Osez 20 histoires de sexe dans les vestiaires

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires


à plusieursexhibition et voyeurisme


256 pages


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Résumé

Il s’en passe de belles après le match…

Les hommes adorent le foot et les femmes détestent ça ? Gros cliché ! Les femmes aiment autant le foot que les hommes, elles le regardent juste différemment. Ce qui les intéresse, c’est ce qu’il se passe une fois que le match est terminé. Dans les vestiaires, les possibilités fantasmatiques sont nombreuses… Et c’est valable pour tous les sports! Ce recueil vous amènera dans les vestiaires du club de foot, mais aussi sous les douches de l’équipe de basket féminine, sur la table du masseur du club de rugby, dans les coulisses du club de boxe et autres lieux qui sentent la sueur et le muscle encore chaud. Les sportifs athlétiques vous font fantasmer ? Ce livre est fait pour vous.

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SOUS LES SHORTS DES GARÇONS – Ornella Caldi

Alors qu’elle commençait doucement à glisser du fauteuil trop étroit dans lequel elle s’était assoupie un peu plus tôt, Alicia se réveilla en sursaut. Quelques secondes et un rapide coup d’œil autour de la pièce lui furent nécessaires pour lui rappeler où elle se trouvait. Un petit bureau insignifiant décoré – si l’on peut dire – de posters et de photos représentant – et cela rattrapait heureusement le goût douteux – des dizaines de footballeurs en short blanc qui couraient, shootaient ou posaient simplement devant l’objectif.

Regardant l’heure sur son téléphone portable, Alicia estima qu’elle avait déjà trop attendu et sortit du bureau dans lequel elle était cachée depuis plus de deux heures maintenant. Le temps avait été long à tuer, d’autant que la pièce, qui ne devait pas être très souvent utilisée, ne contenait pas beaucoup de divertissements. Heureusement pour elle, la plupart des joueurs affichés au mur, les muscles bandés par l’effort, étaient suffisamment sexy pour exciter son imagination et la conforter dans son entreprise.

Oui, car Alicia n’était pas là par hasard. Son plan avait été mûrement réfléchi, échafaudé pendant plusieurs semaines, avant qu’elle ose enfin le mettre à exécution. Cette planque en était la première étape et, en principe, la plus facile, mais elle s’était tellement ennuyée à rêvasser sur le canapé sûrement plus choisi pour la sieste que pour de quelconques entrevues, qu’elle avait fini par s’y endormir, risquant ainsi de compromettre la suite des événements.

Derrière les fenêtres du couloir plongé dans le noir, s’étendait le terrain de football de la ville, qu’Alicia connaissait bien. Déjà au collège, sa classe venait s’entraîner ici une fois par semaine ; la municipalité ne disposant pas d’assez de moyens pour créer plusieurs espaces dédiés au sport, le club de football partageait volontiers son terrain avec les plus jeunes. Alicia se rappelait la fin des cours d’EPS, ce moment où elle et ses camarades quittaient le terrain pour laisser la place aux grands. Au petit trot, les jambes nues plantées dans leurs chaussettes hautes, le short ample ballottant au rythme des foulées, ils se déversaient sur l’herbe distraitement verte, occupant bien vite tout l’espace, toute la scène dont elle ne détachait les yeux qu’au moment de passer la porte des vestiaires.

Ce qui n’était au départ qu’une fascination innocente se mua peu à peu en une tentation moins enfantine. À l’âge où tout est prétexte à l’obsession, il lui suffisait d’un regard, d’un sourire ou même d’un vague signe en direction des gradins pour que naisse au plus profond de son ventre ce frémissement nouveau et si prometteur qui la poussait à venir ici chaque week-end. Elle s’installait dans les gradins, au sixième rang, tout à droite, là où un arbre ombrageait quelques places, pour être certaine qu’ils ne la voient pas. Certaines filles venaient parfois assister aux matchs, moins souvent aux entraînements. Elles s’asseyaient tout devant, criaient, applaudissaient, pour être, elles, bien sûres qu’ils les voient. Et cela ne manquait pas. Mais pas Alicia. Jamais elle n’aurait pu croire que l’un d’entre eux s’intéressât un tant soit peu à son cas. Pour elle, ils ne faisaient même pas partie du même monde. Pourtant, elle avait fini par apprendre que l’un était le grand frère d’une amie, l’autre le cousin de cette fille en seconde, que les mecs de l’autre côté de la barrière n’étaient en réalité pas si intouchables que ça. D’ailleurs, Sarah de terminale S avait déjà couché avec celui-là, dans les vestiaires, après un match.

