TURPITUDES AFRICAINES

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BARRIOL Alain

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Résumé

Quand il fait chaud et qu’on transpire, qu’on ne supporte plus le moindre linge sur sa peau, aux heures terribles de l’après-midi, on est sur son lit, dans la pénombre, on attend vainement le sommeil sous sa moustiquaire. Et voilà que la gentille et naïve domestique fait son entrée, nue comme un ver, et vous demande la permission de « dormir » près de vous… « Vous êtes énervé, Monsieur, laissez-moi faire. J’ai l’habitude, fermez les yeux… » Et une bouche chaude se pose juste où il faut. Et c’est bizarre, mais tout à coup… Vous êtes beaucoup moins fatigué. Et même, vous vous sentez tout fringant !

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Chapitre premier

A sa sortie de l’appareil, la chaleur humide assaillit Jacques. Le temps de descendre les marches de la passerelle et sa chemise détrempée lui collait à la peau. Il renonça à ôter son blazer malgré l’inconfort et chaussa ses lunettes de soleil pour protéger ses yeux de la lumière intense qui baignait la piste.

Dès qu’il eut posé le pied sur le tarmac, trois gamins se précipitèrent vers lui, l’un tentant de lui prendre sa mallette, les deux autres tournant autour de lui en répétant, la main tendue, la même phrase dans un dialecte qu’il ne comprenait pas.

Une voix bourrue, précédant un revers de la main, les chassa provisoirement. Comme des mouches, ils reculèrent à distance respectable, sans cesser pour autant de bourdonner.

— A voir votre allure, c’est sûrement vous, le Français qui débarque !

L’homme qui le regardait avec un sourire narquois portait un short délavé et une chemise défraîchie qui cachait mal son embonpoint. Il ne lui manquait qu’un casque colonial pour être la parfaite caricature du Blanc en Afrique. Ils se serrèrent la main.

— Joos Voorman.

— Jacques Marquet.

— Ah ça, je risquais pas de vous rater. Même de loin !

Voorman insistait avec malice, comme s’il avait senti que rien n’agacerait Jacques davantage que d’être traité de Français typique alors qu’il avait tout fait depuis trois ans pour devenir Jack, un Londonien élégant au service de la très vénérable firme Merrysham & Lore. Du reste, il y était parvenu sinon jamais Merrysham ne lui aurait confié l’audit de sa filiale minière en Afrique occidentale. Une « mission délicate », ce qui dans la bouche de Merrysham signifiait beaucoup d’argent en jeu. S’il parvenait à contrôler la comptabilité et à trouver des solutions pour redresser une gestion discutable, il aurait sans doute gagné ses galons d’associé dans la firme.

Il suivit Voorman à l’intérieur du terminal en préfabriqué. La climatisation ne semblait pas fonctionner, mais quelques ventilateurs essoufflés diffusaient ça et là un semblant de fraîcheur que Jacques apprécia, résistant à l’envie de tirer son mouchoir pour s’éponger le visage.

Il vit avec étonnement Voorman marcher droit vers la sortie.

— Monsieur Voorman, on n’attend pas mes bagages ?

Voorman s’arrêta et secoua la tête avec un soupir excédé.

— On n’est pas à Paris ici, mon petit vieux !

Il insistait sur Paris, comme s’il s’était agi d’une insulte.

— Vous avez une idée du temps que ça va leur prendre ?

D’un geste du menton, il désigna le premier chariot de valises qui passait les portes, poussé par deux Noirs débraillés.

— Alors, il y a deux solutions : un, on peut déguster un Coca tiède ici même en comptant les mouches, deux, vous me suivez et vous aurez droit à une bière glacée dans un endroit autrement plus civilisé !

En montant dans la Land Rover couverte d’une poussière rougeâtre qui masquait à demi le sigle de la compagnie, Jacques se dit que de tous les sacrifices qu’il avait faits pour séduire les juristes et les actionnaires, accepter cet audit de leur filiale minière au Kiwanji, s’annonçait de loin comme le plus éprouvant.

— Et, au fait, vieux, appelez-moi Voorman, comme tout le monde !

 

Pendant le trajet, il prêta une oreille distraite au discours de Voorman, qui était un mélange de lieux communs, de confidences et d’anecdotes destinés à éclairer la richesse de sa personnalité. Il était belge, bourlinguait depuis vingt-cinq ans en Afrique et, lui, savait y faire. Son leitmotiv étant que l’Afrique, c’était « épatant, à condition de ne pas se laisser emmerder par les nègres ! » Ni, Jacques le supposait, par les blancs-becs d’avocats dépêchés par les actionnaires.

