Osez 20 histoires de plans à trois

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires


à plusieurs


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Résumé

Jamais deux sans trois

Le plan à trois est sans doute un des fantasmes les plus répandus, chez les hommes comme chez les femmes. Et il offre des possibilités illimitées. Découvrez-les au fil de ces 20 nouvelles éro­tiques qui vous conduiront tour à tour dans un pub en Écosse où un couple de timides français se laissent envoûter par un beau marin local, dans la salle de répétition d’un pianiste classique uni par un lien pervers aux deux musiciennes qui l’accompagnent, dans le délire candauliste d’un homme qui pilote à distance un plan à trois avec sa femme par webcam interposée, dans l’atelier d’un peintre qui se laisse inspirer par ses muses plus que la décence ne l’autorise… Et autre configurations toutes plus imaginatives et excitantes les unes que les autres !

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Ça te gêne ? – Prax

Elaia et moi, on vit et on travaille sur la Côte basque.

Et parfois, Bussi nous rend visite. Bussi, c’est une copine d’Elaia. Elles se sont rencontrées en formation professionnelle à Paris, plusieurs sessions de longues durées. Elaia la basque et Bussi l’alsacienne se sont vite entendues. Une même façon d’appréhender leur pratique professionnelle, une bonne complémentarité dans les cas à traiter. Elles sont devenues copines. Bussi vient nous voir assez souvent. Départ aéroport Bâle-Mulhouse, arrivée Biarritz-Parme et, une demi-heure plus tard, sur la plage avec nous, ça lui va bien.

Je ne la trouve pas très belle, Bussi. Elle est grande, plutôt ronde, avec des seins massifs et un accent alsacien à couper au couteau. J’ignore où elle en est sentimentalement, elle n’en dit rien. Je me demande si elle ne préfère pas les filles. On ne discute pas trop, en fait, Bussi et moi. Elle vient voir Elaia, elles parlent de leur travail. Moi, j’écoute d’une oreille en cuisinant basque. Bussi est une invitée parfaite ; merlu koskera, axoa, chipirons à la luzienne, elle aime tout ce que je mets sur la table et ne rechigne ni à éplucher les asperges ni à faire la vaisselle.

Avec Elaia, on va toujours sur les plages au nord de l’Adour. Elles sont désertes. Ça a été une découverte pour Bussi, la première fois qu’on l’a emmenée avec nous.

— Ça te gêne si on se baigne nus ?

Bussi a répondu que non, cela ne la gênait pas. Elle garde son maillot une-pièce duquel ses gros seins veulent sortir. Elle met aussi un grand chapeau de paille qu’elle fait tenir avec un foulard quand il y a du vent. Je ne sais pas pourquoi Bussi se protège autant. Elle a les cheveux auburn, mais c’est une couleur, elle n’a pas une peau de rousse : j’ai vu incidemment des poils rebelles s’échapper de l’entrejambe de son maillot, ils étaient bien sombres. Elle doit juste ne pas être trop à l’aise avec le soleil. Ça me fait toujours sourire, Bussi très couverte à côté de nos deux corps nus sur le sable. On emporte une bouteille de rosé, trois verres à pied, et on regarde le soleil se coucher derrière l’Océan.

Quand Bussi est en vacances chez nous, elle se débrouille. Pendant que nous sommes à nos boulots respectifs, elle prend un vélo, deux ou trois livres et va à la plage. Quand on rentre, elle a souvent préparé un petit truc à grignoter ou une grande salade. Parfois, on lui prête une voiture, et elle va faire un tour à San Sebastian. Les boutiques ne sont pas les mêmes qu’à Mulhouse ou en Allemagne. Je veux bien la croire. Elle craque souvent pour du Desigual très flash. Je ne trouve pas que cela lui aille très bien. D’ailleurs, à mon avis, cela ne va à personne. La dernière fois, elle avait acheté pour Elaia un petit haut de chez Zara. Ce n’était pas mal, mais trop décolleté à mon goût. Je suis un peu jaloux et je n’apprécie pas qu’on regarde les seins d’Elaia.

Bussi met un point d’honneur à se lever en même temps que nous qui partons au boulot, même si elle est en vacances. Elle arrive au petit déjeuner enveloppée dans un peignoir de coton très épais, avec la ceinture remontée presque sous la poitrine. Je la trouve beaucoup mieux sans soutien-gorge. Ses seins semblent plus confortables. Ce qu’il y a de bien, le matin, c’est quand elle s’assoit, et que son peignoir s’entrouvre sous la table. L’odeur intime de Bussi vient me flatter les narines. Ce n’est pas fort, juste une odeur douce et chaude de femme au réveil. Un tout petit plaisir innocent. Et puis Elaia lance son expresso et l’odeur du café recouvre tout.

