Telle mère, telle fille

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MASSARI Marie

Bibliothèque érotiqueMedia 1000


tabou


Broché / 120 pages


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Résumé

Pour passer des gestes de la tendresse à ceux du plaisir, il faut si peu de choses. Un verre de trop, un moment d’égarement… Ces caresses qu’on se fait à soi-même, voilà qu’on les répète sur une sœur d’infortune. Sœurs, mères, filles… Ce n’est qu’un moment de folie, pensent-elles en reprenant leur sens. Mais certaines folies laissent des traces qui ne s’effacent jamais. Qui a bu boira… Prudents travaux d’approche en vase clos. Comme deux panthères tournant l’une autour de l’autre… N’est-il pas fatal qu’elles succombent à nouveau ? Et que se passe-t-il quand des garçons se mêlent aux jeux interdits de nos deux perverses ? Devinez !

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CHAPITRE PREMIER – Retour d’Afrique

Quand Roxane sentit l’avion amorcer sa descente vers l’aéroport de Marignane, elle redressa son siège et boucla sa ceinture en adressant un sourire las à l’hôtesse qui s’était occupée d’elle pendant les douze heures de voyage. Assise face à elle et attachée sur un strapontin devant une des portes latérales du 747, la jolie métisse, impeccable dans son uniforme turquoise, semblait l’encourager à tenir encore quelques minutes, et Roxane s’efforça de réfréner la nausée qui lui tordait le ventre. Jamais elle ne s’était sentie aussi mal et les quarante-huit heures qui venaient de s’écouler lui paraissaient les pires de sa vie. Les dents serrées, les mains crispées sur les accoudoirs, elle ferma les yeux quand l’avion toucha le sol. Elle se sentait à la fois soulagée et désespérée. Son voyage en Afrique se terminait plus tôt que prévu, mais elle allait enfin pouvoir se faire soigner. Quant à se débarrasser de l’étau glacé qui lui serrait le cœur, c’était une autre histoire…

Elle sursauta quand une main se posa sur son bras et elle rouvrit les yeux avec difficulté. Elle était à bout de forces. L’hôtesse lui souriait pendant que le flot des passagers se déversait lentement par les portes.

— Ça y est, mademoiselle, vous pouvez descendre. Vous y arriverez ?

— Oui, oui, merci beaucoup.

Roxane déplia son long corps encore aminci par la maladie et elle parvint à suivre les derniers passagers dans le tunnel qui menait à la salle de débarquement de l’aéroport marseillais. Son regard glissait sur la foule qui grouillait autour d’elle. Après avoir récupéré son sac et passé la douane, elle chercha des yeux une cabine téléphonique et elle s’y rendit comme dans un brouillard, toutes ses maigres forces concentrées pour ce dernier effort à accomplir avant de sombrer. Sans qu’elle eût à réfléchir, ses doigts composèrent un numéro et, le front appuyé sur l’appareil, elle attendit, le cœur au bord des lèvres. Enfin, on décrocha et elle faillit se mettre à pleurer en entendant la voix de sa mère. Elle murmura :

— Maman, c’est moi…

— Roxane ! Où es-tu, tu m’appelles d’Amérique ? J’étais morte d’inquiétude, tu ne m’as pas écrit depuis plus de deux mois !

Roxane vacilla, les murs de l’aéroport se mirent à tourner autour d’elle, et elle coupa la parole à sa mère.

— Maman, je suis, à Marignane, viens me chercher s’il te plaît.

Sans qu’elle puisse se retenir, elle se mit à pleurer doucement, à petits sanglots muets, et sa mère s’affola au bout du fil.

— Roxane, mais qu’est-ce qui se passe ? Ne pleure pas, je viens tout de suite. Attends-moi au buffet, je suis là dans une demi-heure. Tu es toute seule, Samuel n’est pas avec toi ?

— Non, il… il n’est pas là. Je vais t’attendre au buffet, fais vite.

Un peu rassérénée, Roxane alla s’asseoir à l’entrée du snack-bar et elle patienta devant un thé, qu’elle ne toucha pas. Elle avait la chair de poule, des bouffées de chaleur, des tremblements, son bas-ventre la brûlait sans répit, mais d’un certain côté, ces souffrances l’empêchaient de penser à Samuel et la fièvre la faisait flotter dans un état second, l’anesthésiant un peu.

