Un garçonnet sous dépendance

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LOISON Bruno H

Media 1000Simples murmures


BDSM


128 pages


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Résumé

Retrouvez chaque mois la réédition d’un volume de la collection Simples Murmures, dirigée à l’époque par le célèbre Robert Mérodack. Des textes licencieux, sadomasochistes, où tous les tabous sont mis aux oubliettes, ainsi que les victimes de maîtres aux mille perversions… Totalement introuvable ailleurs qu’en format numérique, aux éditions Média 1000 !

Un garçonnet sous dépendance, récit d’une initiation perverse et un brin tabou signé Bruno H. Loison, que les amateurs de SM connaissent bien chez Media 1000…

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Quand Mlle Germaine me convoqua dans son bureau, je devinai que cela ne présageait rien de bon. L’ordinaire de mes jours était ponctué de gifles, d’étranglements avec des bas, de fessées, de lavements, d’étouffements sous des jupes, etc. – pour ne mentionner que les tourments les plus décents.

Mon emploi du temps, ma nourriture, mon sommeil, et même mes fonctions les plus personnelles dépendaient des femmes merveilleuses qui régissaient le centre de perfectionnement. Sous leur conduite, j’apprenais à devenir un adorateur des femmes, un serviteur dévoué de tous leurs désirs, un esclave, un chien, dont elles pouvaient faire absolument tout ce qu’elles voulaient.

Ma principale récompense résidait dans le bonheur que j’éprouvais à les servir, dans le spectacle fréquent de leurs corps splendides, dans ma participation silencieuse et docile à leur vie intime. Mais je recevais aussi une autre récompense plus personnelle : sauf lorsque l’une de mes Maîtresses en avait décidé autrement, par punition ou par l’un de ces adorables caprices qui expriment leur nature profonde, j’avais le droit de revêtir une robe simple, en coton, à petits carreaux rouges et blancs, dont la rusticité rappelait ma condition inférieure, mais qui constituait pourtant à mes yeux un objet de fierté incommensurable. Cette petite robe était une manière symbolique, mais palpable pourtant, de partager la nature divine de mes Maîtresses, et la quitter m’attristait toujours, car je me sentais de nouveau perdu.

Ce jour-là, je me trouvais dans le bureau de Mlle Yolande. Je devais rester debout devant elle, les yeux baissés. Confortablement assise, elle m’observa en silence pendant quelques instants, puis elle m’ordonna de me dévêtir, en m’indiquant précisément quels vêtements je devais retirer. J’obéis docilement, toujours inquiet, mais toujours désireux de donner satisfaction à chacune des femmes auxquelles j’appartenais. Pourtant, Mlle Yolande était l’une des plus belles, et certainement celle dont l’apparence m’impressionnait le plus. Très grande, elle rassemblait soigneusement ses beaux cheveux noirs en un chignon tiré en arrière, et elle soulignait sa sévérité naturelle en s’habillant toujours exclusivement de noir. Ce matin-là, elle portait un tailleur strict, dont la veste cintrée marquait à ravir la minceur de sa taille. L’encolure laissait apparaître sa lourde poitrine maintenue très haute, sous un corsage transparent, en voile de tulle. Sa jupe droite était si serrée sur ses cuisses que je devinais les jarretelles qui tendaient ses bas de soie dont les motifs verticaux accentuaient encore la longueur de ses jambes. Elle portait des escarpins fortement cambrés par de vertigineux talons aiguilles, qui affinaient encore le galbe délicat de ses mollets.

Lorsque je fus nu face à elle, Mlle Yolande me demanda de prendre des poses : mains à plat sur la tête, mon pantalon et mon slip entravant mes chevilles, je dus m’avancer vers elle et lui présenter mon sexe et mon anus. Puis elle m’ordonna d’enfiler une de ses culottes, un porte-jarretelles, des bas, des chaussures à talon haut. Je m’exécutai en rougissant, honteux d’être contraint de me travestir, et aussi de subir les railleries qu’elle m’adressait en riant.

Elle me demanda de marcher en long et en large dans son bureau, les mains toujours rassemblées sur la tête. Elle se moquait de plus belle lorsqu’elle trouvait que ma démarche n’était pas assez féminine, ou quand je trébuchais et me tortillais pour conserver mon équilibre.

Après une heure de cet exercice, elle me lia solidement les poignets dans le dos, avec l’un de ses bas, puis je dus me placer à genoux devant elle. Sur son ordre, il me fallut alors la déchausser, en saisissant délicatement entre mes dents la pointe de ses talons, puis lui lécher les pieds durant un long moment, avant de remonter lentement le long de ses jambes. Retroussant sur ses hanches sa jupe serrée, elle écarta les cuisses, et me fit la lécher ainsi jusqu’à ce que mes lèvres et ma langue soient sur le point d’atteindre la chaude bordure de peau nue, entre sa culotte et la lisière du bas.

Ma nudité sous son regard moqueur, le parfum de ses pieds, la douceur de ses jambes, la proximité de son ventre firent monter en moi un trouble profond qui provoqua l’érection. Mlle Yolande, sans le voir, se doutait de ce résultat. Et quand elle m’ordonna de me relever, elle jeta un regard sévère à mon bas-ventre.

— Pour avoir le droit de bander, il faut se faire chauffer les joues !

La gifle vint aussitôt, fulgurante. Les larmes aux yeux, comme j’avais appris à le faire, je tendis aussitôt l’autre joue. Elle me gifla durant plusieurs minutes, lentement, posément, attendant toujours que je m’offre avec humilité à cette vexation. Je ne tardai pas à pleurer d’abondance, mais elle m’impressionnait tellement que je ne songeai pas un seul instant à me raviser.

Malgré le bourdonnement qui résonnait à mes oreilles brûlantes, j’entendis la porte s’ouvrir, le cliquetis de hauts talons sur le plancher et, à travers mes pleurs, je devinai la silhouette d’une correctrice qui approchait. Déjà bouleversé de douleur, ignorant ce que Mlle Yolande avait l’intention de me faire subir, je faillis m’écrouler sur le sol et implorer sa pitié. Mais la correctrice venait seulement dire que je devais me rendre dans le bureau de la psychologue de l’établissement. Je crois que c’était la toute première fois qu’une circonstance extérieure venait interrompre les séances de dressage auxquelles j’étais soumis.

Mlle Yolande dut trouver également cette procédure exceptionnelle, car elle détacha le bas qui me liait les poignets et, saisissant ma petite robe de coton qu’elle rassembla en boule, elle l’utilisa pour essuyer mon visage ruisselant de larmes. Puis elle m’ordonna de m’en revêtir et de suivre la correctrice. Perplexe, anxieux, j’enfilai la robe qu’une large auréole humide décorait sur mon ventre.

— Tout le monde va croire que tu as fait pipi dans ta robe ! s’écria Mlle Yolande en éclatant de rire.

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