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Résumé

De Djaz, voici donc le second roman. Après Les leçons d’anglais (Bibliothèque érotique n°126), un de nos textes les plus scandaleux, Djaz change de peau. Il était sulfureux, démoniaque, cruel même, le voici qui devient pervers, sournoisement vicieux, mais toujours aussi cérébral. L’amour se fait avec le corps, mais surtout avec la tête. Djaz l’a très bien compris. Dans l’institut qu’il nous dépeint, de jolies et perverses infirmières rééduquent des accidentés des deux sexes. Et souvent… elles se rééduquent entre elles ! Il y a tant de choses interdites qu’on ignore, et qu’il est si tentant de découvrir… Et c’est encore meilleur quand on se fait un peu souffrir !

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CHAPITRE PREMIER

Je m’appelle Julia Kang, je suis une métisse franco-vietnamienne. J’ai aujourd’hui vingt-huit ans. J’en avais vingt et un au moment des faits que je me suis décidée à vous relater.

Physiquement, je suis de petite taille et très menue, je ne pèse que quarante-six kilos. Menue mais pas maigre. J’ai en effet un aspect rond et charnu. Mes cuisses, mes épaules et mes fesses sont rondes. Mes hanches sont étroites, comme celles d’un garçonnet, mais je ne crois pas que quiconque ait pu me confondre avec un garçon.

Je finis par la description de ma poitrine, qui m’a donné tant de complexes quand j’étais adolescente, et même plus tard, jusqu’à mon entrée dans ce centre qui allait changer tant de choses dans mon existence. Je trouvais mes seins trop gros pour mon corps menu et j’avais l’impression que le monde entier avait les yeux braqués sur eux. Pendant très longtemps, j’ai été très timide à cause de ça, fuyant le regard des hommes et même celui des femmes, persuadée qu’ils ne voyaient que ma grosse poitrine accrochée à un corps fluet.

Mon père, un Vietnamien, a toujours été sévère. Le sexe était (et demeure toujours) un sujet tabou. J’ai d’autant plus mal vécu la transformation de mon corps de fillette en un corps de femme que ma mère était très discrète aussi sur ce genre de sujet, et quand j’ai eu mes règles pour la première fois, elle m’a tout juste dit que c’était normal, et indiqué les précautions hygiéniques à prendre. Mais elle ne m’a fourni aucune explication sur l’origine de ces écoulements. « N’en parle pas à ton père ! » avait-elle simplement ajouté. Cette mise en garde m’avait désagréablement troublée.

Avec le recul, je crois que cette attitude de mes parents vis-à-vis de la sexualité a fait que, longtemps, j’ai considéré mon sexe comme quelque chose de plus ou moins sale, qui servait uniquement à faire pipi et évacuer régulièrement les « saletés » menstruelles.

Voilà où j’en étais de ma vie sexuelle le jour où j’ai pris mon service au pavillon des opérés, au centre de rééducation de Garches. C’était un centre privé chic, sis dans un cadre abondamment boisé et vallonné. Le centre s’occupait de la rééducation de personnes plus ou moins gravement accidentées. Après avoir été opérés, les patients venaient ici se refaire une santé. Dieu merci, j’avais échappé aux « légumes », ces malades dénués de la moindre autonomie. D’après ce qu’on m’avait expliqué au moment où j’avais postulé à cet emploi, au sortir de l’école d’infirmières, je n’aurais à m’occuper que des malades plus « légers », pour la plupart des accidentés de la route. Les soins prodigués aux cas plus « lourds » étaient effectués par un personnel soignant ayant plus d’expérience que moi. Loin d’être vexée (c’est vrai que mon expérience sur le terrain était nulle), je me suis sentie soulagée. Les conditions d’exercice de ma profession risquaient d’être plus agréables.

Je me présentai donc au Centre, fraîche émoulue de l’école d’infirmières, timide, anxieuse.

