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Résumé

« Elle était devenue une vraie droguée du sexe ! »

 Lydie, jeune publicitaire parisienne, débarque à New York en pleine tourmente financière pour faire carrière. Bien vite elle est confrontée aux moeurs américaines bien différentes des nôtres. Accusée à tort de harcèlement sexuel envers un collègue, Lydie est contrainte de suivre une thérapie avec un groupe de parole, dans lequel des« obsédés sexuels » comme elle évoquent leurs turpitudes. Bien vite, au fi l des séances, elle noue des relations très intimes avec les différents participants, comme avec un trader qui jongle avec la gent féminine comme avec l’argent, ou un chauffeur de taxi qui profite de ses passagères. Plus les langues se délient pendant les réunions, plus Lydie découvre les vices qui enflamment New York. Elle en viendra à apprécier cette thérapie, le remède étant parfois bien meilleur que le « mal ».

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Chapitre premier

Travailler aux Etats-Unis avait toujours été un rêve pour Lydie, alors qu’elle n’était encore qu’une simple stagiaire dans une agence de publicité à la Défense. Sa carrière de jeune créatif prit un brusque coup d’accélérateur lorsque la boîte, qui l’avait embauchée après un an, fut rachetée par un groupe américain. L’opportunité de pouvoir s’expatrier devenait réalité et, malgré un statut de junior au sein de l’équipe, sa direction appuya sa demande de mutation à New York. Après un entretien réussi avec un représentant de la maison-mère, elle obtenait la fameuse Green Card, la Carte verte, sésame pour avoir le droit de travailler légalement aux USA. A vingt-quatre ans, Lydie était prête à conquérir la Grosse Pomme, loin du petit milieu étriqué des publicitaires parisiens. Autre élément qui avait joué dans son désir de s’expatrier, malgré la crise des subprimes qui sévissait aux USA et l’ampleur de la crise financière qui en découlait à l’échelle mondiale, c’était la course à l’élection présidentielle américaine, à deux mois de l’échéance, le 4 novembre 2008. Pouvoir assister à pareil moment sur place lui donnait le sentiment de vivre l’Histoire en direct.

— Veuillez attacher vos ceintures !

Les lumières clignotèrent au plafonnier de l’Airbus d’Air France. Lydie jeta un dernier coup d’œil à la photo de son passeport biométrique flambant neuf, désormais obligatoire pour pouvoir entrer aux USA. Ses cheveux bruns lui faisaient un teint de méditerranéenne, ce qu’elle n’était pas, étant originaire de Touraine. Les yeux noisette ressortaient de son visage lisse, joli mais pas suffisant pour qu’on la complimente sur sa beauté. Par contre, et cela la photo d’identité ne pouvait le montrer, la nature l’avait dotée d’une silhouette presque ronde, avec une paire de seins généreuse, au point qu’au collège, précoce au niveau de la poitrine, des filles jalouses la traitait de « vache à lait » ; un cul rond, pas trop cambré mais bien dodu, complétait une silhouette toute en charme.

En atterrissant à l’aéroport JFK, en ce début du mois de septembre, sa première surprise fut l’attente interminable pour franchir les contrôles de l’Immigration et des Douanes. Depuis le 11 septembre 2001 et l’attentat du World Trade Center, l’Amérique vivait dans une paranoïa sécuritaire qui se traduisait dès qu’on débarquait dans le pays. Sur la fiche de renseignement remplie à bord de l’avion, elle avait bien entendu coché la raison de sa venue aux States, le travail. Un fonctionnaire de l’Immigration la fit escorter par deux policiers dans un bureau sans vitre, pour examiner sa Carte verte et vérifier tous les papiers relatifs à son nouveau job. Cela prit une bonne heure, après déjà deux heures de queue. Avec la fatigue d’un vol de nuit et les tracasseries administratives, la première impression de Lydie était quelque peu moins enthousiaste qu’à son départ. Ce n’est qu’une fois ses papiers tamponnés que le fonctionnaire lui lança un joyeux :

Welcome to New York !

