Osez 20 histoires de sextoys

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La MusardineOsez 20 histoires




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Résumé

Étudiantes délurées s’’émoustillant mutuellement en pleins partiels à coups d’’oeufs vibrants actionnés à distance, épouse coincée d’’un gérant de lovestore se transformant en véritable bête de sexe en acceptant pour le dépanner de poser pour le catalogue de son mari, pomme de terre taillée en gode et voluptueusement glissée dans le sexe d’’une domestique avant de finir dans la soupe de ses patrons, sex-toy-man fabriqué sur mesure par une bricoleuse perverse pour se venger des hommes…… Une fois encore, les auteurs de la collection « Osez 20 histoires » ont déchaîné leur imagination pour rendre au sextoy ses lettres de noblesse érotique.

Débuter la lecture

Saint-Valentin – Octavie Delvaux

Les « assiettes vides » viennent de repartir en cuisine.

Deux verres à pied trônent encore sur la nappe immaculée, qui retombe en plis soignés jusqu’au sol. Les vapeurs enivrantes du vin jaune embuent le regard des amoureux.

Hélène extirpe les papiers de son sac à main et les distribue, comme convenu : deux pour Frédéric, deux pour elle. Son compagnon les reçoit avec un sourire entendu qui dissimule mal l’orientation perverse de ses pensées. Sans plus attendre, il y griffonne des mots à toute vitesse, sûr de lui comme s’il avait préparé son coup depuis le début du repas. Plus posée, Hélène réfléchit longuement, les yeux dans le vague, visualisant les combinaisons possibles. Elle commence à écrire la première phrase quand Frédéric s’exclame, l’esprit de compétition rivé au corps :

— Ça y est ! J’ai terminé !

— Chéri, la vitesse de rédaction ne compte pas. Tu as bien réfléchi ?

— Oh oui, je suis très con-tent-du-ré-sul-tat.

Il détache ses syllabes avec la conviction du favori donné vainqueur, mais Hélène ne s’en laisse pas conter. Elle a appris à s’amuser des éclairs de vice qui traversent son regard dans ce genre de situation. Mieux encore, elle ne l’aime jamais autant que dans ses moments d’euphorie.

— Je te rappelle que les gages sont mixtes, ils valent pour toi comme pour moi.

— Pas de problème !

Ce soir, tout est permis. Le jeu est simple : chacun inscrit sur des fiches deux fantasmes innovants à réaliser. Deux papiers seront tirés au sort par une main désignée à pile ou face. Celui que les aura tirés devra s’acquitter du gage, quel qu’il soit.

Les couinements du chariot des desserts interrompent leur conversation. De justesse, Hélène dissimule ses fiches sous sa paume. La farandole colorée qui vient les aguicher est des plus appétissante : choux pâtissiers et meringues aériennes se mêlent à des bavarois monumentaux et des ganaches rutilantes dans le plus grand respect des codes de la Saint-Valentin. Le chef a fait la part belle aux fruits rouges, aux roses en caramel, sans déroger aux sacro-saints gâteaux en forme de cœur. L’amour, crémeux et riche, s’exprime en une débauche de chantilly et de sucre glace. Hélène choisit un macaron débordant de framboises. Frédéric opte pour le « délice chocolat-fruit de la passion », non sans insister lourdement sur le mot « passion ». Le champagne, servi dans des coupes irisées, crépite et explose en bouche, contrastant agréablement avec l’onctuosité des pâtisseries.

— J’ai fini ! déclare Hélène en pliant ses papiers en quatre.

Son mari l’imite en louchant vers son décolleté, que la lumière des bougies décoratives rend plus appétissant que tous les gâteaux réunis. Les idées sont rassemblées et mélangées au milieu de la table. Frédéric lance la pièce qui déterminera le premier joueur. Face ! Le sort a désigné Hélène. La jeune femme esquisse une moue de dépit. Elle dévore un cupidon en pâte d’amande avant de se jeter à l’eau. Sa main indécise plane quelques instants au-dessus du vivier d’idées coquines. Lorsqu’elle tire enfin une fiche, son dépliage fait apparaître l’écriture de Frédéric. Hélène lit à haute voix :

— Tu introduis un sextoy dans ton intimité. Je le dirige à distance.

