocturnes. Au matin, elle aura tout oublié. Mais Maxime se souviendra longtemps… Ce sont ces souvenirs qu’il partage avec vous. Petites culottes oubliées, parfumées d’une odeur de femme, regards obliques, gémissements… Vous n’avez pas envie de prendre le train de nuit ? Train arrière ou avant, qu’importe, mesdames, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Si vous avez un trou (dans votre emploi du temps), pensez au contrôleur du prochain train pour Cythère.

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CHAPITRE PREMIER

Une moto lancée à toute vitesse sur l’autoroute proche l’avait réveillé. Dehors, un noir glacial enveloppait les tours de béton. Il avait plu toute la nuit et le halo orangé des lampadaires de la rue se réfractait à travers le store.

De toute façon, c’était l’heure d’y aller.

Une étroite bande de lumière en provenance de la salle de bains éclairait la pénombre de la chambre. Solange était déjà levée. La veille, elle lui avait précisé qu’elle avait une réunion à Rungis à sept heures du matin comme chaque premier mardi du mois, et elle devait être quasiment prête. En quinze ans de mariage, il ne l’avait jamais vue être en retard au travail. Sur la table de nuit, l’un de ses nombreux petits carnets, toujours les mêmes, à couverture marbrée, était ouvert.

Ses petits carnets… Elle y consignait tout : les courses à faire le week-end suivant, le détail des emprunts de l’appartement, la liste des bricolages qu’il devait y effectuer. Il aurait été surpris si lors d’une discussion elle n’en avait pas ouvert un machinalement, pour vérifier une chose en cours ou bien y inscrire une tâche qu’elle lui rappellerait d’effectuer d’une voix douce et invariable. C’était ça qui lui avait plu au début, son sens de l’organisation, de la vie réglée. Ça l’avait rassuré. Dès les premiers temps, il avait compris qu’elle représenterait un contrepoids à son caractère velléitaire et fantasque et, sans état d’âme, il l’avait laissée progressivement orchestrer leur vie commune.

De mauvaise humeur – il avait horreur de se lever tôt –, Manuel s’étira. Les draps froissés avaient gardé la chaleur de Solange et en se retournant dans le lit, il se rendit compte qu’il bandait. C’est vrai que ça faisait un moment… Mais l’amour avec sa femme l’ennuyait. Elle aimait le faire de façon bien sage, sans paroles, se laissant prendre dans l’obscurité comme si elle n’y était pour rien. Un comportement de sainte-nitouche… Manuel savait que s’il ne la satisfaisait pas régulièrement, elle était en manque, même si elle ne lui avouait pas. Elle se manifestait alors par quelques timides travaux d’approche lorsqu’il éteignait la lumière. Ces derniers temps, Manuel jouait avec sadisme de sa pudibonderie. Il la laissait mijoter, prétextant qu’il était fatigué ou préoccupé. Quand il la sentait bien nerveuse avec ce petit manège, il la prenait sans crier gare, jouant de sa frustration, et la faisait jouir très rapidement. Il savait que cela la laissait insatisfaite mais cette idée lui plaisait ; pour lui, les femmes, même les plus coincées, devaient être dans l’attente, mouiller un peu…

Et puis il pouvait toujours aller chercher quelques compensations dans la forêt de Sénart où ça lui était aisé de faire escale en revenant de la gare de Lyon. Les prostituées y étaient à pied d’œuvre, la plupart dans des camionnettes à peine dissimulées dans les chemins forestiers. Elles y paraissaient vulnérables, loin des éclats lumineux du cours de Vincennes ou des boulevards extérieurs. Bien que probablement protégées, elles étaient inquiètes, anxieuses des exigences du prochain client. Manuel aimait ce côté sordide.

Il effleura son sexe toujours dur et laissa son esprit vagabonder.

Pendant quelque temps, il allait régulièrement voir la même femme, blonde, grande, d’un certain âge et qui pourtant avait un cul d’adolescente. Elle était réservée, le contraire de la putain affranchie et provocante.

