Une chose de chair

12345
Loading...

L Cécile

InterditsMedia 1000


à plusieursadultèreBDSM


128 pages


Papier 7€50 Ebook 4€49

Acheter

Disponible sous 48 heures
7€50 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

Cécile Lacard habite à Aix-en-Provence. Elle gagne sa vie en écrivant des textes érotiques pour les messa­geries du Minitel rose. C’est à ce titre qu’elle nous a contactés. Mais nous lui avons demandé de nous raconter ses propres aventures. En effet, ce n’est jamais par hasard qu’on se met à écrire des « cochonneries ». Vous pourrez vous rendre compte que pour ce qui la concerne, la réalité n’a rien à envier à la fiction. Ce qui ne gâche rien, Cécile Lacard a beaucoup de talent…

Débuter la lecture

CHAPITRE PREMIER

Ça m’a prise tôt. J’avais à peine seize ans que, déjà, des idées coquines m’empêchaient de dormir. J’étais très timide, mal fagotée. Certainement, mes copines avaient déjà goûté de la chose et moi, je ne fréquentais personne ; mais je suis quand même sûre que j’étais déjà la plus vicieuse, parce qu’elles, elles baisaient pour faire comme tout le monde et pour faire plaisir aux garçons. Moi, je ne baisais pas encore mais j’avais plein d’idées et je me faisais jouir tout le temps si bien que je me préparais un avenir intéressant ! Et dans le fond, maintenant, je me demande si les garçons n’avaient pas un peu peur de moi. Bien sûr, pour un petit débutant, il vaut mieux une fille qui ouvre ses jambes et qui dit rien, je peux pas leur en vouloir.

Chez moi, il y avait des livres pornos. J’avais bien fini par les trouver. D’ailleurs, c’est facile, les parents mettent toujours ce genre de bouquins en haut des étagères : une chaise et hop ! on trouve tout de suite le septième ciel… C’est drôle comme les jeunes croient toujours qu’ils sont les premiers en tout. J’aurais jamais cru ça de mes parents et pourtant si, il y en avait des cochonneries là-dedans et de toutes sortes, même des histoires « spéciales »… où des belles dames en noir attachaient des messieurs, ou l’inverse. J’ai quelques doutes au sujet de mes parents. Ils n’étaient peut-être pas aussi niais qu’ils en avaient l’air.

Moi, j’étais pas déniaisée mais j’étais pas niaise pour autant. Comment je me suis pas fait prendre ? J’en sais rien !

Peut-être ils m’ont vue et ils ont fait semblant de rien. Je passais tout mon temps libre à me branler. Une véritable technicienne de la masturbation.

Première technique : comment se titiller doucement le clito. Soit on l’attrape entre le pouce et l’index, c’est bon. Mais on peut aussi juste appuyer avec un doigt léger, et alors ça, c’est super parce qu’on peut se faire longtemps attendre. Quand on sent que ça va venir, on arrête, et on a une vague de plaisir délicieuse.

Plus tard, avec mes copines, j’ai pu largement me perfectionner dans l’art de faire attendre. Avec mes copains aussi d’ailleurs, mais nous en parlerons plus tard. A cet âge-là je n’avais que moi-même et je ne me ménageais pas. Bien sûr, j’ai eu vite envie d’essayer le dedans. J’avais un peu peur, mais quand j’ai constaté que ça pouvait être si bon, j’ai vite été plus courageuse ! J’ai mis un doigt puis deux, puis trois. Je me faisais un peu mal parfois mais finalement ça passait, et je le conseille à toutes les jeunes filles. Plutôt que d’attendre un petit mec plus ou moins habile, quoi de mieux que de se dépuceler un peu soi-même avant ? C’est à cet âge-là que j’ai pris l’habitude de me branler d’abord le dessus, doucement. Les lèvres et tous les petits replis, et puis le clito et à la fin, quand ça commence à venir, de m’enfoncer les doigts à fond et de les bouger. C’est l’explosion…

