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Résumé

Quand la personne qu’on aime fait l’amour avec quelqu’un d’autre sous nos yeux…

Le candaulisme, c’est le fantasme de voir son ou sa partenaire faire l’amour avec une autre personne, en participant ou non. En constatant qu’il était de plus en plus répandu dans la population, nous avons logiquement décidé de lui consacrer un recueil. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il a inspiré nos auteurs ! Ils vous raconteront, dans 20 histoires aussi diverses qu’excitantes, ce qu’il se passe dans la tête des candaulistes et de leurs partenaires. Qu’est-ce que ça fait, de voir sa femme prise par un autre homme? Qu’est-ce que ça provoque, de voir son homme faire jouir une autre femme ? Jalousie ? Désir ? Un mélange des deux ? À mi-chemin entre amour passion et libertinage débridé, ces 20 histoires vous diront tout du candaulisme… au risque de vous donner envie de vous y mettre à votre tour ?

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Rapprochements – ChocolatCannelle

Baptiste travaillait depuis deux mois à Strasbourg. Manque de chance, il avait commencé en janvier, et nous n’avions même pas pu nous promener sur le marché de Noël. Ce serait pour la fin de l’année, si son contrat était reconduit. Il vivait à Reims, auparavant. Et moi avec lui. Je demeurais encore dans cette ville : je n’avais pas voulu lâcher mon poste chez Veuve Clicquot et vivre à ses crochets, de même qu’il avait préféré ne pas rester inactif à Reims et avait signé ce CDD qui l’éloignait de moi. Pas toujours facile de trouver un travail – intéressant qui plus est ! Nous avions fait contre mauvaise fortune bon cœur, et décidé de vivre loin de l’un de l’autre, du moins provisoirement.

Quand je racontais à de vagues connaissances que je travaillais pour cette célèbre marque de champagne, on m’enviait. Comme si je pouvais boire à l’œil une bouteille de champ’ par jour ! En réalité, le job était stressant. Je m’occupais de veille stratégique et de positionnement marketing. Tout de suite, cela paraissait moins glamour ! Pourtant, j’aimais ce que je faisais. Et j’étais efficace dans ma tâche. Je terminais tard tous les jours, j’engrangeais le maximum d’heures pour être libre le vendredi vers 14 ou 15 heures. Ainsi, le plus souvent, c’est moi qui me rendais à Strasbourg. Disons deux fois sur trois. Je ne connaissais pas l’Alsace. Nous profitions des week-ends pour nous balader, goûter des spécialités locales arrosées de vin blanc…

En deux mois, je pris 1,5 kilo. Entre la malbouffe de la semaine (je mangeais des sandwichs à midi et des pizzas le soir) et les choucroutes garnies du week-end… Il ne fallait pas chercher les causes bien loin ! Dès qu’il ferait meilleur, j’irais courir pour raffermir mes fesses et gommer le bourrelet qui se formait au niveau du ventre. Baptiste disait qu’il aimait bien mes petites rondeurs, que « ça me rendait plus femme ». Je croyais surtout que ça me rendait plus grosse et je m’en serais bien passée, mais je trouvais craquant qu’il me sorte ce genre de compliment. En somme, la vie serait belle, si l’on ne vivait pas à 350 kilomètres l’un de l’autre.

Après deux ans de vie commune avec Baptiste, me retrouver seule ne fut pas une partie de plaisir. Dîner devant la télé. Prendre mon café le matin sans pouvoir échanger quelques mots. Pas de tendre bisou pour me souhaiter une bonne journée. Les deux premières semaines furent moroses. Je m’habituai cependant à la situation, d’autant que nous avions développé des rituels.

Le matin, avant de sortir emmitouflée dans mon imper, je consultais mon mobile. Il était rare que Baptiste ne m’envoie pas un petit message. Ou alors c’est moi qui prenais les devants. Je tapais, sur mon clavier de téléphone, des mots tendres, des « je t’aime » à foison. Et puis des mots coquins : « j’ai envie de toi » pour le plus sage, au début…

Nous avions rapidement dévié vers des « sextos » plus explicites. Un jour, il m’avait écrit « je rêve de bouffer ta chatte ». C’est ce qui déclencha tout. C’était la première fois qu’il s’adressait à moi de manière aussi crue. Je fus surprise, bien sûr, un peu effrayée même par ce langage digne d’un film porno, mais l’effet dominant fut une folle excitation. Je rêvai subitement de sentir sa bouche contre mon sexe, afin qu’il me fasse jouir immédiatement, dans le corridor, avec le pantalon tombé au bas des jambes, vite, très vite.