Sentimentalement, c’était le calme plat ; les garçons me faisaient peur, je ne savais jamais où ils voulaient en venir. Le désir que je sentais chez ceux qui me draguaient m’effrayait. J’avais tout investi dans mes études et rien n’existait hors de ma carrière. Déjà, à l’école d’infirmières, à part quelques amies qui me connaissaient bien, je passais pour une bêcheuse ou une rabat-joie, quand les plaisanteries de mes collègues masculins tournaient autour du sexe. La vérité, que je voulais cacher à tout prix, était que je n’avais qu’une très vague idée de ce dont ils voulaient parler et que je préférais changer de sujet de conversation ou fuir le groupe plutôt que d’avouer mon ignorance.

Il était sept heures du matin quand je me retrouvai dans le vestiaire des femmes. J’entrepris de me déshabiller pour enfiler la blouse saumon pâle. Il y avait quelques collègues qui bavardaient entre elles. Elles ne m’avaient jeté qu’un vague coup d’œil accompagné d’un « bonjour » courtois, sans plus. J’étais soulagée qu’elles ne me portent pas plus d’attention, car j’étais tellement timide à l’époque que le fait de me déshabiller en public m’était pénible. En petite culotte et soutien-gorge, je m’apprêtais à passer ma blouse quand une infirmière entra à son tour et ouvrit le casier à côté du mien. C’était une grande blonde bien en chair, avec un minois de poupée. Elle paraissait vive et énergique.

— Salut, je suis Cathy ! Toi, tu es la nouvelle, si je ne m’abuse.

Là-dessus, sans me laisser le temps de souffler, elle me serra la main avec conviction. Moi, à moitié nue, cherchant avant tout à cacher, comme une imbécile, ma poitrine encombrante, je la laissai me secouer la main en bredouillant :

— Bonjour ! Julia… Oui, je suis la nouvelle.

Je ne trouvai rien de plus à ajouter et, tout en maudissant ma timidité et ma propension à rougir, j’entrepris d’enfiler ma blouse tout en sentant le regard de Cathy peser sur moi.

— Dis donc, t’es vachement bronzée, toi. C’est les U.V. ou les vacances ?

— C’est naturel. Je suis d’origine vietnamienne…

Cathy sourit, dévoilant une dentition immaculée. Je dois dire qu’à ce moment, son sourire m’a séduite. On ne pouvait trouver une aussi belle dentition qu’au cinéma ! Quoi qu’il en soit, Cathy me parut infiniment sympathique.

Elle passa rapidement la pulpe de l’index sur toute la longueur de mon bras.

— Tu ne risques pas de le perdre, ton bronzage, petite veinarde.

Et elle se mit à rire tout en se déshabillant à son tour.

Je me souviens avoir été stupéfaite de voir qu’elle avait des bas qui tenaient à l’aide d’un porte-jarretelles. Elle portait aussi un slip fort peu opaque et si discret qu’il s’enfonçait entre ses fesses dodues. Pour finir, elle montrait un soutien-gorge à balconnets qui supportait, sans qu’ils en aient vraiment besoin, des seins sphériques comme des melons et placés très haut. A travers le tissu ajouré, je pouvais voir les tétons roses, je m’en souviens encore, après tout ce temps, comme si je les avais toujours sous les yeux.

— Un peu sexy pour le boulot, c’est ça ?

La réflexion de Cathy me fit presque sursauter. Je me mis aussitôt à rougir comme une pivoine en me rendant compte qu’elle avait surpris mon regard indiscret. Je ne pus que balbutier des mots inintelligibles en rougissant de plus belle.

Heureusement, Cathy enchaîna avec sa gouaille et son humour que j’allais commencer à bien connaître :

— Bah ! Il faut bien remonter le moral des malades, non ? Et renforcer le mythe de l’infirmière sexy !

Là-dessus, elle partit d’un rire sonore et franc que, aujourd’hui encore, je reconnaîtrais entre mille.

Nous sortîmes ensemble des vestiaires.

— Tu sais où je dois aller maintenant ? osai-je lui demander.

Elle me prit par le poignet et me tira dans son sillage.

— Dans la même direction que moi. On bosse ensemble, ma vieille !

— Je ne dois pas voir le chef de service, avant ?