À trois, on gère plutôt bien la salle de bains. Bussi y passe du temps le matin, aussi, je m’arrange pour l’occuper le premier. Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec deux actionnaires et leurs banquiers respectifs. Rasage, douche, chemise blanche, cravate, j’arrive au petit déjeuner avec la tenue idéale pour qu’Elaia et Bussi se moquent gentiment de moi. Il paraît que mon après-rasage ne se marie pas du tout avec l’odeur du café.

— De toute façon, j’ai fini, dit Bussi, je peux utiliser la salle de bains ?

— Vas-y, lui répond Elaia, je vais reprendre un café avec mon chéri.

Quand j’ai des rendez-vous pénibles, je prends un petit déjeuner copieux. L’hypoglycémie en fin de matinée, ça me met de mauvaise humeur pour négocier. Alors, j’enchaîne les tartines, tandis que l’eau de la douche coule dans la salle de bains.

Elaia achève son café, je termine mon thé, et je regarde l’heure.

— Faut que je me brosse les dents et que j’y aille. Tu crois que Bussi a fini ?

— Oui, l’eau ne coule plus, ça doit être bon.

Je place mon mug dans l’évier, me dirige vers la salle de bains. Pas de bruit. Je toque à la porte et je rentre. Bussi est séchée, habillée, en grande concentration devant la glace pour appliquer du mascara sur ses cils.

— Ça te gêne si je me brosse les dents ?

— Nan, nan, j’ai presque fini.

Je ne la crois qu’à moitié tellement je la trouve précautionneuse avec ses paupières. Je la regarde dans la glace tandis que j’ouvre le tube de dentifrice. J’ai l’impression qu’elle recouvre chaque cil individuellement. C’est fou, cette application. Les doigts qui tiennent la brosse du mascara ont des ongles parfaitement vernis. Elle est coquette, Bussi. On est silencieux tous les deux, chacun devant notre vasque, quand Elaia entre dans la salle de bains, se déshabille et passe sous la douche. Bussi et moi, on voit tout dans la glace devant nous : Elaia debout, de profil, la pomme de douche levée haut au-dessus de sa tête, l’autre main qui ébouriffe ses cheveux. Elle a des seins magnifiques, et aussi de jolies fesses bien fermes. Je brosse mes dents lentement pour mieux me délecter de l’image que me renvoie la glace. Du coin de l’œil, je vois Bussi, le mascara en l’air, qui n’en perd pas une miette non plus. Nos regards se croisent en ricochet sur la glace. Elle s’applique encore plus lentement qu’avant sur ses cils. On termine ensemble.

— À nous deux, San Sebastian, lance Bussi en rangeant le mascara dans sa pochette.

Son accent alsacien me fait rire.

La journée prend fin. Je rentre le premier à la maison. Mes rendez-vous ne se sont pas trop mal passés, mais j’ai besoin de me débarrasser de pensées trop lourdes. Je file sous la douche. Froide. Ça me fait du bien. D’habitude, je traîne à poil dans la maison le temps d’être bien sec. Là, avec Bussi en vacances, je m’habille un peu avant de passer au salon. Parmi mes vinyles, je choisis un enregistrement de la Callas et je me sers un Perrier. Je joue avec la télécommande du volume pour trouver le bon niveau sur chaque morceau. J’entends Bussi rentrer, elle apparaît avec, dans les mains, beaucoup de sacs de courses.

— Salut, j’ai trouvé plein de choses. Je pose tout ça et j’arrive.

J’entends la porte de sa chambre, la porte des toilettes, la porte de la salle de bains. Elle revient au bout d’un moment. Je baisse alors le volume, instinctivement, comme je le fais toujours avec Elaia, et je lui demande :

— Ça te gêne si j’écoute de l’opéra ?

— Non, tu peux laisser, je connais.

— C’est par habitude, tu sais. Elaia déteste ça. Alors, je n’en écoute pas quand elle est là.

— Je n’aime pas tout dans l’opéra, mais La Callas, ça va.

Je remonte le volume. Elle me tend un petit paquet :

— Tiens, c’est pour toi… Des espadrilles. J’ai vu que les tiennes étaient en piteux état.