Elle entendit des rires et elle tourna la tête. A côté d’elle, quatre jeunes hommes bronzés se poussaient du coude en la regardant, et l’un d’entre eux l’invita à boire un verre. Un frisson glacé lui traversa le dos et elle se détourna sans répondre, haineuse et malheureuse. Elle se fit violence pour ne pas sangloter, ne pas flancher… pas ici, pas maintenant !

La mettant au supplice, des passants la dévisageaient. Elle en avait l’habitude et elle savait que sa longue silhouette fine, son regard vert clair, sa cascade de cheveux noirs et sa peau brune, cadeau de son père italien, lui valaient ces œillades mais elle les ressentait comme des agressions et elle fixait avec anxiété le fond du hall pour guetter l’arrivée de sa mère.

Quand elle la vit enfin, son cœur fit un bond dans sa poitrine et elle se dressa pour être visible.

Ses boucles rousses et flamboyantes mises en valeur par un tailleur noir qui cintrait son cœur plantureux, sa belle bouche pincée d’angoisse, ses yeux verts dardés et inquiets, sa mère fendit la foule d’une démarche pressée, et Roxane fondit de tendresse en la voyant.

Laure, la belle Laure était venue la chercher.

Les deux femmes se serrèrent un long moment l’une contre l’autre, et Roxane enfouit son visage dans le cou de sa mère, s’enivrant de l’odeur de son parfum précieux. A peine plus petite qu’elle, de deux centimètres exactement, Laure portait ce jour-là des escarpins hauts qui lui permettaient de dominer un peu sa fille. Elle la prit doucement par les épaules pour la décoller d’elle. Les sourcils froncés, elle planta son regard brillant de larmes dans celui de Roxane.

— Ma petite fille… qu’est-ce qui s’est passé ? Tu es squelettique, tu as de la fièvre ! Où est Samuel, pourquoi t’a-t-il laissée seule dans cet état ?

Sentant qu’elle allait craquer et éclater en sanglots, Roxane se pencha pour prendre son sac.

— Emmène-moi maman, je n’en peux plus.

Laure lui prit son sac et glissa son bras autour de sa taille, la soutenant fermement jusqu’à sa voiture garée à quelques mètres de la sortie. Roxane remarqua vaguement le cercle rouge du soleil qui se couchait sur l’étang de Berre, puis elle sombra, lovée sur le siège incliné de la voiture. Bercée par le roulis du moteur, blottie sous le manteau de fourrure de sa mère, elle reprit peu à peu conscience et, les yeux mi-clos, observa le beau profil de Laure, son petit nez, son menton volontaire, son regard sans faiblesse. Elle se sentait enfin en sécurité, bien plus qu’avec Samuel. Laure ne l’abandonnerait jamais, elle. Laure était forte et belle, et c’était sa mère.

Moins d’une heure plus tard, après avoir traversé Salon, Cavaillon et Saint-Rémy-de-Provence, la voiture s’arrêta au bout d’un chemin de terre, au cœur des Alpilles éclairées par la pleine lune. En se gorgeant de l’air parfumé de la garrigue qui bruissait du chant des grillons, Roxane s’appuya sur Laure, et elles suivirent le petit sentier qui serpentait entre les bosquets de thym et de lavande. Depuis plus de dix ans, Laure habitait ce mas isolé qu’elle avait hérité de ses parents et aménagé avec goût.

Déjà un peu réconfortée, Roxane pénétra dans le mas imprégné d’une odeur unique, mélange de cire d’abeille, de miel et du parfum de Laure qu’elle n’avait jamais senti ailleurs et qu’elle huma avec délice.

Après l’avoir aidée à s’étendre sur le canapé du salon, Laure la recouvrit d’une couverture et alluma deux petites lampes, puis elle gratta une allumette dans la cheminée où un feu avait été préparé. A travers la brume de la fièvre, Roxane l’entendit ensuite parler à quelqu’un au téléphone, puis Laure revint près d’elle. Son beau visage éclairé par les flammes, elle s’assit contre la taille de sa fille et lui caressa la joue. Roxane la trouva encore plus belle que dans son souvenir, ses traits s’adoucissaient avec l’âge, elle voulut le lui dire mais elle n’en trouva pas la force. Laure se pencha vers elle.

— Ne t’endors pas, ma chérie, il faut que je sache ce qui t’est arrivé. Le docteur Royer va venir, c’est un ami. Allez, raconte-moi…

Roxane se mit à pleurer comme si un sas s’ouvrait en elle, à gros sanglots, en hoquetant. Laure la prit contre elle et, le visage sur le coussin moelleux de ses seins, Roxane se calma peu à peu. Elle put bientôt parler, entre deux sanglots.