Il n’était pas là, ce n’était qu’un texto. Alors, je m’appuyai contre le mur, défis mon pantalon, descendis ma culotte, rapprochai mes doigts… Mes phalanges glissèrent dans mon intimité. Je me masturbai en fermant les yeux et en imaginant la tête de Baptiste entre mes cuisses. Une respiration saccadée, le plaisir qui montait, grandissait, et puis l’orgasme qui éclata… Une fois mon forfait accompli, je me sentis honteuse. J’avais les doigts poisseux, la culotte en bas des jambes… Quel tableau ! Je me rajustai, me lavai les mains pour chasser l’odeur de ma jouissance et partis travailler. Le soir venu, j’attendis fiévreusement le coup de fil de Baptiste et, la voix nouée, je lui racontai l’effet que son message avait produit sur moi. Il me répondit que mon histoire le faisait bander, qu’il avait ouvert sa braguette, qu’il tenait sa queue dans sa main et se branlait en imaginant la scène que je venais de lui rapporter.

Jusqu’alors, nous n’avions jamais parlé de sexe. Nous faisions l’amour, nous n’en parlions pas. La distance favorisa ce type d’échange. Par écrit, mais surtout oralement. Ce soir-là, nous nous étions masturbés en même temps, avec le téléphone plaqué sur l’oreille pour écouter le souffle de l’autre.

Le week-end suivant fut très chaud. Nous ne quittâmes pas la chambre… Nous illustrâmes sans doute toutes les positions du Kama-sutra, à l’exception des plus acrobatiques. Dire que je rechignais auparavant à une simple levrette ! Que j’aimais dissimuler mon corps sous un drap ! Même mon kilo et demi en trop ne me gêna pas lorsque j’offris à Baptiste une pleine vue sur mon sexe en pâmoison, avec mes fesses levées haut dans une posture de prière très païenne… Tout cela à cause – grâce à, devrais-je dire ! – d’un sexto ! Contre toute attente, la séparation géographique nous avait… rapprochés.

Les jours suivants, ce rapprochement sexuel que nous avions esquissé se poursuivit. Nous nous envoyâmes des messages excitants. Il y eut des coups de fil coquins. Le « dirty talk » – des échanges de mots crus, sexuels – devenait quotidien. Nous ajoutâmes ensuite des séances sur Skype pour lesquelles je m’apprêtai : je courus acheter de la lingerie sexy, je répétai en secret une parade avec des gestes de strip-teaseuse pour effectuer un show devant la caméra. La prestation fut particulièrement appréciée… et arrosée. Puis nous commençâmes des jeux, nous nous donnâmes des gages à réaliser. Baptiste fit sonner mon portable pendant la pause du déjeuner, un repas pris sur le pouce à mon bureau pendant lequel il m’ordonna de me rendre aux toilettes et de me caresser en pensant à lui. Je lui demandai un jour de prendre sur-le-champ une photo de sa queue en érection. Quand la sonnerie de mon smartphone retentit pour m’alerter de l’envoi d’un MMS, je rougis à l’idée d’être surprise par un collègue, en train de regarder une photographie pornographique – celle de mon chéri. Le soir venu, je me masturbai devant ce sexe brandi en dimension XL sur l’écran de mon ordinateur, en imaginant que je le faisais sur mon lieu de travail, à côté de mes dossiers soigneusement empilés, alors que la porte de mon bureau n’était pas fermée à clef, et que quelqu’un pouvait surgir à tout moment.

