Osez 20 histoires de vampires et de sexe

Osez 20 histoires de vampires et de sexe

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires



Broché / 256 pages


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Résumé

Le vampire n’est pas seulement un monstre assoiffé de sang : c’est aussi un héros romantique au charme trouble. L’histoire du cinéma et de la littérature l’ont bien montré, et la collection « Osez 20 histoires » est bien résolue à apporter sa pierre à la célébration de la sensualité vampirique. Du mystérieux vampire qui séduit ses proies sur Facebook au vampire utilisé comme esclave sexuel par une famille de nobles au dix-huitième siècle en passant par la veuve noire, vampire femelle à tendance domina, les variétés les plus exotiques de vampires obsédés sont au rendez-vous d’« Osez 20 histoires » pour vous faire trembler de peur… et de plaisir !

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Séance sanglante – Octavie Delvaux

Pourquoi donc avais-je accepté cette séance ?

À l’époque, j’étais jeune, et débutante dans l’art de la domination. Intrépide, avide de découvertes, je croquais les hommes soumis avec un appétit d’ogresse. Plus l’aventure promettait d’être rocambolesque, moins j’en considérais les dangers. Portée par ma passion naissante pour le SM, je ne rechignais devant aucun obstacle pour peaufiner le rôle que je m’étais choisi : celui de dominatrice fière et sans pitié.

Pourtant, ce soir-là, par une nuit glaciale d’hiver, tandis que j’arpentais une avenue parisienne déserte, je me trouvais en proie à un flot d’interrogations. Comment avais-je pu me mettre dans ce pétrin ? Le grand hôtel où le soumis m’attendait n’était plus qu’à quelques pas. Et dire que j’aurais dû être chez moi, au chaud sur mon divan, en compagnie de Robert, mon inégalable lécheur de pieds, qui m’aurait tété les orteils jusqu’à plus soif…

Au lieu de cela, je me gelais les fesses dans une rue inhospitalière des quartiers chics, mon attirail de dominatrice à la main.

À bien y réfléchir, le type était bizarre. Encore un excentrique. Hélas, c’était toujours ce genre d’individu qui m’attirait. Il disait se prénommer Théodore et refusait catégoriquement de venir chez moi. À lui seul, ce détail aurait dû freiner mes ardeurs : d’ordinaire, je ne me déplaçais jamais pour un soumis. De plus, j’aimais être maîtresse de mon emploi du temps, or l’homme n’était disponible que le soir. Pourtant, le profil du candidat en question m’intriguait… Nous avions échangé courriers et photos numériques. Ses traits préraphaélites et sa maîtrise du verbe m’avaient charmée. D’après lui, je n’aurais besoin d’aucun matériel pour le dominer, ses fantasmes étant très spécifiques. Il avait émis pour unique souhait que je porte un vêtement très décolleté…

Par bravade, j’avais revêtu un top en latex à col haut, et je trimbalais une mallette pleine de matériel SM. Je n’ai jamais aimé me laisser dicter ma conduite par ces cancrelats de soumis.

En franchissant le seuil de l’hôtel, j’hésitais encore. Avais-je bien mesuré les risques d’un tel huis clos ? Comme seule précaution, j’avais informé ma meilleure amie de l’entrevue. Si je ne l’avais pas appelée au bout de deux heures, elle préviendrait la police.

L’horloge de la réception indiquait dix heures. Comme Cendrillon, je devrais être sortie à minuit. Grisée par une poussée d’adrénaline, je détaillais mon image dans le miroir de l’ascenseur. Dans mon rôle de dominatrice en vadrouille, j’étais parfaite. Le regard sévère, souligné de khôl, les lèvres très rouges, je portais un manteau noir boutonné jusqu’au menton ; une capeline de feutre assortie accentuait encore le mystère de mon personnage.

Au sixième étage, je m’engageai dans le couloir, l’œil rivé aux numéros : 662, 664, 666 : voilà, j’y étais. Je sentais le sang circuler à flots rapides dans mes veines. Je pris une forte inspiration, avant de frapper.