Le fait que visiblement, elle était mal à l’aise des gestes qu’il l’obligeait à faire l’avait tout de suite excité. Il adoptait avec elle un comportement brutal et vulgaire, celui qu’il aurait parfois voulu avoir avec Solange. Il la faisait mettre à quatre pattes sur le plancher rouillé de la camionnette, son short en jean à mi-cuisses, lui demandait de cambrer son cul au maximum, et la pénétrait d’un déhanchement brusque, s’enfonçant du premier coup aussi loin qu’il pouvait. Elle émettait toujours un râle outré, puis des gémissements plaintifs, le temps que son vagin s’assouplisse pour l’accueillir de façon plus confortable. Lui n’en avait cure, la pistonnant sans ménagement, jouissant de l’image de cette femme encore belle devant subir sa brutalité vautrée dans la poussière de la camionnette. Maintenant, ses visites étaient très brèves. Il lui donnait tout de suite quelques billets et, sans un mot, il la prenait aux épaules pour la faire agenouiller. Dans le même mouvement, il défaisait sa braguette et lui forçait la bouche avec sa bite qu’il dirigeait d’une main. Solange lui avait toujours refusé la moindre caresse buccale et il se délectait de ce spectacle : le rouge épais de la bouche qui contrastait avec la pâleur de son membre, les cheveux décolorés dans lesquels ses mains s’enfonçaient pour guider le mouvement, les cuisses blanches sur le plancher poussiéreux… La pute avait toujours un haut-le-cœur lorsqu’il éjaculait ; il se reboutonnait et sortait presque sur-le-champ de la camionnette où la femme encore à genoux déglutissait péniblement. Manuel se demandait parfois si elle n’éprouvait pas un plaisir trouble à se laisser traiter comme un pur objet par lui. Il y a bien des façons d’exercer ce métier et il avait l’impression que cette pute-là trouvait son compte dans les plaisirs sales.

En lui proposant un tarif nettement supérieur, Manuel lui avait demandé s’il pouvait la sodomiser, ce à quoi Solange n’avait jamais consenti non plus… Elle avait accepté, visiblement à contrecœur, surtout pour ne pas perdre un client qui maintenant lui était fidèle. Il avait exigé que cela se passe dehors, dans la forêt, ayant vaguement en tête un fantasme de viol champêtre. Ils étaient montés dans un bosquet surplombant une aire de stationnement qui amorçait la montée vers Brunoy. Manuel lui avait ordonné d’enlever sa culotte avant de monter ; elle portait une minijupe de cuir noir et lorsqu’elle faisait un pas plus large pour enjamber un tronc d’arbre ou un rocher, la jupe remontait et dégageait la touffe blonde de sa chatte. Manuel voyait que ça la gênait terriblement, ce qui ne faisait qu’accroître son excitation. Arrivés sur un petit terre-plein à peine dissimulé par quelques fougères, il la fit mettre en position, ce qui suffit à lever le cuir de sa jupe à mi-fesses. C’était ça que Manuel avait voulu : qu’elle soit les mains et les genoux dans la terre, déjà troussée et le cul nu, prête à se faire enculer. Il nicha tout de suite l’extrémité de sa queue durcie entre ses fesses. Elle lui dit de faire attention, qu’elle n’était pas habituée, que ça allait lui faire mal. Manuel s’enduisit le pouce de salive et sans autre forme de procès l’enfonça d’un coup dans le cul de la prostituée. Sous le coup, elle se cabra et Manuel ricana en disant que c’était le métier qui rentrait. Il remplaça presque aussitôt le pouce par sa queue, força et pénétra dans le rectum qui se contracta pour le repousser. La blonde cria mais elle n’avait d’autre choix que d’accepter l’assaut et bientôt Manuel put aller et venir dans le conduit élastique qui se dilatait progressivement. Tout en sentant le plaisir monter, il vit qu’une Renault Espace s’était arrêtée sur l’aire de repos. Il y avait à l’intérieur un couple et deux enfants et la femme descendit pour gravir la pente boisée. Visiblement elle se dirigeait vers eux, mais il n’en avait cure, tout au plaisir de sa verge comprimée délicieusement… Il continuait à pistonner le fondement de la blonde lorsqu’il entendit des brindilles craquer. Ils étaient dissimulés par des fougères mais il pouvait voir distinctement la femme qui s’était arrêtée à une dizaine de mètres d’eux. Elle ne les voyait pas, tout occupée à chercher un endroit pour uriner confortablement. C’était une brune distinguée, à l’air autoritaire. Elle portait un tailleur bleu ciel, des chaussures à talon haut de la même couleur, et de grosses boucles d’oreilles argentées donnaient un aspect austère et élégant à son visage. Visiblement une bourge de la banlieue ouest. Elle se dandina pour retirer sa culotte, une riche dentelle qu’elle posa sur la mousse. Dissimulé par les fougères, Manuel ne croyait pas à son bonheur. Il se mouvait maintenant avec lenteur dans le conduit anal, cherchant à faire le moins de bruit possible, mais ne quittant pas des yeux la femme qui maintenant retroussait la jupe de son tailleur sur les hanches, qu’elle dénuda complètement. La chair blanche de son cul volumineux apparut et tout en écartant les jambes elle s’accroupit doucement.

