Osez 20 histoires de coups de foudre sexuels

Osez 20 histoires de coups de foudre sexuels

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires



Broché / 256 pages


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Résumé

Quand romantisme rime avec érotisme.

On associe toujours le coup de foudre à l’’amour, mais on oublie qu’’il est souvent sexuel… Que se passe-t-il quand deux inconnus qui s’’observent depuis des semaines dans le même métro finissent par s’’adresser la parole ? Quand une femme succombe aux charmes d’’un ami de son époux le jour de son mariage ? Quand deux collègues transgressent la règle du « no zob in job » ? Vous le saurez en lisant ces 20 histoires de coups de foudre sexuels. De rencontres passionnelles en étreintes torrides, vous découvrirez le désir dans ses formes les plus brutes, irrépressibles et indomptables, le désir qui nous attire vers l’’autre comme un aimant et nous entraîne dans un tourbillon incontrôlable où les limites entre amour et sexe n’’existent plus… Ames sensibles bienvenues !

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LE FRONT CONTRE LA VITRE DE MA CHAMBRE – Aude dite Orium

Je suis une fille raisonnable et cartésienne. J’ai une vie saine. Je n’ai connu aucune addiction. Je ne fume pas, ne bois pas, je fais du sport pour me tenir en forme. Mon travail est important, j’y consacre le principal de mon attention et de mon énergie. J’ai peu de temps pour mes amis et ma famille. Mais cela me satisfait. Pour ce qui est du sexe, il y a les sites de rencontres. C’est simple et efficace. Ça prend le temps que ça doit prendre, pas une minute de plus. Je suis une fille raisonnable et cartésienne, je n’ai connu aucune addiction, aucun coup de foudre.

 

Je suis nue, la vitre contre mon front est glacée. À moins que mon front soit brûlant. Je regarde par la fenêtre de ma chambre, il est quatre heures de l’après-midi, nous sommes jeudi. Je l’attends. Ma peau l’attend, mes lèvres, ma nuque, ma chatte, mon cul l’attendent. Je n’en peux plus de l’attendre. Je suis moite dedans et dehors. Mais qu’est-ce qu’il fout, bordel ?

 

Quand on s’est rencontrés, j’avais l’assurance de la consommatrice avertie et sans illusion. Je l’avais sélectionné sur un de mes sites habituels de rencontres. Nous avions discuté suffisamment longtemps pour nous mettre d’accord sur les conditions.

Je n’avais plus besoin de discuter des heures pour me rassurer. Et depuis que j’allais droit au but, j’avais moins de déception. Mes attentes étaient simples : du sexe, de la sueur, et bonsoir madame. Inutile d’attendre de moi des mots doux, de la lingerie fine, et des pudeurs de chattemite. Je voulais baiser et jouir, point. J’avais vu défiler toutes sortes d’hommes, des prétentieux, des rêveurs, des obsessionnels insuffisants, des amoureux transis, des compétiteurs, des athlètes ennuyeux et increvables, des bonimenteurs, des bons coups, des mauvais, des très bons coups, des trois petits coups et puis plus rien. Et puis lui.

 

J’avais fait une réservation dans un hôtel parisien du côté de la Porte de Champerret, sur un site comparateur d’hôtels. Un lieu neutre, un quartier sans âme et sans souvenir. J’avais choisi une chambre aux couleurs sombres : murs sépia, tête de lit en damassé brun foncé, couvre-lit terre de Sienne, draps grèges. J’allais baiser dans une boîte de chocolat.

 

Nous avions préalablement rendez-vous dans un café à proximité. J’avais pris pour habitude de vérifier au préalable ce qui était proposé sur le site. Il est plus facile de faire demi-tour quand on est dans un bar, habillée, plutôt que nue sur un lit devant un homme qui a pris dix kilos, dix ans, et perdu tous ses cheveux depuis la photo.