— On est parti en brousse avec Samuel, il avait un reportage à faire… On s’est installés dans un petit village paumé et ça a été la galère dès le début, Samuel me laissait toute seule au village et il partait toute la journée. Et puis je suis tombée malade, il y une semaine à peu près. Je me vidais de tous les côtés, c’était atroce ! J’ai bien essayé de me soigner avec les médicaments qu’on avait emportés, mais ça empirait tous les jours. Et Samuel, au lieu de m’aider, a commencé à dire que j’étais une emmerdeuse, qu’il regrettait de m’avoir emmenée avec lui… Il disait que les Africaines étaient moins chiantes que moi et il s’est mis à faire des photos avec des gamines du village… Le salaud ! Il me disait que j’étais pas belle à voir et il s’en allait toute la journée… Je faisais que pleurer et vomir, tu parles que j’étais moche !

Avec douceur, Laure lui caressait les cheveux et le dos, l’encourageant à terminer son récit.

— L’autre soir, il a ramené deux filles dans la case et… et il… il les a baisées devant moi.

Au souvenir de cette scène, sa voix se brisa. L’humiliation et la tristesse ressenties alors étaient intactes, lui broyant le cœur. Elle avait tant aimé Samuel ! Pour lui et pour le suivre au Kenya, elle avait quitté sa mère et interrompu ses études, et elle l’avait naïvement cru quand il parlait d’avenir à deux et d’une vie de rêve à parcourir le monde.

Toujours blottie dans le giron de Laure, Roxane fit un effort pour continuer.

— Le lendemain matin, j’ai pris le taxi-brousse et je suis partie sans le revoir, il était déjà « au travail », quelque part dans la savane avec ses gazelles… Et l’enfer a continué. Il y avait au moins dix personnes avec moi à l’arrière de la voiture, surtout des hommes. J’étais malade comme un chien et ils m’ont donné un truc à boire, et après je ne me souviens pas bien, c’est embrouillé… On a roulé longtemps, il y avait des bosses et des trous, et je ballottais de tous les côtés. Je ne savais pas s’ils me poussaient ou s’ils m’aidaient, je sentais des mains partout, j’étais paniquée. Quand la nuit est tombée, la voiture s’est arrêtée en pleine savane…

Une nouvelle fois, sa voix se brisa et elle se raidit dans les bras de sa mère, submergée de honte.

— Ils… ils m’ont violée, maman. J’ai rien pu faire pour me défendre, j’étais trop malade. Et puis ils me faisaient boire leur truc, ça me rendait comme folle… ils criaient, j’étais par terre et ils étaient tous autour de moi… ils criaient et ils rigolaient pendant qu’ils… qu’ils me baisaient. Au bout d’un moment, je crois que je me suis évanouie, et c’est comme un grand trou noir après, j’ai juste quelques flashs. Quand je me suis réveillée, j’étais à Nairobi, devant le consulat de France, avec toutes mes affaires. J’ai passé une nuit à l’hôtel et je me suis embarquée ce matin. Voilà… depuis j’ai mal de partout, ça me brûle !

Pleurant avec elle, Laure serrait sa fille dans ses bras, et elles sursautèrent en entendant frapper à la porte d’entrée. Laure se dégagea avec douceur.

— C’est le docteur Royer. Ne t’en fais pas, ma chérie, c’est fini maintenant, on va s’occuper de toi.

Après une dernière caresse, elle alla ouvrir et Roxane s’allongea et ferma les yeux, privée de toute volonté. Une voix d’homme résonna soudain à côté d’elle et elle tressaillit, mais Laure se rassit contre elle et la rassura en lui caressant le front.

— Le docteur Royer est un ami, il est très gentil, n’aie pas peur. Il va te porter dans mon lit, ne crains rien, je ne te quitte pas.

Bercée par la voix de Laure, elle laissa l’homme glisser ses mains sous ses aisselles et sous ses genoux, et elle se blottit contre son torse pendant qu’il la portait à l’étage, dans la grande chambre de Laure. L’homme était grand et il la soulevait sans peine et, quand il la posa sur le lit, Roxane entrebâilla les paupières pour voir son visage. Il était jeune et bronzé, mignon. Elle referma les yeux et, tremblant de froid et de fièvre, resta inerte sur le drap. Des mains lui ôtèrent ses chaussures et son jean, et elle sursauta en sentant qu’on voulait lui enlever sa culotte. Laure lui caressa les cuisses.