— La chef de service ! Mlle Demart. Tu la verras demain, aujourd’hui, c’est ta mise à l’essai. (Elle se pencha vers mon oreille.) Et c’est moi qui suis chargée de faire le rapport sur la petite nouvelle !

Un peu mise en confiance par mon sympathique chaperon, je la suivis dans une chambre à deux lits. Je devais faire la toilette d’un patient, tandis que Cathy s’occupait de l’autre.

Mon malade avait le cou pris dans une minerve.

Il m’apprit qu’il avait subi le coup du lapin, lors d’un accident de voiture, et ne devait pas bouger. Comme il me paraissait très jeune, je jetai par curiosité un coup d’œil sur sa fiche de soins ; il avait à peine l’âge de faire de la conduite accompagnée.

— Qui conduisait ? lui demandai-je, histoire d’engager la conversation.

— Moi ! J’avais piqué la caisse de mon père. Une GTI. Une sacrée patate, la vache ! La prochaine fois, j’irai plus mollo sur l’accélérateur…

Je souriais en apportant la cuvette d’eau chaude près du lit. De son côté, Cathy avait entrepris de laver son patient, un type de trente ans (fracture du bassin) qu’elle avait entièrement découvert. Elle passait le gant sous ses aisselles et sur son torse, descendant vers le ventre. Avec confusion, je vis la main de Cathy approcher du bas-ventre, savonner les poils du pubis, empaumer le pénis et les testicules, les faisant mousser avec application. J’avoue que sur le moment, j’enviais son détachement et son aisance professionnelle.

Sans même tourner la tête, Cathy me demanda si j’avais besoin de quoi que ce soit.

— Merci, ça ira ! mentis-je à moitié.

Je connaissais la théorie, mais je n’avais jamais fait concrètement la toilette d’un malade. A l’école, on vous apprend les gestes à effectuer sur un malade en fonction du traumatisme, mais rien sur la façon de surmonter une détestable timidité.

Je découvris le garçon, en essayant de mettre dans chaque geste tout le professionnalisme dont j’étais capable. Mais je manquais de naturel.

Le garçon était nu sous ses draps, pour des raisons propres à la clinique. En effet, un malade alité a tendance à développer des escarres. Or, les plis des pyjamas, par exemple, n’arrangent pas les choses. De plus, le centre étant bien chauffé, les vêtements étaient superflus ; la plupart des infirmières et aides-soignantes, d’ailleurs, ne portaient bien souvent que des dessous sous leurs blouses. Enfin, l’absence de vêtement permettait aux médecins une auscultation et une évaluation des cicatrices rapides.

Face à mon premier patient, je me composai un masque aussi neutre que possible et j’entrepris de lui savonner le corps. A travers le gant chaud, je sentais les muscles de sa poitrine qui se contractaient sous la pression de ma main. Je peux dire que c’était la première fois que j’avais un contact aussi poussé avec un homme, et c’était ma profession qui l’exigeait !

Je me sentais affreusement gênée et, cela paraît complètement stupide, mais je ne cessais de redouter avec angoisse le moment où il faudrait que je lave les parties génitales du garçon.

Je descendis ma main sur le sternum, les abdominaux. Cette scène est restée gravée dans ma mémoire et aujourd’hui encore je me souviens dans le détail des pérégrinations du gant de toilette sur le buste du jeune homme et des sensations qui m’assaillaient pendant ce temps.

Je remarquai que ses tétons avaient durci.

— Vous avez froid ? Je vais faire vite ! dis-je, toute heureuse d’avoir trouvé un moyen de rompre le silence et d’en finir rapidement.

— Non, non ! Prenez votre temps…

Là-dessus, il me décocha un demi-sourire tandis que je lui rinçais le buste.

C’est quand je me mis à lui savonner les cuisses que je m’aperçus avec horreur que sa verge s’était mise à gonfler. Je pouvais presque voir à l’œil nu son membre rouler sur lui-même, s’incliner vers l’aine pour remonter par saccades sur son ventre.

