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Résumé

En 1975, criblé de dettes, le narrateur accepte, pour échapper à ses créanciers, un emploi de factotum à la résidence S., lieu de villégiature réservé aux membres de l’’armée américaine, et à leurs familles, sur la Moyenne-Corniche. Il va vite se rendre compte que ses démons (les fameux démons de la chair) ne l’’ont pas lâché pour autant et devenir la proie consentante d’’une clientèle féminine avide de sensations. Il croyait se mettre au vert et qu’’avec des Américains il ne risquait pas grand chose. Avec eux, en fait, il ne risquait rien. Mais avec leurs femmes, c’’est une autre affaire : « Elles sont pires que les Françaises, mon vieux ; ce qui n’’est pas peu dire ! »

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J’étais dans une mauvaise passe. J’avais gâché les atouts que j’avais en main. J’étais rentré en France en 1975, avec un diplôme de gestion d’une prestigieuse université américaine, et je me retrouvais dix-huit mois plus tard avec deux faillites retentissantes et un paquet de dettes.

Je me souviens, comme si c’était hier, du soir où j’ai été engagé pour m’occuper de la résidence Sheridan. Marco avait organisé un poker chez lui, à Menton, et j’étais en train de perdre trois mille francs, que je n’avais pas. Un des joueurs assis en face de moi, un agent immobilier, cherchait un factotum pour une résidence qu’il gérait. Il avait besoin de quelqu’un parlant anglais, prêt à habiter sur place et à assurer l’entretien quotidien.

J’étais fauché et sans avenir. Nous nous sommes serré la main et, d’un signe de tête, Marco m’a fait comprendre que ma dette était épongée.

 

La résidence Sheridan, située sur la Moyenne-Corniche, juste avant Monte-Carlo, comptait quarante-huit appartements, dont la plupart restaient vides jusqu’à la pleine saison. Ces trois immeubles de bon standing, disposés en U, étaient réservés aux membres des forces armées américaines en Europe et à leur famille.

Après m’avoir fait faire le tour des lieux, montré les locaux techniques et remis un impressionnant trousseau de clefs, Roger, l’agent immobilier, m’a accompagné jusqu’à l’appartement du rez-de-chaussée réservé au gardien ici, on l’appelait caretaker, à l’américaine.

Quelqu’un de l’agence avait pris soin de garnir sommairement le frigo et nous avons bu une bière, pour sceller notre engagement. Il m’a fait un clin d’œil salace.

— Tu sais, y a pas mal de veuves qui viennent ici… Beau gosse comme tu es, tu vas pas t’ennuyer !

Je ne suis pas rentré dans son jeu. Si j’étais là, c’était pour échapper à mes démons, pas pour faire du gringue à des rombières.

 

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