Dans les vestiaires… Cette idée ne lui avait à l’époque encore jamais effleuré l’esprit, et pourtant, aussitôt lui était-elle apparue qu’elle balaya toutes les autres. La moiteur des corps encore douloureux de l’effort qu’on débarrasse de leurs vêtements, la vapeur qui s’échappe par vagues de la peau sous l’eau brûlante, tous ces hommes dénudés qui s’effleurent, rient, se complimentent, tout cela excitait son imagination encore peu rompue à ce genre d’histoire. Elle se voyait débarquer au milieu de toute cette testostérone déjà bien agitée par le match. Les regards se tournent vers elle, d’abord curieux, mais, bien vite, les muscles se tendent à nouveau. Sa timidité n’est plus un obstacle maintenant qu’elle est là, offerte, elle sait qu’elle n’aura rien à faire. Déjà, ils se pressent autour d’elle, avides de cette féminité qu’ils avaient presque oubliée. Hors du terrain, leurs mains retrouvent le droit d’agir, et c’est avec enthousiasme qu’elles la touchent enfin, qu’elles parcourent sa peau délicatement hâlée, glissent sur le tissu, le soulèvent. Tous la veulent et, déjà, la compétition commence au sein même de l’équipe. C’est à qui, en premier, prendra ses lèvres, attrapera ses jeunes seins dressés, se glissera entre ses cuisses encore trop serrées. Bientôt, des bras la soulèvent, pendant que d’autres la débarrassent de ses derniers vêtements. Elle ne sait plus qui la caresse, qui l’embrasse, elle s’en fout, elle se fait posséder par un mâle dont les cent dix doigts effleurent, titillent, agacent chaque parcelle de sa peau frissonnante, bien décidés à occuper tout le terrain. Ils savent qu’elle est venue pour ça. Incapable de bouger, cernée de tous côtés par des torses durs et dessinés, elle sent soudain qu’on enserre ses cuisses, qu’on les écarte pour l’exhiber tout entière. À peine a-t-elle pris conscience de l’indécence de sa position, sans qu’elle ait même le temps de voir sa pudeur ressurgir, qu’une bouche se jette sur son sexe écartelé, et c’est avec une délicieuse terreur qu’elle le sent s’éveiller, se tordre, s’ouvrir sous les caresses obscènes qu’on lui prodigue. « Prenez-moi, maintenant, prenez-moi. » Et ça y est, enfin, elle la sent, pas le moins du monde hésitante, faire une percée entre ses lèvres glissantes, s’enfoncer immédiatement, aussi loin qu’elle peut ; et c’est si délicieux de se faire ainsi baiser, malmener comme une poupée de chiffon entre les bras de tous ces mecs habitués à agir à l’unisson, travaillant de concert pour lui donner le plus bel orgasme de sa vie. C’est si fort que ses pieds se crispent, que tout son corps tremble. Ce serait tellement bon…

Combien de fois avait-elle tourné et retourné ce scénario dans sa tête ? Tantôt debout contre les casiers, ou bien à quatre pattes sur un banc, le plus souvent contre le mur embué des douches… Toutefois, les semaines défilaient, et elle ne réussissait toujours pas à sortir de l’ombre du sixième rang. Il n’était même pas sûr, en réalité, qu’elle ait rien qu’un seul instant envisagé de la quitter. Était-elle plus moche que les autres ? Probablement pas, mais elle était bien plus timide et débutante dans ces choses-là. Elle restait donc assise, se contentant d’imaginer ce qui se cachait sous les shorts des garçons. Finalement, sa lâcheté l’ayant lassée, elle finit par déserter le terrain, le laissant à des joueuses plus téméraires.

Résignée à ce que ce fantasme ne reste qu’un rêve inassouvi de plus dans sa vie, Alicia se concentra sur les réalités plus pragmatiques de son existence. Après son passage sans grand éclat au lycée, et de courtes études sans prétention, il fallut trouver un travail, un appartement, un compagnon. Elle obtint sans trop de mal les premiers, mais pour le reste, les petits amis s’enchaînaient sans qu’aucun sorte vraiment du lot.

