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Résumé

Audrey, jeune femme sage et quelque peu coincée, accepte un job de VRP. Au cours d’une tournée, une aventure d’un soir lui fait découvrir qu’elle possède entre les cuisses une inépuisable réserve de jouissances. Laissez-moi vous dire qu’elle va vite se « décoincer » ! De rencontre en rencontre, elle explorera avec une curiosité dévorante toutes les possibilités du sport en chambre. Amours saphiques, triolisme, échangisme et jeux de soumission deviendront pour elle de simples bagatelles… Il faut être moderne, non ? Et jouir avec son temps…

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CHAPITRE PREMIER

Faubert laissa Audrey devant chez elle.

— Dites à Pierre que je lui téléphone un de ces jours… et ne vous inquiétez pas, vous vous êtes débrouillée comme un chef !

Elle le remercia avec son habituel sourire réservé et lui adressa un petit signe de la main. Le 4 x 4 de Pierre était déjà au garage. Dès l’entrée, elle remarqua une paire de chaussures qui traînait, une pile de dossiers et sa veste noire posées n’importe comment sur la commode. Il n’avait visiblement pas tenu sa promesse de ranger soigneusement ses affaires pendant son absence. Elle n’y avait pas cru, mais maintenant ça allait se reproduire toutes les semaines. Il émergea de la cave.

— Alors ? Ça s’est bien passé ?

— Super ! Faubert a dit qu’il était content de moi et je commence lundi…

Il réussit à dissimuler sa déception. Il avait tellement espéré qu’elle n’obtiendrait pas ce job. Mais c’est elle qui l’avait exigé. Après cinq ans de mariage, elle n’en pouvait plus de rester à la maison sans rien faire d’autre que l’attendre et s’occuper de lui. Elle voulait travailler. L’ami d’un ami lui avait parlé de ce poste de représentant en produits pour chiens. Son mari avait tenté de la dissuader. Elle avait tenu bon.

— Tu repars avec lui ?

— Non, toute seule comme une grande ! Il a dit que je pouvais très bien prendre une tournée à mon compte dès maintenant.

Ça avait été le plus dur à lui faire accepter. Qu’elle soit absente toutes les semaines du lundi au vendredi, à se baguenauder sur les routes comme il disait, ne lui plaisait pas du tout. Mais c’était le quotidien d’un boulot de représentant. Il avait finalement consenti et il se montra tout de même beau joueur.

— On va fêter ça, j’ai mis du champagne au frigo…

Ils sirotèrent une coupe en parlant de son nouveau travail. Elle essayait de ne pas trop montrer son enthousiasme et lui sa contrariété. Durant ces quelques jours, elle avait fait une découverte.

En visitant des animaleries et des chenils avec son patron pour apprendre les rudiments du métier, ce n’était pas le côté technique qui avait retenu son attention. Il n’était pas bien difficile. Ses parents l’avaient élevée en compagnie de nombreux chats et chiens dont elle s’était toujours occupée avec intérêt.

Non, elle s’était surtout rendu compte que les clients, des hommes en majorité, ne la voyaient pas comme l’épouse de Pierre Sauval, qu’ils ne connaissaient d’ailleurs pas, mais comme une blonde aux yeux bleus, jeune, jolie et désirable. Ils ne s’étaient pas privés de le lui faire sentir. Elle avait vite perçu qu’elle éveillait leur désir. Quelques regards le lui avaient clairement signifié et certaines réflexions étaient sans ambiguïté.

C’était tout nouveau pour elle. Elle avait à peine vingt ans quand elle s’était mariée avec Pierre qui en avait vingt-huit. Son père était riche et bien connu à Saint-Vivien. Lui-même, outre le cabinet d’assurances familial qu’il venait de reprendre, s’occupait déjà du club de tennis et jouait régulièrement au golf.

Il était une personnalité dans la petite ville et l’avait présentée à ses amis et connaissances. Venant de l’extérieur, Audrey s’était naturellement coulée dans le moule qu’on lui proposait : celui de la jeune épouse du fils Sauval. Une femme réservée, presque timide, qui était profondément attachée à son mari et recherchait peu la compagnie. C’est ainsi qu’on la voyait.

Tout à coup, en sortant brutalement de ce milieu petit-bourgeois et figé, elle avait pris conscience qu’elle était séduisante. Et qu’on ne se gênait pas pour le lui faire savoir. Elle s’en doutait, mais ça avait tout de même été une découverte. Et une découverte d’autant plus troublante qu’elle avait pris du plaisir aux attentions qu’on lui portait et naturellement tenu sa partie dans ce jeu du marivaudage et de la séduction.

Il était évidemment hors de question qu’elle en parle à son mari.

Au bout d’un moment, toujours pour fêter son embauche, il lui proposa d’aller au restaurant. Elle comprit pourquoi un peu plus tard en voyant l’état de la cuisine. Il avait empilé la vaisselle sale dans l’évier et des emballages de plats surgelés s’entassaient à côté du micro-ondes.

En rentrant du restaurant, il se montra câlin. Elle était fatiguée et aurait préféré se reposer, mais elle pouvait difficilement lui refuser. Il avait de gros besoins sexuels. Sans qu’il l’ait clairement exprimé, c’était un des principaux motifs de son opposition à ce qu’elle s’en aille plusieurs jours par semaine.