Lorsque j’avais dix-sept ans, il m’a pris comme une folie de me faire jouir avec des objets. Des objets pour me pénétrer mais aussi pour me donner des sensations fortes sur le dessus de la vulve. Je cite, en vrac : la douche, le sèche-cheveux, en gros tout ce qui vibre, j’ai même essayé l’aspirateur ! C’est tellement bon de pouvoir se laisser faire et que l’appareil fasse tout le travail ! Et puis j’ai appris à m’enfiler tout ce qui me tombait sous la main. J’ai inauguré un pilon en bois qui servait à ma grand-mère pour les herbes de Provence (à moins que ma petite mamie ne s’en soit servie en son temps ? On ne sait jamais !) et il y a eu aussi pas mal de légumes… j’ai aussi eu ma période pinces à linge. Comme quoi, j’avais déjà le goût des sensations fortes…

Pendant toutes mes petites séances de branlette, je m’inventais des histoires. Toutes sortes d’histoires. Je rêvais à tous les garçons que je n’arrivais pas à avoir et je m’interrogeais sur leur fameux engin. Comment l’avaient-ils ? De quelle taille, de quelle épaisseur, de quelle couleur ? Etaient-ils plutôt tripoteurs ou bien du genre à entrer tout de suite dans le vif du sujet ? Lesquels préféraient s’en donner entre les lèvres des copines ou bien encore entrer plus en arrière, dans un tout petit chemin ? Comme je n’en savais rien, je l’imaginais. Plus tard, hélas, quand j’ai pu aller vérifier mes hypothèses, j’ai eu bien des déceptions. La jeunesse rêve. Je croyais que la plupart des hommes étaient de bonnes affaires. Je pensais aussi au prince charmant et je l’aurais voulu bien vicieux, aimant la variété au lit, pas possessif, plein d’idées bizarres.

Un soir de nouvel an, j’ai quand même eu droit à une leçon de choses. Toute la famille s’était réunie pour un réveillon pépère, chez une de mes tantes qui avait une belle maison de campagne. Mon oncle Jérémy devait avoir dans les trente ans, à l’époque. Il faisait scandale à la maison car il ne s’était pas marié et avait toujours de nouvelles conquêtes à nous présenter. Celle-là, je m’en souviens bien. Elle était très brune et très frisée, avec une crinière sauvage qui déplut beaucoup à ma mère. Elle s’appelait Amalia et venait de je ne sais plus quel pays d’Amérique du Sud. Ce soir-là, elle ne s’était pas beaucoup mise en frais, ce qui déparait très agréablement au milieu des chemises de nuit d’apparat de la famille : un pantalon et une chemise d’homme, blancs tous les deux et de grosses boucles d’oreilles en argent. Je ne fus pas la seule à remarquer que, lorsqu’elle passait dans la lumière, on voyait très distinctement qu’elle ne portait rien sous son pantalon moulant. Et Jérémy ne se gênait pas pour lui passer, de temps en temps, la main sur les fesses. Au moment du traditionnel champagne, on ne les trouve plus, et on m’envoie (drôle d’idée) à leur recherche. Oh ça, pour les retrouver, je les ai bien vite retrouvés ! Amalia gémissait si fort ! Ils étaient dans la salle de bains du troisième étage. La porte n’était que poussée. Même si je n’avais pas voulu voir ou entendre… mais je voulais ! Jamais je n’avais entendu un homme parler comme ça, et l’idée que c’était mon oncle, si correct avec les petites nièces, rajoutait du piment à la chose…

— Tiens, prends ça, ma salope, dis-le que tu la sens bien.

— Vas-y, baise-moi à fond, j’adore… hmm… qu’est-ce que tu es dur !

— C’est toi qui me fais bander comme un âne, chienne.. Tu es trempée, c’est pas croyable… comment tu peux rester si étroite là-dedans avec ce que tu t’envoies ? Allez, suce-moi j’ai envie de tout gicler dans ta bouche.

Effarée, j’apprenais, à cette occasion, qu’on pouvait avoir l’air classe et baiser comme des bêtes.

