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D'Y Gilbert

InterditsMedia 1000


adultèrecandaulisme


128 pages


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Résumé

En dépit d’un sentiment de culpabilité, le narrateur, qui est au chômage, s’amuse beaucoup au téléphone… pendant que son épouse travaille. Après bien des déboires, il tombe un jour sur une femme étonnante… Non seulement elle accepte tout, mais elle en redemande, à condition que son mari assiste à la chose. Que faire ? Et que faire quand la dame s’intéresse aussi à l’épouse du narrateur… Laquelle, voyez comme le hasard fait bien les choses, ne peut rien refuser… dès qu’on lui donne une fessée à cul nu ! Ne me demandez pas de vous raconter la suite… De telles dépravations me font rougir jusqu’aux oreilles !

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Chapitre premier

Léo bondit vers la salle de bains aussitôt après avoir reposé le combiné téléphonique. Il faisait une chaleur épouvantable en cet après-midi de juin. Il prit une douche froide, se rasa, s’aspergea d’eau de toilette. Il enfila un string noir, un jean collant, un débardeur, des baskets, puis se précipita vers Strasbourg-Saint-Denis, à deux pas de son domicile. Comme il avait promis d’apporter le champagne, il entra chez Nicolas, s’empara de la première bouteille aperçue sur un rayon, paya très cher, sans avoir regardé l’étiquette. Pendant que le commerçant lui rendait la monnaie, il chiffonnait nerveusement le bout de papier sur lequel il avait griffonné : « 27 rue Blondel, 1er étage ».

Il n’était que trois heures ; il avait largement le temps d’achever son escapade avant le retour de Carol, sa femme, qui ne quittait pas son travail avant six heures.

La rue Blondel est coupée en deux par le boulevard de Sébastopol. Léo s’engagea sur le boulevard, puis tourna vers la gauche, à la recherche du numéro 27. De ce côté, le numéro le plus élevé était le 9. Il fallait donc traverser le boulevard et se diriger dans l’autre sens. Mais là, surprise désagréable, la rue n’était pas très longue et s’achevait au 23 pour tomber alors dans la rue Saint-Denis. Léo pensa qu’il avait peut-être mal compris le numéro, il franchit le seuil du 23. L’escalier était obscur, sordide. Il faillit être renversé par deux Turcs qui descendaient avec un chargement de vêtements disposés sur des cintres que supportait une longue barre métallique.

Au premier étage, une porte à deux battants était entrouverte. La sonnette resta muette quand il appuya sur un gros bouton de cuivre au-dessous d’une étiquette « El Kahim confection import-export ». Il poussa la porte. C’était un dépôt de prêt-à-porter. Il entendit parler et fit quelques pas en direction de la pièce d’où venaient les voix.

— Vous cherchez quelqu’un ?

Un petit chauve s’avançait vers lui.

— Oui, répondit-il, j’ai rendez-vous avec quelqu’un qui m’a téléphoné. Je devais passer le voir dans l’après-midi.

— Pour une commande ?

— Non, non…

— Son nom ?

Léo réalisa tout à coup que la personne ne lui avait pas donné son nom ; il n’avait pas eu l’idée de le lui demander. Il tourna les talons, monta quelques marches. L’escalier était encore plus sordide. Manifestement, les étages supérieurs étaient inhabités. Il renonça à trouver au deuxième étage du 23 l’appartement situé en principe au premier étage du 27, numéro qui n’existait pas.

« J’ai dû mal noter le numéro », se dit-il. Il prit la rue en sens inverse, s’engagea au 17, puis au 7, après avoir traversé le boulevard. Il ne trouva que des fringues ou des locaux désaffectés. Une certitude le gagnait : il s’était fait berner au téléphone. Il se rendit compte qu’on l’avait fait venir en plein quartier du Sentier dont l’unique activité est le prêt-à-porter et, dans certaines rues, la prostitution. C’était le cas de la rue Blondel où un grand nombre de professionnelles arpentaient le trottoir. Il refit la rue en sens inverse, partagé entre la rage et le dépit.

