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Résumé

Encore pucelle au sortir du lycée, Valérie est « prise en main » par sa cousine Candice. Devenues étudiantes, les cousines, dont la complicité s’’est renforcée, habitent ensemble à Liège, où elles poursuivent leurs études. Elles commencent par séduire le propriétaire de leur logement pour obtenir des conditions avantageuses. Cornaquée par Candice, Valérie s’’essaie ensuite à manipuler ses professeurs. De là, une galerie de personnages aux mœoeurs sexuelles bizarres : une voyeuse, un dominateur, une homosexuelle qui s’ignore, jusqu’’à un nécrophile ! Pour une oie blanche, Valérie a mis les bouchées doubles !

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1. Ma cousine Candice

L’été venait de commencer.

Comme chaque année, je passais mes vacances dans la grande maison familiale, à Saint-Gilles, en pleine forêt de l’Ardenne belge. J’avais dix-huit ans et mon bac en poche. Je savais qu’à la rentrée, grâce à la complicité de ma cousine Candice, une nouvelle vie s’ouvrirait pour moi, à Liège.

Pourtant, je me sentais déprimée.

La raison était simple : je ne me trouvais pas assez belle pour espérer plaire aux garçons qui m’attiraient. J’essayais de me raisonner en m’examinant nue devant le miroir de ma chambre.

Rien à faire : je n’avais pas assez de seins, et des fesses trop charnues. Je plus, je trouvais que ma peau pâle, mes cheveux et mes sourcils noirs me donnaient l’air sinistre.

Dans ces conditions, à quoi bon faire des efforts de toilette ?

Mes parents avaient beau me laisser libre de m’habiller et de sortir comme je l’entendais, je restais à lire dans ma chambre, en jean et T-shirt trop larges, de vieilles tennis aux pieds. Je faisais aussi de longues promenades solitaires en pleine forêt.

Je me souviens que je me masturbais beaucoup, dans la nature, dans ma chambre, dans la salle de bains… Depuis le début des vacances, c’était devenu une manie. Je craignais que ma mauvaise mine et mes cernes ne se remarquent, et qu’un membre de la famille ne se laisse aller à une réflexion ironique.

J’étais d’autant plus amère que ma cousine Candice, elle, rayonnait. Nous nous aimions beaucoup depuis l’enfance, où nous avions souvent joué à touche-pipi, mais désormais, tout nous séparait.

À vingt-cinq ans, blonde, bronzée, toujours vêtue sexy, lauréate de plusieurs concours de beauté, Candice terminait de brillantes études de droit à Liège.

Des copains en voiture de sport ou en moto venaient la relancer jusque sur notre lieu de vacances. Elle partait en virée avec eux, dans les boîtes d’Arlon, de Luxembourg, de Sedan.

Elle rentrait au matin, ses chaussures à la main pour ne pas réveiller les dormeurs.

À cette heure-là, je prenais mon petit déjeuner au lit en lisant. Elle entrait dans ma chambre, s’asseyait près de moi, prenait une gorgée de mon café, puis me racontait sa nuit en détail.

Nous n’avions jamais eu de secrets l’une pour l’autre ; jamais, nous ne nous étions trahies.

Candice était encore tout excitée de sa soirée. Ses yeux brillaient, elle sentait l’alcool et le sexe. Le plus souvent, après le restaurant et la boîte, elle avait baisé avec un copain, dans la voiture, à l’hôtel, chez des amis, ou sur une couverture dans l’herbe.

Je m’efforçais de sourire en l’écoutant porter des jugements critiques sur le physique et les performances de son compagnon du jour.

Candice était une éternelle insatisfaite ; au fond, elle aussi, comme moi, comme toutes les filles de l’époque, attendait le prince charmant. Elle le faisait en baisant avec tout le monde, moi avec personne…

L’écoutant dire du mal de son copain de la nuit, je pensais qu’à moi, ça m’aurait bien plu de faire l’amour avec lui. Quand l’un ou l’autre des amis de ma cousine entrait dans la maison prendre un verre, c’est à peine s’il me regardait. Il est vrai que je ne m’étais pas mise en frais pour lui.

À quoi cela aurait-il servi ? Je ne faisais pas le poids face à une Candice en minijupe et T-shirt moulants, juchée sur ses hauts talons, même si elle faisait son possible pour me mettre en avant.

Avant d’aller se coucher, ma cousine, rituellement, me lançait :

— Qu’est-ce que tu attends pour t’envoyer en l’air ? Tu n’es plus une gamine, Valérie. Fini les poupées…

Je répondais par une plaisanterie à propos du prince charmant, puis, en allumant une cigarette, reprenais mon roman retourné sur le drap.

Ma cousine me rappelait qu’à la rentrée, nous habiterions ensemble à Liège où, marchant sur ses traces, j’entamerais moi aussi des études de droit. Elle comptait sur moi pour faire la fête avec elle dans les boîtes d’étudiants de la ville.

Je faisais oui de la tête, puis rouvrais mon livre. Elle me l’arrachait des mains, je résistais par jeu, comme quand nous étions petites.

— Écoute-moi quand je te parle.

Elle touchait mes seins sous la nuisette transparente.

— Je t’assure que beaucoup de garçons préfèrent les petits nénés. Ils me l’ont dit.

Elle se penchait à mon oreille, pouffait en passant la main sous le drap pour me toucher le cul.

— Et les bonnes grosses fesses !

Elle me les pinçait à travers la mousseline, je me débattais, nous gloussions comme des gamines. Au moment de quitter ma chambre, reprenant son sérieux, elle ajoutait :

— Je vais te prendre en main. Tu dois changer de look, avoir enfin confiance en toi, draguer les minets…

J’étais d’accord pour qu’elle s’occupe de mon apparence, me mette en relation avec ses connaissances, mais voilà… elle ne trouvait jamais le temps pour ça. Elle était sans cesse invitée partout, harcelée de coups de fil et de lettres.

Moi, de ce côté-là, on me laissait tranquille ; je tournais en rond, me branlais nue sur des tapis de fougères, me frottais au tronc des arbres.

Un matin vers dix heures, revenant à moitié saoule de Charleville, Candice m’a posé des questions précises sur ma vie sexuelle.

Pour couper court, j’ai répondu en me détournant :

— Je me débrouille toute seule, c’est tout.

Elle a laissé passer un temps, avant de me demander d’un ton apitoyé :

— Tu n’en as pas marre de t’user les doigts ?

J’ai baissé les yeux.

— Si, mais… qu’est-ce que tu veux, c’est comme ça…

Elle m’a interrompue :

— Tu n’es plus vierge au moins ?

Pendant l’année scolaire, j’avais fait l’amour à la sauvette avec un ou deux garçons de mon âge. J’en gardais un souvenir mitigé. J’ai pu rassurer ma cousine.

Une fois de plus, elle m’a exhortée à m’arranger, à sortir, à me remuer le cul… Elle m’énumérait des conseils pratiques de drague, quand ma mère ou ma tante l’a interrompue en criant du rez-de-chaussée :

— Candice, c’est pour toi ! Téléphone ! Encore un jules, ma grande !

Tout de même, le 21 juillet, jour de fête nationale, nous avons décidé d’aller ensemble au bal de Saint-Gilles.

 

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