Quand je découvris la figure émaciée qui me dévisageait de l’embrasure de la porte, toutes mes appréhensions s’évanouirent. L’homme était à la hauteur de l’idée que je m’en étais faite. J’étais subjuguée par la noblesse de ses traits, captivée par la profondeur de son regard, déconcertée par la pâleur de son teint. En un mot : conquise.

Je n’aurais su dire s’il était vraiment beau, mais son être était empreint d’une évanescence romantique troublante. Ses cheveux bruns, pris en catogan, dégageaient un front élégant. Son nez aquilin pointait sur une bouche ourlée, qui apportait la seule touche de couleur à son visage blanc comme un linge. Son regard perçant, d’un vert venimeux, était doué d’une sagacité surprenante, doublée d’une singulière mélancolie. Il me semblait qu’en posant ses yeux félins sur moi, l’homme me dévorait l’âme. Je n’avais jamais vécu pareille expérience. Pourtant, je ne pouvais me permettre de dévoiler mon émotion : question d’étiquette. Le soumis ne doit à aucun moment deviner son ascendant sur moi. À ce jeu, je suis plutôt douée…

Je le saluai d’une voix froide, et le précédai dans la chambre, sans un regard pour lui. Debout près du lit, affichant une moue méprisante, je considérai sa tenue. Il portait pour seul vêtement un peignoir de damas rouge sang qui lui donnait l’allure nonchalante d’un libertin du siècle des Lumières. Ce style décalé m’évoquait les turpitudes du divin marquis : mon maître à penser. Je mourais d’envie d’arracher son vêtement, de griffer son torse blafard, d’entailler sa peau de la tige de ma cravache, mais avant cela, je devais prendre le pouvoir sur lui.

À le voir détailler mes appas comme si j’étais une vulgaire call-girl, je compris que ce n’était pas gagné d’avance. Pendant que j’ôtais mon manteau, il eut l’impudence d’intervenir :

— Je vous avais demandé de porter un décolleté.

— Et alors, ça ne veut pas dire que je vais te contenter ! J’aime sentir la frustration chez les larves de ton espèce.

Il opina en arborant un demi-sourire narquois, d’autant plus exaspérant que ça le rendait encore plus attirant. Pour lui montrer qui j’étais, je dégainai ma cravache.

— Au pied, cafard ! m’écriai-je, en faisant claquer la languette sur mes bottines.

L’homme ne se démonta pas : il afficha de nouveau son insupportable rictus. Lui servant mon plus terrible regard, j’insistai. Je n’en étais pas à mon premier connard prétentieux :

— Espèce de raclure, si je dois te le répéter encore une fois, tu vas passer un sale quart d’heure !

Toujours souriant, l’homme s’approcha de moi en quelques torsions reptiliennes. Ses omoplates saillantes balançaient sous l’étoffe du peignoir. S’il s’exécutait, c’était par pure politesse. Je ne l’estimais pas vaincu pour autant. De même, quand il posa une langue pointue sur mes bottes, il ne fit preuve que d’une dévotion protocolaire. Je n’avais pas encore trouvé sa faille, et je ne voulais surtout pas m’abaisser à le questionner. Je devais y aller à tâtons, découvrir par moi-même.

— Tu as besoin de sensations plus fortes que ça, semble-t-il ! déclarai-je en saisissant son catogan.

Un geste que je brûlais d’effectuer depuis le début, et qui dès l’instant où je le fis, acheva de libérer mes pulsions sadiques.

De mes doigts aux ongles laqués, je manipulais la ceinture de son peignoir avec des manières équivoques : mi-salope, mi-foldingue. Je pressais une main à l’emplacement de son sexe. Il ne bandait pas. Pour le punir de cet affront à ma féminité, je le giflai en le regardant droit dans les yeux. Dans mon for intérieur, je luttais à chaque instant pour ne pas laisser paraître l’émotion qui me débordait. Mes claques le firent à peine ciller. Nouvelle tentative. Tout aussi infructueuse.

