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Résumé

Le Japon, un point sur la carte que la narratrice découvre le jour où son mari est muté à Tokyo. Mais alors que ce dernier reste à la surface des choses, sa femme, elle, explore les tréfonds de la sexualité nippone jusqu’à s’y perdre. Ou peut-être que ce parcours est une libération, et que la femme dominatrice et perverse qui nous apparaît au fil des pages est la véritable Anita ?

 

C’est à Tokyo, où elle vit depuis des années, qu’Antoine Misseau, l’auteur de Tokyo Rhapsodie (La Musardine), a rencontré Anita Werther. A sa demande, elle a consenti à nous livrer une partie de ses carnets. On espère qu’elle renouvellera l’expérience, car le contenu est explosif !

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Chapitre premier – Tokyo

La première vision que j’ai eue du Japon, ça a été l’aéroport de Narita et la longue file d’attente du contrôle à l’immigration. Je ne parlais pas un mot de japonais et je suivais pas à pas mon mari, très à l’aise dans cet environnement. Il venait d’être nommé à la direction financière de la Yotsubishi et se sentait investi d’une mission planétaire. Je l’observais avec un peu d’inquiétude. Déjà son regard glissait sur les formes sveltes des Japonaises autour de nous, pouponnées comme si elles sortaient de chez le coiffeur alors que, pour moi, les douze heures d’avion avaient été un désastre.

De temps en temps, les yeux de Jean-Christophe revenaient sur moi, sur mes seins ou mes cheveux blonds, mais, très vite, une nouvelle fille aimantait son regard. Cela m’a blessée : nous vivions ensemble depuis plusieurs années et notre couple avait traversé plusieurs passages difficiles mais jamais je n’avais senti une telle douleur à le voir regarder les autres. Notre tour de présenter notre passeport est arrivé et nous avons enfin quitté la file.

La tête lourde de fatigue, mon mari et moi avons été accostés par la fille que la compagnie avait envoyée nous accueillir. Elle s’est chargée de nos valises et nous a conduits à Tokyo. Notre appartement, qu’elle appelait « mansion », était situé dans un quartier de gratte-ciel à l’ouest de la capitale. Elle nous a montré les pièces encore vides : nos meubles, nous a-t-elle expliqué dans un français hésitant, devaient arriver très vite. Elle nous a laissés là, au milieu de cet espace vide aux murs blancs.

Je suis allée à la fenêtre regarder les tours qui s’allumaient une à une. Jean-Christophe a éteint la lumière et s’est approché de moi. Il a soulevé mes cheveux pour m’embrasser dans le cou en me chuchotant « Ce sont les tours de Roppongi Hills, bienvenue à Tokyo ». Il m’a mordillé le lobe de l’oreille pendant que ses mains sont descendues le long de ma taille, mes hanches, mes cuisses. Je me suis laissé enivrer. Quand il a relevé ma jupe, le nylon de mes collants a fait un bruit qui m’a électrisée jusqu’au bout des seins. Nous étions au Japon et l’homme pour qui j’avais tout quitté était sur le point de me faire l’amour.

Je me suis retournée pour l’embrasser, mais il m’a fait signe que non. Je me suis donc remise face à la baie vitrée pendant qu’il baissait mes collants et ma culotte. Jean-Christophe s’était agenouillé et, pour lui plaire, j’ai écarté les jambes. Je connaissais ses goûts exhibitionnistes. Il nous était arrivé de faire l’amour dans des parcs, sur la plage, ou bien fenêtres ouvertes dans un hôtel. A chaque fois, il m’excitait de ses caresses au point de me faire oublier la peur d’être vue. Ce soir-là, il l’a fait avec sa langue.

Je me suis cabrée au contact de ses lèvres sur mon sexe. J’avais passé douze heures dans un avion et sans même me laisser le temps de prendre une douche voilà Jean-Christophe qui me léchait ! Comme la toute première fois, j’ai eu peur qu’il ne soit rebuté par mon odeur, par les poils bruns de mon pubis, par la laideur. Et comme la première fois, Jean-Christophe a tout balayé dans une vague de plaisir.

Il a suçoté d’abord les lèvres de ma chatte en donnant des petits coups de langue pour les séparer. Quand ça a été fait, il a lapé un moment le sillon rouge, tout en me tenant des deux mains juste au-dessous des fesses. Dans le reflet de la vitre, je le voyais à mes pieds, dans la posture de l’adorateur demandant les bienfaits du ciel. Je me suis mordu les lèvres pour ne pas crier quand il a trouvé mon clitoris.

Tout en m’excitant de la langue, il me caressait du pouce le petit carré de peau entre le bas du con et le trou du cul. C’est là qu’il débusquait mon plaisir avec la patience d’un braconnier. Il m’a lâchée un instant et j’ai entendu le glissement de sa braguette. Il m’a pénétrée d’un coup, comme ça, collé à mon dos. J’aimais être emplie par lui et ce soir-là, face aux tours, ça a été particulièrement bon. Dans cet appartement vide, chaque halètement, chaque grognement prenait un volume particulier. La ville s’étendait à nos pieds et, pourtant, nous nous sentions absolument seuls.

J’ai posé les mains à plat sur la vitre et je me suis cambrée pour lui permettre d’aller plus loin en moi. Il a accéléré. Les coups sont devenus plus secs, plus profonds. J’ai joui, face à la ville, avec le sentiment que Tokyo allait être la scène de bien d’autres orgasmes. J’étais pourtant bien loin d’imaginer ce qui allait réellement se passer.

 

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