Dans l’entrebâillement de la porte, je pouvais voir Jérémy, tout habillé mais la pine à l’air, et elle était de taille ! Amalia avait gardé sa chemise et ôté son pantalon. Je l’ai vue se mettre à genoux pour engloutir l’engin comme si elle n’avait pas mangé depuis dix jours. L’idée qu’il venait de sortir d’elle semblait l’exciter encore plus. De l’autre main, je la voyais se remplir la chatte avec une saine vigueur. J’ai pensé que j’allais essayer, moi qui me tripotais toujours avec délicatesse. Mon oncle donnait des coups de reins comme s’il était en train de la prendre. La belle queue ne ressortait jamais en entier, et il gémissait comme un fou. Amalia devait savoir jouer de la langue mais je ne pouvais pas voir. Par contre, je l’ai vue se crisper et être toute secouée de tremblements : elle jouissait et elle faisait ça bien, la garce ! Je n’ai pas attendu que mon oncle ait fini, j’ai couru m’enfermer dans ma chambre pour reprendre mes esprits. Tout au long de la soirée, ils ont été très corrects et pas un cheveu de travers n’aurait pu trahir ce que j’avais vu.

On apprend parfois des choses dans sa propre famille. J’en ai un autre exemple, un soir où je m’étais réfugiée tôt dans ma chambre, prétextant des devoirs qui étaient plutôt des exercices de branlette et de rêves. Je croyais « les vieux », comme on disait alors, bien installés devant la télé, et je suis allée me chercher quelque chose à boire à la cuisine. En passant devant la porte du salon, je les ai entendus rire d’une drôle de façon. Ma mère était au téléphone, mon père tenait l’écouteur. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Je les voyais en ombre chinoise à travers les portes en verre dépoli. On ne voyait pas grand-chose, mais je comprenais que mon père avait la main sur sa queue. Et surtout, j’entendais tout.

— Tu veux dire qu’il t’encule tout le temps ? Dis donc, tu as pas mal au petit trou à force, ma chatte ? Fais attention, quand même ! Remarque, je vous comprends. Et puis, salope comme tu es, tu m’étonnes pas. Est-ce qu’il est bien monté, au moins ? Hmm, tu me fais envie, mais, moi non plus, j’ai pas à me plaindre (un petit geste affectueux vers la queue de mon père). Tu sais, on a beau dire, ce qu’on fait, nous deux, c’est bon mais ça vaut pas la pénétration… rien de tel qu’une bonne pine. Dis, tu veux être gentille ? Il est là, il t’écoute, tu veux bien te branler au téléphone et nous raconter des choses ? Ça le fait jouir, il adore ta voix, pas que ta voix, d’ailleurs. Ah, tu es vraiment bonne, vas-y, je te le passe…

Quel dommage ! Je ne pouvais pas profiter des petites histoires de la copine de maman. Aujourd’hui encore, je pense à toutes ces dames très gentilles qui venaient à la sortie des cours de danse, et je me demande laquelle c’était…

Il me semble que je suis restée un temps interminable à vivre chez mes parents comme ça, et à attendre le mâle. C’est que j’avais tellement le feu au cul ! J’en pouvais plus d’attendre. J’avais l’impression que le monde était un vaste baisodrome où tout le monde s’envoyait en l’air, sauf moi… Mais c’est pas si mal d’avoir dû patienter un peu. D’abord, j’ai eu le temps de me renseigner, on est plus coquine quand on est bien informée. Et puis, c’est le principe de la cocotte minute : on fait monter la vapeur et, croyez-moi, j’étais largement sous pression…

Il y en a qui racontent que les collégiennes n’arrêtent pas de se gouiner. Les copines le faisaient peut-être mais alors, je vois pas pourquoi elles m’auraient pas invitée. Il faut dire la vérité : ça, c’est des fantasmes de mecs. En fait, il n’y a pas plus de lesbiennes au collège qu’ailleurs. C’est-à-dire qu’il y en a quelques-unes. Moi, je ne me posais pas la question. J’étais tellement obnubilée par les queues !

Pourtant… Je l’avoue, il y a bien eu une fille. C’était en première, on préparait le bac de français, et j’étais allée passer un week-end soi-disant studieux chez une copine. Plutôt chic, la copine : ses parents avaient une grande maison avec piscine. On est plus ou moins déshabillées au soleil. Entre deux coups d’œil sur mon livre, j’ai le temps de remarquer comment on peut bien voir une chatte à travers un petit maillot. Dès qu’on transpire un peu, le maillot se colle, à moins que ce soit parce qu’elle mouille. On voit bien les renflements de la vulve, et une petite dépression là où il doit y avoir les trous… Je me demandais si elle en voyait autant de moi. Mais je ne serrais pas les jambes pour autant. Puisqu’elle n’avait pas de pudeur, je voulais montrer que, moi aussi, j’étais une grande… Mais j’aurais pas pensé à ça parce que je prenais les histoires de gouines d’un peu haut.