Le gland s’extrayait même du fourreau du prépuce. Il était rose pâle et luisant, comme un bonbon. J’étais horriblement gênée, maudissant le manuel de la parfaite infirmière, qui n’indiquait pas comment réagir dans une telle situation !

Pour tout arranger, j’entendis la voix de Cathy retentir derrière moi.

— Tu laves bien partout, Julia ! Le grand patron et Mlle Demart sont vachement à cheval sur l’hygiène !

Cela ne pouvait plus mal tomber ! Sentant le chaud me monter aux joues, j’acquiesçai d’une phrase inintelligible. A présent, je ne pouvais plus reculer. Il fallait bien que je lave les parties du jeune homme.

Je rinçai le gant de toilette et le savonnai lentement, afin de gagner du temps. Pour un baptême, j’étais gâtée ! Du coin de l’œil, très rapidement, je constatai que le pénis était tendu comme un arc, plaqué contre son ventre. Ses testicules étaient remontés, de couleur foncée.

Je décidai de garder une attitude professionnelle, quoi qu’il arrive. Si je ne pouvais pas faire face à une situation pareille, je ne méritais pas d’être une infirmière. C’est ce qui me décida à passer le gant savonneux sur la verge raidie, avec tout le naturel dont j’étais capable. En fait, j’avais cessé de penser pour me concentrer uniquement sur ma tâche. A travers l’éponge, je sentais les testicules rouler sous mes doigts.

J’avoue avoir ressenti un trouble étrange. Il est vrai que c’était le premier homme que j’approchais si étroitement.

Le garçon regardait ailleurs, prenant un air très détaché et cela me mit un peu en confiance. S’il avait guetté ma réaction du coin de l’œil, cela m’aurait affreusement gênée.

Quand le gant de toilette glissa sur la hampe raide, je pus mesurer la fermeté de son érection. Il était réellement dur comme un bout de bois. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un pénis pût devenir rigide à ce point-là. Mais il est vrai que mon expérience en la matière était nulle !

Rapidement, en appuyant le moins possible sur l’organe dressé, je passai le gant, y compris sur le gland qui devait être bien nettoyé. Il avait grossi et changé de couleur : il était rouge sombre, presque violet.

Je me hâtai de rincer la verge qui se contractait spasmodiquement, comme si la pression à l’intérieur augmentait par à-coups. J’avais surtout peur que Cathy ne me trouve dans cette embarrassante situation. Je n’imaginais que trop bien les plaisanteries que cela susciterait. Décidément, j’en voulais à ce garçon effronté qui n’hésitait pas à se donner ainsi en spectacle !

— Tu as fini ?

Je sursautai violemment. Cathy avait fini de ranger sa cuvette et se tenait à mes côtés. Vivement, trop vivement, je recouvris l’objet du délit avec le drap.

— Je… j’arrive ! bredouillai-je lamentablement.

Pour je ne sais quelle raison, je me sentais prise en faute. Hâtivement, je rangeai les ustensiles de toilette et sortis de la chambre, le pouls encore rapide.

— Alors ? Il était en forme, le tien ?

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

En même temps, je me mis à rougir, car je savais parfaitement à quoi elle faisait allusion !

— Xavier ! Je le connais bien, ce petit vicieux ! Chaque fois que je lui fais sa toilette ou que je lui donne le bassin, il a son truc en l’air ! Il ne t’a pas fait le coup ?

Embarrassée et persuadée qu’elle avait vu la scène, je me résignai à acquiescer.

— Oui, en effet… il était en forme ! dis-je, et je m’efforçai d’avoir le sourire blasé de l’affranchie.

— Ah, le petit salopard ! Tu penses, une petite mignonne comme toi, il ne pouvait pas laisser passer l’occasion !

Ce fut le seul incident marquant de la journée.

Si j’arrivais à éviter les petits cochons comme Xavier, je pourrais me faire des amis. Peut-être était-ce le début d’une nouvelle vie, la fin de ma réclusion. J’ignorais encore à quel point cela allait être vrai ! En tout cas, ce premier jour de travail au centre de rééducation m’avait permis de rencontrer une amie, Cathy. Et c’était déjà beaucoup !

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