À la lecture du gage, ses lèvres peinent à refréner un sourire. Pourtant elle s’exclame, en levant les yeux au ciel :

— C’est bien gentil, mais on devait pouvoir réaliser les choses dans la soirée !

— Mais qui t’a dit qu’on ne pouvait pas le faire ?

— Il me paraît évident qu’on manque de matériel !

Frédéric fouille dans son attaché-case, posé sous la table. Il en sort un paquet recouvert d’un sac en plastique opaque et le tend à sa compagne.

— Pas de panique, tout est là. Joyeuse Saint-Valentin !

Ses yeux pétillent d’une satisfaction malicieuse.

Hélène entrouvre le sachet et lit sur l’emballage cartonné : « Œuf vibrant télécommandé. »

Un éclat de rire enraye sa voix flûtée :

— Alors ça, tu avais tout prévu ! Et si tu avais tiré ton propre papier ?

― — J’assumais, bien sûr. Mais j’avais l’intuition d’être en veine ce soir. D’ailleurs, j’ai déjà mis les piles. Il est prêt à l’usage. Tu n’as qu’à aller le mettre aux toilettes. Tu me passeras la télécommande sous la nappe. Il y a aussi une dose de lubrifiant au cas où… Mais je suis sûr que tu mouilles déjà. Pas vrai, coquine ? Avoue que l’idée t’excite !

— Ouais, on verra. Ne t’estime pas protégé pour autant. Il me reste une chance de gagner.

En vérité, Hélène sent une chaleur familière naître dans son bas-ventre. Elle ne s’attend pas à des miracles de technologie qui la transporteraient au septième ciel, mais la situation de semi-exhibition l’excite plus que de raison. Le lieu est select – ils en choisissent toujours de tels pour leurs soirées grivoises –, si impropre, et donc tellement adapté à leur jeu. Hélène se lève de table en feignant le détachement. Ses fesses généreuses balancent de gauche à droite sous le regard émoustillé de Frédéric. Il la suit dans sa progression jusqu’aux toilettes du premier étage sans perdre une miette de ses charmants atouts.

Dans ce genre d’endroit, les sanitaires se doivent d’être ultra-design, question de standing. Hélène se retrouve enfermée dans une cellule en aluminium, un miroir en forme de hublot devant le nez. Elle retire le jouet, un peu plus petit qu’un œuf de poule, de son emballage. Les événements récents : leurs jeux de regards, l’angoisse du tirage, l’annonce de la sentence l’ont considérablement émoustillée. La main qu’elle porte à son sexe baigne dans une liqueur tiède et visqueuse. Dans de telles dispositions, l’introduction du sextoy est une formalité. Dès qu’elle le positionne devant la fente, sa chatte affamée le gobe sans effort. Maintenant, Hélène ne le sent plus occuper ses profondeurs, comme s’il s’agissait d’un vulgaire tampon hygiénique. Elle est d’abord tentée d’essayer la télécommande pour le ramener à la vie, puis elle se ravise. L’amoureuse préfère garder la surprise pour plus tard, lorsqu’elle sera revenue à table. Même sa brève tentative de masturbation – quelques frictions rapides sur son clitoris gorgé –, ne parvient qu’à la frustrer davantage. Elle a besoin de lui, de son regard piquant et du contact brûlant de ses lèvres. Mais surtout, elle rêve de son sexe raide et vigoureux, seul capable de la soulager.

