POUR MONTER SUR LES PLANCHES J’ETAIS PRETE A TOUT

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S Juliette

Confessions érotiquesMedia 1000


domination F/Flesbienpremière fois



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Résumé

La déchéance sexuelle, l’irrésistible descente dans l’enfer du vice d’une naïve provinciale venue à Paris pour faire du théâtre… Sa liaison avec une dominatrice, ses rencontres d’un jour… Une confession particulièrement impudique… Pendant des années, Juliette S., a été une de nos plus piquantes hardeuses… Vous seriez surpris si je vous disais son nom !

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J’aimais les odeurs, les contacts, les câlins, la caresse du vent, des herbes et du soleil sur ma peau nue. J’aimais tout ce qui procure du plaisir et du bien-être au corps. Ces dispositions, loin de les combattre, je les ai cultivées. C’est ce qui m’a perdue.

Je me souviens fort bien d’un de mes premiers émois sensuels. C’était en Bretagne, et mon oncle Georges m’avait emmenée faire une promenade à cheval dans la lande bretonne. J’avais très peur car l’étalon de l’oncle Georges était immense et plein de feu. Il piaffait comme un diable dans la cour et faisait mine de se cabrer. Mais en dépit de ma terreur, la bête m’attirait tant elle me semblait puissante.

L’oncle Georges m’avait hissée sur la selle et m’avait installée à califourchon entre ses jambes. Il me tenait fermement par la taille pour éviter que je tombe. Puis nous sommes partis. D’abord, nous n’avons fait que du pas. Mais le cheval était fougueux et mon oncle, pourtant excellent cavalier, avait du mal à le retenir. Aussi, après s’être assuré que je me tenais bien, il l’a lancé au galop.

Le vent me fouettait le visage, la vitesse me donnait le tournis ; je me suis mise à crier de peur et d’excitation. Mais bientôt, au milieu de toutes ces sensations confuses, j’ai senti un plaisir nouveau. Il faut dire que cette allure m’avait contrainte à rejeter mon buste contre le torse de mon oncle et que, dans cette position, mon ventre était placé très en avant sur la selle ; si bien que ma chatte se trouvait tout contre le pommeau.

Mes reins suivaient la cadence du cheval et mon pubis s’est mis à frotter, suivant un rythme régulier, contre le promontoire en cuir. Cela me faisait mal, mais j’ai vite découvert les agréments de cette position et j’ai senti des fourmillements délicieux me chatouiller le ventre. J’étais jeune, je ne savais que peu de chose du plaisir qui m’envahissait, je savais seulement qu’il dépassait tout ce que j’avais connu jusqu’alors. J’aurais aimé que cette promenade dure toujours.

La présence de mon oncle ajoutait à mon ravissement. En effet, pour plus de sûreté, il avait resserré son étreinte. La chaleur de sa main enveloppant ma taille, jointe à l’odeur de sa sueur et à celle du cheval me donnaient comme un vertige.

Je n’étais sans doute pas la seule à éprouver ces émotions. Je me suis aperçue qu’il y avait, dans le bas de mon dos, une bosse rigide contre laquelle je butais chaque fois que les mouvements du cheval me rejetaient vers l’arrière. Cela m’excitait beaucoup. Pour tenter d’accentuer mes sensations, je frottais alternativement mon sexe et mes fesses contre le pommeau et la bosse et je remuais les reins. Mais oncle Georges a brusquement arrêté son cheval pour mettre pied à terre sans mot dire. Sur le moment, je n’ai pas compris pourquoi. J’ai cru qu’il était fâché contre moi, mais j’étais incapable d’en trouver la raison. Pauvre oncle Georges ! Dire qu’il a terminé la promenade à pied !