Voorman n’avait pas pris la direction de Kembale, signalée par les quelques gratte-ciel qui s’élevaient au-dessus de la masse indistincte de la ville. Ils roulaient sur une route poussiéreuse encombrée de Peugeot et de Vauxhall d’un autre âge, doublant à intervalles réguliers un essaim de triporteurs.

Jacques somnolait, calé contre la portière, assommé par la moiteur ambiante et l’interminable voyage en avion. Les cahots de la route l’empêchant de s’endormir tout à fait, il laissait ses pensées divaguer, rejetant le cafard qui l’envahissait en se réfugiant dans des pensées réconfortantes : la gratitude que ne manquerait pas de lui témoigner M. Merrysham une fois sa mission accomplie, et celle, surtout, de sa fille, la délicieuse Vanessa.

Vanessa ! Vingt ans, blonde et aussi mince que le mannequin Twiggy qui s’étalait sur toutes les couvertures en cette année 1970 ; étudiante en histoire de l’art à Oxford et si délicieusement snob que ses inflexions maniérées donnaient une moue permanente à ses lèvres charnues.

Avec un dernier coup de klaxon, Voorman vira sec, tirant Jacques de sa rêverie. Ils étaient sur le parking presque désert du motel de l’aéroport international : deux petites baraques au toit de tôle ondulée. L’intérieur n’était guère plus reluisant : des tables et chaises de métal dont la peinture s’écaillait par endroits.

En les voyant entrer, le propriétaire fit le tour du bar avec de grands gestes enjoués, plantant là les deux types à lunettes noires avec lesquels il bavardait.

— Mister Voorman ! C’est une grande joie pour nous tous ! Et la bière est bien glacée ! Toujours glacée pour toi, Mister Voorman !

Jacques serra la main que lui tendait l’homme, passant outre son écœurement devant les singeries obséquieuses du propriétaire et les airs supérieurs du Belge.

Après avoir englouti sa bière en quelques gorgées, Voorman fit claquer sa langue de satisfaction.

— Ce vieil Ide n’a rien à me refuser. Il est ghanéen et n’a aucun droit de se trouver ici, encore moins d’y tenir un hôtel. Il sait que j’ai des amis qui peuvent l’aider à régulariser sa situation…

Il se leva et, posant la main sur l’épaule de Jacques, eut un rire gras.

— Ou lui faire faire ses bagages fissa !

Il alla jusqu’au bar et Ide vint à sa rencontre. Malgré les sourires étincelants du propriétaire et les tapes amicales que les deux hommes s’échangeaient, Jacques comprit qu’ils étaient en train de marchander. Ils finirent par échanger une vigoureuse poignée de main, prétexte au passage de billets d’une paume à l’autre, puis Voorman invita Jacques à le suivre d’un geste du menton.

— Venez, le Parigot, je vous fais visiter !

Ils pénétrèrent dans l’arrière-salle par un couloir où s’entassaient des caisses de bière vide. Une radio diffusait en sourdine de la musique occidentale.

Dans une petite pièce où flottait une odeur de cuisine, une grand-mère en boubou, l’air revêche, jouait aux dominos avec une adolescente et un petit garçon. Trop jeune pour reconnaître les pièces, il les jetait au hasard au milieu de la table avec des cris de joie.

La fille se leva en faisant claquer un double-six sur le formica et lança dans son dialecte une phrase qui fit hausser les épaules à la grand-mère.

— T’as encore triché, Eda ?

La fille leva les yeux vers Voorman qui venait de l’apostropher. Il aurait été difficile de lui donner un âge. Par sa stature – petite, menue –, sa robe rose défraîchie, elle paraissait tout juste adolescente. Pourtant, ses mines, les œillades qu’elle lançait aux deux hommes, et sa façon de se déhancher en venant vers eux, trahissaient la femme d’expérience.

— Alors, Voorman, tu es venu me donner de l’argent, dis ?

Elle avait des traits délicats et une peau très sombre, presque luisante. Son sourire malicieux ne l’avait pas quittée, elle dansait sur place.

— Le fric, je l’ai déjà donné à ton père.

Elle se renfrogna, son expression narquoise devenant boudeuse. Ses lèvres charnues se retroussèrent en une moue contrariée.

— Alors, tu vas fricoter avec lui, oui ? Ce que tu donnes à lui, c’est pas à moi, tu sais ?

Avec un soupir exagéré, Voorman porta la main à sa poche. La fille le repoussa un peu plus loin dans le couloir et cria quelque chose à sa grand-mère, qui lui répondit en bougonnant. Voorman leva le pan de sa chemise et tira ostensiblement une épaisse liasse de sa poche.

