Osez 20 histoires de sexe à plusieurs

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires


à plusieurs


256 pages


Papier 8€20 Ebook 5€49

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Résumé

Plus on est de fous, plus on jouit !

Le libertinage connaît de nombreuses formes, et autant de possibilités fantasmatiques qu’’ont exploré avec enthousiasme les plumes de la collection « Osez 20 histoires » dans ce nouveau recueil. Vous n’’avez jamais fait l’’amour à plusieurs ? Virée en club échangiste, plan à trois improvisé avec la baby-sitteuse anglaise, partouze de filles dans les vestiaires, sexe entre collègues, gang bang dans les bois…
Les 20 nouvelles qui composent ce livre vous révèleront toutes les combinaisons possibles. Mais faites très attention avant de l’’ouvrir : après l’’avoir lu, vous risquez grandement d’’avoir envie d’’inviter des amis dans le lit conjugal……

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Le mari de Françoise – Anne de Bonbecque

Karl souhaitait me présenter Françoise et son mari. Il avait donc organisé pour la rencontre que je redoutais. Françoise avait beau être la meilleure amie de Karl, je la devinais sévère et difficile à apprivoiser. Ils s’étaient rencontrés à l’église Saint-Eustache, dans le cadre d’un groupe de prière. Elle était très fervente. À dix-huit ans, elle avait épousé un certain Daniel. Je me demandais bien quel genre d’homme il pouvait être. J’avais vu Françoise en photo : un laideron, avec un strabisme. Dieu sait combien les strabismes me déplaisent !

Pire encore, j’étais totalement réfractaire à la religion et n’avais pas assisté à une messe depuis ma profession de foi, à l’âge de douze ans. On m’avait d’ailleurs surprise la tête sous l’aube d’un de mes camarades une heure avant la célébration, ce qui avait grandement fait douter de mes aptitudes à la foi. Mais comme le dit Karl, l’Église est plus souple de nos jours ! Je m’étonnais chaque dimanche matin de sortir avec un homme qui ne ratait jamais la messe. Pendant ce temps-là, je pouvais dormir tranquillement. Je n’avais qu’un seul dieu : la grasse matinée. Et Dionysos. C’est sans doute ce qui plaisait à Karl : avec moi, on mange bien, on rit à table et on baise chaque jour. C’était selon moi la vraie communion.

 

Je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer Françoise lors de nos soirées, parce qu’elle avait peur de la nuit qui était le règne du mal et que le diable risquait de prendre possession d’elle. On ne risquait pas de s’amuser… C’était même un peu flippant.

Choisir ma tenue pour la soirée relevait du calvaire.

Karl voulait m’aider. Il savait que je redoutais ce dîner. De ma penderie, il sortit un tailleur noir et pull col roulé bleu ciel.

— Et ça, c’est bien, non ? dit-il, l’air triomphant.

Je le dévisageais d’un air mauvais, assise en lingerie sur mon lit.

— C’est le tailleur que je portais à l’enterrement de ta mère. D’ailleurs, ce pull lui appartenait, souviens-toi.

— Françoise adorait maman ! C’est parfait.

Mes yeux verts devenaient menaçants.

— Soit, puisque j’ai choisi la compagnie des béni-oui-oui pour agrémenter mon samedi soir…

Il se mit à rire.

— Toi, tu veux ta raclée.

Je tentai de ne pas rire à mon tour.

Il se jeta sur moi et me baisa avec fougue en levrette sur le lit, face au miroir de l’armoire. J’aimais qu’il me prenne ainsi. Il me claqua la fesse assez fermement, en susurrant « béni-oui-oui, disais-tu ».

Je filai sous la douche, émoustillée par cette levrette un peu violente. J’en profitais pour me masturber encore. La soirée allait être longue. À peine habillée, les cheveux encore humides, l’interphone sonna. Ils étaient déjà là.