Il se remémorait tout ce qu’il avait entendu au téléphone après avoir composé un numéro relevé dans une messagerie porno : « Ma femme et moi, on cherche un troisième. Elle adore se faire baiser par deux mecs en même temps. C’est une petite brune de vingt-sept ans, bien foutue, gros seins, jolies jambes… enfin, vous jugerez vous-même. Elle a de la lingerie super. Strings, porte-jarretelles et tout. Vous aimez la lingerie ? » Léo adorait. « Elle suce, elle avale, on peut l’enculer, avait-il ajouté, et moi, j’aime bien la voir faire tout ça. Elle apprécie quand on lui lèche la chatte. On reçoit l’après-midi. Aujourd’hui, si vous voulez. En général, on la baise à deux, on lui fait le sandwich, mais si vous préférez être seul avec elle… »

Pour Léo, il n’y avait plus de doute : le vieux cochon qui avait rédigé le message fantasmait sur une femme qui n’existait pas.

Dans les encoignures de portes, quelques prostituées lui avaient adressé des clins d’œil en le voyant passer la première fois. Il n’avait éprouvé que du mépris pour ces créatures, lui qui avait rendez-vous avec un couple pour des plaisirs autrement raffinés, gratuits de surcroît. Gratuits, à part la bouteille de champagne qu’il avait proposée lui-même et qu’il tenait serrée contre sa poitrine, pour la cacher.

A son troisième passage, la plupart des prostituées pensèrent qu’il s’agissait d’un client indécis occupé à faire son choix. Les « tss… tss… » se firent insistants. Il allait déboucher dans la rue Saint-Denis quand il quitta le milieu de la chaussée pour se diriger vers une petite blonde bien en chair qu’il avait remarquée tout à l’heure. Elle était moulée dans une robe courte au point de laisser voir une culotte noire.

— Tu en fais une tête ! lui dit-elle.

Elle esquissa un sourire moqueur, avec un rien de gentillesse racoleuse. Sa bouteille serrée contre lui, il se dit qu’il devait avoir l’air con. Il se détesta et se résolut à demander le tarif. Il la suivit dans un escalier tout proche, autant par envie de baiser que pour fuir les regards qui, sentait-il, le poursuivaient. En montant jusqu’au sixième étage, il avait les yeux rivés à l’arrière-train de la fille qui se déhanchait devant lui. Il laissa se creuser un écart de quelques marches entre eux pour mieux apercevoir sa culotte de dentelle noire, incrustée entre les larges fesses que supportaient de puissantes cuisses au teint mat.

Elle lui demanda son petit cadeau dès qu’ils furent entrés dans un minuscule studio dont la fenêtre ouvrait sur les toits. Elle rangea la recette dans son sac.

— Si tu ajoutes cent francs, on reste un peu plus et je me mets seins nus.

Léo sortit un autre billet. Il avait posé sa bouteille sur une table basse et examinait la pièce dont le papier défraîchi était recouvert de filles nues découpées dans des magazines.

— Alors, tu viens ? lui lança-t-elle.

Elle avait déjà retiré sa robe, sa culotte, et se tenait devant le lavabo, le soutien-gorge abaissé au niveau de la taille. Il enleva ses chaussures, déposa son pantalon et son slip sur un dossier de chaise. Il allait retirer son débardeur.

— Allez, viens ! Garde ta chemise.

Il s’approcha du lavabo. Il ne bandait pas du tout. Elle lui saisit la queue, lui fit une toilette énergique. Le membre se redressa un peu. Debout à côté d’elle, il l’enlaça, remonta la main pour lui emprisonner un sein.

— On ne touche pas ! cria-t-elle en s’écartant vivement.

Elle l’essuya en deux coups de serviette et eut du mal à lui mettre un préservatif.

— Allonge-toi sur le dos.