De retour des toilettes, la jeune femme assume sa condition de perdante avec une magnifique désinvolture, qui fait chavirer les sens. Des regards masculins se posent sur ses courbes quand elle traverse, belle et altière, la salle de restaurant. Mais elle ne remarque que celui de Frédéric, illuminé de bonheur, alors qu’il lui adresse un clin d’œil complice. Hélène est aux anges. Elle le sait plus amoureux que jamais, fier comme un coq face à son charme arrogant, que leur secret rend encore plus irrésistible. Une fois assise, Hélène ne perd rien de sa superbe. Son expédition aux toilettes a rosi ses joues et humecté sa gorge plantureuse. Tranquillement, elle enfonce ses jambes sous la nappe longue et ample. Dans cette position, elle parvient à soulever sa jupe et à saisir la télécommande, plaquée contre son sexe,  sans quitter des yeux Frédéric, ébahi par tant d’assurance. Leurs voisins ne remarquent rien de leur manège. La main, toute moite, qui tend la télécommande, frémit de plaisir et d’impatience mêlés. Une fois l’objet en sa possession, Frédéric bombe le torse, un sourire espiègle aux lèvres. Il n’actionne pas tout de suite l’engin, préférant ménager la surprise. Son humeur coquine laissait présager ce genre de provocation. Le serveur vient les resservir en champagne. C’est alors que la première décharge électrise le ventre aux aguets d’Hélène. Bien que surprenante, la vibration est maîtrisable, elle parvient à s’en accommoder sans ciller. Son obstination à demeurer de marbre agace Frédéric qui s’en donne à cœur joie, manœuvrant la télécommande comme un forcené. Malgré les attaques vibrantes, Hélène s’obstine à lui cacher le trouble que l’appareil opère en elle. Ce ne sont pas des vagues de plaisir comme un pénis au galop peut en susciter, mais plutôt un fourmillement lancinant qui réveille ses appétits. Un amuse-bouche en somme. Elle ne pourra pas tenir longtemps à ce rythme.

— Et si on jouait la deuxième manche ? propose-t-elle.

Elle lance la pièce de monnaie. Cette fois-ci, c’est à Frédéric de tirer.

Lorsqu’il reconnaît sa propre écriture, un vent de panique balaye son front. Il tarde à lire le texte.

— Alors ? insiste Hélène, persuadée qu’une pépite de perversion se profile derrière les quelques lettres griffonnées.

— Tu introduis un œuf vibrant dans ton anus, je le commande à distance.

Hélène éclate de rire :

— Décidément, tu avais envie de rentabiliser l’œuf vibrant ce soir ! Hein, chéri ? Dommage que ce soit à toi de t’y coller.

Sa fausse empathie dissimule mal la joie qui pointe derrière chacun de ses mots. Hélène exulte.

Bassement, Frédéric se venge d’une décharge qui ne produit pas l’effet escompté, puisque Hélène se gausse toujours :

— En tout cas, tu as eu raison de prévoir le lubrifiant.

Nouvelle décharge de vibrations.

Un instant, Hélène est tentée de plaindre Frédéric pour sa malchance. Puis elle réalise qu’il ne peut pas avoir choisi ces gages par hasard. C’est un homme intelligent, un peu tête brûlée, soit, mais pas au point de risquer sa virginité anale. Il devait bien se douter qu’il avait de grandes chances de tirer ses propres gages. Ses joues empourprées et le sourire en coin qu’il arbore dévoilent davantage sa honte d’être mis à jour que sa répugnance pour l’intromission forcée. En tentant d’imaginer la scène, Hélène se trouve en proie à une déferlante de visions obscènes qui l’inspirent plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Tout à coup, elle voit son mari, habituellement si viril, à quatre pattes, sa taille fine et nerveuse mise en valeur par une cambrure outrancière. Cette troublante évocation, alliée aux vibrations toujours plus grisantes de l’œuf, la mène rapidement à la lisière de l’orgasme.

Hélène fixe son partenaire, l’œil luisant d’une flamme nouvelle :

— C’est ça, mon chéri, profites-en parce que dans quelques instants, ce même œuf te réveillera les entrailles… D’ailleurs, j’aimerais que tu m’octroies une clause supplémentaire !

— Quoi ?

— C’est moi qui te le mets.

— Hein ?

— Ne fais pas l’innocent, ce soir, c’est moi qui t’encule.

Frédéric hurle un « NON » si mal joué qu’il camoufle à peine son accord enthousiaste. Hélène ne pensait pas faire mouche si facilement. Elle décide de compliquer le jeu. Ce qui ne contraint pas Frédéric ne l’amuse plus.

— Et comment procède-t-on ? Dans les toilettes ? Dans la voiture ? interroge Frédéric.

— Non, rien de tout ça. J’ai mieux. On le fait ici et maintenant. Tu te glisses discrètement sous la table, tu te mets à quatre pattes, et tu me présentes tes fesses nues au bord de la nappe. Ensuite, ça ira tout seul, mon chéri.

— Quoi ? Même moi, j’aurais pas osé proposer un gage pareil !

— Ça t’apprendra à sous-estimer mon vice. Tu le sauras pour la prochaine fois.