Karl se chargea d’accueillir Françoise et son mari. Je marmonnais dans la chambre « Françoise et son mari, son mari, nia ! nia ! nia ! ». J’entendais le son de sa voix, très grave. Je n’imaginais pas Françoise la louche avec un type viril, mais plutôt avec un freluquet pour qui elle décidait de tout. Un de ces hommes mal finis qui cherchent éternellement à revenir dans le giron maternel. Karl avait beaucoup de défauts, mais pas celui-là.

Je décidai de faire une apparition provocante. Je choisis mon déshabillé le plus sexy. Je m’élançai dans l’arène, sûre de moi, en entendant sauter le premier bouchon de champagne.

Dans le salon, je me trouvai nez à nez, ou plutôt nez contre torse, avec le mari de Françoise. Il était grand aux épaules carrées.

— Bonsoir Denis, je suis Louise.

— Daniel, me glissa-t-il à l’oreille. Enchanté de faire ta connaissance.

— Merci.

 

Karl s’avança vers moi au bras de la fameuse Françoise. Elle avait vraiment un visage vilain, et son strabisme n’arrangeait rien. Mais elle avait une jolie silhouette. Nous échangeâmes une bise sèche, et je me ruai vers la coupe de champagne qui m’attendait, pour trinquer et mettre un peu d’ambiance. J’eus un moment d’arrêt devant la table basse : pourquoi personne ne semblait être surpris par ma tenue courte et transparente ? La politesse, sans doute. Je revins vers eux munie du précieux élixir de joie. Toujours rien dans leurs yeux. Je notais que Françoise qui louche était accrochée de mon Karl. Sous mon toit, en plus. Son mari n’avait pas l’air gêné par la situation. Nous trinquâmes. J’absorbai le divin nectar cul sec, pour défier tout le monde, et me resservis immédiatement. Je montai le son de la musique pour briser l’atmosphère feutrée de l’appartement. J’avais l’impression d’être une vraie chipie, mais personne ne faisait attention à moi.

J’observais le mari de Françoise croquer les sashimis que Karl avait préparés pour l’apéritif. Je trouvais qu’il avait une belle bouche et une manière sensuelle de déglutir. Nourriture et sexe étaient pour moi étroitement liés. À la troisième coupe de champagne, j’étais rouge et je le trouvais diablement excitant. Françoise louchait toujours… et sur mon Karl. Ils avaient une manière bien à eux d’être amis, tiens.

Ma volonté imbibée d’alcool exprima le souhait de sucer Daniel dans un coin de l’appartement, à l’insu de tous. Et il en serait ainsi. Après tout, les cathos aiment bien dire « amen ». S’ils avaient le sens du sacré, ils aimeraient goûter au profane. Je notai que Françoise était sans doute mieux faite que moi, entre deux gorgées, et cela m’agaça fortement. Denis-Daniel était sacrément sexy. Coupant Karl, qui agitait ses bras dans un débat enflammé sur l’art brut, que j’avais aussi en horreur, j’affirmai être de l’avis du mari de Françoise, qui avait même organisé une exposition sur ce thème. Françoise se contentait de continuer à loucher. J’évitai de la regarder, mais je voyais qu’elle caressait le dos de Karl, et Daniel ne bronchait pas. Était-il aveugle ? Cela expliquerait leur mariage.

 

J’allai à la cuisine et appelai le mari de Françoise à l’aide pour qu’il attrape le plat dont j’avais besoin. J’en profitai pour plaquer mes gros seins qui pointaient sous le déshabillé contre son torse musclé, en m’excusant de l’étroitesse des lieux. Il me regarda avec ironie. Aucune importance. Karl avait dû prendre soin de me décrire comme une jeune écervelée.

En revenant au salon, je n’en croyais pas mes yeux. Françoise était assise sur les genoux de Karl ! Elle lui faisait des bisous sur les joues ! Son mari se resservait du champagne sans même jeter un œil vers eux.

— Ils sont toujours comme ça ? murmurai-je à Denis-Daniel-le-mari-de-Françoise.