Alors, je sortis ma botte secrète : les liens, les pinces, les fouets. Tout cela fut déballé à grand renfort de commentaires sadiques sous son regard indifférent. Sur mon ordre, l’homme se déshabilla. Sans enthousiasme, il m’exposa son corps fin et nerveux, pareil à celui d’un batracien. En le manipulant pour l’attacher sur un tabouret, chevilles et poings liés aux quatre pieds, je m’aperçus que ses membres étaient froids, comme mes orteils quand je me mettais au lit en hiver.

Armée de mon fidèle allié – un martinet à lanières tressées qui présentait l’avantage d’être tantôt clément, tantôt sévère selon mon humeur –, j’entamai les hostilités. Prudente, je commençai par le flageller avec une force modérée, sur le dos, le torse, les cuisses. L’homme ne réagit pas le moins du monde. J’augmentai la puissance des attaques. Toujours rien. Pas une grimace, pas un frémissement. Ma patience mise à rude épreuve, je laissai libre cours à ma rage. Les coups pleuvaient à toute volée. Les lanières perfides claquaient, cinglaient, attaquaient sa peau en profondeur. À cette cadence infernale, d’autres eussent gémi, rué, imploré grâce. Mais mon homme eut la réaction la plus surprenante qu’il m’eût été donné de voir : il se mit à ricaner – si fort, et si odieusement, que j’aurais pu l’étrangler de mes mains pour le faire taire.

Au lieu de cela, je persistai à labourer sa chair de mes fouets : cravache, canne, paddle, tout y passa, mais rien ne put mettre fin à l’hilarité du soumis. Bien malgré moi, je capitulai, le bras endolori à force de frapper.

— Pourquoi vous acharner ? me dit l’homme, entre deux hoquets, je vous avais prévenue, j’en ai vu d’autres… De plus méchants que vous s’y sont attelés, il y a longtemps, des siècles de cela. Pourquoi n’acceptez-vous pas de m’écouter ? Vous voyez ce coffret, là-bas, sur le bureau ? Ouvrez-le, et je vous expliquerai ce qui me fait vibrer.

Devais-je lui céder ? Si je ne lui obéissais pas, je risquais de me heurter à de nouveaux échecs. Mais, en m’exécutant, j’affichais ma faiblesse. Je résolus de couper la poire en deux. Certes, j’ouvrirais le coffre, mais avant je saucissonnerais mon hôte dans une autre position, histoire d’asseoir mon autorité sur lui. Si je le délivrais du tabouret, c’était pour mieux le ficeler au lit, bras et jambes en croix.

En admirant son corps étiré par les cordes, je fus frappée de constater que l’homme ne gardait aucune marque de flagellation. J’en conçus un trouble pressentiment, nourri par les propos de plus en plus incohérents du soumis :

— Sous l’Inquisition, ils ont essayé de me faire abjurer ma foi, mais j’ai résisté au fouet, aux brodequins, au sel dans les plaies… et pourtant, à l’époque, j’étais bien différent d’aujourd’hui, un jeune homme de chair et de sang…

Je me dirigeai vers le coffret. M’efforçant tant bien que mal de dissimuler ma crainte, je l’ouvris. Sur un coussin de velours, étaient disposés une fiole remplie d’un liquide translucide, des chaînes, des breloques, des crucifix argentés…

— Qu’est-ce…

Derrière moi, l’homme ne me laissa pas achever ma phrase.

— Eau bénite et diverses babioles en argent massif.

Quand les pièces du puzzle s’assemblèrent, et que l’évidence prit enfin corps dans mon esprit, je restai sans voix, tétanisée d’effroi.

Puis, les membres flageolant de peur, je me retournai vers l’homme qui me souriait, là-bas, sur le lit. Sous sa lèvre ourlée par le rictus, luisaient deux longues canines, blanches comme des perles, acérées comme des lames. Par réflexe, je pressai une main sur ma gorge, palpitante sous le latex.

