Osez 20 histoires de correspondance érotique

Osez 20 histoires de correspondance érotique

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires



256 pages


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Résumé

Quand l’’art d’écrire devient art de jouir !
La correspondance érotique est depuis toujours un formidable vecteur d’excitation. Au XVIIIe siècle, à l’’époque du Marquis de Sade, les amants s’’échangeaient des lettres écrites à la plume et cachetées à la cire. En 2015, c’’est le plus souvent en tapant fiévreusement sur nos claviers d’’ordinateurs et de smartphones que l’’on fait monter le désir… mais les adeptes du papier restent nombreux ! Dans ce nouveau recueil, vous découvrirez des correspondances érotiques de formes très différentes, mais toutes au service du même éternel but : s’’abandonner à la magie sexuelle des mots. Tour à tour doux, crus, tendres, obscènes, enjôleurs ou pervers, ils vous feront découvrir la littérature érotique sous un jour nouveau… Et vous suggéreront plein d’’idées pour vos propres correspondances coquines !

Débuter la lecture

LA REINE DES ABEILLES – Axelle F.

Depuis quelques semaines, Elsa est serveuse en extra au Victor’s, un restaurant gastronomique de la rive droite. Un soir, elle trouve dans sa boîte une lettre manuscrite. D’emblée, cette lettre l’intrigue. Elle ne reconnaît pas cette écriture. Sitôt la porte claquée derrière elle, Elsa va s’affaler sur son canapé, envoie ses talons valser et décachette la mystérieuse lettre. Elle tient bientôt entre ses mains un feuillet qu’elle reconnaît non sans stupeur. Il provient d’un des blocs de commande qu’elle utilise au Victor’s.

TABLE N°

COUVERTS

« J’ai une plastique de rêve.

Je pourrais m’habiller avec un sac, ça m’irait.

Je donne des palpitations à la gent masculine dès que j’apparais, qui suis-je ? »

Le billet se termine par un mot tronqué, façon jeu du pendu :

E_ _ A

Il n’y a pas de signature.

Elsa éclate de rire avant de réaliser que l’impertinente missive, l’amène au-devant de bien des problèmes. Et si le destinataire se révèle être son boss ?

Au Victor’s, l’équipe est entièrement masculine. Elsa ne peut le nier, elle aime ça, jouer la reine des abeilles. Ça lui plaît les compliments, les petites attentions, l’humour potache. La présence d’Elsa au service des soirs de fin de semaine semble stimuler les garçons, installer entre eux une joyeuse concurrence. N’importe lequel d’entre eux pourrait être l’auteur de ce billet.

Mais la semaine suivante, en fouillant son tablier pour y chercher son limonadier, Elsa trouve un autre feuillet de commande.

« Quel métier de chien, celui que nous faisons ! Elsa, vous me faites fantasmer. Je rêve de pouvoir un jour masser vos jolis pieds, de les embrasser, de lécher vos orteils malmenés par le service. En auriez-vous envie ?

Alexandre »

À la lecture du nom, Elsa s’embrase. Alexandre est un beau mâle d’une trentaine d’années qui travaille systématiquement avec elle les soirs de fin de semaine. Elle l’a tout de suite remarqué avec ses beaux cheveux souples, ses yeux verts et son beau cul moulé dans son jean. Il est l’homme à la moto et au blouson en cuir qui débarque à dix-sept heures sur son engin vrombissant. Il arrive au bar, avec cette attitude nonchalante légendaire et se fait couler un café avant de plonger le nez dans son smartphone, sûrement pour y régler ses affaires en cours, juste avant de se mettre au nettoyage et à la mise en place de la salle. Alexandre est aussi comédien. Elsa trouve qu’il a un faux air de Marlon Brando. Souvent la scène de la plaquette de beurre dans Le Dernier Tango, lui revient à l’esprit quand elle l’observe en faisant mine d’essuyer les verres.

En post-scriptum de son billet doux, Alexandre a laissé son adresse mail et son numéro de téléphone. Elsa a donc le choix pour le mode de réponse, seule façon d’établir le dialogue avec son admirateur, puisqu’en dehors de ses brûlants messages, Alexandre semble vouloir ignorer totalement la jeune femme. Ce soir-là, Elsa finit son service éminemment perturbée et ne peut s’empêcher d’observer le beau serveur pendant qu’il s’affaire dans son rang. Après tout, elle n’est qu’extra au Victor’s. Le lendemain, elle décide de lui écrire sa réponse et de lui envoyer par email.