À travers les feuilles Manuel vit les chairs intimes s’ouvrir devant lui. Le spectacle l’affola tout autant que le tuyau de chair qui lui serrait la bite. Campée sur ses talons hauts, la femme écartait les jambes au maximum pour ne pas se salir. Entre ses cuisses blanches et volumineuses, sa chatte s’offrait, fortement poilue, la boursouflure des grandes lèvres encadrant les crêtes rosées qui s’ouvraient. L’obscénité des chairs offertes contrastait étrangement avec sa tenue stricte. Tout à son aise de se croire seule, elle écarta du plat des deux mains le haut de sa chatte et Manuel vit distinctement le méat s’ouvrir et le clitoris, d’un brun rougeâtre, pointer de façon insolente. Presque distraitement, la femme caressa du plat d’une main ses chairs ouvertes et laissa échapper un petit soupir. Manuel eut du mal à ne pas éjaculer à ce moment-là. La prostituée s’était figée et ne savait quelle attitude adopter. Il se pencha à son oreille et lui murmura : «Continue à bouger ton cul et apprécie en silence.» Soumise, elle reprit les mouvements fluides de ses fesses. Avec un sentiment étrange d’impunité, Maxime regarda sa bite qui ressortait doucement de la gaine de chair maintenant parfaitement lubrifiée.

Une brindille craqua ; la femme en bleu regarda autour d’elle, l’air inquiète, mais elle ne distinguait toujours pas leurs silhouettes derrière les fougères. Rassurée, elle recommença à se caresser avec nonchalance. Maintenant elle effleurait son clitoris avec un petit mouvement circulaire du gras du pouce. Elle gémit avec un air satisfait et accéléra le mouvement. Manuel pensa au mari et aux enfants qui attendaient bien sagement dans la voiture familiale pendant que cette salope distinguée s’offrait un petit plaisir en catimini. Elle gémit encore et ses cuisses tremblèrent légèrement. Un rayon de soleil qui traversait les branchages éclairait l’expression de satisfaction béate que son visage avait adoptée. Elle haletait, toujours écartelée, juchée sur ses talons hauts, le cul à ras des feuilles sèches qui tapissaient le sol. Elle donna un coup de cul violent et s’enfonça d’un coup les doigts au plus profond de son vagin. Elle jouissait, c’était évident, et brusquement un jet d’urine dru, d’un jaune soutenu, vint gicler sur le tapis de feuilles. Elle se pissait sur la main, n’arrivant pas à se résoudre à l’extraire de ses chairs ouvertes, elle se pissait dessus sans vergogne, la tête renversée, jouissant sans retenue. À ce moment-là, Manuel se mit à délirer. Le sphincter de la blonde dans lequel il était toujours logé se contracta à nouveau et il comprit qu’il commençait à éjaculer. Il fallait que l’autre salope qui se branlait sans vergogne ait droit au spectacle. Il sortit son membre d’un coup, se levant nerveusement, et la bite à la main se campa devant la femme qui jouissait. Lorsqu’elle releva la tête elle pâlit d’un coup, les yeux écarquillés, avec un regard de bête aux abois. L’effroi se nichait au cœur de son plaisir clandestin. Les fougères foulées laissaient voir la blonde encore à quatre pattes, le cul ouvert sous la bande de cuir noir qui lui tranchait les hanches. Sans un mot, comme si la situation eût été parfaitement naturelle, Manuel éjaculait face à la femme terrorisée. Une longue giclée de sperme vint s’écraser sur une de ses chaussures de cuir bleu. Elle hurla, hystérique, et se releva dans des mouvements désordonnés pour courir maladroitement sur la terre meuble du petit sentier. Dans sa hâte, elle avait gardé sa jupe enroulée sur ses hanches. C’était l’image que Manuel conservait au plus profond de lui-même : cette grosse bourgeoise de la banlieue chic qui s’enfuyait en se tordant les chevilles sur ses talons hauts, son gros cul blanc découvert qui se dandinait à chaque foulée de sa course panique…