Grand bien m’avait pris de l’attacher ! Mais ne disait-on pas que les vampires étaient doués d’une force surhumaine ? Il aurait pu rompre les cordes à tout moment.

N’écoutant que mon instinct de survie, je me ruai vers le lit, les bras armés des chaînes en argent. Pour m’assurer que la créature resterait bien attachée, je les utilisai pour doubler les liens de chanvre.

Au contact du métal, la peau du vampire se mit à fumer. Ses crocs se rétractèrent, et, enfin, son sourire disparut, laissant place à une expression de désarroi poignante. Satisfaite de mon effet, je serrai plus fort ; les chaînes, en s’enfonçant, brûlaient la chair, qui exhalait une odeur âcre. Bientôt, j’obtins les premiers gémissements : juste récompense pour ma bravoure. Il était fait comme un rat, incapable de se défendre.

De mon côté, je commençai à goûter l’originalité de mon nouveau jouet. Plutôt que de fuir, ce que j’avais envisagé de faire une fois la créature immobilisée, je décidai de m’amuser. N’était-ce pas tout un éventail de supplices inédits qui s’offrait à moi ?

J’analysai plus en détail le contenu du coffret, tout en observant Théodore du coin de l’œil. Il guettait mes réactions, les traits déformés par l’appréhension. Je me munis des quelques chaînes restantes :

— Alors, bestiole, dis-je, en m’approchant de lui, on dirait que tes liens te font souffrir… Par pure curiosité, je me demande, ce que ça te fait… Ici…

Je saisis ses testicules à pleines mains. Je lus la terreur dans ses yeux, quand, méprisant ses protestations, je ligaturai ses couilles avec le joug de métal. Mon geste tira un long râle animal au supplicié. Contre toute attente, son sexe, au-dessus des bourses fumantes, se mit à gonfler. Je ne m’arrêtai pas en si bon chemin, et enroulai aussi un lien d’argent à la base du pénis. Son membre devint aussi dur que de la brique. Théodore, touché au vif, poussait des geignements gutturaux. J’exultais ! Rien n’aurait pu m’arrêter dans ma quête de nouveaux plaisirs. Puisqu’il me restait encore une chaîne, je la pliai en deux pour m’en servir de fouet.

Sans pitié, je lacérai la peau blême de la créature. Les cinglées pleuvaient sans interruption, quadrillant de stries rouges et fumantes le corps menu du vampire. Théodore, qui se tortillait inlassablement sous les coups, m’offrait un concert tonitruant de feulements. J’avais toujours adoré les cris des hommes suppliciés, mais je découvrais, le corps en émoi, que les vociférations de vampire agissaient encore mieux sur ma libido. L’émotion gagnait mon entrejambe, qui palpitait par à-coups rapprochés. Plus la cible est coriace, plus le plaisir est grand d’obtenir la capitulation ! Les dominatrices sont ainsi faites. Savoir que ma victime avait résisté aux tourments de l’Inquisition ne faisait qu’accroître mon désir.

Même dans ma folie destructrice, je gardais toujours un œil sur le pénis en érection monumentale.

Lasse de flageller, je lâchai ma chambrière de fortune :

— Je n’en ai pas fini avec toi, moustique !

Armée de la fiole d’eau bénite, je m’avançai vers la silhouette meurtrie. L’homme vibrait encore – de douleur, de peur, de volupté mêlées.

— Voyons cela, dis-je, en débouchant le flacon au-dessus de son torse lacéré.

Lorsque la première goutte de liquide tomba sur sa poitrine, à hauteur du plexus, Théodore se cabra. La douleur défigurait son beau visage. Il émit un cri strident. L’eau dissolvait sa chair, laissant un trou noir profond à l’emplacement de l’impact.

— Comme c’est drôle ! dis-je en aspergeant d’autres endroits de son buste, comme j’avais l’habitude de procéder avec la cire chaude sur mes proies humaines.