C’est vrai. Je n’ai plus de talon et la semelle commence à filer de tous les côtés. Elle est attentive, en fait, Bussi.

— Tu veux boire quelque chose ? Elaia est en horaire décalé ce soir, elle ne rentre pas tout de suite ; alors, on peut boire un coup sans l’attendre.

— Tu as de la vodka ? Ça fait des années que je n’ai pas bu une vodka-orange, et là, j’ai bien envie.

C’est parti. Je nous en prépare deux même si je n’apprécie pas tant que ça la vodka. Alors, on papote sur le canapé. Je crois que c’est la première fois depuis que je connais Bussi qu’on engage une conversation sans Elaia au milieu. On parle opéra. Mais on n’est ni l’un ni l’autre connaisseurs en la matière. La Callas, ça va, c’est facile, et il se trouve qu’on a les mêmes enregistrements. Puis avec le vieux jazz, on aborde d’autres sujets.

— Si, si, j’ai un vinyle original d’Armstrong : Louis and the good book.

On le met en musique d’ambiance. Je rapporte de la cuisine mes rillettes sardines/tomates séchées. Et une bouteille de txakoli. Bussi préfère continuer à la vodka et parvient presque à me faire un regard enjôleur pour m’en demander une deuxième. Je lui raconte la seule et unique fois où j’ai tapé un lièvre en voiture et comment je l’ai dépiauté, découpé dans la cuisine pendant qu’Elaia, enfermée dans la salle de bains, hurlait « assassin ». Le grand-père de Bussi était chasseur, ça ne l’impressionne pas plus que ça. Elle me dit que dans le zoo de Mulhouse, il y a un couple de tigres.

— C’est violent, tu sais, un accouplement de tigres. J’ai toujours l’impression que la femelle va éclater la tête du mâle à coups de griffes.

On papote jeu de cartes. La porte d’entrée s’ouvre, Elaia passe en coup de vent :

— Je pue, je vais me doucher !

Et disparaît. Bussi et moi, on continue de discuter de la valeur des contrats au tarot. Elle est nettement meilleure que moi à ce jeu.

Elaia refait son apparition.

— Waouh, ça fait du bien la douche. Je t’ai piqué ton peignoir Bussi.

Effectivement, elle est engoncée dans de l’éponge, c’est bien trop grand pour elle, ça fait franchement mémère. Elle se jette, plus qu’elle ne se pose, sur le canapé entre Bussi et moi, pousse un soupir :

— Ah ! Contente d’être à la maison.

Elle fait jouer ses épaules jusqu’à trouver sa place entre nous deux.

— Allez, on parle de tout sauf de boulot.

Elle pose ses pieds sur la table basse.

— Oh, quelle horreur ! Non, mais tu as vu ce poil aux pattes, j’ai l’air d’un yéti.

Elle ramène sa jambe pour me la montrer.

— C’est fou, la vitesse à laquelle ça pousse. J’en ai marre de ces poils. Et j’ai vu sous la douche que j’en ai un vilain tout noir sur le téton.

Elle écarte un peu le peignoir.

— Tiens, regarde Bussi, j’ai beau l’ôter avec la pince à épiler, il revient toujours.

Bussi jette un coup d’œil sur le téton. Effectivement, il y a un poil noir qui pointe tout dru. Bussi avance un doigt, touche le poil.

— Il est tout dur…

Elle me jette un coup d’œil, taquine le poil :

— Il fait ressort.

Elle taquine, lutine, ça fait rire Elaia. Et ça fait plisser l’aréole. Je suis jaloux.

— Attends… moi aussi, je sais faire.

Je dégage le sein du peignoir, et de la pulpe de l’index, je tourne doucement sur l’aréole. Bussi me regarde faire. Elle arrête de taquiner le poil pour caresser, elle aussi, l’aréole.

— Vous allez me faire bander les tétons, soupire doucement Elaia avant de se renverser en arrière et de fermer les yeux.

Je connais Elaia. Elle adore être passive. Elle s’abandonne et n’est pas prête de rouvrir ses paupières. J’attrape le téton entre le pouce et l’index, le presse légèrement tout en tournant. L’effet est immédiat, le téton bande, Elaia gémit. Bussi me lance un regard du genre « pas mal, monsieur » et essaye à son tour à trois doigts. L’effet n’est pas flagrant. Je risque un conseil :

— Plus fort !