 

« Alexandre

Merci pour vos mots doux et vos flatteries. Même si mes pieds souffrent à chaque service (d’imposer les talons aux serveuses me paraît scandaleux, ne trouvez-vous pas ?), vous semblez bien ne douter de rien en matière de séduction. Méfiez-vous, car avec une telle audace, je pourrais bien tomber amoureuse. Ainsi, je me demande ce qui dans mon comportement a bien pu vous faire croire que j’étais prête à accepter vos avances. Surtout, je me demande comment vous avez eu mon adresse ? Je suis malheureusement une fille pleine de principes et conjuguer travail et plaisir ne fera jamais partie de mes habitudes.

Elsa »

« Elsa

L’habitude n’est-elle pas une bien triste chose pour une si jolie fille ? Tomber amoureuse, pourquoi pas ? Et puis je vous ai vue rouler ce truc entre vos seins, hier soir. Je vais vous faire un très grand compliment. J’aime beaucoup ce que vous dégagez, ce rien de vulgarité, cette féminité parfaitement assumée. Vous possédez tout à la fois un côté très professionnel et une façon sexy en diable de vous mouvoir. Un peu comme si vous dansiez… hummm… En bref, vous avez un charme fou, et je suis sûr que vous excitez tous les autres mecs du Victor’s. Et puis franchement, ce métier est tellement ennuyeux, rendons-nous la vie plus excitante !

Baisers café,

Alexandre

P.-S. : Pour votre adresse, je sais regarder là où il faut 😉 »

 

« Alexandre

Tout cela n’est pas sérieux. Le truc entre mes seins, c’était un roll-on à l’ylang-ylang. Une serveuse qui sent la sueur, c’est moyen chic, non ? Aucune tentative de ma part d’exciter notre équipe, donc, si ce n’est celle de rester fraîche. Si vous saviez combien de fois j’ai entendu ça, cette histoire de truc sexy que je dégage. Parce que je suis voluptueuse, les hommes se permettent de rêver à moi comme à un objet, un passe-temps sexuel. Et puis sachez que j’ai d’autres ambitions dans la vie que celle d’épouser un serveur. Même s’il gagne 70 euros de pourboires par soir.

À votre appréciation,

Elsa »

 

« Mon petit lapin en sucre

Vous êtes une effroyable menteuse. Je vous ai vue remettre du rouge à lèvres toutes les demi-heures et donner à William ces ordres méchants qu’il réclame. Un frappé du bocal, celui-là. Et puis je sais que vous portez des jarretelles sous vos jupes-tailleurs. N’est-ce pas indécent pour une serveuse du Victor’s ?

À votre appréciation,

Alexandre »

 

« Cher Alexandre

J’ai relu votre dernier billet, hier soir, tout en me peignant les ongles des pieds. Enfin, maîtrisez-vous ! Quant à William, je voulais en avoir le cœur net. Je vous le confirme, c’est un soumis dans l’âme. Je trouve cela fascinant qu’il accomplisse sa véritable nature en choisissant d’exercer ce métier difficile et ingrat. Vous avez raison, on se met trop facilement des barrières dans la tête. Choisissons d’être !

Votre dévouée,

Elsa »

 

Le vendredi suivant, Alexandre continue d’ignorer sa correspondante. Il ne lui adresse pas un mot fût-ce un « bonsoir Elsa ! » ou « Elsa, peux-tu s’il te plaît me passer le terminal de paiement ? ». Si cette posture sert les intentions perfides du jeune homme, en revanche, elle rend Elsa folle de rage.

 

« Alexandre

Évidemment. Le coup du double jeu. Remarquez, de la part d’un comédien, il fallait bien s’y attendre. Mais vos façons m’amusent. Par contre, si je puis me permettre, je trouve que vous surjouez la courtoisie avec nos clients. Votre sourire est bien trop mécanique, on n’y croit pas une seule seconde. Vous vous moquez du monde, Alexandre. Je crois qu’au fond, vous méprisez les gens. À commencer par nos clientes. Pourquoi les ignorez-vous comme cela ? Je suis sûre que vous savez qu’elles rêveraient de pouvoir vous ramener chez elles. Méfiez-vous, Alexandre, un jour, votre nonchalance vous perdra.