— N’aie pas peur, il faut que le docteur t’examine pour voir si tu es blessée, laisse-toi faire.

Roxane s’abandonna et Laure lui enleva sa culotte, son tee-shirt et son soutien-gorge. Après lui avoir doucement palpé le cou, les seins et le ventre, le docteur lui écarta les cuisses, et il toucha quelques endroits de sa fente, très délicatement. Inquiète, Laure lui demanda s’il y avait quelque chose de grave.

Le docteur tira une couverture sur Roxane.

— Non, rien de sérieux, rassure-toi. Une petite irritation et une gastro pas bien méchante. Dans quelques jours ta fille sera sur pied.

Lovée dans la chaleur parfumée du lit de sa mère, Roxane s’endormit.

Quand elle refit surface, Laure était penchée sur elle et lui posait une compresse fraîche sur le front. Elle lui fit boire quelques gorgées d’eau.

— Avale, ma chérie, ça va te faire du bien.

Dolente, Roxane vida lentement le verre. Laure posa une bassine d’eau tiède sur ses genoux et elle tira la couverture sur les pieds de Roxane.

— Je vais te laver.

Emue, Roxane sentit le gant de toilette glisser sur son corps. L’eau clapotait et Laure opérait avec douceur. Après lui avoir ouvert les cuisses, elle nettoya l’intérieur de sa vulve et Roxane ferma les yeux, honteuse.

Elle se rendormit et sombra dans un rêve brumeux où tout se mêlait et se confondait, les nuits vicieuses avec Samuel, les paysages féeriques du Kenya, ses fantasmes, les voix des violeurs, les mains de sa mère, le sillon de ses seins quand elle se penchait vers elle. Parfois, les yeux ouverts, elle ne savait plus si elle rêvait ou pas, la réalité se mélangeait aux délires de la fièvre. Elle voyait sa mère lui embrasser le sexe, elle se masturbait, elle jouissait même sans parvenir à discerner le rêve du réel. Durant ce mauvais sommeil, il lui arriva de se réveiller brusquement, le corps en sueur, les doigts trempés de mouille, tremblante de honte et de désir.

Peu à peu cependant, les crises de fièvre s’espacèrent, et Roxane se réveilla un matin complètement consciente, et affamée. D’une voix éraillée, elle appela sa mère, et celle-ci apparut quelques secondes après, en chemise de nuit, un large sourire aux lèvres.

— Alors, ça y est, ma Roxy, tu vas mieux ?

Un peu étourdie, Roxane s’adossa aux oreillers, le drap coincé sous les bras.

— Oui, mais ça tourne…

Laure s’assit au bord du lit.

— C’est normal, tu n’as rien mangé depuis deux jours. Tu as faim, de quoi as-tu envie ?

— N’importe quoi, le plus rapide à faire. Mais… quel jour sommes-nous ?

— Mercredi.

— Mais… et ton boulot ?

— Pour une fois, ils se débrouillent sans moi.

Roxane savait que sa mère aimait son emploi de conseillère financière et que de nombreuses responsabilités pesaient sur ses épaules. Elle serra dans les siennes les mains de Laure.

— Tu es restée pour me soigner ?

— Eh oui, je me faisais du souci, figure-toi.

Quand Roxane fut installée avec un plateau sur les cuisses, Laure ouvrit la fenêtre en grand et une bouffée d’air frais et parfumé pénétra dans la pièce. Le ciel était bleu, les amandiers étaient en fleur et le corps pulpeux de Laure se dessinait en contre-jour sous sa chemise de nuit blanche.

Roxane soupira de bien-être et Laure vint s’asseoir sur le lit à côté d’elle. Elle lui expliqua que le docteur avait prescrit un traitement désinfectant et elle lui avoua que ça n’avait pas été facile de le lui administrer.

— Tu gigotais comme un ver ou alors tu criais comme si tu… comme si tu ne voulais pas que j’arrête. Bon, si tu as fini de déjeuner, on va s’y mettre, c’est assez long.

Recroquevillée sous le drap, Roxane la regarda sans comprendre installer une petite table contre le lit et sortir des instruments bizarres de leur étui, poire et canule, tuyau flexible, alèse en plastique, petite bassine. Après avoir rempli la bassine d’eau tiède, Laure tira le drap sur les pieds de Roxane et elle glissa l’alèse sous ses fesses en souriant devant son air surpris.

