Une grosse vicieuse bien docile

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DEFORT Christian

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BDSMexhibition et voyeurismefétichismehumiliationprostitution


128 pages


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Résumé

Jeune provinciale montée à Paris, Sarah, après avoir trouvé un premier boulot guère passionnant, fait la connaissance d’une étrange coiffeuse, Lucille. Celle-ci a tôt fait de flairer en elle une des succulentes poulardes dont elle régale quelques connaisseurs. Elle propose donc à la jeune fille de venir s’installer chez elle. Et de s’en « mettre plein la lampe. » Les femmes minces, prétend-elle, ne plaisent pas aux hommes. Ils aiment en avoir plein les mains. Assez passive de tempérament, et gourmande, ce qui ne gâche rien, Sarah se laisse tenter. Et bientôt ses généreux appas vont faire le bonheur des ogres sexuels délicats (attention, il ne s’agit pas du tout de cannibalisme : on mordille, à la rigueur, on ne mange que de baisers… ou de suçons !) dont Lucille se charge de soigner le menu. Commence alors pour notre poularde sexuelle une vie bien remplie… sous tous les rapports !

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CHAPITRE PREMIER

Agée d’une vingtaine d’années, Sarah venait de province avec l’espoir de trouver du travail à Paris. Elle avait vite déchanté après avoir déniché un modeste emploi de vendeuse dans un grand magasin de la place d’Italie. Le salaire était maigre et l’ambiance détestable mais elle n’avait pas les moyens de faire la difficile.

A deux pas de l’immeuble où elle habitait, rue de Clichy, elle avait repéré un salon de coiffure. Cela tombait bien. Elle était aux petits soins pour ses longs cheveux bruns, son principal attrait avec son visage rond, son nez retroussé et ses yeux noisette. Sa tête compensait ses épaules et ses hanches trop larges pour une fille. Ce qui la chagrinait le plus, c’était son gros derrière qui l’obligeait depuis son adolescence à bannir jupes et pantalons moulants de sa garde-robe. Elle se rattrapait en allant souvent chez la coiffeuse et l’esthéticienne. Quand elle avait de l’argent, bien sûr. Elle dut attendre sa première paie pour se rendre au salon, à côté de chez elle.

C’est ainsi qu’elle fit la connaissance de Lucille, la patronne. La quarantaine, elle était mince, assez grande, avec des cheveux roux mi-longs et une frange coupée au carré. Sa figure était osseuse mais elle avait de magnifiques yeux bruns et surtout une large bouche aux lèvres épaisses et sensuelles. Elle se maquillait de façon criarde, ce qui lui donnait une certaine vulgarité qui se retrouvait dans ses manières. Malgré cela, elle était sympathique et comme toutes ses collègues elle aimait bavarder. Elle ne mit guère de temps avant d’arracher quelques confidences à sa jeune cliente qui ne demandait pas mieux que de s’épancher.

Sarah revint au salon quelques semaines plus tard. Au détour de leur conversation, Lucille lui fit une remarque sur ses cheveux ternes et cassants en alléguant que ce n’était pas un signe de bonne santé. La jeune fille soupira :

— Oh, la santé va à peu près ! C’est le moral qui flanche.

Elle déversa tout ce qu’elle avait sur le cœur au sujet de son travail. Les choses ne s’étaient pas améliorées, loin de là. Lucille la laissait parler. A la fin, elle dit :

— Et les hommes, où en es-tu ?

Comme Sarah gardait le silence, elle insista.

— Ne me dis pas que tu ne t’envoies pas en l’air de temps en temps. A ton âge, une fille sait qu’il n’y a rien de mieux pour se défouler.

Sarah retint un soupir encore plus gros que le premier. Elle avoua que, faute de petit ami attitré, elle devait se contenter d’aventures sans lendemain. Depuis son arrivée à Paris, c’était le désert question sexe. Elle n’attirait pas les hommes. Certes, elle n’était pas grosse, mais avec son physique plutôt charpenté, elle n’avait rien d’un top model.

Lucille fronçait les sourcils.

— C’est peut-être parce que tu n’es pas assez bien en chair que tu n’arrives pas à dénicher de petits copains.

Dans la glace, Sarah apercevait une fille qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau et qui faisait une drôle de tête. Les propos de Lucille constituaient une hérésie absolue par rapport aux canons actuels de la beauté. Elle eut droit à un haussement d’épaules quand elle en fit la remarque.

— D’abord, tous les goûts sont dans la nature. Ensuite, il y a loin entre la réalité et ce que disent les magazines de mode.

Sa voix devint insinuante et douce comme une caresse.

— Je connais les hommes. Les planches à pain, ça les intéresse pour la décoration mais question cul, c’est autre chose. Ils aiment bien en avoir plein les mains. Si tu avais quelques kilos de plus, mettons dix ou vingt, tu baiserais autant que tu voudrais et tu n’aurais pas besoin de trimer pour un salaire de misère.

— Qu’entendez-vous par là ?

Lucille éclata d’un rire cynique.

— Ne sois pas stupide ! Tu n’es pas née avec une cuillère d’argent, dans la bouche, n’est-ce pas ? Si tu veux t’en sortir, il te faut vendre la seule chose que tu as. Ton cul !

Sarah ne savait quoi répondre. Elle n’aurait pas dû écouter. Pourtant, les propos de la coiffeuse se gravaient dans sa tête.

— Il est gros et tu aurais déjà des amateurs, mais ce serait encore mieux si tu avais un ventre épais comme un oreiller et des cuisses comme des gigots. Si tu es intéressée, je me charge de tout : de te suralimenter jusqu’à ce que tu aies le physique voulu, de t’habiller, et de te présenter à des relations au compte en banque bien garni qui raffolent des filles obèses.

Devenir une grosse dondon pour se prostituer ! L’idée paraissait monstrueuse à Sarah qui cependant n’osait pas envoyer promener la coiffeuse. Elle s’en voulait de son caractère faible qui la poussait trop souvent à se laisser mener, mais elle n’y pouvait rien. Elle dit qu’elle réfléchirait et détourna la conversation.

C’était le mois de novembre. En quittant le salon surchauffé pour le froid de la rue, la jeune fille eut l’impression d’émerger d’un rêve malsain. Le mieux était de ne plus remettre les pieds chez Lucille.

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