Dans le taxi qui la conduisait jusqu’à Manhattan, tout cela fut balayé à la vue de la nuée de buildings qui se profilait à l’horizon. La sensation que le fameux rêve américain devenait réalité était palpable, les quelques tours de la Défense à Paris lui semblaient misérables en comparaison de ce qui s’offrait en face d’elle. En la déposant au pied d’un gratte-ciel en verre de trente étages, situé sur la vingt-quatrième rue, au cœur de Manhattan, le chauffeur, un Sikh orné d’un turban épais et à la barbe tressée, lui sourit. A sa mine de gamine ébahie, le nez collé à la vitre durant tout le trajet, il avait deviné que c’était le première voyage de la Française à New York. Il lui souhaita bonne chance et elle lui donna un pourboire généreux. Un concierge lui remit les clefs de l’appartement loué par sa boîte, un deux pièces au douzième étage, simple et fonctionnel. Pour être en forme pour son premier contact avec l’agence l’après-midi même, Lydie préféra s’allonger un moment sur le sofa.

 

*

*    *

 

Elle fut très vite été happée par la vitalité new-yorkaise : des heures de bureau à rallonge, des réunions à n’en plus finir, le tout à un rythme d’enfer. Si les collègues, la trentaine de moyenne d’âge, avec une majorité d’hommes, s’étaient montrés bienveillants le premier jour, la suite fut plus compliquée. Reléguée au poste d’assistante à la création, Lydie passait son temps à répondre au téléphone, gérer les coursiers ou approvisionner chacun en café. Les rares fois où le chef de l’agence, Tim, un type grand et svelte, cheveux ras et teint rose, avait sollicité son avis sur un projet de campagne, elle n’avait guère eu le loisir de s’exprimer comme elle l’aurait voulu. Elle qui voulait tant s’intégrer au plus vite, elle comprit que cela prendrait du temps. Surtout à cause des mentalités très conservatrices qui régnaient dans l’agence. Sous des apparences d’ambiance cool, voire parfois potache, il y avait une véritable rigueur, une course à l’objectif et une hiérarchie pesante.

Lydie allait l’apprendre à ses dépends, lors d’un premier incident avec Peggy, une comptable, au cours d’une pause cigarette sur la terrasse de l’agence. Tout cela pour une banale affaire de café. Lydie avait en effet rempli un gobelet en carton de café, sucré avec de l’édulcorant, très en vogue ici, pour Alex, son boy friend, ce que Lydie ignorait alors. En la voyant appuyée sur la balustrade, tout en touillant le mélange, au coude à coude avec lui, un type du marchandising, Peggy avait pété les plombs. Jeune femme du Kansas venue à New York pour y faire carrière, c’était une solide créature bien charpentée, sanglée dans des tailleurs gris, en collant couleur chair et baskets de rigueur aux pieds. Avec ses cheveux blonds permanentés de frais, elle avait tout de la voisine de pallier, la girl next door selon l’expression américaine. Sauf qu’elle avait pris le geste de Lydie, touiller le café de son ami, en le serrant de trop près à son goût, pour un acte déplacé.

— Si tu es en chaleur, tu n’as qu’à aller te calmer sous une douche froide !

Devant sa véhémence et la manière dont elle avait tiré sur la manche de chemise d’Alex pour l’éloigner d’elle, Lydie n’avait pas su réagir. Peggy en avait rajouté, en clamant à la cantonade qu’on n’était pas à Paris où, selon elle, les employés passaient plus de temps à flirter qu’à bosser. Personne sur la terrasse ne prit la défense de la Française et, derrière la baie vitrée de son bureau, celle-ci remarqua Tim qui la fusillait du regard. Peggy avait tourné les talons en lui arrachant le gobelet de la main pour le jeter dans une corbeille, l’éclaboussant au passage. Le lendemain, Lydie sentait comme une vague méfiance à son encontre dès son arrivée au bureau. Personne ne lui adressa la parole de la matinée, sauf nécessité pour le travail. Pour se calmer les nerfs, Lydie délaissa la terrasse pour descendre fumer au pied de l’immeuble, comme beaucoup d’employés de cette tour de bureaux.

Après trois semaines dans l’agence, Lydie avait évité Alex au maximum pour ne pas créer d’autre polémique. Un soir pourtant, alors que Tim lui avait demandé de ressortir les plans d’une campagne publicitaire en attente, Lydie se retrouva au bureau avec lui, tout le monde étant déjà parti.