Le sourire revint sur le visage de l’adolescente en avisant les deux billets soigneusement pliés. Elle prit le poignet de Voorman et l’attira dans la pièce contiguë où s’entassaient tables écaillées et chaises bancales. Elle se hissa sur un antique congélateur qui servait de stockage de boissons gazeuses. Son regard se porta sur Jacques.

— Et lui, il va pas payer ? Il faut payer même…

Voorman la coupa :

— Assez discuté, Eda. Ça suffit.

La voix du Belge était devenue rauque et son visage s’était rembruni. Elle n’insista pas. Elle baissa les yeux et se laissa aller en arrière avant de relever sa robe sur ses jambes maigrichonnes, la roulant sur son ventre.

Elle ne portait pas de sous-vêtement et, entre ses cuisses trop fines, son pubis saillait, boule de chair replète sur laquelle courait un début de toison crépue, quelques poils tortillonnés, essaimés sur la motte rebondie, qui tranchaient à peine sur le brun foncé de la chair.

Voorman s’avança, tendant la main vers le sexe de la jeune femme, l’effleurant de ses doigts épais. Jacques, lui, résistait à l’excitation violente qui s’était emparée de lui devant la gamine et l’indifférence avec laquelle elle offrait sa nudité. Il regardait avec un soupçon d’écœurement Voorman qui palpait le sexe de l’adolescente, comme s’il s’était agi d’un fruit sur l’étal d’un marché. Il pinça les grosses lèvres entre pouce et index, comme pour en éprouver l’élasticité, puis les étira avec une froideur quasi médicale, entrouvrant la fente étonnamment rose au milieu des chairs brunes. En y passant le doigt, il se racla la gorge :

— Dis-moi, t’as l’air vraiment en chaleur ! Combien de fois tu t’es fait tringler, aujourd’hui ?

La fille rit en écartant les cuisses davantage.

— Alors, combien tu en as pris dans ton gougou, aujour­d’hui ?

Elle pouffa de nouveau, comme si rien n’avait été plus drôle.

— Non. Non, pas de business avant toi, Voorman ! dit-elle en continuant à rire, pendant que le Belge poussait plus loin son inspection en glissant le majeur dans son vagin.

— C’est ton sagouin de père qui t’en a mis un coup, c’est ça ?

La fille ne répondit pas, son rire se calma pendant qu’elle regardait Voorman fouiller son sexe. Il se servait de deux doigts maintenant, les faisant coulisser avec un mouvement lent et régulier, ses phalanges épaisses retroussant les petites lèvres rose vif chaque fois qu’il les retirait.

Jacques, en nage, sursauta quand Voorman s’adressa à lui.

— Ce n’est pas un travail, pour ces garces ! Bon Dieu, elle est trempée, elle dégouline !

Il provoqua de nouveau l’hilarité de la fille en retirant ses doigts luisants pour prouver ses dires. Elle ne bronchait pas, restant appuyée sur ses coudes, sourire aux lèvres, cuisses largement ouvertes sur son con charnu dont les grosses lippes bâillaient.

Voorman se défit d’une main, libérant un pénis courtaud, massif, et de l’autre, il tira de sa poche un préservatif dans son étui de cellophane.

— Tiens, enfile-moi ça d’abord !

Eda se redressa avec une mimique presque comique, bombant le torse avec fierté, adressant un sourire satisfait à Jacques.

— Voorman, il aime ça ! Beaucoup ! Parce que les blanchettes, ça, elles savent pas le faire !

Avec un bond agile, elle descendit du congélateur et s’agenouilla devant le Belge. Elle s’empara du pénis à demi érigé et le secoua vigoureusement pour finir de le raidir, tout en déchirant l’enveloppe du préservatif d’un coup de dent pour se le fourrer dans la bouche. Avec un dernier clin d’œil pour Jacques, elle se pencha bouche ouverte, vers le gland de Voorman et entreprit de le coiffer de latex de cette façon.

Elle procédait par petits allers retours rapides, laissant le pénis s’enfoncer plus loin dans sa bouche chaque fois. Jacques bandait en la regardant s’affairer avec application, creusant les joues, poussant de la langue en émettant de petits couinements involontaires.

Elle finit par relever la tête, achevant le travail en déroulant la capote du bout des doigts sur le bas de la tige, maintenant bien raide. Satisfaite, elle tourna son regard malicieux vers Jacques.