Affectueusement,

Elsa »

 

« Ma très chère Elsa

Puisque nous sommes au théâtre, permettez-moi de vous donner la réplique. Je me suis farci la cliente de la 23 dans les toilettes pour hommes, hier soir. Vous savez, la mignonne petite blonde qui ne cessait d’inviter ses amis au rosé. Une sacrée garce, cette fille-là ! J’étais parti me rafraîchir dans les toilettes clients quand elle a surgi, éméchée, souriante et provocante. Rendez-vous compte ! Elle s’est jetée sur moi, me renversant contre le lavabo. Cette fille avait la langue avide et la main directe. Elle voulait se faire sauter dans les toilettes. Cela m’a perturbé. J’aurais aimé que ce soit vous.

Baisers coupables,

Alexandre »

 

« Mon cher Alexandre

Tant pis pour vous. Sachez donc que le chef m’a peloté le cul dans la chambre froide, l’autre soir. Je n’ai rien vu venir. Il a surgi derrière moi, alors que j’étais affairée à chercher du beurre pour recharger la station. Souvenez-vous, les clients voulaient tous des huîtres, ce soir-là. Xavier a donc fait mine de chercher dans la crèmerie, puis m’empoignant le cul en me collant son braquemart en érection contre le dos, il me dit tout de go : «T’es bonne, Elsa. Dis-moi, elle te fait rêver, ma queue, hein ?» J’ai crié comme une vierge effarouchée et j’ai détalé dans la salle. Inutile de vous dire qu’une fois seule dans mon lit, l’image du gros sexe de Xavier est revenue me hanter dans d’hallucinantes proportions. Vous étiez là quelque part, vous regardiez. La chambre froide bientôt dégoulinait de foutre.

Dois-je avoir honte ?

Baisers chauds,

Elsa »

 

« Mon Elsa, mon petit lapin lubrique

Je vous ai vue regarder amoureusement ma braguette pendant que je passais le balai. Mais comment vous en vouloir ? C’est moi qui ai commencé. Et c’est bien normal que vous cherchiez à savoir si ce qu’il y a dans mon pantalon a bien de quoi vous rendre heureuse. Sur ce point, je vous rassure, vous serez satisfaite, au-delà de vos espérances même. Voici donc pour vous faire patienter ce modeste poème. Permettez que je vous offre, cette Ode à ma bite :

Ah, ma bite !

Comme tu sembles ne jamais devoir faillir,

Quand tu te dresses, fière, comme en son plus beau printemps.

Et j’aime absolument, ma tige, que tu t’éveilles à cette divine issue : aimer la fiévreuse chatte.

Ah, ma bite, puisses-tu toujours accaparer les vilaines pensées de celle à laquelle je te destine.

Votre dévoué,

Alexandre »

 

N’importe quoi. Elsa choisit d’ignorer Alexandre pour un temps. Cela lui fera les pieds à l’apprenti poète. Et puis elle se sent d’humeur à butiner. William puis Clément ou Xavier, la jeune femme vole de l’un à l’autre au gré de sa fantaisie, et les garçons le lui rendent bien. Si furieusement attirante, Elsa n’a jamais été aussi jolie. Finalement, elle préfère s’amuser à allumer les autres plutôt que de céder aux avances d’un comédien trop confiant. Stimulés par les parades amoureuses d’Elsa, les serveurs sont aux taquets pour le service difficile des soirs de fin de semaine. Le Victor’s fait cette semaine-là un superbe chiffre d’affaires. Seul, Alexandre n’est pas à la fête, car cette situation a vraiment de quoi lui filer le bourdon.

 

« Elsa

Combien de fois nous nous sommes frôlés pendant les derniers services ? C’était un supplice, mon petit chat. Sentir tes gros roploplos tous durs contre mon dos pendant que tu cherches à attraper un verre sur l’étagère. Je suis sûr que tu l’as fait exprès. Petite garce. Tu veux me rendre fou. Et puis ce sillage, ton parfum mêlé à ta transpiration. Ça m’a mis la bite en feu, ça. Au bar, j’étais comme un lion en cage. Peux-tu t’imaginer ce que c’est pour un mâle en rut d’avoir le désir qui piétine ? Je te regardais virevolter en salle, les nichons expressifs dans ton décolleté. Il m’a fallu tirer plusieurs fois sur ma tige pour la remettre en place. Démoniaque Elsa ! J’ai senti bien des choses lors de nos furtifs effleurements. Comme tes odeurs intimes. Quand je bande, j’ai l’odorat particulièrement sensible. Et j’aime l’odeur de la chatte. Il me semble que la tienne à un merveilleux parfum d’épices. Depuis, je demeure obsédé par cette vision : fourrer mon groin dans ton tréfonds et m’astiquer la pine en grognant comme une bête immonde. Méfie-toi, le jour où mon désir aura atteint son paroxysme, il t’explosera au visage. Les autres sont des sots. Je sais très bien que c’est moi que tu vises à travers eux.