Chacun dans un coin de l’open space, il n’était pas rare de faire des heures supplémentaires. Cela ne la dérangeait pas, son logement était à deux pas de l’agence. Un coursier à vélo brisa le silence en venant livrer un carton à Alex. Lydie signa à sa place et le lui remit. Elle allait s’éloigner quand elle vit sa mine d’adolescent attardé, avec ses cheveux en pétard et sa barbichette sur le menton, s’illuminer.

— Attendez, Lydie ! Regardez, c’est le costume pour la prochaine campagne de soda !

L’agence avait décroché le budget d’une nouvelle boisson énergétique pour fêtards, dont le lancement allait démarrer le mois suivant avec une animation sur Times Square, point stratégique de New York pour toute opération de communication. Curieuse, Lydie l’observa défaire son paquet avec l’impatience d’un gamin devant un cadeau de Noël. C’est lui qui avait dessiné la tenue que porteraient des jeunes mannequins, perchés sur un char en forme de canette. A la vue du body en lycra bleu fluo, couleur de la marque de soda, avec des flammes oranges qui semblaient jaillir du col et se répandre jusque sur le bas, elle trouva que cela ressemblait à un costume de catcheur. Il l’étala sur un tréteau qui lui servait à concevoir ses gadgets promotionnels, avant de jeter un coup d’œil furtif à Lydie.

— Il est trop tard pour appeler l’agence de mannequin pour un essai. Cela vous embêterait de l’enfiler, histoire de me faire gagner du temps ?

Il avait débité cela d’une traite, plus gamin que jamais. Cela aurait été dans la journée, en présence des autres employés, Lydie aurait refusé. Mais là c’était différent, ils n’étaient que tous les deux. Personne n’irait jaser si elle acceptait d’enfiler cette tenue bariolée et un brin vulgaire, et puis il ne s’agissait pas d’aller parader dans les rues de New York avec. Elle donna donc son accord, sans la moindre arrière-pensée. Elle lui aurait offert la lune qu’Alex n’aurait pas été plus heureux. Elle tiqua néanmoins en le voyant prendre son appareil photo numérique, mais il l’assura que c’était juste pour voir le rendu à l’image du costume. Pour se donner du courage, Lydie goûta à la boisson énergisante qui remplissait le frigo de l’agence, avant de se réfugier dans les toilettes pour se déguiser en bimbo sexy, ce qui n’était pas difficile avec pareil body. Lydie comprit vite qu’il lui faudrait ôter son soutien-gorge, car la finesse du lycra faisait ressortir les bretelles et l’armature de manière disgracieuse. Elle conserva juste son slip en soie, mais quasi invisible.

En se regardant dans la glace au-dessus du lavabo, elle n’était pas peu fière à la vue de ses gros seins bien galbés par le lycra, avec les flammes orangées qui semblaient en jaillir et lui dessinait une silhouette à la Barbarella. Même son cul ne la gênait pas, bien que d’habitude elle avait l’impression d’avoir un pétard trop large à son goût. A ce déguisement, il manquait les bottes que porteraient les mannequins, aussi sortit-elle pieds nus, satisfaite par l’image sexy conférée par ce costume, alors que d’ordinaire elle cherchait à camoufler ses formes avantageuses sous des tuniques et des jupes amples. Encore plus depuis ses débuts dans l’agence, où elle avait d’emblée constaté que les femmes, même de son âge, s’efforçaient de porter des vêtements neutres, comme Peggy, sans offrir le moindre risque de paraître aguicheur. Le côté très conservateur des Américains, sous des allures décontractées et faussement cool.

Alex l’attendait sur la terrasse, tournant en rond comme un lion en cage, dopé lui aussi au soda miracle. Il se figea sur place à l’apparition de Lydie, ses petits yeux médusés par les nibards qui ressortaient comme des obus. En se déhanchant vers lui, jouant à fond son personnage, elle se lâchait, évacuant le stress accumulé depuis le premier jour. Arrivée en face de lui, elle le toisa, le dominant d’une bonne vingtaine de centimètres, même sans les bottes. Il se réfugia derrière son appareil photo, la mitraillant sous toutes les coutures, virevoltant autour d’elle tandis qu’elle demeurait au centre de la terrasse. Et tout en la flashant à la volée, il ne cessait de lui lancer des questions, voulant savoir si cela ne la serrait pas trop la poitrine ou si le lycra ne lui irritait pas la peau. Si cela semblait très professionnel, Lydie finit par deviner que ses nichons étaient le point de mire de ses photos. Pour le taquiner, et sans doute flattée par tant d’intérêt, elle n’hésita pas à le provoquer, les soulevant devant l’objectif, faisant miroiter les flammes peintes dessus pour donner de la vie à ces clichés.

