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Résumé

Jeune pigiste dans un magazine féminin, Clarisse passe vite de la rubrique du cœur à celle des pages « société » ou « mode », grâce à une plume alerte et un tempérament de feu. En quête d’articles chics et chocs, elle sort dans des lieux branchés où la débauche est tendance et découvre les coulisses sensuelles du monde de la mode. Les tentations y sont grandes, Clarisse y succombe volontiers avec ses copines de la rédaction qui croquent les mâles comme des bonbons et testent les sextoys sans complexes.

 

Entre deux escapades en Asie, Patrick Saint-Just croise à Paris la jolie Clarisse et craque pour cette apprentie journaliste aux dents longues. Après quelques soirées bien arrosées, elle accepte de lui raconter les histoires croustillantes qui ont jalonné sa jeune carrière dans la presse. A charge de revanche, il a promis de l’emmener  en reportage en Asie, histoire de lui donner matière à des articles épicés.

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CHAPITRE I

Ma carrière dans la presse a débuté à la fac d’économie de Brest, où avec quelques copines on a créé un fanzine consacré au cinéma. On organisait des avant-premières avec les cinémas de la ville, on interviewait les rares acteurs qui daignaient se déplacer au fin fond de la Bretagne. Bien vite je me suis retrouvée à être la rédactrice en chef, étant plus têtue et plus motivée sans doute que le reste de la bande. Boucler un numéro dans les délais, squatter les photocopieuses de la fac pour tirer le zine, j’avais l’impression de vivre la grande aventure de la presse telle que je l’imaginais à ses débuts. Mon diplôme de sciences économiques en poche, je suis montée à Paris pour y trouver du boulot. J’ai vite déchanté, mes études ne débouchant que sur des postes de chef de rayon dans une grande surface, rayon couches-culottes ou fruits et légumes, payés guère mieux que le SMIC. Avec mes fanzines sous le bras, j’ai alors fait le tour des maisons de presse parisiennes, avec l’espoir insensé de m’incruster dans ce milieu.

Sans recommandation ni piston, je suis allée de refus en refus. Les lettres de motivation, les articles que j’avais écrits, cela ne débouchait sur rien.

J’ai fini néanmoins par dégoter quelques piges dans un journal gratuit d’annonces, où je rédigeais des brèves sur les sorties de films et les concerts. En parallèle, j’ai créé mon blog sur Internet, histoire de ne pas être larguée dans ce monde contemporain. Une sorte de journal de Bridget Jones à la sauce jeune, avec des histoires de provinciale débarquant à la capitale et jetant un regard curieux sur Paris. Bientôt il y a eu un certain buzz autour de mon blog, j’ai reçu des propositions de piges dans quelques revues destinées à de jeunes lectrices ado, ainsi qu’un billet d’humeur sur une radio associative de quartier. Six mois après mon arrivée à Montparnasse, comme les bonniches bretonnes d’après-guerre, j’ai enfin obtenu la rubrique du cœur dans un magazine féminin pour midinettes de dix-huit à vingt ans, à la fois dans la version papier et sur le site web. Certes, ce n’était pas Elle ou Cosmopolitan, mais rien que d’entrer dans les bureaux du journal, installés sur une péniche aménagée ancrée dans un bras de Seine, sous le pont d’Issy les Moulineaux, j’en ai eu des palpitations.

La vue des dernières unes du mensuel encadrées à la réception a achevé de me convaincre que c’était bien ce que j’avais envie de faire. Une secrétaire de rédaction débordée m’a reçue entre deux réunions, me donnant une boîte d’archives pleine de courriers de lectrices et le code d’accès confidentiel à la boîte mail de ma rubrique.

— La titulaire est absente pour un mois ! A toi de saisir ta chance !

Grande femme blonde efflanquée, la coupe au bol et habillée fashion pour dissimuler qu’elle avait largement dépassé la trentaine, Bianca avait le teint bronzé qui devait tout aux cabines d’UV et des canines de requin toujours plantées dans des pommes, qui semblaient être la base de son régime alimentaire. Ses petits seins de collégienne, rehaussés par un soutif push up, débordaient en permanence de ses polos ou de ses top trop échancrés. A part les coursiers qui défilaient du matin au soir, je me demande qui elle cherchait à épater. M’ayant elle-même mis le pied à l’étrier, je ne me sentais pas le droit de la débiner. Je suis repartie avec ma boîte sous le bras et je l’ai chargée à l’arrière du scooter d’occasion acheté grâce à une annonce du gratuit où j’avais débuté. Une fois chez moi, j’ai mis le téléphone sur répondeur, préparé un pot de thé vert et, vautré sur mon clic-clac, j’ai commencé à éplucher les lettres. Très vite j’ai eu le sentiment d’être une vilaine fille, en train de lire en cachette un courrier qui ne m’était pas destiné.

Les lectrices, à peine majeures pour la plupart, se posaient davantage de questions sexuelles que sentimentales, du style : « Si je refuse de le sucer, il me largue ! » ou, question récurrente, « Mon mec s’est tapé ma meilleure copine, que faire ? ». A la fin de l’après-midi, j’avais composé plusieurs piles, avec en tête les questions les plus fréquentes. Puis j’ai branché mon ordinateur portable pour rédiger les premières réponses de cette rubrique de cœur, sésame pour une carrière dans la presse féminine. Histoire de ne pas passer au travers, j’en ai aussi profité pour me contacter à la boîte mail du magazine. Plus de trois cents messages à lire en attente, j’ai eu l’impression que Bianca m’avait offert un cadeau empoisonné. Il m’a aussi vite semblé que les questions y étaient encore plus directes, les lectrices abordaient la sodomie ou la masturbation sans tabou, à croire que l’écran donnait l’illusion d’une barrière protectrice, confortée par le pseudo. Une alerte a clignoté dans la messagerie, signe d’une lectrice connectée en même temps que moi. Ayant déjà eu l’occasion de nombreux chats sur les forums de rencontre, histoire de meubler ma solitude de provinciale à Paris, j’avais déjà l’habitude de pratiquer l’art de la séduction virtuelle.