Elle s’installa à califourchon sur lui. Vue de près, c’était une fille plutôt boulotte, déjà atteinte de cellulite, aux seins tombants. L’intonation de sa voix, la couleur de sa peau firent penser à Léo qu’elle pouvait être originaire d’Afrique du Nord. Le blond de ses cheveux, aux racines brunes, jurait de façon atroce avec le noir intense de sa grosse touffe au bas du ventre.

Elle ne parvint pas à s’introduire entre les cuisses le membre de Léo qui était loin d’avoir atteint la raideur nécessaire. Contrariée, elle s’agenouilla à côté de lui sur le dessus de lit rugueux et entreprit de le masturber avec vigueur. Léo lui mit la main entre les cuisses, mais elle s’écarta avec la même vivacité que lorsqu’il avait voulu lui prendre un sein.

— On ne touche pas ! Tu tires ton coup, c’est tout !

Il trouva étrange d’avoir le droit de mettre sa queue, mais pas ses doigts, dans le sexe de la fille. Quand elle jugea qu’il était en état de la pénétrer, elle se remit à califourchon sur lui et, cette fois, réussit à l’engloutir.

— Allez, tu jouis… c’est bon, c’est très bon, mon chou… Dépêche-toi…

Elle levait et abaissait le bassin, sans faire de mouvements trop amples, de peur de faire ressortir la verge dont l’érection n’était pas prodigieuse. Malgré le dégoût qu’il éprouvait, Léo se laissa aller à éjaculer d’une manière mécanique.

La fille était debout, à peine la dernière giclée envoyée. En deux secondes, elle avait rajusté son soutien-gorge, remis sa culotte, sa robe ; elle se tenait devant la porte, la main sur la poignée.

— Tu te dépêches ?

Écœuré, Léo rentra à la maison. « Je vais l’appeler, ce salaud ! Il va m’entendre ! »

Le numéro du type qui lui avait posé un lapin était gribouillé sur une feuille de papier à côté du téléphone. Une voix féminine se fit entendre.

— Inter-Bureau, bonjour…

— Bonjour… je voudrais parler à la personne qui m’a appelé en début d’après-midi.

— Vous avez un nom ou un numéro de poste ? Nous assurons le secrétariat pour des clients de passage. Ils sont nombreux.

— Heu… excusez-moi.

Il raccrocha. La chaleur était toujours aussi pesante ; il s’accorda une bière.

Carol rentra peu avant sept heures, comme tous les soirs. Près d’elle dans le lit, Léo eut un accès de honte. Il l’avait trompée pour une pouffiasse pleine de cellulite, moyennant finances, et cela après avoir espéré une partie fine avec un couple imaginaire. Néanmoins, il parvint à bander et à s’installer sur Carol qui écartait les cuisses toutes grandes et ne tarda pas à gémir. Ce n’était vraiment pas les cuisses qu’il avait vues rue Blondel. Elles étaient longues, fermes, galbées. Carol n’avait jamais rasé sa touffe blonde, bien régulière et assez légère pour laisser entrevoir des lèvres épaisses, qui s’entrouvraient.

Sa femme était une vraie blonde dont les cheveux fournis descendaient en larges ondulations sur les épaules, avec deux mèches en avant au niveau des oreilles. Ses seins ne pendaient pas. Quand elle était allongée sur le dos, prête à se faire pénétrer, ils se maintenaient bien fermes. Les aréoles se crispaient, les pointes s’allongeaient en durcissant. Elle ne lui disait jamais de faire vite. Au contraire, elle aimait que ça dure longtemps, qu’il se retienne quand elle jouissait, pour recommencer dans une autre position, et jouir encore.

Le lendemain, Léo ne quitta le lit qu’au moment où sa femme se dirigeait vers la porte pour se rendre au travail. Il n’eut que le temps de l’embrasser.

— J’ai vu que tu avais mis du champagne au réfrigérateur, lui dit-elle.

— C’est pour fêter mon nouveau contrat. Nous la boirons tous les deux.