Oui, ils sont bons amis et tellement heureux de se voir.

— Bons amis, enfin, cela ne te rend pas jaloux ?

— Je déteste les gens possessifs.

Je profitai donc de la perche.

— Et si je décidai de te sucer devant eux dans le salon, ça ne gênerait pas Françoise ?

— Sans doute pas, répondit-il, stoïque.

 

J’avais compris la leçon. Ils étaient des béni-oui-oui libertins. Et alors ? Allait-on baiser avant de passer à table, ou dînerait-on après avoir baisé ?

 

Je fixai Karl. Il avait l’air narquois. Je plissai les yeux. Ses fossettes esquissèrent un rictus ironique. C’en était trop ! Je me hissai sur la pointe des pieds pour attraper furieusement la bouche du mari de Françoise. Pour m’aider, il me décolla de terre. J’avais l’air d’une belle godiche, suspendue à son cou. J’avais un peu le tournis. Il faut dire que j’avais bu la moitié de la bouteille pratiquement cul sec, ce qui n’était peut-être pas une si bonne idée. Jouer les dionysiaques allait inéluctablement se retourner contre moi. Je ne voyais pas la tête de Karl ni le strabisme de Françoise, pendant que son sublime mari me galochait en tripotant mon cul avec détermination. Je mouillais, et il avait déjà une phalange dans mon anus. Je n’en revenais pas. J’étais à la fois excitée et gênée. Je compris enfin ce qu’était la transgression. Je sentis une langue chaude le long de ma cuisse, et ce ne pouvait être celle du mari de Françoise. Des cheveux longs me chatouillaient. C’était donc Françoise ! Je frémis. Son mari me tenait serrée contre lui, loin de la terre ferme. Devais-je résister ? La salope introduisait sa langue dans mon cul, que Daniel maintenait grand ouvert avec ses mains, dont un doigt bien planté à l’intérieur. Je rougissais progressivement. Elle s’arrêta. Et son mari m’entraîna dans la chambre. Je laissai donc Françoise et Karl seuls ensemble.

Daniel me jeta littéralement sur le lit et libéra son énorme sexe bien raide. Avant même que je puisse dire quoi que ce soit, il grogna « ta gueule et suce ! » en empoignant ma chevelure. Écarlate, j’ouvris grande ma bouche pour faire entrer son gland. À peine entré, j’avais déjà mal à la mâchoire. Mais cela m’excitait encore plus. Je tendais l’oreille pour deviner ce qui se passait pendant ce temps-là dans le salon. Ils étaient sans doute en train de la baiser. J’avais envie de voir. Mais le mari de Françoise en avait décidé autrement. Je bavais et hoquetais légèrement tellement il emmenait sa queue loin au fond de mon palais.

— Ta gorge est aussi serrée qu’un cul, c’est vrai, articula-t-il.

Je compris clairement quels avaient été les sujets de conversation propédeutiques au dîner. J’avais mal, mais c’était bon. Il se retira et mon menton était plein de bave. À ma grande surprise, le mari de Françoise me décolla une baffe qui m’allongea blême sur le lit.

— Ça, c’est parce que j’ai senti tes dents.

Puis il m’administra une fessée très sonore, parce qu’on ne reçoit pas ses invités dans une tenue pareille. Ce salaud de Karl avait tout manigancé. Le bougre me connaissait par cœur. Il devait entendre la fessée rythmée que le mari de Françoise-la-louche m’administrait. Mon cul était aussi rouge que ma figure.

Il s’allongea sur moi. Je ne bronchai pas. Je sentais son poids bien réparti m’écraser tendrement. Il frottait son gland humidifié par ma bouche contre mon anus lubrifié par la langue de sa femme. Cette idée me fit sourire. Je me pensais très libertine, mais jamais je n’avais été échangiste. Karl en était-il à son coup d’essai ?