A ma grande surprise, après avoir cliqué sans le faire exprès sur un coin de la fenêtre, celle-ci s’est ouverte sur tout l’écran, et la figure de mon interlocutrice est apparue à l’image. Assise dans son lit, le dos calé à un oreiller, elle devait tenir le portable sur ses genoux, car il lui masquait le haut du corps. La webcam me renvoyait son image à peine saccadée avec un décalage d’une fraction de seconde. Des bougies de part et d’autre du lit donnaient un éclairage gothique à sa chambre, dont les bords apparaissaient floutés.

— Qui est là ? demanda une voix impersonnelle à cause de la carte son de piètre qualité de mon ordi.

J’ai pianoté mon prénom, Clarisse, oubliant que je me trouvais dans la boîte mail du magazine. Après un clic, la réponse revint :

— Allume ta webcam, que je vois si t’es pas un de ces branleurs qui draguent !

La voix rendue plus rauque de la fille par le son déformé m’a incité à lui obéir, j’étais déjà en train de subir son emprise. J’ai tâtonné pour mettre en route la caméra intégrée sur le haut du couvercle, un petit œilleton susceptible de renvoyer mon image aux quatre coins du monde. Les quelques secondes qui suivirent, j’ai presque eu peur qu’elle ne coupe la retransmission. Quand elle a parlé à nouveau, j’ai esquissé un sourire idiot.

— Pas de doute, t’es bien une meuf ! Moi, c’est Line, du 93. Et toi, t’es d’où ?

Le temps que j’ajuste le casque et le micro pour lui répondre, elle a étendu les jambes sur son lit, posant le portable sur ses cuisses. A la vue de ses gros nichons nus qui emplissaient mon cadre, car elle avait dû zoomer dessus, j’ai ressenti une bouffée de chaleur. Je suais déjà à grosses gouttes sous la mansarde de mon studio, après deux litres de thé, voilà qu’en plus je me retrouvais à jouer les voyeuses. La nuque appuyée sur l’oreiller décoré avec le personnage d’Hello Kitty, Line a soulevé ses seins face à sa webcam, bien plus performante que la mienne. Un effet saisissant de relief m’a fait reculer, avec le contour net de ses larges aréoles comme piquées de chair de poule. Ses bouts dardaient, plus sombres que sa peau d’un blanc pâle à l’image, preuve qu’elle les avait sans doute tripotés avant notre connection.

— Touche-les ! Comment tu les trouves ?

Le croiriez-vous, j’ai tendu un doigt sur l’écran, façon E.T. vers sa maison dans le fameux film. Je devais avoir l’air ridicule, à essayer de palper ce qui n’était en définitive que des pixels. L’index écrasé sur un téton, j’ai halluciné un instant en voyant Line tressaillir, comme si je l’avais effleurée pour de bon. Elle a souri devant ma mine ahurie, avant d’étirer son téton entre le pouce et l’index. Elle l’a déformé jusqu’à ce que le mamelon enfle, comme si elle voulait l’arracher. Le tout en me fixant droit dans les yeux via l’œil de sa caméra.

— J’adore qu’une meuf me mate pendant que je me caresse, pas toi ? C’est dingue les folles du cul qu’on trouve sur ce forum ! C’est la première fois que tu te connectes, n’est-ce pas ?

Au lieu de lui avouer que c’est moi qui avais en charge, pour quelques semaines, le suivi des interventions, j’ai menti. Figée derrière mon écran, les doigts au-dessus du clavier, j’étais là à la regarder se tripoter les nichons. A un moment, elle s’est penchée tout en soulevant un sein. Avec une souplesse que je lui ai enviée sur le moment, elle a réussi à lécher le dessus. La salive dégoulinait, elle le badigeonnait presque en crachant dessus.

— T’es cap’ d’en faire autant ?

Elle a relâché son sein, le taquinant avec familiarité. Dire que d’un seul clic j’aurais pu mettre fin à cet échange. Au lieu de ça, jetant un œil derrière moi comme s’il avait pu y avoir quelqu’un d’autre dans ma chambre, j’ai soulevé mon T-shirt à deux mains. Dessous, je ne portais pas de soutien-gorge, comme souvent à la maison. Mes deux seins pointus et haut perchés ont jailli devant l’écran, j’avais l’impression que l’œil en tête d’épingle de la webcam zoomait dessus à mon insu. Line n’a rien dit, continuant à se caresser d’un air distrait. Lâchant mon T-shirt, j’ai bien essayé de soulever un sein mais il atteignait à peine mon menton. Déçue par ma performance, Line a soudain mis un terme à l’échange.

— Je te laisse, j’ai une autre touche !

L’image s’est dissoute, remplacée par un écran noir. Les seins toujours à l’air, j’ai pianoté pour me brancher sur elle mais elle était déjà connectée avec quelqu’un. Il m’a fallu quelques instants pour ôter le casque et débrancher la caméra. Mes mains tremblaient, j’avais l’impression d’avoir fait pipi dans ma culotte tellement c’était mouillé. Je me suis précipitée aux toilettes pour me soulager, à la fois la vessie et la chatte, ayant mon premier orgasme grâce à Internet !

 

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