TU BRAQUES, ELLES SUCCOMBENT

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BALCHOI Pol

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BDSMpunitionSM


Broché / 160 pages


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Résumé

Ils se croisent dans un train de banlieue. Roger a l’air mal, Agnès propose de l’aider. Un matin comme un autre. Sauf que Roger vient de braquer un P.M.U. Et pourquoi il a fait ça, Roger ? Pour tirer des nanas ! Rien que pour tirer et faire des cochonneries avec son nez, sa langue et ses doigts dans les culottes des petites banlieusardes au pantalon trop serré ! S’offrir deux filles dans la cabine spéciale du peep-show… Sauter des étudiantes et une pocharde larguée. Et sa voisine du dessus, toute grosse, toute ronde, toute seule… Amours vite, amours vache. Ils se croisent le soir dans le dernier train, Roger est mal d’avoir trop joui, trop bu, Agnès se sent lasse et morose de s’être battue pour rien… Tu braques et tout devient différent. Ou alors c’est seulement une idée que tu te fais dans la tête, la complainte torride des fièvres citadines…

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« Il allonge le cou, les narines largement écartées, les yeux grands ouverts, il tend la langue. Si près, les poils lui chatouillent le nez. La fragrance est si forte que ses yeux lui piquent. Mais il est comme dingue et rien n’est trop fort, rien ne lui en jette assez à la tronche… Il glisse la langue sur ce chemin connu du corps de femme et collecte une mousse blanchâtre qu’il porte à son palais, qu’il laisse fondre doucement sur sa langue, se délectant des accents d’une telle force qu’on ne les croirait pas issus d’un si jeune sexe.

 — Encore chien, vas-y encore. Sinon, je te laisse là comme une merde ! »

 

Il y va, il y va, il y va ! Que dalle !

Juste comme il allait jouir, il y a eu fragrance. Un mot qu’il sait pas ! Putain de fragrance ! Ça veut dire quoi ? C’est le liquide ? L’odeur ? Autre chose ?

Marre !

De la main gauche, il jette le livre à l’autre bout de la chambre. « Olga, pisse-moi dessus ! » de Ray Duc. Un SM. Sado-Maso.

 

*

 

Presqu’un an qu’il n’a pas vu un minou. Un an de vie sans minou, c’est dur comme une queue toujours dure et rien pour la soulager ! Le livre, il l’a chouré dans la boîte du vieux du quatrième. Un jour qu’il sortait, il a vu le facteur qui y mettait une grosse enveloppe blanche. Il a d’abord cru que c’était un CD (pas assez épais pour une cassette vidéo !). Il l’a pêchée avec un morceau de ferraille plié en deux et il est remonté dans sa piaulé comme un chat qui sort de chez le boucher. Il adore chourer. Ça l’excite. L’impression de vivre au milieu du film.

Parlant d’excitation, il n’a pas été déçu. D’abord la couverture : une nana à poil, de dos, accroupie, jambes écartées, avec un chien qu’on voit à moitié et qui lui fait des gâteries. Une paire de fesses, mes amis ! Lui, les aiguillés à six heures au cadran de la braguette.

Fragrance… S’il avait un dico… Mais qu’est-ce qu’il ficherait avec un dico ? Certainement pas se branler. Il reprend le livre à la page 60. Se remet à lire le passage où la jeune Olga oblige Arnaud à faire le chien bien dressé. Olga, une adolescente qui aime s’accroupir pour pisser dans la bouche des mecs, les obliger à avaler, à lui lécher les poils du culs, trempés de pisse et de liquide de nana. Il s’imagine ligoté à poil, sur le ciment du garage désert où ça se passe dans le bouquin et elle, debout, qui le regarde comme s’il était une sous-merde. Qui se déshabille lentement… Elle porte un Perfecto, un T-shirt noir et des collants noirs sans culotte. Elle enlève le Perfect’ et se met au-dessus de lui, jambes écartées.

— Elle te plaît, la vue, connard ?

Lui, il commence à bander dans les liens de cuir qui le saucissonnent.

— Répond, connard ! crie-t-elle.

— Oui…

— Oui qui, connard ? crie-t-elle.

— Oui, Olga.

— Non, connard, gronde-t-elle en appuyant le talon de sa botte sur son nez.

— Oui… maîtresse.

— C’est mieux, maintenant lèche ! ordonne-t-elle en lui enfonçant lentement le talon de sa botte dans la bouche. Lèche, connard.

Il pose la langue sur le talon couvert de gravier et certainement d’autres trucs qui traînent sur le sol du garage. Il a envie de vomir mais, en même temps, il sent sa trique reprendre de plus belle. Alors, il suce le talon et avale toutes les saloperies qui y traînent. Au bout d’un moment, Olga, retire sa botte.

