Osez 20 histoires d’orgasmes inoubliables

Osez 20 histoires d’orgasmes inoubliables

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COLLECTIF

La MusardineOsez 20 histoires



256 pages


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Résumé

Qu’est-ce qui rend un orgasme inoubliable ? L’amant ou la maîtresse qui nous l’offre ? Les conditions dans lesquelles il survient ? L’état d’esprit dans lequel on est ? À moins qu’il ne s’agisse d’une histoire de magie des corps qui nous dépasse complètement et qu’on ne peut donc définir ? Comme vous le verrez dans ce recueil, chacun a sa propre explication. 20 histoires, 20 orgasmes d’anthologie tous très différents les uns des autres, mais qui ont malgré tout un point commun : ils ont marqué au fer rouge la mémoire de celles et ceux qui ont eu la chance de les vivre. Ils nous racontent comment c’est arrivé, dans un voyage qui vous conduira des coulisses d’une fête foraine au donjon d’un Maître expérimenté, en passant par un parc aquatique, une voiture garée en bord de route ou l’intimité d’un confessionnal… Avant de finir au septième de ciel !

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King Kong et la Petite Sirène – Rita

La voiture de devant n’en finit pas de freiner. La conductrice avec sa choucroute sur la tête semble collée à son volant. Sénile et bigleuse. Je n’ai qu’une envie, enfoncer mon pare-chocs dans le sien et appuyer sur l’accélérateur. Envie de lui rentrer dans le cul et de la pousser à 130 km/heure sur les routes sinueuses. Envie qu’on se tortille toutes les deux et qu’elle se mette à brailler. Envie de l’emmerder comme elle m’emmerde.

C’est pas le jour. Pas le jour d’avoir un escargot en guise d’escorte. Pas le jour de me chercher des noises. Journée de dingue au boulot avec des collègues décérébrés. Toujours sur ce même projet qui n’avance pas, lui non plus. De toute façon, on dirait qu’en ce moment rien ne bouge. Tout stagne. C’est désolant. Répugnant. Cette marée immobile me donne la nausée. Envie de houle, de vagues, de rebondissements, d’émotions. Envie de secouer tout ça. Comment ils font, les autres, pour supporter ce rythme gériatrique où il ne se passe rien du matin au soir. Peut-être qu’en fait, pour eux, il y a un truc après le boulot… Peut-être qu’ils ne se retrouvent pas comme moi devant leur télévision débile à manger des farfalles au pesto… Peut-être qu’ils ont une vie, mes décérébrés, après le bureau… De penser ça, ça m’énerve encore plus !

Il faut qu’elle bouge, l’autre devant, sinon je vais lui défoncer sa caisse, c’est sûr ! Oui, si ça se trouve, l’autre bigleux du troisième, celui qui détraque sans arrêt la photocopieuse et qui porte toujours ses immondes lunettes vertes, eh bien, peut-être que lui, il s’éclate quand il rentre chez lui. Avec sa femme énorme qui adore le branler avec ses seins ou avec son mecparce que ça fait un moment que je pense qu’il est homo, qui le pénètre passionnément entre deux mojitos. Ou peut-être même qu’il a un mec et une nana, rien que pour lui. Faut que j’arrête. Que j’arrête de penser à ça. Mais j’y peux rien. En ce moment, j’ai chaud et je ne pense qu’à ça. Au cul ! Envie de sexe. Je ne vois que les tétons sous les chemisiers, les verges sous les jeans, la salive à la commissure des lèvres, les doigts sur les mains. Tout m’excite. Et rien ne me libère. Ça monte, ça monte, mais rien ne jaillit. Je bouillonne. Ma frustration grandit. Et je n’en peux plus de cette vie de nonne.

La vieille devant me lâche enfin, elle vient de tourner à droite sans mettre son clignotant et me laisse seule avec le bitume. J’appuie sur la pédale, j’écoute le moteur vrombir, je sens la voiture qui accélère et mon corps qui se plaque contre le siège. C’est bon. Cette vitesse qui grise, cette carcasse qui vibre, mon cœur qui tape contre ma poitrine. C’est bon. Et je ne vais pas me passer de sensations comme celle-là. Il faut que je me reprenne en main. Et pour commencer, il faut que je me trouve un mec. Il faut que je prenne mon pied pour me reconnecter. Un mec… Faut que ce soit torride et efficace. Et simple aussi. Pas envie de lui faire la cour pendant des jours. Droit au but. Un mec…

L’autre bigleux ? Non, trop risqué… si ça se trouve, il caresse son caniche après le boulot, et en plus, pas moyen de tenter un truc avec un gars de l’entreprise.

Meetic ? Non, pas envie de chatter avec une quinzaine de frustrés avant de trouver le bon.