D’habitude, il se levait plus tôt et ils prenaient le café ensemble. Il lui arrivait d’entrer dans la salle de bains pendant qu’elle faisait sa toilette. La queue en avant, il la faisait se courber sur le lavabo. Elle protestait pour la forme, mais se laissait baiser en levrette, les fesses tendues en arrière, les reins cambrés. Quelquefois, elle n’avait pas le temps de refaire sa toilette intime.

— Je garderai ton sperme toute la journée, mon chéri, lui avait-elle dit un jour, ma culotte va être toute raide.

Léo s’installa devant son ordinateur pour commencer la rédaction d’un nouveau module de formation. Il ne se sentait pas le cœur à l’ouvrage. Il revint à ses petites annonces pornos, relevées dans un journal gratuit. Sous la rubrique « Relations », il y avait deux pages de promesses de rencontres immédiates sous des intitulés variés : « Réseau à deux », « Réseau couples + », « Domination »,

« L’amour au téléphone »… Par oisiveté, mais aussi par curiosité, il avait plusieurs fois composé des numéros de ce genre. On y proposait d’écouter les messages du réseau, de déposer des messages et même d’ouvrir une boîte à lettres pour recevoir des réponses. Neuf fois sur dix, c’était un homme à la recherche d’une « femme motivée pour rencontre ou plus si affinités ». Certains étaient franchement triviaux, du genre « Belle queue cherche chatte à défoncer. Appeler… »

Les voix féminines étaient rares. Chaque fois qu’il en avait capté une, il avait aussitôt composé le numéro. Le plus souvent, ça sonnait occupé. Quand le poste répondait, il tombait sur une professionnelle ; il était très vite question d’une « petite contribution, mon chéri », ou alors, c’était une agence qui lui proposait une inscription à un club de « rencontres garanties ».

Il notait nerveusement des numéros de téléphone, puis il les barrait quand il avait obtenu la communication. C’est ainsi qu’il s’était fait berner, la veille, par quelqu’un qui l’invitait à venir baiser sa femme, rue Blondel.

En dépit d’un sentiment de culpabilité, et sans bien comprendre ce qui l’attirait vers le réseau, il ne tint pas longtemps la promesse qu’il s’était faite de ne plus perdre de temps et d’argent à ces jeux idiots. « On ne sait jamais, finit-il par se dire. Dans le tas, il y a sûrement des femmes qui cherchent, ou des couples, ou des détraqués qui rêvent de voir leur femme se faire baiser. Dans les revues et les bouquins pornos, on ne parle que de ça ! » Pour lui, le réseau était devenu une habitude, puis une drogue.

Cette fois, il choisit une messagerie qui proposait l’amour au téléphone. Il écouta une dizaine d’annonces, dont une seulement avec une voix féminine donnant un numéro à appeler. Bien entendu, le numéro sonnait occupé, mais il ne se découragea pas. A sa cinquième tentative, on décrocha ; il reconnut la voix de la bande-annonce. La femme n’avait pas l’air d’une professionnelle. Elle lui dit qu’elle aimait l’amour au téléphone, mais qu’elle ne le détestait pas en vrai.

— Je suis nue, je mouille bien, je voudrais ta queue. Comment est-elle ?

Léo, qui avait baissé son pantalon et son slip, la décrivit. Il lui dit qu’il se masturbait, mais qu’il préférerait lui « défoncer la chatte en vrai » en lui malaxant ses « gros nichons ».

Brutalement, alors que la fille s’était mise à gémir à l’autre bout du fil, la communication fut coupée. Il recomposa le numéro plusieurs fois. Il obtint d’abord la sonnerie occupé, puis la tonalité normale, mais personne ne répondit.

— La salope, elle s’est fait jouir et elle a rac­croché !

Il ne se découragea pas. Il était atteint par le virus. Il changea de tactique et passa lui-même une annonce sur le réseau hétéro. « Je suis un beau mec, vingt-sept ans, libre dans la journée, je cherche une petite vicieuse pour bonne baise. » Suivait son numéro de téléphone. Quelques minutes plus tard, il se remit en relation avec la messagerie, écouta les annonces et reconnut la sienne. Il s’empressa de raccrocher pour ne perdre aucun appel, alla décapsuler une bière.