— Vas-y ! hurla-t-il, au comble de l’excitation, fais péter le feu, baby !

Si l’ambiance qui régnait sur la terrasse ressemblait à ce qui se passerait à Times Square, l’animation risquait de dégénérer en émeute. Lydie en avait le tournis et, à un moment, le bassin plaqué contre la rambarde de la terrasse, avec New York qui brillait de mille feux devant elle, elle éprouva un vertige qui devait se révéler lourd de conséquences par la suite. Elle n’entendait plus les cris d’Alex, en sueur, bercée par les sirènes des voitures de flics qui composaient la toile de fond sonore de la ville. Telle une offrande dans un rite païen, elle voulait elle aussi offrir quelque chose à la vue des occupants des buildings voisins ou des piétons réduits à l’état de fourmis qui grouillaient au pied de la tour. Lydie fit rouler le haut du body sur ses épaules et dévoila ses seins à la tiédeur moite de ce début de soirée. Une brise légère tourbillonnait, lui chatouillant les mamelons et les aréoles furent piquées par la chair de poule.

C’est le crépitement du flash qui lui rappela soudain la présence d’Alex dans son dos. Titubant presque sous la fièvre qui l’animait, Lydie pivota vers lui, les seins à l’air  débordant par-dessus le body. Les tétines avaient maintenant atteint une belle épaisseur, d’un brun foncé qui tranchait avec la pâleur de sa peau et les aréoles rose saumon. En une fraction de seconde, elle vit l’appareil photo pendre au poignet d’Alex, attaché par la dragonne. Sidéré par l’exhibition de la Française, son visage donnait l’impression qu’il était en face d’une martienne.

Oh my God !

Les Américains ont parfois un vocabulaire limité, cette expression favorite leur servait d’exutoire à la moindre occasion. Comme en apesanteur, tous ses sens en éveil, Lydie avait l’impression de marcher sur les eaux en s’approchant de lui. L’effet d’une canette de soda était extraordinaire. Soulevant ses nichons par en dessous, elle les plaqua contre son T-shirt. Sous le choc, Alex trébucha, au point qu’elle crut qu’il allait s’affaler sur la terrasse. Il s’accrocha à son bras et rougit comme une pivoine au contact de sa peau en sueur. Le lycra avait beau être une matière des plus légères, Lydie avait néanmoins l’impression d’être dans un sauna. Ses doigts glissèrent jusqu’au coude, et là, il se lâcha. Il lui captura les seins, écrasant dessus ses mains tâchées de marqueur de plusieurs couleurs. Ses doigts s’enfoncèrent dans la chair ferme et glissante, il fit jaillir les pointes qui se dressaient sous ses pouces impatients. L’appareil photo, toujours suspendu à son poignet, tapotait le haut du ventre de Lydie, dont les bras retombèrent le long des hanches pour lui laisser le champ libre.

Elle essaya d’avancer son bas-ventre contre sa braguette, tendue sous le jean slim qui renforçait son allure adolescente. Alex ne répondit pas à son désir, focalisé uniquement sur les nibards. Lydie s’abandonna à la rudesse impatiente de ses doigts, avides d’en explorer la moindre parcelle. Il les serrait l’un contre l’autre en pinçant les mamelons, sans chercher à les lécher ou même à les renifler. Et lorsqu’il braqua à nouveau l’objectif sur les tétines dilatées comme jamais, Lydie sut que c’était déjà la fin du jeu avant d’avoir vraiment commencé.

Frustrée, elle le laissa prendre quelques images avant de rajuster le body sur ses seins. Comme dégrisée, elle se changea devant lui, indifférente à sa présence. Il la salua de loin, occupé à connecter son appareil à son Mac pour télécharger les photos.

 

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