Un mec… Fred, mais oui, Fred ! Mon voisin du dessus ! Il est plutôt pas mal. Il est brun, j’adore les bruns. Grand, j’adore les grands. Et puis, il est cool. Et ça à l’air d’être un bon coup. Quand il a une fille chez lui, ça fait du bruit. Fred ! Nickel.

Sarah gare sa voiture, monte chez elle à toute vitesse. Elle balance son sac sur le canapé et se jette dans la salle de bains. Douche, épilation, maquillage. Dans la chambre, elle n’arrive pas à se décider entre l’ensemble noir avec le string et le rouge avec le tanga. Après plusieurs essayages, elle décide de se la jouer naturelle. Nue sous sa grande chemise décontractée. Il lui faut maintenant trouver un prétexte. Une excuse pour monter chez lui à poil sous sa chemisette.

Vite. Une idée vite ! J’ai chaud, j’ai envie, je suis affamée. Lui demander s’il a vu mon chat que je n’ai pas, non. Lui demander du sel à moitié dénudée, non. Une urgence. Il faut que ce soit une urgence… Le… La… L’évier. Une fuite. La douche, c’est mieux. Je vais faire sauter le robinet.

Sarah, complètement habitée, prend un marteau et démonte la douche en quelques secondes. L’eau se met à jaillir et la mouille intégralement. Trempée et satisfaite, Sarah sort en trombe de son appartement, court jusqu’au quatrième, frappe à la porte de Fred. Pas un bruit. Elle frappe à nouveau.

Putain ! C’est pas possible ! Il est pas là, ce con ! Et moi, je fais comment maintenant avec ma fuite ? Et avec mon corps qui bout, mes hormones en feu, mon envie de vibrer… Je fais comment ?

Sarah tambourine contre la porte et se met à hurler. Appelle à l’aide. Alerté par ses cris de détresse, le voisin d’en face sort de sa grotte. C’est un grand gaillard aux cheveux hirsutes. Avec un vieux jogging délavé et de grands yeux. De beaux yeux. Sarah, face au colosse, s’immobilise. Elle se tait, perturbée par cette irruption. L’imprévu la saisit. Elle observe le bonhomme et se demande ce qu’elle fait là, avec sa dégaine tee-shirt mouillé, dans un couloir mal éclairé, avec un mec sorti tout droit de Games of Thrones.

Je savais que ça allait mal tourner, cette histoire. Faut toujours que j’abuse. Que j’en fasse trop et après, je me retrouve dans de sales draps. J’ai pas l’air conne maintenant, à moitié nue devant King Kong. Il me fait flipper, le lascar. Je vais lui faire un grand sourire et redescendre. Discrètement. En même temps, je suis incapable de me servir d’un tournevis et j’ai ma fuite d’eau. Et merde ! Il va falloir que…

— Je peux vous aider ? demande King Kong.

— Oui, répond la Petite Sirène.

Dans la salle de bains, Sarah, calée contre le lavabo, regarde l’homme réparer la douche. Elle ne le regarde pas, elle le contemple. Fascinée par tant de douceur dans de si grandes mains, par tant de dextérité, de souplesse… L’ogre est d’une finesse déroutante, et Sarah sent son corps se remettre à vibrer. Il est accroupi, et elle peut deviner son cul moulé dans le coton. Un cul parfait. Rebondi. Il ne parle pas, il s’applique. Très consciencieux. Sarah aime ça, un molosse méticuleux. La réparation dure une quinzaine de minutes, pendant laquelle Sarah se laisse de nouveau happer par son obsession. Sa fringale revient. Grandit. Cet ours dans sa douche n’est sûrement pas le coup du siècle, mais il fera l’affaire. Elle a juste besoin d’un pénis, en fait.

Oui, c’est ça… Pas besoin de plus. J’ai juste besoin d’être pénétrée. De me sentir remplie. Il suffit qu’il me secoue, et je serai rassasiée. Au point où j’en suis, je ne vais pas jouer la difficile. Ce mec, c’est pas mon genre, c’est vrai, mais bon, il a une queue. Et puis son côté King Kong, ça me plaît pas mal, en fait. Et il a pas l’air si poilu que ça. En même temps, c’est viril, les poils. Et si c’est viril, ça m’excite. Et puis je sens que le…

— Vous avez une serpillière ?

— Une quoi ?

— Une serpillière pour éponger…

— Oui, oui… mais vous embêtez pas, je le ferai plus tard. C’est bon ?

— Oui, c’est bon. Mais j’ai quand même du mal à comprendre comment tout ça a pu sauter en même temps.

— Mystère.

— Je peux vous aider pour autre chose ?