Vers le milieu de la matinée, la sonnerie du combiné le réveilla en sursaut. C’était une voix féminine :

— La baise au téléphone, c’est pas mal, mais nous, on préfère le concret.

— Vous êtes plusieurs ?

— Je suis avec ma copine. Elle a dix-sept ans, moi seize. On a l’habitude de se gouiner.

— Qu’est-ce que vous faites ensemble ?

— Des tas de choses. Des fois, ma copine me passe une plume sur le clito. J’écarte les cuisses ; elle me fait jouir comme ça. Après, je lui fais pareil.

— Et avec les mecs ?

— On se fait baiser l’une après l’autre. On les suce. On aime les grosses queues.

— Avec moi, vous ne serez pas déçues. Je peux vous faire jouir deux fois chacune, au moins ! Vous vous faites enculer ?

Léo entendit des gloussements étouffés.

— On peut essayer, si tu veux. Ma copine l’a jamais fait, mais moi, oui. J’adore une grosse queue dans le cul !

Les filles ne voulaient pas se déplacer, mais pouvaient recevoir Léo, à condition que ce soit au plus tard en début d’après-midi.

— Je suis chez ma copine. Sa mère rentre vers quatre heures. Tu peux venir tout de suite ?

Bien sûr qu’il pouvait ! Après quelques secondes d’hésitation, car il s’agissait de mineures, il nota le nom, Charlotte Boulin, l’adresse, rue Saint-Honoré, et l’étage. Mais cette fois, il se montra prudent. Il expliqua aux filles que beaucoup de gens n’utilisaient le réseau que pour fantasmer et posaient des lapins bien désagréables.

— Je te passe ma copine Charlotte, elle va te donner son numéro de téléphone rue Saint-Honoré. On raccroche et tu rappelles tout de suite pour vérifier. D’accord ?

Cette fois, c’était du sérieux. Il était tellement excité de les entendre au bout du fil après avoir refait le numéro qu’il s’excusa de s’être montré méfiant et proposa d’apporter du champagne, mais les filles préféraient du whisky et du Coca.

— Le champagne, c’est bon pour les parents !

Il fit le même détour que la veille par l’épicerie du coin, demanda un sac en plastique pour les deux bouteilles. A la sortie du métro Châtelet, il trouva tout de suite la rue Saint-Honoré et le numéro. Sur les boîtes à lettres et sur le panneau alphabétique, il chercha Boulin fébrilement – en vain. Il pensa que le tableau, comme partout, n’était pas à jour. Il monta au troisième. De l’autre côté de la porte qui ne s’ouvrit même pas, une petite vieille lui fit savoir qu’elle ne connaissait pas de Boulin dans l’immeuble, qu’elle n’ouvrait jamais à un inconnu et qu’elle appellerait la police s’il insistait.

Léo alla s’affaler sur une banquette du café d’en face. Cette fois, il avait un recours. Il suffisait d’appeler ces deux salopes, puisqu’il avait leur numéro. Il n’avait pas son portable. Il se dirigea vers le recoin téléphone-toilettes, composa le numéro, mais personne ne décrocha. « J’ai tout mon temps » se dit-il ; il commanda un autre demi. A sa troisième tentative, il entendit une voix masculine. Persuadé de parler au père de l’une des gouines, il demanda Charlotte ou son amie.

— Charlotte ? Il doit y avoir un mélange de lignes…

— Pas du tout ! Je ne sais pas si Charlotte est votre fille, Monsieur, mais elle et sa copine se sont moquées de moi et je…

— Attendez… Vous avez composé le numéro d’une cabine téléphonique du boulevard Voltaire ! Veillez raccrocher pour me laisser composer mon numéro.

Léo lança un juron retentissant en raccrochant. Il paya ses consommations, quitta le café, jeta dans une poubelle le sac de plastique avec les deux bouteilles. Celle de whisky se cassa ; un liquide couleur thé dégoulinait sur le trottoir.

 

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