Bussi ne se vexe pas et elle serre le téton tout en tirant légèrement. Elaia soupire, le téton bande, tout va bien. Tirer sur les tétons d’Elaia, je ne l’ai jamais trop fait. Je copie Bussi. On vrille les tétons chacun notre tour, à toi, à moi. Elaia gémit doucement. C’est mieux que l’opéra comme bande-son. J’empoigne le sein à pleine main et j’avance mes lèvres. J’aime bien téter. Du coin de l’œil, je vois les doigts de Bussi continuer à jouer sur l’autre aréole. Avec la paume, elle caresse le dessous du globe. Je lui prends la main et je descends avec elle vers les nymphes d’Elaia en écartant lentement le peignoir. On se répartit tacitement les petites lèvres, on les descend ensemble et on remonte en les écartant, une fois, deux fois, autant de fois qu’on a envie que nos doigts se frôlent. La musique d’Elaia nous guide. Du plat du pouce, je décalotte le capuchon. Le clito apparaît.

— Il est tout rose, tout nacré, murmure Bussi.

— Oui, il est mignon. Mais il est un peu rétif, je m’en occupe, d’accord ?

Bussi fait la moue :

— J’en ai un aussi, je sais comment ça marche.

Je souris. J’ai mis un peu de temps à comprendre comment bien branler Elaia. Il y a un geste, une certaine pression. Sinon, on y passe des heures et ça ne fonctionne pas.

— Je te montre juste. Tu t’occupes du bas ?

Elle fait glisser ses doigts sur les nymphes d’Elaia.

— Plus bas. Le vagin, ça ne lui fait pas grand-chose, descends encore.

Bussi me jette un regard un peu surpris, ça ne doit pas faire partie de son inventaire érotique. Mais je connais Elaia, son septième ciel a deux clés : l’anus et le clito.

— Donne-moi tes doigts.

Bussi me tend son index et son majeur. Je les lèche, je les suçote, je les couvre consciencieusement. Et je les lui rends. C’est parti. Je me concentre sur le clito, pouce qui décalotte le plus possible et index qui tamponne doucement. Le bassin d’Elaia se met à onduler. C’est le signe que Bussi sait s’y prendre avec les muscles de l’anus.

Je suggère :

— Tu peux lui en mettre deux.

Elle sourit :

— C’est déjà fait.

Puis, sans un mot, on se coordonne, les doigts de Bussi donnent le rythme, le bassin d’Elaia suit le tempo, et moi, j’essaye de rester sur le grain de riz. Elaia ondule, Elaia chante. Ça m’excite. Je regarde Bussi.

— Ça te gêne si je me branle ?

Elle me sourit et fait non de la tête.

— Tu as compris pour le clito ? Tu peux me remplacer ?

Elle sourit encore. Je me libère de mon short, j’enserre le sein d’Elaia dans ma main gauche, ma queue dans la droite. Ça me fait un bien fou de me branler. Je regarde comment Bussi s’y prend avec le clito. Pas du tout comme moi. Elle fait rouler le clito sous le capuchon. Mais vu le niveau d’excitation d’Elaia, la technique n’a plus vraiment d’importance. Je découvre que c’est beau, des doigts aux ongles vernis sur un clito. Bussi continue son doigtage dans l’anus sans forcer l’allure. Je cale ma branlette sur son rythme. Elaia chante toujours. Je vois une ride horizontale très nette se former au milieu de ses abdos. Je la connais, cette ride. C’est l’annonce qu’Elaia va jouir. Je me branle plus fort, plus vite. Elaia renverse la tête, ouvre ses lèvres pour son dernier râle. Je force sa bouche, j’y éjacule de toutes mes forces pour jouir en même temps qu’elle.

Il y a un silence, des souffles appuyés. Bussi retire ses doigts de l’anus d’Elaia. C’est comme un déclic. Elaia respire un grand coup, rajuste le peignoir, se lève, file vers la cuisine.

— Bon, j’ai vraiment la dalle, je vais voir ce qu’il y a à manger.

Elle est partie.

Bussi reste figée, les deux doigts en l’air. Encore sonné par mon orgasme, je lui tends machinalement mon short pour qu’elle s’essuie. Elle nettoie consciencieusement chaque doigt, sous les ongles aussi. Elle regarde son vernis.

— J’ai cru qu’elle allait me casser les doigts quand elle a joui. C’est fou comme son anus se contracte.

Je souris.

— Et toi ? Tu n’as pas joui.

Elle regarde encore une fois son vernis, se réinstalle confortablement dans le canapé.

— Tu es gentil, tout va bien. Je me finirai tranquillement cette nuit.

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