— Oui.

— Pour ?

— Pour moi. Je vais être directe, ça ne sert à rien de tourner autour du pot. J’ai envie… Je… J’ai envie… Ben merde… Je…

— Vous avez envie de baiser avec moi.

— Oui. Voilà. C’est ça. Exactement ça !

— Asseyez-vous sur le tapis et remontez votre chemise.

— Pardon ?

— Asseyez-vous sur le tapis et remontez votre chemise.

Sarah reste bouche bée. Les paroles du colosse la piquent de toutes parts. Cette injonction est d’une sensualité inouïe. Sarah sent qu’elle dégouline et, complètement envoûtée par l’ordre divin, s’exécute.

L’homme s’agenouille face à elle. Il la regarde droit dans les yeux avec un aplomb et une maîtrise parfaits. Il y a aussi une grande douceur dans son regard, et c’est ce qui trouble le plus Sarah. Sans dire un mot de plus, King Kong pose ses mains de géant sur les genoux tremblants de la Petite Sirène à la chemise transparente. Il les caresse un instant puis, d’une poigne ferme, invite la demoiselle à écarter les jambes. Assise à même le sol, basculée légèrement en arrière, appuyée sur ses petits bras frêles et tendus, ses jambes pliées, pieds nus sur le carrelage froid, Sarah offre son entrejambe à l’ogre. Elle prend son temps. Savourant l’ouverture de ses cuisses, entraînant l’ouverture de sa vulve, découvrant ses grandes lèvres, ses petites lèvres, jusqu’à libérer son clitoris déjà en érection. L’homme reste à distance, observe. Cette femme à la peau blanche, aux tétons transperçant le tissu, à la fente sombre et brillante. Le sexe de sa voisine est large et noir. Comme il aime. Il prend le temps de le scruter. Son bouton palpitant. Son jus inondant déjà l’entrée de son vagin, coulant le long de sa fente jusqu’à son anus magnifique. Parfaitement dessiné. Lui aussi déjà bien excité. Dilaté.

Mis en appétit par la chatte vicieuse, le géant s’agenouille entre les jambes ouvertes. Il ne la touche toujours pas. Et Sarah, son visage si près de la queue, sent son désir monter avec force. Inconsciemment, elle se cambre, pousse des gémissements imperceptibles. Il se met à respirer fort. Il respire profondément l’odeur du sexe concupiscent. Il savoure son effluve poivré. Puis il expire. Fortement. Un souffle démesuré qui vient caresser la vulve trempée de la belle offerte.

Il ne m’a pas encore touchée. C’est dingue ! Il ne m’a pas encore touchée. Son regard sur mon cul. Son souffle entre mes jambes… C’est… Il est… Putain !

Le colosse vient de s’approcher, il farfouille de son nez le sexe humide de la femme alanguie. Il renifle comme une bête l’intimité de la demoiselle, dont les râles ont pris le pas sur les gémissements. Le plaisir est insoutenable. Cette tête qui s’agite entre ses cuisses. Cette bête qui rencontre la sienne. Un délice.

Envoûté par le parfum et par le goût de la Petite Sirène, King Kong se redresse un instant pour libérer sa verge de son pantalon. Sarah exulte à la vue de cette queue magnifique. Large, tendue, lisse. Elle n’a qu’une envie, la mettre dans sa bouche. Mais l’homme n’a pas besoin d’elle. De la main droite il empoigne son phallus, il se branle. De la main gauche il retourne entre les jambes de Sarah. Du pouce il lui titille le clitoris. Du majeur il pénètre le vagin. La demoiselle se cambre davantage, suffoque… La pénétration tant attendue est une délivrance, les sensations qui en découlent vont au-delà de ses espérances. C’est un raz-de-marée qui la submerge. Son corps se perd dans des températures extrêmes, il tremble, frissonne. Tous ses pores sont ouverts. Tout son épiderme est en érection. L’étreinte est volcanique.

King Kong se penche pour lécher la chatte haletante. Il le fait grossièrement. Il étale sa langue, laisse dégouliner sa salive, passe du cul au clitoris, du clitoris au cul, et ses manières animales conviennent parfaitement à la Petite Sirène. Jamais personne ne l’a léchée comme ça. Comme une bête. Les râles de la Petite Sirène deviennent grognements. Elle aussi se transforme en fauve. Tous les verrous sautent. Plus de filtre. De retenue. De limite.

— Vas-y, lèche-moi ! grogne Sarah qui ne reconnaît plus sa voix.

— Oui, je vois que t’aimes ça. T’es toute mouillée. Je vais continuer de te lécher et je vais mettre mes doigts. Partout. Parce que tes trous, ils m’appellent. Hein ? Dis-le-moi !