Ton dévoué,

Alexandre »

 

À la lecture des mots d’Alexandre, Elsa a les joues en feu et le cœur qui bat la chamade. Sa main s’est réfugiée dans sa culotte, et bientôt, ses doigts explorent un sexe trempé. De jouer avec le désir, la voilà vaincue. Elle s’imagine aux pieds d’Alexandre, le suppliant de ses grands yeux bleus pour qu’il lui donne sa bite à bouffer. « Méfie-toi, le jour où mon désir aura atteint son paroxysme, il t’explosera au visage. » Elsa termine la lecture de la lettre, ravagée par le manque. Il faut qu’elle se branle, qu’elle se ramone, le ventre contre le canapé. Mais ses doigts sont bien trop courts pour une telle faim. Ce qu’il lui faudrait c’est une bonne pilonnade. Elle parvient néanmoins à jouir en s’abîmant dans un flot de visions perverses.

 

« Mon cher Alexandre

Si vous êtes une bête immonde, je suis bien une chienne de l’enfer. Après la lecture de votre dernière lettre, il a fallu que je me fasse jouir. Vos mots m’avaient trop excitée. Je me voyais à vos pieds, vous aviez votre bite bien en main et vous m’ordonniez de vous lécher les couilles. Comme j’étais sage et suppliante, je me laissais faire, et c’était délicieux. Puis vous avez fourré votre gros engin dans ma bouche. Vous grogniez : «Traînée, je vais t’abîmer ton joli rouge à lèvres.» Moi, je me délectais comme jamais de votre bite, m’en léchant les babines avant de l’enfourner voracement à nouveau. Vous ordonniez que je crache dessus. Je n’avais envie de rien d’autre que de vous prendre tout au fond. C’était dégueulasse, mais Dieu que c’était bon ! Puis vous avez fini par me retourner sauvagement sur le ventre afin de faire engloutir à ma chatte votre monstrueuse bite. En imaginant tout ça, je me frottais le ventre contre mon canapé et me tordais de plaisir, la bave aux lèvres, les cuisses tendues afin de faire monter l’orgasme. Électrisée par la déflagration, j’ai gémi votre nom. Alexandre…

George Sand écrivait à Frédéric Chopin : « Venez bien vite et vous pourrez me la mettre. »

J’espère que vous ne me ferez pas languir trop longtemps.

Furieusement vôtre,

Elsa »

 

« Bonsoir jolie brune

Demain soir, au Victor’s, je veux que tu oublies de porter ta lingerie. À l’heure choisie, je te proposerai de te servir un café. Ce sera le signal et tu accepteras. Tu boiras ce café et après l’avoir bu, tu te rendras aux toilettes pour prendre un selfie de ta chatte nue sous ta jupe, cliché que tu m’enverras sitôt pris. Je te mets au défi, Elsa. Ne me déçois pas.

Ton Alexandre »

 

Mais le soir suivant, Alexandre se fait porter malade. Elsa n’en revient pas. Il la laisse tomber alors qu’elle se retrouve au Victor’s à travailler la chatte à l’air. Sans compagnon de jeu, la jeune femme se sent bien mal à l’aise. Elle a l’impression que tout le monde sait que ce soir, elle ne porte pas de culotte. Elle trouve même l’attitude de ses collègues particulièrement empressée. La façon entendue qu’ils ont de lui sourire, de la regarder, semble plus malséante que d’habitude. Elsa se fait l’effet d’être une femelle en chaleur qui porte ses phéromones aux quatre vents. Mais passé la déconvenue, la situation lui semble finalement amusante, commence même à l’exciter fortement. Sans culotte, elle sent son ventre brûler délicieusement, et la liqueur de sa chatte se répandre sur ses cuisses. Vers la fin du service, son portable, qu’elle garde toujours dans son tablier afin de pouvoir surveiller l’heure, se met à vibrer. C’est un message. Portant la vaisselle à la plonge, elle en profite pour en prendre connaissance. C’est Alexandre.