J’étais jeune, on ne sait pas. Non pas que je sois devenue une vraie gouine par la suite, mais quand le plaisir s’annonce ou que je vois que ça fait bander les mecs, que ça leur fait monter la bite jusqu’au nombril, je nuance mon opinion. D’ailleurs, il ne faut jamais dire : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau… »

Je regardais sournoisement le petit maillot de la copine, quand la mère appelle pour un « goûter ». La copine dit non, qu’elle fait un régime, mais moi, j’ai toujours eu bon appétit. La maman me demande de battre le rappel pour la grande sœur, qui fait math spé à Paris, et qui est là pour les vacances. Mais où elle est passée cette grande bringue ? Quelque part dans les vignes ou sous les pins.

Elle y était. Elle ne devait pas se demander ce qu’on voyait à travers son maillot, parce qu’elle l’avait carrément enlevé. Elle était couchée avec les jambes de mon côté, des grandes jambes maigres et un peu velues de première de la classe et, entre les jambes, je voyais très bien autre chose de velu. Elle avait sa main là, qui ressemblait à une araignée avec tous ces doigts qui bougeaient. L’araignée faisait une drôle de promenade : la petite bête qui monte, monte, monte et descend aussi, du clito au trou du cul, en titillant partout la surface. Une petite chatte de pucelle en chaleur qui rêvait à l’avenir en se tournicotant le bout du doigt sur le bouton d’amour, et puis hop, sur la petite rondelle de derrière. On voyait bien que c’était une vierge : elle allait toujours du clito au cul sans chercher l’entrée du vagin. Notez bien, toutes les vierges sont pas comme ça : moi, par exemple, j’étais curieuse de tout. La Parisienne se régalait sans risques, elle. Peut-être avait-elle l’anus aussi sensible que le berlingot, ou plus, puisqu’elle y allait aussi souvent.

De temps à autre, elle remontait le cul comme on nous faisait faire en gym, au lycée, quand les garçons nous regardaient et gloussaient. J’ai eu comme un réflexe, plus fort que moi : je me suis mis la main moi aussi, avec un doigt carrément au fond puisque j’avais pas tant de retenue, et je me suis laissé couler et palpiter en même temps qu’elle, en regardant.

Qu’est-ce qu’on peut faire quand on s’est branlées face à face, et qu’on se regarde en chiens de faïence ? D’abord rigoler, parce qu’on est jeunes et bêtes, et gênées. Et puis en parler :

— Mais dis-moi, tu entres jamais dedans ? Dans la chatte, je veux dire…

— Tu es folle, j’ai pas envie de me déflorer moi, paraît que ça fait mal.

— Moi je le fais, ça fait pas mal et c’est rudement bon. Regarde…

Et je m’approche, histoire de lui montrer de près. Je m’enfonce le doigt d’un coup, d’un seul. Il disparaît complètement, je me fais même mal avec ma bague. Elle a un petit « oh ! » admiratif, puis pas seulement admiratif. Je me lime devant elle, bien vite, sans trop forcer à l’entrée, et elle est en train d’en mouiller d’envie !

— Viens, je te le fais. Je te promets, je te fais pas mal. C’est que j’ai du mal à trouver l’entrée avec ce qu’elle est crispée !

Elle se serre tout autour de mon doigt, elle gémit un peu. Je m’énerve et je pousse. Surprise : il n’y a pas de grosse résistance, ça passe. Et délice : dedans c’est chaud, terriblement chaud et doux, et mouillé. Mon doigt est tout serré et j’ai envie de saccager, de farfouiller.

J’exagère, elle était pas si coincée. Elle disait : « Hmm, tu avais raison, tourne ton doigt, tourne-le », et je faisais comme si au fond de cette moule toute neuve, je cherchais quelque chose. Après, c’est plus facile à faire qu’à expliquer, j’ai collé le pouce et l’index et j’ai enfoncé le tout. Même vierge, on peut très bien sans saigner. Elle a aimé ça, ma matheuse.