Depuis ce jour, Maxime n’était plus retourné dans la camionnette et il évitait la voie rapide qui traversait la forêt. Il avait découvert ce qu’il cherchait et voulait le conserver intact au fond de lui : un plaisir sale, brutal, un plaisir parfaitement égoïste.

Il bandait toujours et regretta de ne pas s’être soulagé avec Solange.

Il pouvait difficilement rester au fond du lit, il devait pointer une demi-heure avant le départ du rapide pour Rome qui partait à sept heures gare de Lyon. Son planning comprenait un roulement de trois jours, avec un trajet de nuit dans l’autre sens et dans la foulée un direct pour Florence. Mais cela ne le contrariait pas, au contraire. Ce n’était qu’avec les voyages de nuit qu’il supportait ce boulot de contrôleur dans les trains. Ces trajets lui plaisaient particulièrement, parenthèses pendant lesquelles les passagers paraissaient décalés, perdus dans l’univers pourtant bien délimité du wagon, et finalement plus dépendants de lui. Il se leva et, complètement nu, enroula le store devant le paysage glacé de la banlieue sud-est. La vue était dégagée jusqu’aux pyramides de béton de Créteil ; l’orange électrique des lampadaires de l’autoroute serpentait très loin vers Paris et, à l’est, un gris violacé indiquait le début du jour. Il frissonna. On entendait dans la cuisine le chuintement de la cafetière électrique. Solange avait déjà dressé la table du petit déjeuner, mais c’est d’autre chose dont il avait besoin.

Il se dirigea vers la salle de bains et en poussa doucement la porte. Prête au départ, sa femme achevait de se maquiller, courbée sur le lavabo pour être plus près du miroir. Elle avait fait un chignon de ses longs cheveux blonds en les fixant avec un peigne d’argent. Ça lui donnait un air strict, renforcé par le tailleur noir en Lycra, le tailleur des grandes occasions, égayé simplement par un haut rouge sombre. Son visage encore endormi était plein, elle avait grossi ces derniers temps, mais Maxime aimait bien ça. Il trouvait que ça rendait les femmes plus vulnérables d’être grasses, la chair s’offrait comme un trop-plein un peu honteux, une invitation à être palpée. Leurs regards se rencontrèrent dans la glace.

— Ça y est, tu t’es quand même levé ?

Sa voix avait cette tonalité douce, maternelle comme souvent, induisant un léger reproche. Il franchit l’embrasure de la porte, à l’aise dans sa nudité, et sentit l’embarras de sa femme lorsqu’elle constata que son sexe était à moitié érigé. Pour masquer sa gêne, elle détourna son regard et entreprit de souligner l’ourlet des ses paupières d’un trait bleu. La salle de bains gardait encore la vapeur de la douche brûlante qu’elle venait de prendre et son visage transpirait légèrement. Son parfum lourd, tout juste appliqué, imprégnait l’air de la pièce close. Manuel se plaça à côté d’elle devant le lavabo et s’empara de sa brosse à dents.

— Alors c’est le grand jour ? Tu vas devoir convaincre Dumortier de te donner la responsabilité des ventes… Tu penses qu’avec ce magnifique ensemble tu vas emporter le morceau ?

Toute allusion au fait de séduire la dérangeait.

— Tu dis n’importe quoi… Je mets ce tailleur depuis le début de la semaine. D’ailleurs Dumortier ne regarde jamais les femmes, il est professionnel jusqu’au bout des ongles.

— N’empêche que j’en connais un ou deux dans ta boîte qui te l’enlèveraient bien ce petit ensemble.