Mais Frédéric ne l’écoute déjà plus. De nature impulsive, il évite de réfléchir devant l’obstacle et fonce tête baissée sous la table, prétextant chercher son stylo. Son corps athlétique disparaît complètement sous la nappe. Hélène n’en croit pas ses yeux. Heureusement qu’ils n’ont pas choisi leur bistrot de quartier où les tables tiennent dans un mouchoir de poche ! Elle regarde leurs voisins les plus proches, installés sur sa gauche. Ils roucoulent en dégustant des mille-feuilles caramélisés. Personne derrière eux : Hélène est assise sur une banquette fixée au mur. Le terrain est sûr, l’acte réalisable. Cette prise de conscience lui donne le vertige. Hélène entend les déplacements désordonnés de Frédéric ainsi que les tintements métalliques de sa boucle de ceinture : il est en train de se déculotter. Puis le remue-ménage cesse. Hélène se penche pour l’interroger à voix basse :

— Alors, tu es prêt ?

— Vérifie toi-même.

La jeune femme soulève un coin de nappe qu’elle rabat immédiatement à la vue de la croupe impudique qui lui saute aux yeux. Même dans ses fantasmes les plus fous, elle n’avait pas imaginé pareille obscénité. La créature dépravée qui s’exhibe sous la table n’a plus rien à voir avec son avocat de mari. Hélène écarte de nouveau le rideau. Mais cette fois-ci, elle ne bat pas en retraite. Au contraire, elle s’imprègne de la grossièreté de la situation et savoure l’indécence de l’offrande, jusqu’à nourrir une rage destructrice. L’élan féroce qui projette ses mains sur la croupe de la bête à bourrer est incontrôlable. En guise de préliminaires, elle palpe avec insistance les deux globes fermes qui percent la nappe, puis glisse quelques doigts dans sa raie. Lorsque sa main frôle l’anus frétillant, l’animal se cambre davantage, totalement habité par son personnage. Elle va lui en faire rabattre. Aussitôt, Hélène extirpe sans cérémonial l’œuf de son vagin. Elle racle son assiette de l’index pour en recueillir le décor en chantilly et en badigeonne l’anus affamé. Le sextoy encore humide de sa propre liqueur parvient sans peine à trouver son chemin jusqu’à l’orifice garni de crème fouettée. Une pression suffit à le loger dans le fondement de Frédéric, qui pousse un couinement singulier, surpris par la sensation inédite. Pourtant, ce n’était que la première offensive.

Déjà Hélène s’arme de la télécommande pour lui administrer des décharges à la hauteur de celles qu’il lui envoyait quelques minutes plus tôt. Le râle franc et guttural, qu’émet Frédéric en accompagnement des vibrations, témoigne du plaisir inavouable qu’il prend à être publiquement violé, sondé et réveillé de l’intérieur. Son chant de ravissement, à peine couvert par la musique d’ambiance, mène Hélène sur les rives d’une jouissance imminente. D’une main, elle saisit la tête de son mari par les cheveux, et, sans cesser de manœuvrer la télécommande, elle l’oriente entre ses cuisses grandes ouvertes. De ses doigts pressés, Frédéric écarte violemment sa petite culotte pour accéder à son sexe dégoulinant. Quelques coups de langue appuyés sur le clitoris tendu à l’extrême suffisent à la faire exploser. L’orgasme qui lui pilonne le sexe avec la rapidité entêtante d’un marteau-piqueur est d’une rare puissance. Elle doit serrer les dents et les poings pour ne rien laisser paraître de sa transe aux clients du restaurant.

La tempête passée, Frédéric, l’anus toujours occupé, sort de sa cachette. Il s’assied de nouveau en face de sa femme, le visage très rouge et le front luisant de sueur.

— Ouf, que d’émotions ! Tu m’épates, ma chérie ! Je suis comblé. Bon, maintenant que les jeux sont faits, je me demandais : quels étaient tes gages ?

Hélène lui tend ses papiers avec malice.

Son mari lit :

« Tu me lèches dans un lieu public. »

«  Je te sodomise et tu joues la chienne. »

Frédéric s’esclaffe :

— Décidément, c’était ton jour de chance, ma chérie, je t’…

Mais une vibration violente le surprend avant qu’il ait pu finir sa phrase.

 

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