 

Je me suis pointée en avance. J’aime les voir arriver. En général, ils ne s’y attendent pas. Je les cueille, surpris, ils n’ont pas le temps de se composer une image, ça m’amuse. Je m’étais installée à l’extrémité de la véranda, le dos collé contre le mur aveugle pour le voir de loin. Je l’ai reconnu de suite. Il marchait d’un pas tranquille, comme s’il connaissait les lieux. Assez grand, à priori sportif, il n’avait pas menti. Habillé simplement, d’un camaïeu hasardeux. Une vieille veste de moto noire en cuir, sur un pull coton noir passé. Un jean usé dont le noir, à l’origine, hésitait encore à s’effacer complètement, aux pieds des New Balance dont le blanc et le noir avaient fini par se rejoindre en cours de route. Même les cheveux poivre et sel participaient au charme vintage, mais encore solide. Peau mate, les traits marqués et secs, yeux gris, délavés, regard franc et net. Un intemporel. J’ai toujours eu un faible pour ces types. Insaisissables et mystérieux, mystérieux parce qu’insaisissables. Ne pas poser de questions, prendre ce qui est offert, vivre sa vie.

Il est entré dans le café comme si c’était son QG. Les serveurs l’ont salué. Il balaya la salle du regard. Je le laissais faire, persuadée qu’il ne me verrait pas, moitié cachée derrière une console de service. Je voulais l’observer encore. Où allait-il s’installer ? Quelle pose allait-il prendre ? Quelle figure allait-il se composer ? Aucune. Il me vit. Je ne lus dans ses yeux ni contentement ni déception. Il m’avait reconnue, point. C’était parfait.

Nous avons pris tous les deux un café, échangé les politesses d’usage et convenu en même temps qu’il était temps de nous rendre à l’hôtel. Voilà, c’était aussi simple que ça. On allait s’envoyer en l’air.

Une fois dans la chambre, nous avons choisi chacun notre côté du lit. Toi les blancs, moi les noirs. Nous nous sommes déshabillés en nous regardant sans gêne ni pudeur. Je connaissais son corps pour l’avoir vu en photo sur le site de rencontres. Maintenant, je comparais. Il me regardait de même. Nous nous observions, sourire en coin, dupes ni l’un ni l’autre. Nous étions sur un pied d’égalité. Nous avions le même recul amusé.

J’ai contourné le lit, il s’est approché de moi et je l’ai reniflé. Je l’ai flairé comme un animal. Oh merde ! Son odeur ! C’était un mélange de… et de… Oh ! Je… putain, j’adorais son odeur. Ça m’a fait comme un coup au creux du ventre. Je me suis sentie tourbillonner au-dedans. J’aurais voulu me transformer en bête, pour de bon, le dévorer, ne laissant de lui que quelques lambeaux de chair exsangue. J’ai effleuré son torse de mes seins. Il a plaqué sa paume sur mes omoplates, m’a écrasée contre lui, le feu a pris, et c’était parti.

Des deux mains je me suis accrochée à sa nuque me hissant comme on grimpe à un arbre à mains nues. Vissée à lui, son bassin calé entre mes pieds, je lui dévorais la bouche, j’aspirais ses lèvres charnues, les pressais entre mes dents, me retenant, à la limite de la morsure. Sa peau d’une douceur infinie caressait mes mains. Il me tenait par les fesses qu’il pétrissait durement. Je sentais sa queue darder contre ma chatte. Il me jeta sur le lit.

Sur le dos, en appui sur les coudes, les jambes écartées, je lui offrais ma vulve déjà trempée. Il regardait mes seins dressés, ma chatte ouverte, coulante, je le détaillais. Ses muscles tendus, sa queue gorgée de sang. Je l’observais, interloquée par le choc. Je haletais, essoufflée. Mon corps grondait en dedans.