Tout en commençant à se brosser les dents, Maxime lorgna en douce vers les hanches de sa femme. Elle était toujours courbée en avant et le tissu élastique de la jupe était tendu sur la chair de ses fesses. On voyait distinctement les bordures de sa culotte qui dessinaient un large triangle sous le tissu noir. Elle avait vraiment un gros cul, évident, arrogant, ça l’avait toujours gênée, s’était-elle confiée un jour à Manuel. Elle aurait préféré avoir une silhouette élancée, des fesses élégantes comme elle disait. Manuel avait fait mine de compatir mais sournoisement ne manquait pas une occasion de se rincer l’œil chaque fois qu’il le pouvait, de contempler ce gros fessier quand elle ne s’en rendait pas compte.

— Je dis ça… Remarque, je comprends que pour toi ce soit une journée importante. Tu joues une étape pour la suite.

Comme par inadvertance, il avait posé une main sur le fessier tendu.

— Tu as besoin d’aller à cette réunion l’esprit détendu… Lâche ton stress, comme dit le psy, chez nous.

Il caressait maintenant toute l’amplitude des courbes, la main légèrement en coque pour mieux sentir la chaleur des chairs à travers l’étoffe.

— Arrête, il faut vraiment que j’y aille. Tu aurais plutôt dû penser à ça hier soir.

Mais elle restait penchée, achevant de dessiner son regard avec le crayon et Maxime sentit la posture de sa femme mollir. Inconsciemment, elle se relâchait. Il s’était légèrement écarté du lavabo et Solange découvrit que sa bite était maintenant bien droite. Elle rougit violemment.

— Y’a pas vraiment de moment réservé pour ça, ricana-t-il. Quand ça démarre, faut prendre le train en route.

Il commença à se caresser la verge et passa une main sous la jupe tendue. Il sentit le cul chaud de sa femme, la douceur soyeuse de la culotte qui le partageait par le milieu. Il pressa la chair vulgairement, comme une poignée de terre glaise ; Solange poussa un petit cri mais ne se redressa pas. Elle finissait le pourtour d’un œil en l’écarquillant. Il continua à se caresser, sa verge avait repris tout son volume. À chaque glissement de sa main, le prépuce se froissait un peu plus et le regard éperdu de Solange était aimanté par la peau du gland humide et rouge. Elle avait l’air outrée et fascinée à la fois qu’il se masturbe devant elle comme si elle n’était pas là. Son front cramoisi transpirait abondamment… Manuel sentit qu’il était sur le point d’obtenir ce qu’il avait toujours voulu d’elle. Sa voix se fit autoritaire :

— Garde la position et ne bouge pas.

Solange resta campée presque à angle droit, les coudes dans le lavabo, et elle ferma à demi les yeux. Elle n’avait réussi à se maquiller qu’un seul œil, ce qui lui donnait un air étrangement borgne. Il retroussa le fin tissu de la jupe qu’il enroula sur les hanches. Le cul parut s’épanouir et elle cambra un peu plus les reins. La culotte, triangle de dentelles blanches, paraissait presque incrustée dans la peau tant elle était tendue. Il en ourla les bords, les réunit et tira le tissu d’un coup sec vers le haut. Solange poussa un petit cri et protesta :

— Mais qu’est-ce que tu fais… Je dois y aller, je vais être en retard… et en plus, tu es en train de me faire mal.

Mais elle ne se redressait toujours pas et Manuel comprit qu’il avait gagné la partie. Il continua à tirer sur le tissu et la culotte prit l’allure d’une grosse ficelle enroulée. L’étoffe pénétra le sillon du sexe et laissa déborder la boursouflure des lèvres et les boucles de la toison. Bien qu’elle fût blonde, Solange avait à cet endroit un poil généreux et épais. De larges mèches s’entortillaient en lui débordant sur les fesses. Vicieusement, il continua à tirer la culotte vers le haut par petits coups. Solange était obligée d’accompagner le mouvement en se dandinant pour que le slip torsadé ne lui blesse pas les chairs. Chaque fois, son cul lourd tremblait légèrement. Manuel voulait qu’elle se sente dominée. Tout en dirigeant les mouvements de son cul d’une main ferme, il lui enveloppa la chatte de sa main libre et massa grossièrement les chairs molles scindées par la cordelette de dentelle. Elle gémit, au bord des larmes :