Le dernier en date, un pompier, avait duré plus longtemps que les autres. Ils vivaient même ensemble depuis maintenant deux ans. Au début, son corps musclé et son métier la faisaient rêver. Elle l’imaginait affronter des flammes gigantesques pour sauver femmes et enfants, revenir ensuite à la maison, fourbu, la peau rougie et brûlante, se réfugier dans ses bras où, en quelques secondes, il retrouvait force et vigueur. Les mois avaient passé, et il avait bien fallu se rendre à l’évidence : Enzo était un homme comme les autres, gentil quoique trop souvent égoïste, attentionné quand l’envie lui en prenait, plutôt drôle, plutôt séduisant, plutôt intelligent… Bref, elle s’ennuyait à mourir.

C’est alors que l’idée de ce plan avait germé dans son esprit. Malgré les années, son fantasme premier ne l’avait jamais réellement quittée. Elle, en revanche, avait bien changé. Elle n’était plus une gamine sans expérience, terrifiée à l’idée de sortir de son ombre. Elle était une femme, et elle savait ce qu’elle voulait.

C’est ainsi qu’elle s’était retrouvée cachée dans le bureau de l’entraîneur, attendant patiemment que le match se termine. Elle avait remarqué que personne n’y entrait jamais le dimanche, le coach préférant parler directement à ses joueurs sur le terrain pour s’enfuir le plus vite possible une fois toute cette mascarade terminée.

Le soleil avait commencé à descendre dans le ciel, et Alicia sentit son ventre se tordre. Était-il déjà trop tard ? Elle pressa le pas dans les petits escaliers de béton, suivant ensuite un nouveau couloir qui la mènerait enfin à son but. À mesure qu’elle se rapprochait de la porte, son pas se faisait de moins en moins sûr, ses jambes tanguaient légèrement, déstabilisées par le martèlement affolé de son cœur. Qu’est-ce qui l’attendait de l’autre côté ? N’était-elle pas folle de croire encore, après tout ce temps, que tout se passerait comme dans son rêve ?

Trop tôt, sa main fut sur la poignée. Elle l’abaissa et, enfin, le terme de son périple lui apparut. Un souffle humide l’enveloppa immédiatement, l’attirant à l’intérieur de la pièce, déserte. Les casiers étaient fermés, quelques vêtements traînaient sur les bancs ayant l’air de n’attendre personne. Alicia, figée dans l’entrebâillement de la porte, n’osait même plus respirer. Elle ne savait pas si elle était plus déçue que soulagée de ce pitoyable dénouement.

C’est alors qu’un détail la sortit de sa torpeur. Les lumières étaient toujours allumées et elle prit soudain conscience d’un bruit de fond, ténu. Quelque part là-bas, de l’eau coulait. Sans même réfléchir, guidée simplement par ce son encourageant, elle dépassa les casiers. Derrière, une autre pièce s’ouvrait dont l’éclairage cru se répercutait sur un carrelage à peu près blanc.

Debout face à elle, nu sous le jet de la douche, un homme la regardait. D’abord étonné, son visage s’illumina bien vite d’un sourire assuré, comme s’il avait compris pourquoi elle était ici. Alicia, elle, évoluait comme dans un songe. Bien droit sur ses jambes musclées, légèrement écartées, il ne semblait pas le moins du monde gêné de lui exposer ainsi toute son anatomie qui, au demeurant, devait bien plus souvent faire rougir d’excitation que de honte. Son visage était plutôt beau lui aussi et, surtout, elle y lisait cette petite impertinence qu’elle avait toujours adorée chez les footballeurs.

Sans vraiment y réfléchir, elle se retrouva vite nue à deux pas de lui. Ravi de son impudence, il saisit son bras et l’attira sous le jet d’eau brûlante. Ses mains empoignèrent aussitôt ses fesses, appréciant leur malléabilité, la ramenant contre lui pour goûter ses lèvres trempées. Les doigts d’Alicia glissaient sur la peau brune, sentaient frémir les muscles impatients. Elle était tout entière habitée par une audace nouvelle et elle se laissa soudain tomber à genoux, le visage ruisselant levé vers sa queue.