En rentrant à la maison, j’avais un mal de fesses épouvantable. Ma chatte, très irritée par les chocs répétés, était en feu et j’éprouvais le besoin de la frotter à tout instant pour calmer la douleur. Et puis, j’aurais bien aimé retrouver les sensations si fortes que je venais de découvrir. Mais maman m’a grondée si fort que j’ai compris qu’une petite fille de bonne famille se devait d’ignorer cette partie de son anatomie. Elle est même allée jusqu’à me menacer des portes de l’enfer si je me laissais aller à de semblables gestes.

Ainsi, le même jour, j’ai eu la révélation des plaisirs ineffables du sexe et de la honte qu’il y a à s’y livrer. Cette première expérience, quoique très innocente, a marqué le reste de ma vie et la volupté reste, pour moi, toujours liée à l’interdit. La réaction de ma mère m’avait dissuadée d’explorer plus avant les découvertes que j’avais faites lors de ma promenade équestre. C’est plus tard que j’ai eu le loisir de goûter à nouveau la terrifiante volupté de la chair. Mais n’anticipons pas…

J’avais seize ans lorsque mes parents sont morts dans un stupide accident de la route. Pour moi, ce fut un coup de tonnerre. J’étais une fille gaie et pleine d’entrain, je suis devenue une adolescente taciturne et morose. Je n’avais qu’une sœur, Rosalyne. Elle a tenté, tant bien que mal, de remplacer nos parents disparus. Malgré sa gentillesse à mon égard, je me sentais très seule. À vrai dire, elle avait peu de temps à me consacrer car elle fréquentait à l’époque un jeune homme, assez beau parleur, qui possédait un petit garage à quelques kilomètres de chez nous. Au bout d’un an, ils se sont mariés et je suis allée vivre avec eux.

Je sentais bien que Michel ne m’aimait pas beaucoup et qu’il aurait préféré rester seul avec sa femme. Il ne m’a jamais fait comprendre que j’étais de trop, mais je me rendais compte, à mille petits détails, que je le gênais. Plusieurs fois, en rentrant inopinément dans la cuisine ou le séjour, je l’ai surpris en train de caresser ou d’embrasser ma sœur. Chaque fois, il me lançait des regards furieux. D’ailleurs, s’il ne m’aimait pas, je le lui rendais bien. J’affectais avec lui une indifférence à peine polie. Je le méprisais même un peu, tant il semblait porté sur les choses du sexe. La journée, c’était un homme assez exubérant mais plutôt ordinaire. La nuit, il révélait sa vraie nature.

Je dormais dans une chambre contiguë à la leur. Les cloisons étaient très minces et j’entendais tout leur remue-ménage. Aux grincements du lit se mêlaient les halètements et les râles de l’amour. Michel manifestait bruyamment son plaisir. Je l’entendais insulter sa femme, la traitant de
« salope », menaçant de la « sauter comme une garce ». Je ne supportais plus ces bruits obscènes qui me tenaient éveillée une bonne partie de la nuit. En même temps, j’espérais les entendre car ils me maintenaient dans une sorte d’émoi sensuel qui finissait par m’obséder. J’essayais d’imaginer ce qui se passait dans la chambre à côté. J’aurais aimé que les cloisons soient transparentes pour pouvoir observer le spectacle de leur accouplement. J’aurais voulu, une fois au moins, prendre la place de ma sœur dans le lit conjugal. Dès que je rentrais du lycée, j’attendais et je redoutais le moment d’aller me coucher.

Heureusement, c’est à cette époque que j’ai découvert le théâtre. L’école que je fréquentais possédait une troupe dont je faisais partie. Tous les soirs, après les cours, nous répétions des pièces du répertoire classique et nous donnions des représentations, une fois par trimestre. J’étais, paraît-il, très douée. Mon professeur prétendait qu’avec mon physique et mon talent, je pouvais envisager une carrière sur les planches, à condition de travailler beaucoup. Je me suis donc mise à travailler d’arrache-pied et ma passion pour le théâtre m’a aidée à supporter la vie que je menais chez ma sœur et mon beau-frère.