Au moment où elle allait jouir, j’ai eu une brusque envie de goûter, comme elles faisaient dans les livres, mais j’osais pas. Comme elle criait un peu sans s’occuper de moi, j’en ai profité, je me suis penchée et hop, un petit coup de langue vite fait, histoire de pouvoir dire : je l’ai fait.

Ça m’a fait drôle mais sans plus. J’avais pas eu vraiment le temps d’apprécier. Juste un vague goût de savon un peu fort.

Elle a remis son maillot, toute gênée et vite fait parce que la maman appelait encore. Elle devait se demander où on était passées. On lui a dit qu’elle m’expliquait des maths, ce qui a beaucoup plu. Et à la copine, je n’ai rien dit. Personne n’en a plus parlé. Moi, je n’étais pas très fière de moi parce que je croyais que le peu que j’avais fait, c’était déjà « se gouiner ». C’est joli l’ignorance. Je n’avais pas les idées très larges, à cet âge-là. Elles le sont devenues plus tard, un peu plus larges, avec autre chose aussi, ça va ensemble…

Et les queues dans tout ça ?

Une seule fois, j’ai pu voir de pas trop loin un de ces animaux tant convoités. Pas dans des conditions très favorables je reconnais, mais je m’en suis contentée.

Un exhibitionniste bien tranquille sévissait dans le coin. Le cauchemar des mamans, mais pas forcément des filles. Nous, on en parlait aux interclasses et il avait une réputation d’enfer. Le prof de sciences naturelles, voulant sans doute nous rassurer, nous avait expliqué que ces gens-là, ça « n’entre pas en érection » et ça n’attaque pas. Mais celles qui avaient eu le dangereux privilège de le voir affirmaient que non, il n’était pas mou du tout, qu’il en avait une d’au moins vingt centimètres et bien dure, et que si elles ne s’étaient pas sauvées, elles seraient sûrement passées à la casserole. Les jeunes filles adorent l’idée d’être convoitées. Les vieilles aussi, d’ailleurs. Et moi, peut-être plus que les jeunes et les vieilles, je ne rêvais que de ça !

Je voulais à tout prix le voir et j’ai combiné la chose bien comme il faut. Un samedi où je devais aller travailler toute l’après-midi chez Solange, j’ai dit à mes parents qu’on me raccompagnerait jusqu’au lycée, et aux parents de Solange, qu’on passait m’y prendre à une heure donnée. Un vrai polar : je partais de chez Solange, les parents ne m’emmerdaient pas. Et j’allais tranquillement à pied au lycée où on venait me chercher une heure plus tard. Entre-temps, j’étais seule dans la rue et il faisait noir. Je me faisais peur toute seule. J’adorais déjà avoir peur…

J’ai vraiment eu du pot quand j’y pense : ce brave type avait sûrement autre chose à faire que de m’attendre ce jour-là à cet endroit-là et pourtant, il était là. Et il était là tout près, même pas caché, même pas discret. Au contraire, il affichait sa pine comme un drapeau, et je suis désolée pour messieurs les docteurs : il bandait fort.

Bien sûr, j’ai regretté mon expédition mais c’était trop tard. J’étais paralysée et je ne pouvais pas quitter des yeux cet engin rouge et noueux qu’il approchait de plus en plus.

Il devait être ravi, car pour regarder, je regardais. Je me posais tant de questions sur la taille réelle des queues !

Celle-là était bien développée et il l’entretenait par un va-et-vient de la main. On aurait dit qu’il lisait dans mes pensées !

— Tu la trouves grosse, hein petite ? Tu te demandes si elle entrerait dans ta petite chatte ? Tu as raison, il faudrait que je pousse fort, mais fais-moi confiance, je vais pousser, il faudra bien que ça passe. Parce que je vais te la mettre maintenant, bien au fond, ma chérie, et je vais te limer avec… à moins que tu ne la préfères dans le cul ?

Maman ! au secours ! Il s’approchait de moi de plus en plus et il s’astiquait comme un malade, et moi, je reculais et je croyais presque déjà la sentir qui me déchirait au passage. Ma chatte s’était toute recroquevillée de trouille et je serrais les fesses aussi. A force de reculer, je me suis retrouvée coincée contre un mur. Il jubilait de me faire peur.