Baptiste me demanda un matin de me rendre à mon travail sans petite culotte, avec des bas, pour que je sente l’air frais s’engouffrer sous ma jupe – que je choisis la plus longue possible, ce que je regrettai ensuite, car elle ne laissait rien deviner. Si tout le monde ignorait totalement ce qui se tramait, où était le jeu ? Tout jeu devait comporter quelque risque…

Le week-end venu, Baptiste m’offrit des boules de geisha. Je devais dorénavant les porter chaque jour de la semaine, pour rester humide, « prête à me faire baiser le week-end », ajouta-t-il, ce qui provoqua un nouveau tourbillon de désir dans mon ventre. Je n’aurais plus le droit de me masturber, je devais l’attendre…

Après m’être caressée tous les jours, l’abstinence était terrible à supporter, surtout avec les billes qui massaient mon vagin du matin au soir. Je dormais sans, heureusement.

Pourquoi obéir à cette exigence ? J’aurais très bien pu me caresser en douce ; Baptiste n’en aurait rien su. Seulement, je trouvai du plaisir à me contraindre. Évidemment, je n’aurais pas accepté n’importe quel ordre, je n’éprouvais aucun attrait pour la soumission, mais ne pas me masturber était ludique, et cela donnait du piquant à nos conversations téléphoniques. Il m’excitait, je bougeais pour sentir mes boules danser, la frustration montait, je le lui disais, il m’appelait sa « petite salope d’amour », et je ne rêvais plus que de sa bite profondément enfoncée en moi.

Voilà où nous en étions, jusqu’à ce week-end de mars, où notre relation prit un nouveau tournant. Nos jeux intimes quittèrent alors la sphère privée…

Comme l’avait fait la distance géographique, cette nouvelle donne nous rapprocha encore. Il exista dès lors entre nous une connivence que rien ne détruisit jamais.

Après un déjeuner plus frugal que les choucroutes garnies dont nous nous étions rassasiés les semaines précédentes, nous avions opté pour une visite du Haut-Kœnigsbourg, ce château qui se dresse, haut perché, au milieu de nulle part. Une excursion de 100 kilomètres aller-retour depuis Strasbourg. Nous déambulâmes un moment, seuls, main dans la main, dans la salle du Kaiser et dans la salle d’armes, mais aussi à l’extérieur, avant de rejoindre un groupe pour une visite dite « insolite », qui comprenait les cuisines et le monumental donjon. Du haut de l’édifice carré, l’aigle impérial semblait nous guetter pour mieux fondre sur nous.

Le guide arriva enfin, alors qu’une quinzaine de personnes s’étaient massées dans la cour. Il se présenta et distribua à qui le souhaitait des brochures sur un spectacle son et lumière qui aurait lieu au château en juillet. J’en pris une machinalement, la glissai dans mon sac.

— Alors, ça te fait quoi d’être l’objet de l’attention de Florian ?

Interloquée, je réfléchis quelques secondes avant de comprendre que Baptiste parlait du guide.

— Comment ça ?

— Ne me dis pas que tu n’as pas remarqué comme il te regardait ? Et quand il t’a tendu la brochure, vos doigts se sont effleurés. Je peux te révéler que tu lui fais de l’effet. Observe son entrejambe, tu comprendras vite…

Je piquai instantanément un fard. Le guide bandait en me regardant ? Non, quand même pas ! Était-ce possible ? Ou Baptiste me faisait marcher… Je devais le constater par moi-même, mais sans en avoir l’air, sans m’arrêter sur l’objet du délit pour ne pas éveiller les soupçons, pour feindre d’ignorer qu’il en pinçait pour moi… Je balayai le groupe du regard, l’air de rien. Trop rapidement pour que l’allégation de Baptiste puisse être confirmée. Il y avait quelque chose comme une bosse, peut-être… à moins que je ne sois en train de l’imaginer.

Nous étions alors dans les cuisines. Florian parlait des différents aménagements de la pièce au fil des siècles et nous faisait admirer un coffre à glace de 1900. L’ancêtre du réfrigérateur.

— Observe bien, me chuchota Baptiste, ses yeux se posent bien plus souvent sur toi que sur les autres…

Je fixai Florian. Il croisa mon regard. Je rosis. Il bafouilla. Baptiste murmura« t’entends ? Je te l’avais dit ».