Tout en le tourmentant, j’épiais son regard. Soumis à un supplice innommable, il fixait intensément ma gorge, comme d’autres contemplaient mes seins pour surmonter la douleur. Alors, me vint l’idée d’un nouveau jeu.

D’un coup d’ongle, j’arrachai mon col en latex, lui révélant la blancheur laiteuse de mon cou. Aussitôt, une flamme démoniaque s’éleva dans ses yeux. Il me montrait les crocs, me défiait de le tenter davantage. Je m’installai à califourchon sur lui, le long crucifix d’argent entre les mains. Je le tins à proximité de son visage pour l’empêcher d’avancer, pendant que je l’aguichais en faisant osciller ma gorge à quelques centimètres de ses canines. Théodore bavait d’envie. Dieu qu’il était sexy !

D’autres hommes m’avaient désirée en séance… Mais rien n’égalait la tension électrique, puissamment sexuelle, le fluide brûlant qui me traversait quand le vampire assoiffé me dévorait du regard. À cet instant, j’aurais pu tout obtenir de lui : qu’il avale un tonneau d’eau bénite, qu’il danse la carmagnole sous le soleil des tropiques… tout, même le pire, contre la simple promesse de lui faire goûter mon sang. Je ne me privai pas d’enfoncer le clou :

— C’est ça que tu convoites, hein ? Ma gorge, mes veines, mon sang bouillant d’excitation. Ça doit être encore meilleur, le sang d’une femme qui prend plaisir à torturer une larve crevée comme toi !

C’était plus qu’il n’en pouvait supporter ! Était-ce l’effet de mes mots, ou bien celui du crucifix que je maintenais devant son visage éperdu ? Son front s’emperlait de sang : la transpiration du vampire. Sadique, je continuais mon manège, en prenant soin de frotter mon sexe contre sa verge, toujours raide dans son fourreau d’argent.

Au paroxysme du plaisir, je me redressai. D’un geste cérémonieux, je me munis de l’épingle qui maintenait les pans de ma jupe, afin de percer l’extrémité de mon index. À la vue de la bulle de sang qui gonflait sous ses yeux, le vampire fulminait d’excitation. Au lieu de lui servir l’élixir providentiel, j’annonçai :

— Si tu prétends me déguster, il va falloir être très courageux…

Aussitôt, je m’agenouillai entre ses cuisses écartées. Sans préparation, sans autre lubrifiant qu’un peu de salive, je plantai violemment le pied du crucifix au fond de son anus.

Que dire du cri effroyable qui s’ensuivit ? Sinon que seul le filet de sang que je fis couler dans la gorge du vampire écrasé de douleur parvint à l’étrangler…

 

Nous nous sommes revus souvent par la suite  – des dizaines de fois. Théodore était devenu accro à mes sublimes perversions. Jamais une dominatrice n’avait poussé si loin la cruauté envers lui. Je lui ai fait vivre un enfer : marcher en plein jour, entrer dans une église, manger de l’aïoli… Et tout cela, il le faisait par vénération pour la pauvre mortelle que j’étais. Nos séances s’achevaient en apothéose, par des ébats sanglants et endiablés. La passion me gagnait. Très vite, je devins folle de lui, folle au point de lui demander de commettre l’irrémédiable : me créer à son image. Et il le fit… C’était il y a quatre-vingt-dix ans. La passion du SM ne m’a pas quittée avec l’immortalité. Mon donjon a toujours pignon sur rue. Ce ne sont pas les gorges de soumis qui manquent. Avec tous ces crétins qui se pressent devant ma porte, je pourrais encore m’abreuver à satiété pendant les siècles des siècles…

Quant à Théodore, j’ai fini par m’en lasser. Les vampires n’exercent de fascination que sur les mortelles, je l’ai éprouvé à mes dépens, une fois de l’autre côté du mur.

Un jour, j’ai malencontreusement oublié de le délivrer d’un confessionnal où je l’avais enfermé… On n’a retrouvé de lui qu’un amas de cendres…

 

 

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