Ton corps est tatoué

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FANDOR Jérôme

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tabou



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Résumé

— Deux fois, mon père… deux fois ! Ce… ce débauché a voulu me posséder deux fois !

— Consécutives ?

— Consécutives. Ah ! mais c’est que, vous pensez bien, c’est que j’ai refusé, moi ! La première fois, je me suis laissé faire : je sais que mon devoir d’épouse m’impose de tels sacrifices de temps en temps… et que, à condition de n’y puiser moi-même aucun plaisir malsain, je ne fais là qu’obéir à la volonté divine… Mais deux fois, vous rendez-vous compte ? Deux fois ! Je lui ai dit : « Gaston, nous ferons désormais chambre à part si vous sombrez dans l’ignominie ! »

— Peut-être votre réaction a-t-elle été un peu vive… dictée par la plus ardente et la plus louable des bonnes intentions, certes, mais un peu vive…

— Comment ? Vous n’allez tout de même pas approuver ce satyre ? En vingt-cinq années de vie conjugale, c’est la première fois qu’il se permet de me demander ça ! À mon âge ! C’est honteux !

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Nicole

– Oui ! oui ! Ouiiii ! Je te sens ! Je te sens bien ! Salaud ! J’aime ça !

Le garçon laitier claqua les fesses de Nicole, ce qui la fit glousser et remuer de plus belle du popotin, puis accéléra la cadence de ses coups de boutoir.

Elle était appuyée à la table de la cuisine, la blouse roulée autour de la taille et les guibolles écartées. Debout derrière elle, le falzar aux chevilles, il la besognait consciencieusement.

Chaque fois qu’elle était seule à la maison, elle s’envoyait de la sorte, vite fait, dans la cuisine, tous les livreurs qui passaient : le garçon laitier, le commis boulanger, l’apprenti boucher et, à l’occasion, le facteur, l’employé de l’E.D.F. et celui du gaz. Elle était insatiable, inépuisable, toujours prête à tirer un coup. Le feu au cul, qu’elle avait.

Sa nymphomanie, à vrai dire, n’en était pas moins très relative, n’était-ce que par la force de choses.

Sa fringale et sa capacité sexuelles étaient singulièrement limitées, en effet, par le fait qu’elle n’était que fort peu souvent seule au logis.

Sa patronne, Mme Dupied, ne s’absentait que rarissimement, sauf pour aller hebdomadairement à confesse à l’église toute proche. Et, lorsque Mme Dupied était là, il n’était pas question de faire du radada avec les coquins de passage. Mme Dupied passait son temps à surveiller sa bonne et ne plaisantait pas avec les bonnes mœurs.

Si elle avait soupçonné le centième de ce que faisait Nicole dès qu’elle avait le dos tourné, elle l’aurait virée sur l’heure avec perte et fracas.

Or, c’était exactement ce que Nicole voulait éviter à tout prix. Elle avait été placée dans cette maison par l’intermédiaire du curé de son village et considérait comme de son devoir de ne pas décevoir le bon ecclésiastique, d’autant que celui-ci n’aurait pas manqué de tenir sa famille au courant et que ça aurait sûrement, alors, bardé pour son matricule car son père, paysan borné et quelque peu arriéré, tenait à ce qu’elle restât vierge jusqu’au jour où elle se marierait. Il avait lui-même, d’ailleurs, demandé à Mme Dupied (qui n’avait pourtant point besoin de cette recommandation pour se montrer intransigeante !) de surveiller étroitement sa fille.

Aux ahanements rauques de son fornicateur, elle devina que celui-ci n’allait pas tarder à parvenir au dénouement.

– Oublie pas de te r’tirer ! hoqueta-t-elle.

– Ouais, t’en fais pas ! Tu me l’as déjà dit ! bougonna-t-il sans ralentir le rythme.

– R’tire-toi tout d’suite, je préfère ! insista-t-elle, inquiète.

– Mais y’a le temps ! protesta-t-il. J’suis pas encore près de jouir !

Elle ne voulut rien entendre et, d’un mouvement de croupe, l’obligea à sortir sa verge du fourreau.

– Je vais te terminer à la main ! le consola-t-elle.

Elle l’empoigna et, en quelques adroites secousses, parvint à ses fins. Le gars chevrota un interminable « Aaaaaah ! » tandis que son membre se contractait et, l’instant d’après, une giclée de sperme jaillit de son sexe.

Nicole la reçut sur la main. Elle la regarda d’un air attendri, la renifla en fermant voluptueusement les yeux et la lécha gourmandement jusqu’à la dernière goutte.

– Rhabille-toi, fit-elle ensuite sur un ton des plus naturels. La baronne va plus tarder à rentrer, maintenant.

Le gars obéit pendant qu’elle-même, après avoir sorti son slip de la poche de sa blouse et l’avoir renfilé, se rajustait également avec soin.

– C’est chaque fois pareil ! râla le type. Avec toi, faut toujours se r’tirer avant d’avoir déchargé.

– Ben tiens ! rétorqua-t-elle en haussant les épaules. J’veux pas m’faire fabriquer un lardon, moi ! C’est qu’mon père me croit pucelle…

– Ton père ! ton père ! On dirait que t’as douze ans ! Il va quand même pas te bouffer, ton père !

– On voit bien qu’tu l’connais pas, le vieux !

– Si t’as peur de t’faire engrosser, pourquoi que tu prends pas la pilule ?

– Alors là, si tu crois que je pourrais cacher ça à la singesse, c’est aussi que tu la connais pas ! Elle fouille sans arrêt mes affaires, c’te vieille peau ! Elle aurait vite fait de trouver la boîte…

– Et alors ?

– Et alors c’est là que les enquiquinements commenceraient pour moi. Tu la connais pas, j’te dis ! Et maintenant, file. Si elle te trouve ici, elle se doutera de quelque chose.

Le gars leva les châsses au ciel, découragé par la médiévalité de ces préjugés. Après tout, il avait tiré sa crampe et c’était tout ce qui l’intéressait.

Nicole le raccompagna jusqu’au pas de porte et, se pendant à son cou, le gratifia d’un ultime et reconnaissant bisou.

– À la prochaine fois ! minauda-t-elle.

– C’est ça ! maugréa le gars. À condition que ta garde-chiourme ne soit pas là…

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