Un coup de reins puissant interrompit la logique de mes questionnements. J’avais chaud jusqu’à la racine des cheveux. Le mari de Françoise était en train de m’enculer sans état d’âme. Je mouillais encore plus. Il s’en rendit compte en pinçant légèrement mon clitoris.

— Ouvre ton cul avec tes mains.

J’obtempérai, me retrouvant dans une position très obscène. J’adorais ça. Il se saisit de mes poignets pour pousser la pénétration plus loin, en me maintenant très cambrée. J’aimais ce contact, à la fois autoritaire et tendre. J’étais totalement dilatée, et malgré la taille de son sexe, je n’avais pas mal.

— Je vais jouir, bredouillai-je, palpitante.

Il serra plus fort son étreinte. Jamais je n’avais été aussi souple. Je tentai d’étouffer mes cris pour que Karl n’entende pas. Le mari de Françoise se retira et roula sur le lit, en soupirant de plaisir.

 

Je constatai que Karl et le strabisme de Françoise nous observaient. Il fallait encore qu’elle soit là, la formidable Françoise. Karl s’approcha de moi et glissa un doigt le long de la raie de mes fesses pour constater que j’étais très dilatée. Il m’embrassa amoureusement. Je lui en voulais de m’avoir tendu un pareil piège.

Françoise chevauchait déjà son mari, juste à côté de moi. Je le regardai. Il était si beau. J’étais soudainement jalouse d’elle, non pas d’avoir baisé mon mec dans mon salon, mais de partager le lit de cet homme-là, si splendide. Mes palpitations n’étaient pas seulement celles de l’orgasme, mais celles d’un sentiment naissant. Karl me prenait en missionnaire, mais j’étais obnubilée par le regard clair de Daniel, et serrais sa main dans la mienne, pendant que nos partenaires respectifs nous faisaient l’amour.

Karl jouit très fort en moi, comme une décharge électrique. J’espérais que le mari de Françoise préférerait me sauter moi, plutôt qu’elle – qui s’agitait en amazone furieuse au-dessus de lui. Karl lui pinçait les seins, et elle fut prise d’une transe étrange. Ainsi, je compris ce qui plaisait tant chez elle aux hommes (dont le mien) : elle avait le diable au corps. Sans doute l’effet de la nuit sur cette créature puritaine. J’eus soudainement une nouvelle idée du concept d’Église. J’avais peut-être manqué quelque chose en n’allant pas à la messe.

 

Nous étions allongés en ligne en travers du lit, en silence. Un peu honteux. Françoise loucha jusqu’à la salle de bains. Karl était blotti contre moi, et je n’avais pas lâché la main de Daniel.

À table, les conversations étaient un peu artificielles. J’avais même enfilé le col roulé de feu la mère de Karl. Les couverts grinçaient. Mon esprit aussi. Karl avait pris un grand risque, celui de me voir filer au bras du mari de Françoise, auquel je glissai mon numéro de portable dans l’espoir de se revoir très vite, en tête à tête cette fois.

 

J’achevais lentement la vaisselle. Karl essuyait. Il attendait sans doute mes commentaires sur cette soirée épique. Ou pas. Il gardait un certain naturel tandis que je faisais la moue. Il parla le premier :

— Est-ce que mes amis t’ont plu ?

— Oui, mais je ne m’attendais pas à les voir de si près. Et je n’aime pas Françoise.

— Elle t’a prêté son mari, quand même. Tu avais un air satisfait pendant qu’il te sodomisait. C’était mon idée, comme je ne te le fais jamais…

— Ah oui, donc tu voulais voir un autre, le mari de ta meilleure amie, pour le faire à ta place.

— Je te pensais plus libertine. Que du blabla.

— J’ai adoré le mari de Françoise. Des pieds à la tête. Et je crois que je ne ressens plus rien pour toi.

 

Karl était interloqué. Il me laissa seule dans la cuisine. Mon portable vibra. C’était lui, le mari de Françoise, qui évoquait la possibilité de se revoir très vite…

 

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