— Mais qu’est-ce que tu veux… qu’est-ce que tu cherches… tu n’as pas le droit de me traiter comme ça, c’est dégradant…

Mais les halètements qu’elle ne contrôlait plus indiquaient qu’à son corps défendant le plaisir montait. Manuel tira le tissu de son sillon et d’un doigt agressif acheva de déplisser les chairs qui dégorgeaient déjà leur humidité. Il enfonça son doigt et eut une sensation de beurre fondu. Solange gémit à nouveau, humiliée du doigt qui la sondait.

— Je ne te l’ai jamais dit, mais ce que je préfère en toi, c’est ton gros cul, et tu n’as pas à en avoir honte. Tu dois être fière de ton gros derrière, me l’offrir quand j’en ai envie, chaque fois que je le veux. Tu es à moi, tu dois me tendre le cul chaque fois que je l’exige, et même me le proposer… J’en air marre de tes airs de mijaurée alors que tu ne demandes que ça. Allez, ouvre toute la boutique…

Sous les propos orduriers, Solange hoqueta de honte, mais son sexe était béant, la main de Manuel était trempée. Pour parfaire sa victoire il pressa brutalement l’anus de Solange du gras du pouce ce qui eut pour effet de lui ouvrir les fesses. Elle se raidit. Elle lui avait toujours refusé l’accès de cet endroit, même une simple caresse. Pour elle, c’était tabou.

— Ne fais pas ça…

Sa voix était faible, consciente de sa défaite. Manuel ricana. Il plongea le pouce entre les petites lèvres qui étaient ouvertes puis humidifia le pourtour de l’anus. Les chairs cédèrent progressivement, et d’un coup il enfila son doigt dans le rectum de sa femme qui se cabra. Ça y était. Malgré l’humiliation, il savait qu’elle ne lui refuserait plus la disposition de son cul. Il savait aussi qu’elle attendait, qu’elle n’en pouvait plus. Il s’enfourna dans son sexe jusqu’à la garde, il ne sentit aucune résistance, une impression d’huile chaude qui clapotait. Tout en la pistonnant, il jouait à lui écarter les parois de son conduit anal en y vrillant son pouce. Dans la glace, il vit le visage de Solange qui grimaçait, les yeux hagards, le rimmel soigneusement peint tout à l’heure qui maintenant se délayait dans les coulées de sueur. À chaque coup de boutoir, elle émettait un son rauque, un bruit de bête qu’il ne lui connaissait pas. Ses couilles venaient cogner sur le cul de sa femme et son pubis lui claquait les fesses avec un bruit mat. Elle jouissait maintenant, il le savait, silencieuse et honteuse ; tout son corps tremblait, elle se mordait les lèvres pour ne pas hurler… Il sortit complètement sa bite, éjacula en éructant un chapelet de mots orduriers. Puis il contempla son sperme qui s’écrasait en salves grasses et épaisses sur le cul que faisait ressortir encore plus l’écrin noir de la jupe chiffonnée. Solange pleurait doucement, la tête lovée dans ses bras repliés au fond du lavabo.

Comme souvent chez les femmes, le sens pratique la fit réagir. Affolée de constater qu’elle allait être très en retard à sa réunion, elle se releva d’un coup. Elle se passa un gant pour enlever le maquillage qui s’était brouillé et ajusta sa culotte en s’essuyant les fesses avec une serviette. En une minute elle était dans le hall, sa serviette de cuir dans la main. Manuel toujours nu l’avait suivie. Elle avait encore le visage rouge, et pour se donner une contenance déposa un baiser léger sur la joue de son mari, comme elle le faisait chaque matin avant de partir. Manuel lui caressa le derrière :

— Dans deux jours je suis là et je m’occuperai bien de lui…

Solange rougit et partit sans un mot. Il savait que la vie entre eux allait changer et maintenant il avait envie de son café. Il l’imagina arriver en retard à sa réunion, l’air hagard, gênée de constater en s’asseyant que le sperme de son mari lui poissait encore les fesses. Il recommençait à bander.

 

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