Puis Rosalyne est tombée enceinte. Les cris ont cessé et j’ai été plus tranquille. Un soir, elle est partie pour la clinique car le bébé s’annonçait. Ce soir-là, je m’étais couchée de bonne heure car, outre mes cours, mes répétitions et mes devoirs de classe, j’avais dû m’occuper du repas de Michel. Je me suis endormie très vite car j’étais épuisée.

J’ai été réveillée en sursaut au milieu de la nuit. Tout était noir. Pourtant, je devinais une présence. Haletante, j’ai retenu mon souffle et j’ai très nettement entendu le bruit d’une respiration. J’ai voulu crier, mais mon cri m’est resté dans la gorge. Une main s’est posée tout doucement sur ma poitrine, effleurant mes seins. Je me suis mise à hurler, comme si ce léger contact m’avait rendu la voix. Une main s’est plaquée sur ma bouche, étouffant mes cris. En même temps, j’ai entendu une voix murmurer :

— Chut, tais-toi… N’aie pas peur, c’est moi.

C’était Michel. Il a laissé un moment sa main contre mes lèvres, tandis que l’autre s’activait sur mes seins. Il les prenait, les massait sous sa paume large et chaude, et en pinçait délicatement les bouts. Parfois il les embrassait et je sentais son haleine tiède courir sur ma poitrine. Très vite, une sensation voluptueuse m’a envahie. Je n’avais plus envie de protester et malgré la répugnance que m’inspirait mon beau-frère, j’ai pris plaisir à ses caresses.
Ce plaisir, ajouté à l’angoisse que je venais d’avoir, m’avait mise en sueur. Mon corps était secoué de frémissements. De fines gouttelettes perlaient sur ma gorge et sur mon ventre.

Michel les a léchées à petits coups de langue qui faisaient naître en moi des frissons. Maintenant je n’avais plus envie de me débattre et je me prêtais docilement à son désir. Dès qu’il a compris que je ne crierais plus, il a libéré ma bouche. Tout en continuant à peloter mes seins, il a glissé un doigt entre mes cuisses. C’est en le sentant aller et venir si facilement entre mes petites lèvres que j’ai su à quel point j’étais mouillée.

J’étais très naïve alors, et l’idée qu’il trouve ma fente aussi gluante me faisait un peu honte. Je n’étais pas sûre que ça lui fasse plaisir. Mais comme il explorait tous les recoins de ma vulve sans paraître gêné par cet afflux de sécrétions, j’ai cessé d’y penser. Je soupirais de plus en plus fort. Mes reins se soulevaient malgré moi pour guider ses caresses et en exiger d’autres. Il a enfoui sa tête entre mes cuisses et sa langue s’est enfoncée en moi.

Je me suis mise à trembler. Son nez fourrageait dans mes poils, humant mes odeurs. Il me léchait avec des petits bruits de succion qui m’excitaient et en même temps me paraissaient sales. Chaque fois qu’il sentait les spasmes de mon sexe, il ralentissait son rythme, me maintenant ainsi au bord de l’extase sans me permettre de m’y abandonner. Puis ses mains ont écarté mes fesses, un doigt a cherché l’entrée de mon cul. Je me suis contractée. Il s’est mouillé à ma vulve, est revenu fouiller mon anus, tournant obstinément autour de l’anneau serré, tentant parfois une percée, s’immobilisant chaque fois que je me rétractais.

Puis il a paru abandonner. Des deux mains, il m’a forcée à soulever un peu le bassin. Sa langue pointue a glissé le long de mon périnée pour remplacer son doigt dans le trou de mon cul. J’étais plus docile sous sa langue, et je me suis laissée aller.