Il s’était appuyé contre le carrelage pour savourer la fellation mais ne pouvait détacher ses yeux d’elle, tout à sa tâche, qui s’appliquait sur son membre comme si, toute sa vie durant, elle avait rêvé de le sucer. Ses longs cheveux brunis se collaient sur son front, ses joues ; l’eau glissait indécemment sur le galbe de ses seins pour s’envoler en petites cascades sur ses tétons pointés. N’y tenant plus, il la releva, prit encore une fois ses lèvres avant que l’eau n’y efface le goût de son sexe, puis la retourna face contre le mur, appuyant son torse contre elle pour être bien sûr que ses tétons goûtent la morsure glacée du carrelage. Il tira ensuite ses hanches en arrière, ouvrant le passage vers son ventre et plus loin encore. L’eau dégringolait sur le dos d’Alicia, jusqu’au sillon de ses fesses, lui indiquant le chemin. Comme s’il en avait besoin ! Déjà ses doigts étaient revenus ouvrir la voie, et son sexe se ficha sans détour là où Alicia le voulait.

C’était exactement ce qu’elle avait espéré. Son footballeur allait droit au but, sans se poser de questions. Elle s’était offerte à lui et il prenait tout, sans s’excuser, sans lui laisser le temps de douter. Alors ça y est, elle y était ? C’était incroyable, encore plus excitant que ce dont elle rêvait. Elle était si heureuse de ne pas s’être trompée ! Il allait et venait dans son ventre, ébranlant tout son corps qui peinait à tenir sur la pointe fragile de ses pieds. D’un instant à l’autre, elle allait tomber, elle le sentait. Faisant confiance à la poigne de son footballeur pour la soutenir, elle fit glisser une de ses mains jusqu’à sa vulve où elle trouva son clitoris gonflé à l’extrême, ravi de ce massage qui arrivait à point. Dans son sexe, celui de son mâle était assuré et, en quelques percées bien menées encore, il trouva enfin l’angle d’attaque qui la fit littéralement hurler de joie.

Ils restèrent ensuite longtemps silencieux, comme s’ils luttaient contre un réveil survenu trop tôt. Ce n’est qu’une fois qu’ils se furent rhabillés qu’il parla enfin :

— Si je m’attendais à ça… J’arrive pas à croire que ça s’est passé en vrai. T’es vraiment une fille incroyable, toi, tu sais !

— Ah oui ? Tu n’avais jamais fait ça avant ?

— Non, jamais. C’est le truc le plus dingue qui me soit jamais arrivé !

— Oui, c’était… c’était vraiment super, avoua Alicia en rougissant.

C’était vrai, jamais on ne lui avait fait l’amour ainsi, c’était si intense, si naturel. Elle s’était totalement libérée de sa pudeur, laissant un désir presque animal prendre le dessus… Mais maintenant, habillée devant lui, elle se sentait à nouveau vulnérable. Et s’il n’avait pas ressenti la même chose ? Maintenant qu’elle avait connu une telle exaltation, et qui plus est avec l’homme de ses rêves, elle devait bien l’avouer, elle espérait des prolongations.

— Est-ce que tu voudrais qu’on se revoie ? osa-t-elle demander.

Il la considéra un instant et un sourire illumina son visage, le même que tout à l’heure, insolent et irrésistible. Il avait compris qu’elle était tout à lui désormais.

— Comment tu t’appelles ?

— Alicia.

— Moi, c’est Yanis. Eh oui, j’aimerais beaucoup te revoir, Alicia. Tu peux repasser quand tu veux, je suis là tous les dimanches, à la même heure.

Alors qu’il faisait mine de partir, Alicia le retint :

— Tu es toujours le seul à rester aussi longtemps après le match ?

Yanis fronça légèrement les sourcils, perplexe, puis, face au regard ingénu d’Alicia, il éclata de rire. Elle n’y comprenait rien et dut attendre qu’il ait fini pour qu’il s’explique enfin.

— Tu… tu crois que je fais partie de l’équipe, c’est ça ? l’interrogea Yanis qui tentait de reprendre sa respiration.

— Bah… oui, répondit-elle alors que ses certitudes commençaient doucement à s’étioler.

Se retenant de pouffer à nouveau, Yanis leur asséna le coup fatal :

— Je suis pas un joueur, moi, je m’occupe juste de l’entretien des locaux. Je viens prendre ma douche ici le soir, quand tout le monde est parti. J’ai pas trop le droit, mais comme il n’y a personne, et que c’est plus spacieux que nos vestiaires à nous… Et puis, en vrai, je vais te l’avouer à toi, j’ai toujours un peu rêvé d’être footballeur.

Et sur un dernier baiser et un petit clin d’œil, Yanis, le technicien de surface, quitta le vestiaire, laissant derrière lui une Alicia médusée, trop sonnée pour se sentir trompée, déçue ou en colère. Après tout, à un détail près, c’était exactement ce qu’elle était venue chercher ici, dans les vestiaires.

 

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