Avec un rire coquin, elle se leva pour reprendre sa place sur le congélateur, tandis que Voorman, empêtré dans son short, avançait, serrant son pénis entre ses doigts. Il prit place entre les cuisses relevées de la petite et, sans difficulté, força l’entrée de son vagin. Les grosses lèvres brunes se retroussèrent docilement sous la poussée du gland, et il la pénétra d’un trait.

Pendant un instant, on n’entendit plus dans la pièce que le ronronnement du ventilateur, le bourdonnement des insectes et le souffle rauque de Voorman qui baisait la fille à longs coups de reins faisant claquer sa bedaine contre le pubis.

Comme si elle s’était d’un coup souvenue de son rôle, Eda se mit à geindre.

— Oh, oh non ! Oh, c’est trop gros ! Trop grosse pour mon gougou ! Oh, tu fais mal ! Non !

Sa comédie était si grossière que Jacques doutait que Voorman puisse y croire une seconde. Pourtant il était de plus en plus excité et soufflait en ruant brutalement, l’œil rivé à son pénis ensaché qui coulissait entre les lippes charnues.

Il jouit avec un grognement et, d’un geste brusque, retira aussitôt sa verge encore agitée de sursauts.

— Nettoie-moi ça, et dépêche-toi !

La fille se redressa à contrecœur et commença à bougonner :

— Pour ça, il faut payer plus parce que ça c’est…

— La ferme !

Il la saisit par le bras sans ménagement et la tira au bas de son perchoir. Eda poussa un petit soupir résigné et s’accroupit pour emboucher la tige enveloppée de latex luisant. Voorman la laissa le suçoter quelques instants, puis le lui retira avec agacement.

— Allez, qu’est-ce que tu attends ? Nettoie-moi ça !

Elle débarrassa le pénis mollissant de son étui et saisit le bout gluant entre ses lèvres.

Elle aspirait en creusant les joues, pour avaler le reste de sperme, prenant le pénis plus loin dans sa bouche à mesure qu’il dégonflait. Avec toujours la même brusquerie, il retira son sexe flasque, le gland rougi et brillant.

— C’est bon, ça suffit !

En se rajustant, il leva les yeux vers Jacques :

— Allez-y, vieux, vous allez vous régaler, elle connaît son affaire !

Toujours à genoux, Eda lui coulait un regard salace en s’essuyant le menton d’un revers de la main. Jacques hésita. Une érection douloureuse tendait l’étoffe de son pantalon et à l’idée de posséder Eda, son corps juvénile, son sexe docile, il se sentait la bouche pâteuse. Pourtant, quelque chose en Voorman, et pas seulement son regard de fouine, l’incitait à la prudence. Il pressentait en lui un ennemi. Et si tout ça n’était qu’un piège, un truc pour coincer l’embarrassant envoyé des actionnaires ?

— Ça va. Une autre fois sûrement, mais là je me sens plutôt à plat…

Voorman éclata de rire et lui tapa sur l’épaule.

— Ah, vous autres, les ronds-de-cuir, vous n’êtes bien tous qu’un ramassis de culs-pincés !

Déjà, il s’engageait dans le couloir.

— En tout cas, la deuxième bière, je la mets sur votre compte !

Avant de le suivre, Jacques se retourna vers Eda qui s’était relevée. Elle lui décocha un regard de biche aux abois.

— Je te plais pas, dis ? Mais tu sais, je suis bien propre et j’ai pas des maladies !

Il la rassura rapidement, mais elle s’accrocha à son poignet. Elle était si petite qu’elle lui arrivait à la poitrine et devait tordre le cou pour le regarder dans les yeux.

— Moi, je te trouve très mignon, alors, tu sais, peut-être si tu donnes plus, tu peux le faire dans le derrière aussi !

Elle lui prit la main et la glissa sous sa robe, l’appuyant sur une fesse bombée et ferme.

Il n’en entendit pas plus, le petit garçon, échappant à sa grand-mère, se précipitait vers elle en criant.

— Je reviendrai, Eda.

— Tu promets, dis ?

 

Voorman était assis à leur table sur laquelle étaient posées deux nouvelles bouteilles de bière, si froides qu’elles ruisselaient de condensation. Il leva la sienne et la fit tinter contre celle de Jacques.

— Si l’envie vous prenait de revenir une fois que vous aurez digéré toute votre moralité à la con, filez-lui toujours deux billets ! Comme ça, quand son taré de père la dérouille le soir, elle arrive toujours à en planquer un peu pour elle ou pour son frère !

Jacques ne trouvait rien à dire. La tête lui tournait et il se sentait idiot. « Première leçon », se dit-il en avalant une gorgée glacée.

 

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