Quand il n’a plus senti de résistance, il a envahi mon cul sans prévenir, le forçant de deux doigts. Dans le même temps, sa bouche englobait toute ma vulve, mordant doucement les grandes lèvres, les pressant l’une contre l’autre, enserrant entre elles mon clitoris gonflé. Sa langue pointait rythmiquement entre les chairs trempées, titillant mon petit bouton. C’était trop. J’ai eu un sursaut violent et tout d’un coup j’ai été submergée par l’orgasme. Je suis retombée sur le lit en désordre, haletante, jouissant avec l’impression de me noyer. Profitant de ce que j’étais allongée, la bouche ouverte, Michel a introduit sa queue entre mes lèvres. Docilement, j’ai passé ma langue sur le gland tendu. Il a pris mes mains, les a refermées à la racine de sa verge, me forçant à malaxer ses couilles gonflées. Je me laissais faire comme dans un rêve. Laissant le bout de sa bite enfoncée dans ma bouche, il s’est branlé rapidement. Il grognait et haletait. De temps en temps, il poussait le bassin en avant et ses poils crissaient contre mes lèvres tandis que son gland heurtait le fond de ma gorge, m’arrachant des spasmes.

Brusquement il s’est raidi, sa queue a tressailli et j’ai reçu sur la langue des jets de sperme brûlant. J’ai avalé sans réfléchir. C’était âcre. Longtemps après, j’ai eu encore dans la bouche le goût de son foutre.

Michel est parti sans mot dire, me laissant seule dans ma chambre où j’ai passé une nuit agitée. J’étais en proie aux sentiments les plus contradictoires. Je venais de découvrir un plaisir d’une intensité rare, j’avais atteint ce qui me semblait être le cœur et le mystère de la vie. Mais je n’oubliais pas que l’homme qui m’avait initiée au voyage était également mon beau-frère, et cette idée m’épouvantait au moins autant que me ravissait la découverte du plaisir. Tandis que ma sœur souffrait à l’hôpital, en proie aux douleurs de l’enfantement, j’en profitais pour lui voler une part de son bonheur.

Ces sentiments confus m’agitèrent toute la nuit et une bonne partie de la journée qui suivit. J’étais si troublée que, pour la première fois, la répétition théâtrale fut un échec. Il m’était impossible de me concentrer sur mon personnage, j’avais oublié mon texte, mes jeux de scène… Jamais je n’avais été si mauvaise… À vrai dire, je redoutais de me retrouver seule avec mon beau-frère. Après ce qui s’était passé entre nous, qu’aurais-je pu lui dire ? C’est pourquoi je tentais de repousser autant que je le pouvais le moment de le revoir.

À mon grand soulagement, Michel s’est montré avec moi comme à l’ordinaire. Il n’a fait aucune allusion à ce qui s’était passé la veille et j’ai fini par croire que seuls ces deux mois d’abstinence l’avaient poussé à venir dans ma chambre. Il était doué d’un fort tempérament. Je le savais assez, moi qui l’avais entendu faire l’amour, nuit après nuit. Or, les derniers temps, la grossesse de ma sœur l’avait empêché d’exercer ses droits conjugaux. Sans doute n’avait-il pas supporté davantage sa chasteté forcée. C’est, du moins, la conclusion à laquelle je suis arrivée en voyant l’indifférence avec laquelle il m’a accueillie à mon retour du lycée. Cette désinvolture a grandement facilité mes rapports avec lui, mais en même temps, elle m’a vexée car j’y ai vu du dédain. La nature humaine est une chose si étrange !

Quoi qu’il en soit, j’étais bien décidée à refuser désormais toutes ses avances. Forte de mes résolutions, je me suis mise au lit sans tirer le verrou de ma chambre. À vrai dire, j’espérais que Michel viendrait me rejoindre. Cela me donnerait l’occasion de lui dire non en face et je ne voulais pas me priver de cette satisfaction d’amour-propre qui me vengerait de son dédain.

La chair est faible, hélas ! Dès que j’ai entendu la porte de ma chambre s’ouvrir tout doucement, mon cœur s’est mis à battre et j’ai su que je n’aurais pas le courage de renvoyer Michel. En un clin d’œil, j’ai oublié tous mes scrupules. La seule chose importante à mes yeux était qu’il soit là.