Je ne savais pas où il voulait en venir. Était-il jaloux ? Est-ce que cela l’amusait, au contraire ? Je perdais pied, et il me parut que Baptiste jubilait de me voir ainsi déconfite. Au lieu d’écouter les explications de Florian, je me demandais si le guide bandait réellement et essayais d’évaluer la taille et la forme de sa verge. Baptiste s’était placé derrière moi ; je sentis son propre renflement contre mes fesses. Il se pencha à mon oreille pour murmurer des insanités.

— Tu sens comme tu excites les hommes ? T’es une petite salope, et vicieuse en plus, je suis sûre que la situation te plaît et que tu mouilles déjà…

Il faisait frais dans les cuisines. Les rayons qui dardaient en cette belle journée de printemps n’avaient pas prise sur les murs épais. En entrant, j’avais relevé mon col. À présent, une douce chaleur se diffusait dans mon corps. Son épicentre se localisait entre mes cuisses. Les paroles de Baptiste n’y étaient certes pas étrangères…

Je continuai d’observer Florian. Ce dernier me jetait des coups d’œil de plus en plus fréquents. Alors j’osai, je baissai les yeux vers sa bite. Aucun doute, elle était gonflée. Derrière moi, celle de Baptiste s’écrasait contre mes fesses. Ce contact intime tandis que nous étions entourés de touristes qui posaient des questions au pauvre Florian, dont les pensées s’évadaient sans nul doute à mille lieues des cuisines du château, m’électrisait. J’avais envie, une envie folle, de me faire prendre sur la table rustique, à côté de l’évier. Par Baptiste, bien sûr, bien qu’un vague fantasme me fasse dessiner les contours d’un autre sexe, qui se soulèverait au contact de ma bouche, pendant que les touristes et Baptiste lui-même continueraient d’admirer le mobilier de la cuisine. C’était obscène et particulièrement troublant.

Quand nous sortîmes, mon chéri laissa plus de distance entre nous. Il ne pouvait pas me coller en marchant. Je ressentis une frustration. Avec ses histoires de boules de geisha en semaine et d’absence de masturbation, pas étonnant que je réagisse au quart de tour lorsqu’il me susurrait des cochonneries en pointant sa verge contre mes fesses…

De retour dans la cour, Florian retraça dans ses grandes lignes l’histoire du donjon que nous nous apprêtions à visiter. Je n’écoutai pas les explications, j’avais mieux à penser, je suivis seulement l’inflexion de la voix en l’imaginant prononcer d’autres paroles – adressées à moi seule… Florian se plaça ensuite en tête de file pour la longue montée de l’escalier. Baptiste et moi passâmes derrière tout le monde. Je précédais Baptiste de deux marches, si bien qu’il me semblait à chaque mouvement que mes fesses s’agitaient sous son nez. Il ne disait rien ; son silence ajoutait à ma confusion. Je m’attendais à tout moment à une demande particulière. J’espérais et redoutais ce moment, où il intégrerait Florian à notre jeu. Par contre, je ne savais pas jusqu’où il souhaitait aller, si cette mise en situation dans la cuisine n’était destinée qu’à mieux me laisser mariner avant de rentrer dare-dare faire l’amour au creux d’un lit, ou s’il préparait réellement autre chose.

— Alors, distraite ?

Baptiste m’avait fait sursauter.

— Les visites culturelles ne te divertissent pas ? Il est vrai que dans culturel, c’est sans doute la première syllabe que tu préfères…

Florian nous tournait le dos en cet instant précis. Je lorgnai ses fesses.

— Quand le groupe redescendra, attends-moi… Fais mine de regarder encore les vieilles pierres.

Après quelques minutes d’observation et une ultime question au guide, le groupe se dirigea vers la porte de sortie. Je flânai, ainsi que Baptiste me l’avait demandé, pour retarder le moment de la descente. Alors que les derniers visiteurs s’engageaient dans l’escalier, mon homme s’approcha de Florian. Qu’allait-il faire ? Plutôt que de me tenir à l’écart, sans prise sur les événements, je m’avançai vers eux. Quelques pas sous leur regard complice. Car tout était décidé, déjà : ils voulaient quelque chose de moi, ils s’étaient entendus.