— Le docteur a prescrit des lavements vaginaux et rectaux. Et un examen complet par un gynécologue, le plus rapidement possible. Tu lèves tes cuisses, s’il te plaît ? Je vais commencer par ton vagin…

Morte de honte, Roxane plia les jambes et, en lui écartant les lèvres vulvaires avec deux doigts, sa mère lui enfonça adroitement l’embout d’une poire en plastique dans le sexe. Elle pressa et Roxane se sentit soudain inondée d’un liquide tiède qui ressortit comme si elle s’oubliait sous elle.

D’un air sérieux, Laure l’essuya et retira l’alèse, puis elle lui demanda de se tourner sur le ventre et Roxane obéit. Troublée par sa position, elle retrouvait intactes les sensations des maladies de son enfance, quand sa mère lui enfonçait un thermomètre ou un suppositoire dans le derrière. C’était à la fois humiliant et agréable. Elle enfouit son visage entre ses bras croisés pour cacher son émoi quand sa mère lui écarta les fesses. Sans le vouloir, elle tressaillit et serra les fesses en sentant l’embout lubrifié d’une canule s’immiscer dans son sphincter. Laure lui tapota une fesse.

— Ne force pas, il faut que j’enfonce un peu, sinon ça gicle de partout.

Docile, Roxane se détendit et l’extrémité arrondie de la canule pénétra dans son cul, puis l’eau coula et lui emplit le sphincter. A sa grande honte, Roxane était excitée, des réminiscences de sodomies lui revenaient en flashs, la première fois avec Samuel qui l’avait lubrifiée avec du beurre, la fois avec les Africains et leurs gros sexes qui se succédaient en elle. Inconsciemment, elle leva les fesses et Laure les lui caressa tout en retirant la canule.

— Ça y est, maintenant il faut que tu le gardes le plus longtemps possible, reste allongée.

Les fesses serrées, Roxane resta muette et immobile en s’efforçant de cacher son trouble. Sans paraître remarquer la tension de sa fille, Laure faisait glisser ses mains sur les courbes de ses hanches.

— Tu as vraiment un joli petit cul ! Je t’ai bien réussie, je suis fière de moi… Bon, tu vas pouvoir te soulager, attends, je te prépare la bassine… Ça y est, tu peux y aller.

Accroupie au pied du matelas, Roxane vida ses entrailles en grimaçant de honte.

Le lendemain matin, elle insista pour que Laure aille travailler. Elle se leva, lui montra le thermomètre et finalement elle réussit à la convaincre. Une petite heure plus tard, elle se retrouva seule dans le grand lit de sa mère, son plateau de petit déjeuner sur les cuisses.

Tout en terminant son café, elle s’aperçut avec étonnement que, depuis plus de six mois, elle n’avait pas été seule, même au cœur de l’Afrique où quelqu’un surgissait toujours devant vous quand vous vous y attendiez le moins. Ici, c’était le calme absolu, personne ne pouvait la surprendre. Elle posa le plateau sur le sol et, tout en écoutant le chant enjoué d’un moineau, elle se caressa le sexe d’un doigt d’abord distrait, puis de plus en plus précis. Les jambes écartées, les draps rejetés à ses pieds, elle se regarda le sexe, fente beige ourlée de rose et, sans hâte, elle sépara ses grandes lèvres de deux doigts pour faire apparaître la muqueuse clitoridienne qu’elle caressa du bout de l’index. C’était déjà mouillé, ça palpitait, rose et luisant d’humeur transparente. Le clitoris dardait sous son capuchon et Roxane le titilla en glissant le bout de son index sur la petite pointe sensible. Courbée sur sa fente, elle se regarda enfoncer son majeur tendu dans son vagin, puis le ressortir lentement. Il brillait de mouille, et Roxane le promena sur ses lèvres avant de le sucer et de se le remettre à fond. Haletante, surexcitée, elle s’enfonça un doigt de plus et elle se caressa le clitoris d’un geste sûr, sans appuyer trop, juste assez pour qu’il diffuse dans son corps un plaisir sublime.

Quand la jouissance arriva, elle n’eut pas la force de suspendre son geste, et la vague l’emporta et la maintint un long moment au sommet du plaisir, tendue comme un arc sur la tête et les talons, un long gémissement sortant d’elle comme une plainte.

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