Quoique toujours vierge, j’étais désormais moins novice ; et le sentiment trouble qui m’avait habitée pendant la journée et qui continuait de m’habiter donnait à mes réactions un caractère plus piquant. Aussi, cette fois-là, j’ai pris l’initiative. Ce ne fut pas un geste calculé, ce fut plutôt un mouvement instinctif très violent.

Dès que je l’ai senti penché sur moi, j’ai passé mes bras autour de ses hanches et je l’ai attiré vers ma bouche prête à le recevoir. Son gland avait une odeur troublante et sauvage, une odeur dans laquelle j’avais envie de me noyer. Sa queue était dure et lisse comme un morceau de bois poli. Elle semblait vivante et tressaillait sous ma langue comme un animal prisonnier. J’aimais particulièrement passer ma langue juste sous le gland, là où la peau est granuleuse.

J’aurais voulu être active, prendre mon temps, et que son plaisir lui vienne de moi, mais il ne l’entendait pas comme ça. Il m’a saisi la tête à deux mains et s’est enfoncé dans ma gorge, si loin que j’avais du mal à respirer. Je me suis débattue mais il m’a maintenue ; le nez dans la toison de son pubis, et il a repris son mouvement de piston, aplatissant ma langue chaque fois de toute la largeur de sa hampe, et cognant du bout de la queue à l’entrée de ma gorge. Parfois il allait de côté, entre mes dents, et butait contre les parois internes de mes joues, ou bien il glissait sous ma langue et meurtrissait le filet fragile à coups de boutoir. Ses couilles gonflées battaient contre mon menton. J’avais l’impression d’un viol. À un moment, se sentant au bord de l’éjaculation et cherchant à la retarder, il est sorti de ma bouche et s’est mis à rouler sa pine mouillée contre mon visage, cognant contre mes paupières closes, contre mes narines. J’ai ouvert la bouche pour engloutir ses testicules, mais il s’y était pris trop tard, il n’a pas pu s’empêcher de gicler. Dès le premier jet, il a enfoncé très loin dans ma gorge sa queue palpitante et a fini de se déverser sur ma langue. J’étouffais sous l’abondance du liquide tiède. La consistance visqueuse me surprenait, mais j’ai continué à lécher la peau du gland, tendue à craquer. Je l’ai pompé jusqu’à ce qu’il se vide complètement. Pendant tout ce temps, il n’avait pas cessé de me tenir la tête.

Il ne m’a lâchée que lorsque les derniers sursauts de sa verge se sont apaisés.

J’avais conscience beaucoup plus que la veille d’avoir su faire jouir un homme et cela me rendait heureuse. Mais j’étais trop excitée pour mettre un terme à nos occupations. Mon corps était parcouru de frissons et je tremblais dans l’attente des caresses que j’avais reçues la nuit précédente. Mais Michel semblait las de nos jeux ; il a quitté ma chambre, après m’avoir embrassée sur le front pour me souhaiter bonne nuit.

Ce baiser si fraternel et si fade, ce départ si soudain, m’ont laissée à la fois stupéfaite et furieuse, mais je n’ai pas osé protester. Pour l’instant, Michel restait maître du jeu. Je l’ai donc laissé partir sans un mot. Mais une fois seule, j’ai pu laisser libre cours à mon ressentiment. Bien qu’inexpérimentée, je comprenais qu’il n’était qu’un égoïste. Un autre que lui ne m’aurait pas laissée insatisfaite.

Je me suis mise au lit, la rage au ventre, trop énervée pour pouvoir trouver l’apaisement dans le sommeil. J’ai tiré le verrou de ma porte, pour le cas où cette espèce de mufle aurait l’idée de revenir. Je jubilais d’avance en me disant qu’il trouverait porte close. Mais j’ai fini par m’endormir, épuisée, au petit matin, sans qu’il ait réapparu.

Le soir suivant, je n’avais pas décoléré. J’en voulais toujours à Michel du mépris qu’il m’avait témoigné. Aussi, dès que je suis arrivée à la maison, je suis montée directement dans ma chambre et je m’y suis enfermée, sans adresser la parole à mon beau-frère et sans préparer le dîner.