— Allez, montre-moi quelque chose toi aussi, ma chatte, ton petit cul par exemple… je peux te le tripoter au poil…

Et hop, il m’a retournée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et il a remonté ma jupe et baissé ma culotte par la même occasion !

Heureusement pour moi, la vision de cette pleine lune blanche l’a achevé : il éjaculé contre moi, sur mon cul. J’avais envie de pleurer mais j’avais tellement peur que je n’ai pas bronché. Il a un peu bafouillé et il est parti aussi vite que possible pendant que ma mère sortait de la voiture en hurlant.

On m’a beaucoup consolée et beaucoup plainte. Moi, je faisais figure d’héroïne chez les copines et on me demandait toujours de raconter.

— Mais le truc, tu l’as bien vu ?

— C’est gros comment ? Il t’a touchée avec ?

— Mais tu en as pas eu envie ?… non, je disais ça pour plaisanter..

Bien sûr, bien sûr… mais qu’est-ce que j’ai pu rêver à mon satyre les nuits qui ont suivi. Ma mère me voyait le matin partir les yeux cernés, elle avait peur que « j’aie été marquée » par l’expérience. Mais ce n’était pas si grave, simplement je me rappelais les paroles du type et je me branlais cinq, six fois d’affilée… Personne m’avait jamais parlé comme ça à moi, quel dommage ! Heureusement, tout arrive à qui sait attendre.

Je me rappelais ce que me disait ma mère : rien ne vaut la pénétration.

Inutile de vous dire que ça a été un choc le jour où j’ai essayé pour de bon. Quelle déception ! Moi qui croyais que les garçons, eux, savaient y faire et que j’avais qu’à ouvrir les jambes pour partir au septième ciel ! Eh bien, non.

J’ai été invitée à une boum durant mon année de terminale. Il y avait un rouquin baraqué qui me plaisait bien et qui parlait tout le temps de cul. J’aurais dû me méfier, les plus paillards sont pas les plus cochons mais je ne le savais pas encore. Il m’a emmenée dans sa 4L, et il m’a pelotée pas mal. Ça m’a immédiatement fait mouiller et j’ai eu envie de franchir le pas. Il a mis sa main entre mes jambes, j’ai dit oui. Et hop, me voilà culbutée sur le siège arrière et lui qui ouvre sa braguette. J’espérais enfin pouvoir admirer l’engin tant attendu. Rien du tout. Il a fait tellement vite que j’ai rien pu voir, ni toucher. J’avais pourtant cru comprendre que les dames branlaient les messieurs un petit moment, puis l’inverse ; ensuite on faisait un peu les gourmands avant d’en arriver aux coups de queue. Apparemment, c’était pas son opinion. Me voilà déjà, écartant les jambes, et d’un coup d’un seul, il m’enfile sa bite. Elle est entrée sans problème vu les petits jeux auxquels je m’étais livrée toute seule. Il s’est donc pas posé de questions. Pas du tout même, je dirais. Il a fermé les yeux et il s’est tout bonnement branlé à l’intérieur comme si c’était dans n’importe quoi. Et pas pendant très longtemps. J’ai à peine eu le temps de m’habituer à cette nouvelle présence. Personnellement, je me serais volontiers habituée un peu plus longtemps. Non, rien à faire : quelques va-et-vient et puis il a tout lâché comme un cochon, avec un petit grognement de cochon…

Après, il a dit : « C’est bon, non ? » Je crois même qu’il l’a dit par politesse, pour pas trop montrer qu’il avait plus rien à me dire, à part que les exos de maths étaient costauds cette semaine, et si j’allais passer mon permis bientôt.

Moi, je suis rentrée complètement déprimée, un peu comme une gosse qui se rend compte que non, les cloches ne portent pas d’œufs de Pâques, on leur a menti. Dire que j’avais cru que c’était le plus important de la vie ! Du coup, je me suis consolée sur les exos de maths et j’ai eu mon bac avec mention, en essayant de ne pas trop y penser.

J’ai pas remis ça de sitôt. Je suppose que le rouquin en avait parlé aux autres, vu que j’ai eu des propositions mais j’ai toujours dit non. Peut-être on devrait laisser aux hommes déjà aguerris le soin d’initier les jeunes filles parce que, croyez-moi, la plupart sont rudement déçues !

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *