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Résumé

Blandine devient assistante de Stanis, guide de chasse au nord-Cameroun. Là, parmi les clients des safaris, elle découvre une faune humaine au moins aussi pittoresque que la faune animale : femmes imprévisibles, fonctionnaires internationaux, photographes de mode… qui pensent plus à s’envoyer en l’air, chacun selon ses fantasmes, qu’à chasser l’antilope. Sans oublier le père Théo, moine illuminé qui l’initie à la baise mystique au cœur de la savane africaine…
Passionné par toutes les formes d’érotisme, en particulier les romans clandestins de la fin du xixe siècle et du début du XXe – qui illustrent selon lui, parfois avec humour, l’hypocrisie de la bourgeoisie bien pensante à l’égard du sexe et les fantasmes qui la tenaillent –, Adrien Carel à déjà publié quelques nouvelles sous différents pseudonymes.

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Chapitre I

Au nord du Cameroun, dans la région de Garoua, Stanis faisait partie du décor. Il était guide de chasse pour des grossiums friqués. De ceux qui n’aiment pas les voyages organisés et qu’un peu d’illégalité ne rebute pas s’ils peuvent rapporter un souvenir intéressant. C’était lui qui se chargeait de tout, depuis le repérage du gibier jusqu’à la livraison des trophées en colis munis de tous les papiers nécessaires au passage des douanes.

Régulièrement on le voyait apparaître en ville pour recharger ses accus et claquer son fric dans les trois ou quatre endroits potables de la cité. Une fois par mois en moyenne. Il se défoulait durant quelques jours. Puis il repartait en expédition dès qu’un nouveau client lui faisait signe. C’était un solitaire.

Moi, ce bled, j’y vivais depuis trois ans. Débarquée en provenance de Douala quand monsieur De Ruyter m’avait demandé de reprendre le « Central », le bar de l’élite. Trois ans que j’abreuvais les petits Blancs du coin et les notables camerounais. Scotch ou champagne selon les heures de la journée. A cause de mes cheveux blonds et de mes yeux bleus, j’y avais gagné le surnom de « La Madone ». On se contente de peu en Afrique mais je commençais à en avoir marre.

Stanis passait obligatoirement chez moi quand il tirait une bordée. Ce jour-là, je l’ai reçu comme d’habitude. On se connaissait comme-ci comme-ça, juste assez pour qu’il m’appelle Blandine et que je lui refile un whisky gratos lorsqu’il pointait son nez. Le pot de bienvenue. C’était un client comme beaucoup d’autres. Je l’écoutais parler de la chasse s’il était d’humeur à en parler. Je les écoutais tous. Ils venaient pour ça, surtout les broussards. Bien plus que pour picoler.

Quand il m’a dit : « Blandine, est-ce que ça te dirait une virée de huit jours vers les chutes de la Gongola ? » j’ai cru qu’il plaisantait.

— Et à qui je laisse le bar pendant ce temps-là ?

— De toute façon, le bar, il va bien falloir qu’il se passe de toi puisque De Ruyter le vend !

En voyant ma surprise il a compris que je n’étais pas au courant et il a ajouté :

— C’est le bruit qui courait à Mokolo quand j’y suis passé…

J’ai fait semblant de ne pas le croire mais dès le lendemain je me suis renseignée. Il avait raison. De Ruyter cherchait à vendre le « Central ». C’est une des choses que je n’ai jamais comprises en Afrique : la façon dont les rumeurs circulent à la vitesse de l’éclair jusque dans les coins les plus reculés de la forêt ou de la savane. Et d’après les anciens ça datait de bien avant le téléphone portable.

Quoi qu’il en soit, je n’allais pas tarder à me retrouver sans boulot. Ça ne m’inquiétait pas outre mesure. Mes économies pouvaient me permettre de tenir quelques mois et j’avais envie de changer. Il y avait trop longtemps que je m’encroûtais.

La proposition de Stanis m’est revenue. Pourquoi pas une balade de huit jours aux chutes de la Gongola en attendant de dégoter un nouveau job ? Je n’avais pas pris de vacances depuis trois ans.

Par un de mes boys, j’ai appris où il logeait quand il était à Garoua. Une petite case dans un quartier tranquille, à côté de l’évêché. La parcelle était mal entretenue et l’habitation ne semblait pas bien reluisante non plus. Comme personne ne répondait à mes appels, je suis entrée. Un ronflement m’a guidée jusqu’à une chambre dont la porte était ouverte.

Les jambes entortillées dans un drap, Stanis pionçait comme un bienheureux. A plat ventre, la tête enfouie dans l’oreiller et le cul à l’air. La moustiquaire n’était pas fermée et la clim ne marchait pas. Son corps luisait d’une fine couche de transpiration. Il avait un torse puissant, des petites fesses étroites et cambrées couvertes d’un duvet blond qui brillait dans le soleil. J’ai cogné sur la porte de toutes mes forces.

Il a grogné. J’ai frappé encore. Il s’est retourné d’un saut de carpe en bredouillant « quoi ? qu’est-ce qu’il y a ? » Ses cheveux mi-longs, collés par la sueur, étaient tout emmêlés et il avait du mal à ouvrir les yeux. Par contre, il n’éprouvait aucune difficulté à bander. Sa bite légèrement courbée pointait avec arrogance vers son nombril. Il était encore dans le coaltar. J’ai dit en désignant ce qu’il m’exhibait :

— C’est flatteur, mais je ne pense pas que ce soit pour moi…

Il a regardé son sexe, remonté le drap pour le couvrir et grogné quelque chose que je n’ai pas compris. Puis il s’est étiré, a gratté son crâne avec énergie et demandé d’une voix mal assurée :

— C’est toi Blandine ? Qu’est-ce que tu veux ? Et d’abord qu’est-ce que tu fous chez moi de si bonne heure ?

— Réveille-toi un peu ! Il est dix heures passées…

— Merde ! J’ai terminé tard hier soir mais je croyais pas…

Il n’a pas continué. Apparemment les explications lui paraissaient superflues. Dix minutes après on était à la cuisine, attablés devant un café. Il avait passé un pantalon de treillis et je lui ai rappelé sa proposition pour une virée aux chutes de la Gongola.

— Ouais… ouais… je me souviens… mais c’est pas vraiment des vacances que j’avais dans l’idée. En fait, je dois y emmener un groupe. Ils sont huit et je n’ai pas l’habitude de conduire autant de monde. J’aurais besoin d’une aide et j’ai pensé à toi. Tu m’avais dit une fois que tu aimais bien la chasse…

— Holà ! Ne t’emballe pas. J’y ai été en tout une dizaine de fois et je n’y connais pas grand-chose.

— Non mais ce serait seulement pour me donner un coup de main. Il y a toujours tout un tas de petits problèmes à régler et si j’avais quelqu’un de confiance je m’occuperais uniquement de la traque…

— Tes boys peuvent pas se charger de l’intendance ?

— Tu sais comment c’est. Il leur faut toujours une heure de palabre avant de prendre une décision. Et puis ils sont moins agréables que toi à regarder…

En disant les derniers mots il avait eu un regard éloquent. Je le lui ai rendu avec un petit sourire. Ma foi, depuis quinze jours que Fabrice était parti je me trouvais plutôt esseulée côté galipettes. Ça commençait à me manquer. Et comme on avait l’air de faire l’affaire, je ne voyais aucun inconvénient à tirer un coup avec lui. En plus, la vue de sa queue m’avait mise en appétit.

Je portais ce jour-là une sorte de boubou fermé sur le devant. Sans soutif évidemment. Il l’a déboutonné puis il a tiré le tissu sur mes épaules jusqu’à ce que le vêtement glisse de lui-même en me laissant torse nu. J’ai un peu cambré mon dos pour faire ressortir ma poitrine et il a dit :

— Tu as de beaux seins.

Le son de sa voix et la façon dont il les regardait m’ont remuée. J’avais envie qu’il les touche mais il ne semblait pas décidé. En revanche, il les bouffait littéralement des yeux. J’ai avancé un peu le buste pour qu’ils reposent sur la table. Alors il a tendu un doigt et il les a effleurés sur le côté. Le frôlement m’a donné la chair de poule. Il a eu un petit rire :

— On dirait qu’ils sont sensibles…

J’ai approuvé de la tête. Son doigt continuait à frotter légèrement la courbe du globe en montant vers mon aisselle. C’était bon mais j’aurais préféré qu’il les tripote franchement. Les bouts commençaient à gonfler. Deux ou trois poils avaient poussé autour du téton depuis que je m’étais épilée. J’espérais qu’il ne les remarquerait pas mais il a dit :

— C’est rare les blondes poilues. Moi j’aime ça ! Surtout le trou du cul. Tu as beaucoup de poils au trou du cul ?

J’ai encore hoché la tête. J’aimais qu’il me parle comme ça. En public je n’apprécie pas les grossièretés mais dans le privé je raffole des cochonneries. Les plus juteuses me font toujours de l’effet. Et quand je suis lancée je ne peux pas m’empêcher d’en dire moi-même. Ça ajoute du piment. Là, ça partait bien. J’ai même ressenti une contraction dans la chatte à l’idée qu’il allait peut-être me demander de lui montrer à quel point j’étais poilue aux endroits intimes. J’en suis assez fière. Mais au lieu de ça il a dit :

— Tu me fais bander avec tes nichons à l’air !

— Fais voir.

Il s’est levé. Son froc était tendu sur le devant et je n’ai eu qu’à le déboutonner à la ceinture pour qu’il tombe sur ses chevilles. Il ne portait pas de slip. J’ai soupesé son paquet dans le creux d’une main. Un bon paquet. Lui aussi était du genre poilu. Sa toison tirait sur le châtain-roux et lui bouffait tout le bas du ventre en débordant sur le haut de ses cuisses. Sa trique s’est redressée dans un sursaut. Il s’est approché jusqu’à ce que le bout touche mes seins. Le contact m’a fait frissonner. Il a appuyé plus franchement en ricanant :

— Faut que ma bite devienne copine avec tes nibards.

Mine de rien il la frottait sur le dessus de ma poitrine en donnant des petits coups de reins. Je respirais de plus en plus vite et je devais sans doute avoir l’air bien allumée parce qu’il a dit :

— On a tout notre temps n’est-ce pas ? Rien ne nous presse…

Il a saisi sa queue avec trois doigts et il l’a promenée sur ma peau. C’était un peu maladroit mais très doux. Parfois, il l’enfonçait légèrement dans la masse élastique des globes. Puis il a dirigé la tête du membre encore recouverte de son capuchon vers un mamelon et l’y a collée.

— Regarde un peu ! Elle a reconnu sa mère, elle a envie de téter…

J’ai ri et c’était pas seulement parce que ça me chatouillait. Stanis avait de la fantaisie et ça me plaisait. Les mecs qui baisent avec des tronches d’enterrement sont ennuyeux. Tout en dégoisant des conneries, il s’efforçait de faire rentrer mon téton dans le trou de sa pine.

Dans la pièce flottait une odeur d’homme qui a chaud. L’acidité de sa transpiration s’ajoutant à ses senteurs nocturnes et à ce parfum un peu fade que dégagent tous les sexes mâles. Ça m’a excitée. J’ai tiré sur le prépuce pour le décalotter entièrement. Son nœud a surgi. Effilé et incroyablement rouge. Dans le mouvement le méat s’est entrouvert et une gouttelette translucide s’est formée sur le bord. J’y ai posé la pointe de ma langue.

— Oui ! vas-y ! Pompe-moi !…

Je n’avais pas besoin d’encouragements. Sa bite avait un vague goût de sauvagine avec de faibles relents d’urine. En tenant la base d’une main ferme je l’ai fait rentrer dans mon gosier le plus loin que je pouvais. Jusqu’à ce que les poils de son pubis me chatouillent le bout du nez. Puis je l’ai fait ressortir très lentement avant de l’absorber à nouveau. Il s’est reculé d’un geste brusque.

— Attends ! Je veux pas décharger trop vite !

J’ai levé les yeux vers lui en lui pelotant les bourses.

— On dirait que t’as les couilles bien pleines ?

— Tu parles ! Trois semaines que j’ai pas tiré un coup ! Je suis remonté comme une pendule. Mais toi ? Ça ne te fait rien tout ça ?

Sans un mot je me suis levée. Le boubou est tombé à mes pieds. J’ai pris la main de Stanis et je l’ai fourrée entre mes cuisses.

— Tu trouves que ça ne me fait rien ?

Ses doigts ont pataugé dans mon con. J’étais tellement mouillée qu’on entendait distinctement le clapotis. Il m’a agrippée par les hanches pour m’aider à m’asseoir sur le bord de la table.

— Ecarte les jambes.

J’ai obéi. Comme ma posture ne lui convenait pas tout à fait, il s’est emparé de mes genoux pour les ouvrir davantage en posant mes pieds sur le plateau de la table. Ça me forçait à un quasi grand écart et la position était difficile à tenir mais je ne pouvais pas lui exposer ma chatte mieux que ça. Il a trifouillé un peu pour séparer mes babines gluantes et il a introduit son doigt le plus long.

— Mmmh ! Un vrai beurre… a-t-il apprécié avec gourmandise.

J’ai contracté de toutes mes forces les muscles de mon vagin. Il a remué dans moi en tournant son doigt sur lui-même et en massant les parois comme s’il voulait m’élargir. Ça me chauffait si agréablement à l’intérieur que je n’ai pas pu retenir une courte plainte.

— T’as envie de ma pine tout de suite ?

— Oui. Si tu n’as pas de capotes j’en ai une boîte dans mon sac.

Le problème une fois réglé il est rentré d’une seule poussée. Direct au fond de l’impasse. Ses couilles se sont écrasées entre mes fesses écartelées. Il m’avait enfilée avec tant d’énergie que j’ai failli partir à la renverse et j’ai eu juste le temps de nouer mes mains autour de son cou. Il a balbutié :

— Oh ! ton con !… ton con…

Puis, pas très longtemps après :

— Je jouis… putain ! je jouis…

Je lui ai répondu que c’était bon pour moi aussi. Et je ne mentais pas en disant ça. Pas besoin de lui révéler que c’était ma façon de prendre mon pied. J’adorais baiser, j’aimais sentir une bite bouger dans moi et ça me procurait vraiment de la volupté. Mais je n’allais pas toujours jusqu’à l’orgasme. La grande secousse venait ou ne venait pas sans que je m’en inquiète. Je ressentais suffisamment de plaisir à avoir une queue dans mon con.

On a réglé les modalités du voyage aux chutes de la Gongola. Je devais conduire un 4 x 4 et m’occuper essentiellement de l’installation et de la bonne marche du campement pendant une semaine. Stanis m’a dit que si ça se passait bien il me prendrait pour les autres expéditions. Il y avait quelque temps qu’il songeait à embaucher un aide. Avoir une femme avec lui pourrait être un atout. Et comme je n’aurais plus de travail dans quelques jours, pourquoi pas moi ?

Avant même d’avoir perdu mon boulot, je venais d’en retrouver un autre. Par les temps qui couraient c’était inespéré.

 

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