Vers huit heures du soir, le téléphone a sonné. C’était le docteur Saubier. Il nous annonçait que Rosalyne venait de mettre au monde un splendide bébé pesant plus de huit livres. De ma chambre, j’ai entendu l’explosion de joie de l’heureux papa. Désireux sans doute de partager son bonheur avec quelqu’un, il est venu tambouriner à ma porte en hurlant :

— Juliette, c’est un garçon ! Tu te rends compte, un garçon, Juliette, un garçon !

Comme je ne disais rien, il a repris plus calmement :

— Allez, Juliette, ne fais pas l’idiote… Ouvre-moi… Tu vas me gâcher mon plaisir. Ouvre-moi qu’on puisse fêter ça, tous les deux. Un garçon, ça se fête, bon Dieu !

Il est des circonstances devant lesquelles on doit savoir faire taire sa colère. J’ai ouvert ma porte. Une bouteille de champagne à la main, Michel resplendissait de fierté. Il m’est littéralement tombé dans les bras, il riait et pleurait à la fois. Il était si ému qu’il en bégayait presque. Son bonheur était si contagieux que je me suis laissé attendrir et que j’ai vite oublié mes griefs. Nous avons dansé, nous avons trinqué ensemble et lorsque la bouteille a été vide, Michel en a débouché une autre.

Le vin de Champagne a la réputation de tourner les têtes. On dit même qu’il est aphrodisiaque. Ce soir-là, je l’ai appris à mes dépens.

La danse dans laquelle Michel m’avait entraînée m’avait donné le tournis, l’alcool a achevé de me faire perdre la raison.

Il faisait très lourd, ce soir-là. Une chaleur poisseuse s’était abattue sur la ville, rendant tout vêtement pénible à supporter. En arrivant à la maison, j’avais enfilé une gandoura blanche en coton très léger. Elle était largement fendue sur les cuisses et profondément échancrée afin que l’air puisse circuler aisément. Dessous, j’étais entièrement nue. C’est dans cette tenue que j’avais accueilli Michel. Pour sa part, il portait le caleçon de soie que ma sœur venait de lui offrir. Et rien d’autre.

Quand Michel m’a prise dans ses bras pour me faire danser, j’ai senti, au travers de ces tissus légers, la bosse dure de son sexe frotter contre mon ventre. Il me tenait par la taille et ce contact faisait naître en moi des frissons électriques. Ses mains posées sur ma peau presque nue me troublaient ; il suffisait qu’elles m’effleurent pour que mon cœur batte plus fort. J’aurais voulu pouvoir m’abandonner en ne pensant qu’au plaisir que j’éprouvais.

Après avoir bu la première coupe de champagne, nos yeux se sont mis à briller ; et lorsque nous nous sommes levés pour danser à nouveau, nous n’étions plus les mêmes. Chacun de nous pressentait ce qui allait se passer, chacun attendait de l’autre un signe, un acquiescement…

Mon expérience de la veille m’avait trop cruellement instruite pour que je me risque à prendre l’initiative. De son côté, Michel, d’habitude si prompt à faire les premiers gestes, semblait saisi d’une timidité singulière.

À cette époque, j’étais encore vierge. Ceci explique peut-être cela. En effet, beaucoup d’hommes, je l’ai compris plus tard, éprouvent, face à la virginité, de l’attirance en même temps que de l’appréhension. Le rôle d’initiateur leur semble difficile à assumer. Peut-être ont-ils peur de nous faire mal, peut-être pensent-ils aussi que notre épanouissement sexuel est tout entier suspendu à ce moment. Mais en même temps, ils sont fiers d’imprimer leur empreinte sur une chair vierge de toute marque.