D’un ton pressé, il lui dit à voix basse qu’il avait envie d’elle et qu’elle lui avait manqué. Elle répondit à son baiser. Il entreprit de la lutiner sur le canapé du salon, embrassant son cou et mordillant son oreille en caressant sa poitrine. Quand il déboutonna son pantalon et chercha à le lui enlever, elle l’entraîna vers leur chambre.

Là, il la déshabilla avec ce mélange de maladresse et d’hésitation auquel elle était habituée. Ils étaient mariés depuis cinq ans, mais il était encore capable d’être gauche en lui faisant l’amour. Ça l’attendrissait de moins en moins. Ses doigts la touchaient avec précaution, comme si elle était un objet fragile. Sous ses cils baissés, elle l’observait pendant qu’il se déshabillait à son tour, toujours après qu’il lui avait enlevé tous ses vêtements. C’était un rite immuable.

Il était beau. Plus beau que lorsqu’elle l’avait rencontré, elle était obligée d’en convenir. Une poitrine large et bombée, des hanches étroites et des cuisses musclées avec une peau lisse, légèrement hâlée. Le passage de la trentaine lui avait été bénéfique. Pourtant, elle ne ressentait plus ce léger pincement au cœur à le voir nu, même quand il était en érection comme maintenant. Cinq années avaient passé depuis leur mariage.

Elle était toujours contente de constater qu’il la désirait, elle aimait bien ses caresses et cette sorte de fièvre qui l’échauffait quand il la possédait, mais son plaisir physique n’allait guère au-delà. Sentir son sexe bouger dans son ventre lui apportait une satisfaction diffuse qui lui plaisait. Il la conduisait rarement jusqu’à l’orgasme car elle n’en éprouvait pas la nécessité.

Cependant, elle avait à cœur de le faire jouir, et spécialement aujourd’hui. Ils parlaient peu de sexe, mais avec le temps, elle avait appris ce qu’il préférait et elle savait comment s’y prendre pour le combler. Ses exigences d’ailleurs étaient assez simples. Il appréciait surtout la fellation et invariablement, après quelques minutes de cet exercice, il la baisait à grands coups de reins amples et mesurés qui l’ébranlaient de la tête aux pieds.

Elle emprisonna sa queue entre ses mains jointes et la lécha à petits coups de langue rapides en commençant par le bas de la hampe pour terminer au renflement du prépuce. Là, elle fit coulisser la peau jusqu’à ce que le gland apparaisse. Elle colla ses lèvres à sa base et y écrasa la pointe de sa langue qu’elle remua vivement. Pierre gémit comme il le faisait ordinairement. Ses reins se haussèrent légèrement, muscles des cuisses et du ventre bandés à craquer, doigts crispés dans ses cheveux. Audrey était toujours émue de provoquer ces réactions.

Alors elle goba la prune violacée et fit entrer le membre dans sa bouche le plus loin qu’elle pouvait. Puis elle le pompa d’un mouvement régulier. Il balbutia des encouragements en soufflant fort par le nez. Subitement, alors qu’elle croyait n’en être qu’au début de sa caresse, il se retira, lui plaqua les épaules sur le matelas et la pénétra d’une poussée impétueuse. Il n’était pas si emporté d’habitude et cette brusquerie inattendue raviva sa propre excitation. Elle s’abandonna.

Ballottée par ces coups de boutoir puissants et méthodiques, elle laissa monter son orgasme. La jouissance, un spasme bref et aigu comme une piqûre, la prit au dépourvu, mais il était lui-même au bout de sa course. Après quelques allées et venues précipitées, il s’abattit sur elle. Un grognement rauque et quelques soubresauts nerveux marquèrent la fin de l’opération. Elle flatta ses reins et ses fesses, un peu étonnée comme toujours par la violence des dernières convulsions et les mouvements désordonnés du corps qu’elle pressait entre ses bras.

Elle n’eut pas à attendre longtemps pour qu’il s’endorme. Dès qu’elle entendit son souffle réglé et légèrement sifflant, elle toucha ses seins et son ventre. Sa peau était encore chaude et sensible, le bout des seins réceptif aux caresses, le bas du ventre frémissant d’attente. Elle coula une main entre ses cuisses, écarta les lèvres de sa chatte et entreprit de masser le haut de sa fente en évitant le clitoris.

C’est une habitude qu’elle avait prise très tôt après son mariage. Quand elle s’était rendu compte que faire l’amour avec Pierre ne lui apportait pas la satisfaction qu’elle en escomptait. Elle patientait jusqu’à ce qu’il soit endormi, puis elle se masturbait en s’aidant, pour lubrifier son sexe, du sperme qui coulait d’elle. La pensée qu’il contribuait ainsi à sa jouissance sans le savoir lui procurait une satisfaction confuse, un peu perverse. Comme une vengeance bénigne qu’elle s’offrait à la suite de la médiocrité des orgasmes qu’il lui procurait.

Pierre était un amant ennuyeux et répétitif. Il faisait l’amour pour contenter un besoin physiologique et Audrey, peu expérimentée, en avait vite conclu que cette manière de procéder constituait la norme. Tout ce qu’elle avait pu lire sur l’extase charnelle et les éblouissements vertigineux des jouissances qui laissaient les femmes pâmées lui semblait fortement exagéré. Petit à petit, elle s’était accommodée de cette façon de faire, se bornant à une masturbation généralement rapide lorsque son mari était endormi. Même quand elle avait eu un orgasme avec lui, elle calmait sa fièvre par ce moyen.

Mais ce soir-là, elle ne parvint pas à jouir.

 

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