Pelotes d’Hellènes

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GUEZ Eric

BrigandineMedia 1000


interracialpolar



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Résumé

— Il faut que je sorte ! Il faut que je sorte !

L’air résolu, elle s’est levée et se dirige vers la porte comme un robot ; je l’empoigne par un bras.

— Maria, par pitié !

En poussant une clameur hystérique, elle me saute au visage ; ses ongles me déchirent la joue, je recule et m’effondre, entraînant dans ma chute une pile de caisses qui rebondissent sur le ciment avec un barouf d’enfer. Toujours hurlante, Maria s’élance dans l’escalier ; deux détonations résonnent entre les murs bétonnés, et le cri cesse dans un gargouillement écœurant. Rebondissant de marche en marche, le corps nu de la folle roule jusqu’au pied de l’escalier ; un coup d’œil me suffit pour comprendre que Maria Sardonia a définitivement réussi son évasion.

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II

Ma chambre n’est pas très grande, meublée d’une table, d’une chaise, et de lits jumeaux ; il y a une petite salle de bain et une fenêtre donnant sur la cour. C’est sinistre, mais propre.

Décrochant le combiné du téléphone intérieur, je m’enquiers des désirs de Maria. En manière de réponse, je reçois en pleine figure, à l’instant où je me retourne, le T-shirt qu’elle vient d’ôter… Ça, c’est du direct !

La jeune femme se caresse doucement les seins ; elle murmure sourdement.

– J’aurai sans doute soif… après.

Il est des moments comme ça, dans l’existence, où l’on se dit que la pièce montée doit abriter une bombe à neutrons, ou que le chèque envoyé par votre éditeur cache une vilenie ; mais on encaisse tout de même le chèque, et on bouffe le gâteau : advienne que pourra !

Je ne sais pas si c’est une technique héritée des grandes prêtresses ou de putes d’antan, mais elle me fait grosse impression, Maria ! D’abord, à poil, elle est vraiment belle ; digne des statues du musée d’Athènes, mais nettement moins froide. Sa peau est uniformément dorée, comme la croûte d’un pain dont elle a presque l’odeur ; sa bouche rouge est un gouffre de volupté fascinant ; ses lèvres humides et brûlantes m’aspirent tout ce que j’ai à aspirer, avec douceur et violence à la fois. Ses seins sont ronds et durs, avec des mamelons très bruns et des pointes érigées grosses comme des olives, que je suçote avidement. Une taille incroyable : des deux mains, j’en fais presque le tour ; des hanches rondes (j’en ai déjà parlé) et un ventre plat, musclé, se fondant dans l’estuaire des cuisses pleines en un triangle de toison drue, impeccablement géométrique, taillé comme un jardin à la française… et tout ça en mouvement, c’est carrément fantastique ; pour un peu, je croirais au bon Dieu, ou, plus sûrement encore, au Diable.

Sur le matelas dur et étroit, je vis des moments intenses, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bout de temps.

Maria – cela vient sans doute des pratiques ancestrales de ce beau pays – manifeste un net penchant pour la sodomie, si difficile à obtenir dans nos contrées où le trou du cul est plus sacralisé que l’hymen.

Décontraction ou habitude ? Je pénètre la porte étroite avec aisance, et c’est davantage l’idée que la sensation physique qui m’excite. Maria roule du bassin avec une science démoniaque ; ses muscles internes se relâchent et se resserrent en cadence, me traient comme on trait un pis de vache, et mon lait bien crémeux ne tarde pas à jaillir au plus profond de ses entrailles. Je m’effondre sur son dos moite, toujours bien planté entre ses fesses, la bouche dans sa nuque duvetée. Elle ramène ses bras en arrière et me caresse les flancs et les hanches du bout des ongles. Elle murmure des trucs dans la langue de Socrate en mordillant le drap blanc ; je n’y comprends évidemment rien mais, à l’intonation, il me semble que ça doit être cochon. Avant que son sphincter anal m’ait expulsé, une nouvelle fringale s’empare de moi, et, sans avoir quitté le canal doux et chaud, je m’offre (et offre à Maria) une nouvelle érection.

Elle me sent grossir en elle et crispe plus fort ses doigts dans le plus charnu de ma personne ; de petits gémissements lui échappent, elle ferme les yeux. Elle souffle, avec cet accent que je commence à adorer :

– Encore…

C’était bien mon intention.

Prenant appui sur les mains, lui laissant ainsi la liberté de son corps cloué en son centre par mon pal, je recommence un mouvement très lent de va-et-vient ; je sors presque entièrement d’elle, pour mieux m’y replonger ; Maria se cambre et tend vers moi ses lombes joufflus ; elle a ramené ses mains sous son ventre et se masturbe avec frénésie.

Je viens de prendre mon pied, et j’ai tout mon temps avant de récidiver ; je décide de varier un peu. La saisissant fermement par les hanches afin de n’être point chassé de ce nid paradisiaque, je bascule sur le dos, l’entraînant sur moi ; elle réagit avec souplesse et à-propos, se retrouve à genoux au-dessus de moi, les mains appuyées sur mes cuisses, m’offrant une délicieuse vision en contre-plongée de ses épaules rondes, de sa taille, de l’évasement de ses hanches auxquelles je m’agrippe, et de son derrière haut fendu qui engloutit et restitue la colonne luisante de ma verge.

C’est elle, dès lors, qui m’impose sa cadence ; ses cuisses enserrent les miennes ; elle trotte, elle galope ! Si elle pouvait, elle m’éperonnerait pour aller plus vite encore. Le lit craque, Maria râle, éperdue, je ne suis plus maître de la situation ; mes ongles impriment des sillons rouges dans la chair pleine de sa croupe, mes yeux se ferment malgré moi, un cri bref et rauque s’arrache de ma gorge sèche. Douloureusement, voluptueusement, j’expulse la liqueur qui monte dans mon ventre ; Maria la reçoit en hurlant carrément ; quelques violents soubresauts agitent son corps, puis elle s’écroule, comme brisée, désarticulée, en travers de mes jambes.

– Tu dois rester à Athènes ? demande Maria.

– Pas spécialement, je suis libre comme l’air.

Elle fume une « Karélia », ses beaux grands yeux bruns suivant pensivement les volutes bleues de la fumée.

– Emmène-moi à Kokari.

Je me dresse sur un coude. Elle est vraiment jolie.

– C’est où, ça ?

– À Samos, une île. Très belle, très loin. Presque en Turquie. Thalia y habite. Elle tient une pension pour touristes.

– Thalia ?…

– C’est ma mère.

Une bonne minute, elle reste silencieuse. Puis :

– Miklos la déteste, il m’empêche de la voir. Il y a au moins trois ans que je ne suis pas allée à Kokari… Trois ans que je n’ai pas vu ma vieille Thalia !

Son visage se crispe ; elle dit sourdement :

– Le monstre !

Inutile de lui demander qui est Miklos le Monstre… J’ai l’impression d’avoir pigé. Je dis :

– Quand tu veux… Où tu veux.

Elle se redresse brusquement, me fixe dans mes yeux.

– Je n’ai pas d’argent ; tu pourrais…

Je ne la laisse pas terminer sa phrase :

– J’en ai. Ne t’occupe pas de ça.

À la façon dont elle m’embrasse, je sens bien que je lui ai fait plaisir.

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