Ce mélange de fierté et de crainte les rend soit trop braves (et dans ce cas, ils agissent un peu comme des brutes), soit trop modestes (et la peur d’être maladroit les paralyse). Heureusement pour moi, Michel appartenait à la seconde catégorie.
Il s’est passé un long moment avant qu’il ne se décide à faire le geste que nous attendions tous deux. J’ai ainsi eu tout le temps nécessaire pour sentir monter en moi le désir au fur et à mesure que mon appréhension disparaissait.

Comme je l’ai dit, nous avions beaucoup bu, l’alcool nous rendait euphoriques. Une sorte de chaleur faite d’attente sensuelle et de désir diffus m’engourdissait. Je n’étais réceptive qu’aux frôlements de nos corps enlacés par la danse et je me suis abandonnée sans réserve dans les bras de Michel, en m’arrangeant pour me frotter contre la boule dure au bas de son ventre.

Cela a duré longtemps. Nous ne nous parlions plus, nous ne nous regardions plus, nous étions seulement attentifs au trouble que nous sentions monter…

Au milieu d’une valse, ma gandoura a glissé sur mes épaules, découvrant l’un de mes seins. Michel l’a fait tomber jusqu’au sol. Ses lèvres sont venues écraser les miennes, sa langue m’a pénétrée et a remué dans ma bouche, très doucement d’abord, puis de plus en plus vite. La volupté de ce baiser m’a fait vaciller vers l’arrière ; il en a profité pour me chavirer sur le lit et s’étendre sur moi. Son poids me suffoquait, mais j’aimais cette sensation d’étouffement, j’aimais sentir cette puissance me soumettre. Je ne songeais pas à lutter. Il a couvert mon corps de baisers, s’attardant sur mes seins qu’il mordillait sans relâche, les faisant durcir sous ses morsures. Ma poitrine l’excitait à un point incroyable. C’était la première fois qu’il la voyait. Jusqu’à présent, nous nous étions aimés dans le noir. Tout en suçant mes mamelons, il me soufflait son haleine brûlante. Je me sentais devenir, moi aussi, toute chaude et toute molle. J’ai fermé les yeux pour mieux jouir de ses caresses. Sa main s’est abattue sur mes cuisses et les a écartées. J’ai senti ma chatte s’entrouvrir. Il l’a contemplée longuement. J’étais sur le dos, les genoux remontés sur la poitrine, offrant ma fente jusqu’à la raie de mes fesses. Ses doigts ont séparé les replis de ma vulve humide, se sont glissés entre mes petites lèvres, les caressant depuis le clitoris jusqu’à l’entrée du vagin. Un élancement de plaisir m’a fait sursauter. Son doigt s’est fait plus léger.
Il a effleuré mon petit bouton par pressions circulaires qui m’ont fait trembler. Il a tenté de s’insinuer dans mon orifice et j’ai serré les cuisses, l’emprisonnant entre mes lèvres où il s’est mis à tourner comme s’il voulait me visser le ventre. Il ne me faisait pas vraiment mal parce que j’étais trempée.

Tout à coup, il a changé de position et s’est installé de façon à amener son sexe au-dessus de mon visage. Le gland cognait contre ma joue, un fil liquide pendait hors du méat, me mouillant les lèvres. J’ai ouvert instinctivement la bouche et il s’y est enfoncé. Je fixais avec terreur et excitation la racine puissante de sa bite qui menait à la raie grande ouverte de ses fesses, semée d’un fouillis de poils noirs collés par la sueur autour de l’anus froncé et sombre.

Ses couilles velues étaient mollement posées sur mes joues et j’avais dans les narines l’odeur violente de son entrejambe. Pendant que je le suçais, je voyais le trou de son cul palpiter comme une bouche, s’ouvrir et se refermer comme pour un appel. On aurait dit un petit animal vivant.

Pendant qu’il entrait et sortait de ma bouche sans s’inquiéter de m’étouffer, sa langue s’agitait dans ma vulve, allait de mon clitoris à mon anus qu’elle violait par petits coups pointus. Il avait un doigt enfoncé à l’entrée de mon vagin et profitait de chacun de mes sursauts de plaisir pour me pénétrer un peu plus, s’arrêtant quand je gémissais de douleur, mais ne lâchant jamais de terrain.