D’un coup de reins, je me jetai sur lui et le fis chuter lourdement. Il plongea en moi comme en eau profonde. Je me cramponnais à ses fesses musclées pour qu’il s’enfonce encore. Je basculais mes jambes crochetant ses épaules de mes talons. Il poussait fort en moi, frappait de grands coups amples au plus intime de mon corps et creusait encore. Je poussais, pressais les parois de mon vagin contre sa queue gonflée et brûlante. Il s’arrachait à mon étreinte, revenait, se retirait à nouveau, puis tapait sec et en surface comme un pic-vert, me donnant envie de gicler, puis sombrait en moi.

 

À chacun de mes désirs, il était là. Je voulais me redresser ? Il m’offrait sa nuque. Il s’affalait sur moi quand je voulais étouffer. Il me traitait de chienne quand je me sentais pute. Me cuisait les fesses quand je voulais crier. Je baisais sauvagement comme dans un rêve, comme quand je me branle, frénétique, seule sous mes draps, mais avec l’étonnement en prime, l’émerveillement de la découverte, la saveur de l’autre. J’avais envie de rire, de pleurer aussi. Sa peau avait la texture parfaite, le goût idéal. Ses râles étaient ceux que j’attendais. Ses cheveux entre mes doigts glissaient doucement, et avant que je réalise tout à fait la magie de ce moment absolu, une lame de fond me balaya. Je jouis intensément, submergée, éperdue.

 

Quand je repris mes esprits, je sentis une pluie chaude s’abattre sur mon ventre, sur mes seins. J’ouvris les yeux et je fus éblouie par la beauté de cet homme cramponné à son vit écarlate, crachant son jus en spasmes saccadés, s’ébranlant des pieds à la tête. Sa grimace de plaisir fit place à un grand apaisement. Puis nos regards se sont croisés et nous avons éclaté de rire. Il s’est affalé sur moi, m’étouffant à moitié de son poids d’homme. Je me dégageai doucement, j’avais rencontré mon meilleur amant.

 

J’en étais tout émue. Indécise. Devais-je me réjouir d’avoir si bien joui, ou trépigner de n’en avoir pas assez profité ? J’avais connu plus d’hommes que la morale de ma mère n’aurait voulu, et pourtant. J’avais pris beaucoup de plaisir, je m’étais ennuyée quelques fois, mais là, à côté de moi, gisait mon alter ego.

 

Je posais ma main sur sa cuisse, comme pour lui signifier que je l’autorisais à reprendre son souffle, mais que j’en avais pas fini avec lui. Alors il se tourna vers moi, me sourit malicieusement et entreprit de me couvrir de mille petits baisers délicats. Il me picorait doucement. Je riais comme une enfant qu’on chatouille, me tortillais en tous sens. Je m’enroulais autour de lui comme un foulard. Je le laissais me dévorer à petite bouche, de plus en plus bas, jusqu’à ce qu’il se pose sur mon clitoris. Il le prit par en dessus, à petits coups de langue, légers, à un rythme régulier. Il me donna ensuite de grands coups, bien larges et bien baveux, et reprit par petites touches délicates et précises. Je sentais mon clitoris se gonfler et durcir sous sa langue. Par moments, il la rendait dure et me pénétrait, puis reprenait son jeu. J’avais déjà joui, je n’allais pas repartir aussi vite. Je pouvais, sans effort, goûter à ses caresses. Lequel des deux tiendrait le plus longtemps ? L’adresse de ses caresses eut rapidement raison de mon arrogance. Je le suppliais de ralentir, de cesser un instant ses agaceries. Il m’obéit, docile, me regarda droit dans les yeux, de son regard franc. Puis un léger sourire se dessina au coin de ses lèvres, et avant que j’aie le temps de m’y opposer, il fit avec sa langue une chose tout à fait surprenante : je crois qu’il l’enroula autour de mon bouton et… je ne sais pas… je jouis encore une fois, et de manière douce et pleine. Je sentis l’ondulation parcourir chaque parcelle de mon corps, de mon ventre jusqu’à envahir mon cerveau, lentement, longuement, puis repartir en me laissant affamée de lui. Il me fallait découvrir son corps millimètre par millimètre, m’en rendre maîtresse. Lui rendre frisson pour frisson, vertige pour vertige.