— Sandra, tu ne crois pas que notre guide mérite un pourboire ?

— Euh, oui… certainement… ai-je bafouillé.

— Un pourboire un peu particulier… Vois-tu, tu te dandines tellement, à chaque pas, qu’il aimerait observer de plus près tes jolies fesses. Un simple plaisir des yeux : tu pourrais, en descendant les escaliers, permettre une vue agréable sur ta croupe. Il suffirait d’ôter ta culotte et de soulever l’arrière de ta jupe pendant que notre ami descendrait les marches derrière toi… Ce ne sera pas un aussi beau panorama que celui que tu m’as offert en montant, même si je n’ai pas eu droit aux fesses mises à nu, mais les aléas font que Florian devra se satisfaire de ce bref spectacle en plongée…

Je restai bouche bée.

— Allons, il ne faut pas traîner ou les autres vont se demander ce que l’on fait encore en haut ! Descends ta culotte, donne-la-moi.

Je m’exécutai machinalement. Tout semblait si irréel… comme si je n’avais plus de volonté propre, comme si les sollicitations les plus surprenantes entraient dans l’ordre naturel des choses. Et il y avait le regard de braise de Florian qui ne me quittait pas… Oui, c’était certain, je faisais bander cet homme-là.

Je suivis à la lettre les indications de Baptiste. Il me devança, je soulevai ma jupe, fixai son ourlet à ma taille pour laisser mes fesses à nu et, rouge de honte et d’excitation, je descendis lentement devant Florian. Arrivée à la dernière marche, je rabaissai ma jupe. Ni vu ni connu. Baptiste m’accueillit d’un sourire. L’exhibition n’avait duré que quelques minutes.

— Et maintenant ? lui demandai-je.

Nous avions quitté le château après avoir serré la main de Florian.« J’espère vous revoir », avait murmuré le guide en glissant un bristol dans ma poche. Et moi, est-ce que je le souhaitais ? Florian n’avait finalement été pour moi que l’instrument d’un nouveau jeu, plus osé, parce qu’il comportait plus de risques, et surtout parce qu’il débordait de notre couple. Devions-nous placer quelqu’un entre nous deux ? Un regard voyeur ? Le sien ? Nous contenterions-nous d’un regard ? Quelle serait l’étape suivante ? Il y avait toutes ces interrogations dans ce « et maintenant » que j’essayais de prononcer avec calme, malgré l’agitation qui m’avait gagnée.

— Cela t’a plu ? me retourna Baptiste.

Si cela m’avait plu ? Je ne sus pas répondre immédiatement. La question méritait réflexion. J’avais éprouvé d’étranges sensations. D’enivrantessensations. Relever ma jupe, m’exhiber ainsi, aguicher cet homme… C’était plus qu’émoustillant. C’était un geste fou. Ça allait au-delà de « me plaire »… Cette excitation chez l’autre et ce regard sur moi m’avaient profondément troublée. Cette expérience était viscéralement délicieuse.

Je levai la tête vers Baptiste.

— Oui. Énormément, répondis-je.

— J’ai toujours pensé que derrière la personne un peu prude dont tu tenais le rôle, par convenance, se cachait une femme qui n’avait besoin que d’un encouragement pour s’épanouir sexuellement, pour se savoir attirante, en être fière et en jouer…

Je ne savais pas comment il avait déduit cela de moi, mais je pensai qu’il n’avait vraisemblablement pas tort. Je me sentais moi-même, en cet instant, heureuse d’avoir mené à bien cette grisante épreuve.

— J’ai le numéro de Florian… mais j’aimerais tenter d’autres jeux, ailleurs, avec d’autres aussi… et surtout en ta compagnie…

— Je te promets de te préparer des jeux érotiques à la mesure de tes envies…

Le week-end se termina sur cette promesse de Baptiste.

Nous étions en début de semaine. J’avais reçu un message où mon chéri me demandait de me rendre à l’adresse d’un sex-shop, pour me procurer une certaine tenue très ajourée, qu’il avait remarquée sur le site internet du magasin.

— Je tiens à ce que tu sois à ton avantage. Ce week-end, nous aurons un invité, me précisa-t-il.

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