Tout à coup, il a cessé de bouger dans ma gorge, s’est retiré, laissant reposer sa queue sur mon visage, m’obligeant à fermer les yeux. La colonne de chair dure et mouillée était parcourue de frissons, prête à décharger. Il transpirait abondamment entre les fesses. Il a changé de position et s’est allongé sur moi. J’ai compris que le moment était venu.

Guidant d’une main son gland énorme, il a fouillé entre mes petites lèvres jusqu’à trouver le trou qu’il avait dilaté du doigt. Il essayait d’entrer, mais chaque fois la queue ressortait d’elle-même, comme si elle cognait contre quelque chose d’élastique qui la repoussait. J’avais peur et je me contractais malgré moi. Sa pine me manquait dans la bouche. J’aurais voulu qu’il viole à nouveau ma gorge. J’avais encore contre le palais la saveur salée de ses sécrétions.

Tout d’un coup, il a réussi à pénétrer un peu dans ma vulve. J’ai senti qu’il avait forcé quelque chose car sa pine n’est pas ressortie. Il s’est arrêté, puis s’est mis à pousser doucement, gagnant du terrain à l’intérieur de mon ventre. J’avais un peu mal, mais ce n’était pas insupportable. J’avais l’impression d’être clouée par les coups répétés qu’il me portait. Quand la douleur a commencé à faire place au plaisir, Michel s’est mis à trembler, s’est raidi. J’ai senti gicler en moi un liquide chaud qui m’a brûlée puis il est retombé inerte. J’ai compris qu’il avait joui.

Plus tard, il s’est levé et a regagné sa chambre suivant un scénario maintenant bien établi. Je lui en ai voulu car je pensais que ce soir-là il aurait pu faire une exception et rester dormir avec moi.

Nos rencontres nocturnes ont continué jusqu’au retour de Rosalyne. Lui habituellement si bavard et bruyant dans ses rapports sexuels conjugaux, se taisait avec moi. Mis à part les halètements du plaisir, il ne proférait aucun son. Je lui en savais gré car je n’aurais certainement pas supporté d’entendre les obscénités qu’il débitait à ma sœur.

Cependant, tout continuait comme avant. Je m’étais imaginé avec candeur que lorsque je serais déflorée, la vie serait différente. En effet, quand j’étais petite et que je posais des questions embarrassantes, ma mère me répondait d’un air mystérieux : « Tu comprendras toute seule quand tu seras une femme. » J’attendais de ce jour je ne sais quel miracle. Maintenant que j’étais une femme, le monde aurait dû soudain devenir transparent… Eh bien, il n’en fut rien ! Et si mes nuits étaient passionnantes, mes jours restaient aussi mornes qu’autrefois. Seul le théâtre illuminait ma vie.

Puis Rosalyne est revenue avec le petit Paul et Michel a cessé de venir dans ma chambre. Pourtant, je n’entendais plus leurs cris d’amour et la nuit n’était troublée que par les pleurs du bébé. À partir du retour de ma sœur, ma position est devenue tout à fait intenable. Tant que Rosalyne était absente, j’évitais de penser aux conséquences de mes actes. Mais maintenant, j’étais rongée par le remords. Il me semblait que j’avais détourné un mari de sa femme et, ce qui est pire, un père de son enfant. J’avais surtout peur que Rosalyne ne découvre ce qui s’était passé en son absence. Elle n’aurait certainement pas tardé à avoir des soupçons car Michel ne cessait de m’observer. Je sentais constamment ses yeux me caresser la poitrine ou les hanches et ces regards risquaient à tout moment de nous trahir.

L’année scolaire venait de s’achever. Mon professeur m’avait parlé d’un stage d’art dramatique. J’ai décidé de m’y inscrire et je suis partie pour Paris. Je devais y rester un mois, j’y suis encore.

 

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