— C’est bien, chien… Pour te récompenser, regarde. Elle enlève ses bottes d’un geste négligent, désinvolte, abaisse ses collants et se dresse au-dessus du saucisson humain en plein érection. Elle pose un pied de part et d’autre de ses épaules. Il ne peut détacher les yeux de cette toison qui recouvre la fente. Cette toison noire comme le dos d’une panthère noire, et aussi dangereuse… De ses mains gantées, elle écarte les longs poils soyeux, découvrant la chair rose de sa vulve et, sans attendre, lui pisse dessus un jet dru, interminable…

Il parvient quand même à éjaculer, dans sa piaule minable.

Oui, c’est ainsi qu’il imagine sa rencontre avec Olga. Sans fragrance et tous ces mots qu’on connaît pas et qui empêchent une bonne branlette. A part ça « Olga, pisse-moi dessus ! » de Ray Duc est bien. Jusqu’à présent, il n’a pas eu de problème… Enfin si, il en a un, de problème, et un gros : un an sans nana…

Il a beau se taper les plus longues branlettes de l’année, avec plein de situations terribles : rien ne vaut la peau, les rondeurs, les trous d’une nana, d’une vraie !

C’est pas qu’il soit moche ou taré ou les deux. C’est pas de chance et tout ce qu’on voudra, qui fait que t’as personne pour se déshabiller avec toi. Ça arrive tout le temps à des tas de mecs. À des tas de nanas aussi. Et ces mecs-là et ces nanas-là se rencontrent jamais. Dans le train qui va en ville, ils sont sûrs et certains qu’ils vont se tomber dessus dans le métro, sur un banc, dans une boîte… Et, une heure plus tard, se sucer, s’enfoncer la langue et les doigts partout. Mais ils rencontrent jamais que les contrôleurs qui les taxent, neuf fois sur dix, parce qu’ils ont pas de billet. Point.

Ils perdent pas espoir. Ils recommencent. Ils tiennent le coup disant que demain sera la bonne.

En attendant, il sait toujours pas ce que fragrance veut dire. Pour un type qui lit jamais, c’est pas de chance de trébucher sur un mot. Juste comme il allait jouir.

Écœuré, il se lève, se reboutonne, va à la fenêtre regarder les rails et les petits trains argentés pleins de nanas, à l’ombre des caténaires. C’est le printemps en plus, les filles quittent les collants noirs pour les jambes nues. Il les imagine, là, dans les trains qui n’arrêtent pas de passer, leurs culs tièdes sur les sièges, leurs culs juste couverts d’une culotte et parfois de rien du tout. Il donnerait la peau de ses couilles pour être, juste trente secondes, banquette de seconde dans un train de banlieue. Il a encore du sperme au gland que sa queue regonfle. Rien qu’à la vue d’un train et à l’idée de tous ces petits culs à l’intérieur. Il est en train de devenir dingue…

Dehors, ça sent l’envie, le désir, la peau des filles. Dans sa piaule, ça sent le mec seul, le matelas par terre, la boîte de raviolis ouverte et le rideau de douche avec des champignons dans le bas.

« Faudrait faire quelque chose… »

Un an qu’il se répète ça. Faire quelque chose : une musique grave, comme une queue qui se redresse, qui pendouille, qui se redresse, qui pendouille, sait plus combien de fois par jour. Parfois, il picole. Ça aide un peu. Et il en a vidées, des canettes, en un an ! À regarder passer les filles sans jamais qu’elles s’arrêtent…

« Faire quelque chose… »

Y a bien la petite voix qui lui suggère que, s’il avait de l’argent… C’est sûr que les choses iraient autrement. Qu’à la limite, en cas de grosse soif, il pourrait se payer une pute. Sans problème, Polo ! Carte bleue comme le septième ciel ! Et oui !

C’est pas en faisant la manche qu’on a une carte bleue. Et côté Loto : cent pour cent des fauchés peuvent tenter leur chance, mais à 256 francs par mois, c’est payer cher le rêve. Alors, qu’est-ce qu’il reste, je te demande ? Le rêve, justement, le gratuit, celui où on regarde passer les trains pleins de nanas. Ou alors « Olga, pisse-moi dessus ! » avec un fragrance, qui te fout la crampe en l’air au mauvais moment.

Pourtant des nanas seules et fauchées comme lui, il doit y en avoir plein la Grande Ville ! Ensemble ils…

Ils quoi ?

Ils baiseraient comme les lapins de la garenne crève-misère ? Ils se frictionneraient partout les couilles, le cul plein et l’estomac vide comme une poubelle dans un terrain vague ? Ils… Ils…

Il sait plus.

Y a pas : il faut du fric.

 

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