 

Sournoisement, les yeux clos, je partis en expédition. Je laissais courir mes doigts autour de ses pectoraux tondus ras. Je jouais avec le soyeux de ses poils, je mordillais doucement ses tétons. Je sentais sous ma langue la chair de poule. Suivant la ligne médiane, je coulais vers le nombril. J’en fis le tour et trébuchai sur le chemin des dames. Hmmm ! Ce V majuscule qui invite à aller voir ce qui se passe un peu plus bas. Je suivis l’indication, mais bifurquais au dernier moment, là où la peau est la plus tendre, la plus douce. Je le sentis frissonner. Incapable de résister à cet aveu de faiblesse, j’y plantai mes dents. Il sursauta. Je me plaçai entre ses cuisses, lui léchai les couilles consciencieusement, à large langue. Je les prenais dans ma bouche l’une après l’autre, tirais, suçais, léchais encore. Il bandait comme un taureau. Après quelques minutes de ce traitement, je remontai le long de sa hampe, et d’un coup de langue ordonnai à sa queue de se dresser pour que je la prenne dans ma bouche. Je happai son gland doucement, mais il posa ses paumes sur mes oreilles et m’enfonça sa bite aussi loin qu’il le put. Je l’aspirais jusqu’au haut-le-cœur, déversant une bave épaisse qui s’écoulait sur ses couilles. Je m’appliquais à le sucer comme une belle chienne bien dégueulasse. Je lui pompais le dard, comme une pro. Je sentais sa queue gonfler fort. Ses mains emmêlées dans mes cheveux, il me baisait la gorge, sans vergogne ni délicatesse. J’aimais ça.

 

Je me retirai soudain, lui laissant une gerbe de bave mousseuse sur le ventre. Je me couchai sur le dos et lui réclamai d’une voix rauque : « Prends-moi le cul, maintenant ! » Il recueillit sous ses doigts la bave qui coulait pour m’en badigeonner l’anus. Il releva haut mes jambes, et m’enfonça sa verge d’un coup, jusqu’aux couilles. Je fus prise de tremblements, toute ma chair frissonnait sous lui. Il me tenait un pied dans chaque main, tambourinait le fond de mon cul. De temps en temps, il me mordait le talon ou me léchait les orteils. Le contraste entre le chatouillis délicat de mes pieds et son pieu qui me transperçait me rendait frénétique et impuissante. Je voulais reprendre la main, le tenir sous le joug de mes volontés, mais j’étais ivre, ivre de jouissance, de volupté, de mollesse. Vaincue, je me laissais aller éperdument. J’abdiquais toute volonté, je m’en remettais à lui, à l’inconnu choisi en trois clics sur internet. Qu’importe, tout avait disparu. Ma vie, la ville, la planète. Il ne restait que sa pine dans mon tréfonds, ses gouttes de sueur tombant une à une sur mes lèvres, ses doigts sur ma cheville, et ma chatte giclant comme une fontaine, arrosant son torse à chacun de ses coups brusques et violents. Il jouit en moi comme surpris, dépassé par son corps, vacillant avant de s’effondrer pesamment.

Nous sommes restés longtemps ainsi, soudés l’un à l’autre, dans un no man’s land de conscience, une trêve d’émotion.

 

Quand nos bras ankylosés se sont desserrés, mon corps était conquis, asservi ; ma tête lui avait cédé, ma raison renonçait à la lutte.

 

Je suis nue, un jeudi après-midi, le front contre la vitre de ma chambre, je l’attends. Ma peau l’attend, mes lèvres, ma nuque, ma chatte, mon cul, l’attendent. Mon corps est moite dedans et dehors, au lieu d’être cintré dans un tailleur bleu marine, le cul vissé sur une chaise. J’étais une fille raisonnable et cartésienne, je n’avais connu aucune addiction, aucun coup de foudre.

 

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