 

« Salut belle brune

Je veux la photo. Dès que possible.

Baisers chauds

Alex »

 

Qu’il aille au diable, celui-là ! pense-t-elle d’abord. Mais elle finit tout de même par s’isoler dans les toilettes avec son téléphone. En prenant la photo, elle se sent lamentable. Son sexe ruisselle de mouille. Sans rien ajouter, elle envoie le cliché à Alexandre.

« Merci, ma douce. Tu fais mon bonheur. J’ai hâte de te respirer.

  1. »

 

Quand Elsa arrive à 17 heures le lendemain pour le service du soir, elle trouve Alexandre derrière le bar en train de rire avec Clément à propos de quelque chose sur son téléphone. Son sang ne fait qu’un tour et se glace. Elle s’est fait avoir, et bientôt, ils sauraient tous quelle cochonne elle est. Alexandre n’est pas un complice, c’est un traître. Et de la pire espèce. Mortifiée, elle se réfugie dans les vestiaires. Se maquiller et se coiffer. Faire bonne figure. À partir de demain, elle cherche un nouveau travail. Mais Alexandre, bientôt, la rejoint dans les vestiaires. Il la trouve si nerveuse devant le miroir qu’elle en peine à attacher ses cheveux. Se contentant de sourire, il demande :

— Tout va bien ?

— Tout va bien ? Ça t’amuse de m’humilier ?

— Eh bien, je croyais que ça te plaisait. Nos petits mots. Cette histoire de photo…

— Tu n’es pas à la hauteur, Alexandre. Le propre d’un maître est de se dominer, pas de fanfaronner. Je veux que tu effaces cette photo, devant moi, et tout de suite.

— Moi, un maître ? O.K., O.K. Pas de problème.

Alexandre sort son portable de sa poche, cherche la photo et montre à Elsa sa suppression.

— Voilà. Supprimée. T’es contente ? Dommage, ton sexe est très beau et semble porter un délicieux nectar.

— Bon ça suffit ! Il y en a marre du dix-huitième siècle.

— Je croyais qu’on était complices. Mais je ne te force pas, hein…

— Complices, oui, mais pas quand tu montres ma chatte à la terre entière.

— Quoi ? Je ne ferais jamais un truc pareil. Justement, c’est le secret qui m’excite.

— Arrête ! Te fous pas de moi ! Je t’ai vu montrer la photo à Clément tout à l’heure.

— À Clément ? Mais non ! Je lui montrais une vidéo à la con sur Facebook.

— Mouais… Je veux voir ta bite. Maintenant.

— Tu n’es pas sérieuse.

— Tu paries ? Ou tu me montres ta bite ou toi et moi, ça se termine maintenant. C’est clair ?

— Limpide.

Alexandre est amusé par la soudaine audace de la jeune femme.

— Coquine.

Il la suit et s’enferme avec elle dans l’un des cabinets du vestiaire. Alexandre se déboutonne en la regardant droit dans les yeux. Il sort bientôt de son caleçon un sexe imposant. Le cœur d’Elsa s’affole dans sa poitrine. À la vue de ce qui se présente à elle, sa chatte commence déjà à palpiter.

— Prends-la dans tes mains.

Avec bonheur, Elsa accueille le sexe d’Alexandre ; il est énorme, et elle doit y mettre les deux mains pour l’apprivoiser tout à fait.

— Voilà mon problème, Elsa. Comme tu le vois. J’ai un trop gros, enfin un trop long sexe. C’est loin d’être facile avec les filles, tu sais. La correspondance coquine, c’est ce que j’ai trouvé de mieux. J’ai en effet remarqué que l’échange de mots et de fantasmes marchait merveilleusement bien. Un peu comme de longs préliminaires. Plus ça dure et plus la fille est excitée. Ça marche comme ça. Il faut que tu me désires à en devenir folle pour accueillir une bite pareille, tu ne crois pas ?

Émue, Elsa éprouve envers Alexandre un soudain et intense élan de tendresse. Elle met genou à terre et commence à téter amoureusement le bout de son gros dard en le dévisageant de ses grands yeux bleus.

— Oh non… fais pas ça… Il faut qu’on retourne travailler.

 

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