— Oui… Mets tes doigts…

— Où ?

— Dans ma chatte.

— Et puis…

— Dans mon cul.

— Oui, ma belle… À tes ordres. Je vais me faire un plaisir de mettre mes doigts dans ton petit cul. Je vais m’appliquer. Je vais te faire jouir. Tu dégoulines. C’est beau de voir comme tu dégoulines.

Sarah ne peut plus répondre. Les mots de l’ours, son timbre de voix, grave et rugueux, les images qu’il lui renvoie, tout ça lui coupe le souffle. Elle se sent complètement possédée par cette étreinte. Plus rien d’autre n’existe. Plus rien à dire. Juste se laisser emporter. Par la vague. Par le plaisir. Par la peau. Le toucher. La sueur. Le vice.

King Kong est en place. Accroupi, sa queue de géant tendue, mais patiente, il s’empare de l’entrecuisse de la belle languissante. Sa langue, plus subtile et précise, titille avec force son clitoris. L’index et le majeur de sa main gauche entrent dans le vagin sans retenue, tandis que l’index de sa main droite caresse l’auréole sombre de l’anus.

Sarah n’en finit pas de jouir, mais tente de se maîtriser pour profiter du plaisir inouï avant d’atteindre l’orgasme final.

— Ma belle… Le trou de ton cul vibre. Tu sens comme il se dilate ?

— Oui… halète Sarah.

— Tu aimes ça que je tourne autour ?

— Oui…

— Et t’aimerais que je le mette ce gros doigt dans ton petit cul ?

— Oui.

— Oui quoi ?

— Oui, mets ton gros doigt dans mon petit cul !

— Avec plaisir, ma belle. Je vais enfoncer tout doucement mon gros doigt dans ton tout petit trou.

Ces mots dilatent encore davantage l’anus de Sarah. King Kong crache dans la fente de la Petite Sirène et tourne encore quelques secondes autour de sa corolle anale. Puis il introduit doucement le bout de son doigt. Tout doucement. Sarah peut sentir parfaitement chaque centimètre de son index glisser en elle, et c’est un délice. Il commence de petits va-et-vient, et le plaisir grandit. Appelé par le cul gourmand, il met un deuxième doigt. Puis se remet à titiller le clitoris avec sa bouche. Il le lèche, le mordille, le suce, l’aspire. Il a toujours deux doigts dans le vagin. Sarah est complètement emportée. Elle sent chaque partie de son épiderme jouir. La jouissance n’en finit pas de monter. Tout se contracte. Se détend. Se contracte. Elle ne maîtrise plus rien. Ni son corps ni sa voix ni ses mots. Traversée de spasmes, elle grogne tout en criant des mots obscènes. Elle se cambre davantage, écarte encore les cuisses, pousse son pubis avec force vers le visage de l’homme, elle lui demande sa queue car elle veut le sucer, il ne bouge pas et, consciencieux, poursuit ses caresses, elle répète qu’elle veut le sucer et finit par mettre son pouce à elle dans sa bouche à elle afin de pouvoir sucer quelque chose. Submergée par le plaisir, elle commence à se mordre. Réceptif à la montée en puissance du plaisir de sa partenaire, l’homme ne lâche rien. Il s’applique avec sa langue et ses doigts pour que sa belle monte. Et monte encore.

Sarah atteint le sommet. Elle n’est que braise, spasme, luxure. Elle sent venir la contraction ultime. Savoure cette montée. Et, en une seconde, laisse jaillir l’orgasme. C’est une cascade. Un fourmillement intersidéral. Un flash fluorescent. Un cri assourdissant. Un souffle infini. Un plaisir extraterrestre. Ses os, ses tétons, son vagin, ses muscles, sa peau, son cœur, son clitoris, son cerveau, son anus, ses pieds, sa langue… tout est englouti par une vague démentielle. Et cette vague prend toute la place. Et cette vague s’infiltre. Et cette vague s’échappe par sa vulve. Le liquide chaud explose et se répand. Il inonde le visage de l’homme qui, satisfait, le reçoit dans sa bouche comme une récompense. Ce liquide est un trésor. Une éjaculation fantastique. La femme donne et l’homme boit. Puis la femme s’écroule. Immobile. Encore emportée par des spasmes.

Sarah, allongée sur le carrelage froid, arbore un sourire béat. Elle observe King Kong du coin de l’œil et se dit que cette fuite de douche était une belle idée. Une mise en scène propice à la naissance de la femme fontaine.

King Kong se redresse, vient embrasser la joue de la Petite Sirène et lui murmure de sa voix grave :

— La prochaine fois, tu n’es pas obligée de démonter ta salle de bains pour que je vienne te voir…

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