UNE MAITRESSE POUR PAPA

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TESSICA Béatrice

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Broché / 122 pages


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Résumé

Je ne suis pas émotive, mais quand même ! Ça surprend de retrouver son père après des années, surtout l’imperméable ouvert, en train de s’exhiber ! Il était presque devenu un inconnu. Alors nous avons refait connaissance. J’ai découvert ses goûts secrets pour les insultes et les coups de fouet. Je lui ai montré que je sais donner du plaisir à un homme. Jusque là, ça allait. Mais j’ai un mec, Alexandre, un régulier qui voudrait qu’on se marie. Il a eu du mal à comprendre. Lui aussi, il avait des envies dont j’ignorais tout, celles de violer une fille et de la maltraiter. J’ai essayé de lui faire plaisir, mais je n’ai pas aimé le rôle. J’avais croisé une fille maso, Stéphanie, il y a quelques années, qui pouvait m’être utile. Oui, mais pour la retrouver, il m’a fallu en rencontrer, des gens bizarres ! Question émotions, j’ai été servie. Après, entre Alexandre, Papa, Stéphanie et moi, je vous dis pas, le pataquès ! Ou plutôt, si, je vais tout vous dire…

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Papa exhibe sa queue au bois de Boulogne !

Ça m’a donné un choc, de me trouver nez-à-nez — enfin, si l’on peut dire… — avec l’organe supposé être à l’origine de mon existence !

Et pourtant, je ne suis pas émotive. Des zizis, j’en ai vu, des exhibitionnistes aussi. J’ai roulé ma bosse, et je suis bosselée où il faut.

La biroute de papa, je l’avais vue cent fois, mille fois. J’appartiens à une lignée d’avant-garde : mes grands-parents étaient nudistes et buvaient du coca-cola, mes parents fumaient du hachisch, je porte un tatouage sur la fesse gauche (un petit crabe, je suis du signe du Cancer), un anneau d’or dans le nombril, je n’ai jamais fait l’amour sans préservatif avant de rencontrer Alexandre, je mange bio et je vis seule.

Mais je n’avais jamais vu la biroute de papa dans de telles conditions. Surtout que je ne l’ai pas revu depuis quelques années, papa.

Sur le moment, je ne l’ai pas reconnu. Il a surgi devant moi, l’imperméable ouvert, la bite en avant. Je dois dire qu’il a une quéquette assez anonyme.

Ce n’est qu’en relevant les yeux que j’ai compris qu’elle appartenait à l’auteur de mes jours.

— Papa !

— Hélène !

Cette journée avait très mal commencé. La veille, je m’étais — encore — disputé avec Alexandre au sujet de notre mariage. Je veux bien qu’il vienne vivre avec moi quand je serai enceinte mais je ne vois pas l’intérêt de passer à la mairie tant que notre progéniture n’ira pas à l’école…

Il est reparti en claquant la porte. J’ai passé une très mauvaise nuit, et je n’ai réussi à m’endormir qu’au petit matin, pour être réveillée presque immédiatement par la sonnerie du téléphone. C’était Alexandre, assez excité, qui voulait reprendre la discussion. J’ai failli raccrocher tout de suite.

— Au point où nous en sommes, j’ai dit d’un ton acide, il vaudrait mieux prendre un peu de recul, toi et moi… Je nous vois mal partis…

Cette remarque l’a calmé.

— Tu as peut-être raison, il faut repartir sur des bases nouvelles… C’est pour ça que je dois te voir au plus tôt…

J’étais d’accord mais, au moment de convenir de l’heure et de l’endroit pour nous retrouver, plus rien ne collait. J’avais des rendez-vous, il avait des choses urgentes à faire.

— Quelles sont les bases nouvelles que tu proposes ? Si tu m’en parles tout de suite, ça nous fera gagner du temps.

Il n’a rien voulu savoir, prétendant que le sujet était trop important pour qu’il m’en parle au téléphone. Pour lui, il était indispensable de se voir. Nous avons donc décidé que j’irai chez lui dans la soirée, très tard sans doute.

Réveillée, furieuse, je me suis enduite de mes peintures de guerre, fond de teint platine et rouge à lèvres brun, j’ai enfilé ma tenue de combat, un tailleur bleu pétrole tirant sur le fluo, et je suis partie vers mon premier client, en banlieue Ouest. Il a fallu que je tombe en panne dans le bois de Boulogne.

Il pleuvait à torrent, et comme les problèmes viennent toujours en cascade, les piles de mon téléphone portable étaient à plat : mal réveillée, après l’appel d’Alexandre, je ne l’avais pas bien remis sur le chargeur.

J’ai d’abord hésité à descendre de voiture. Je me suis dit qu’il passerait bien un car de police. Mais j’étais tellement énervée qu’après avoir attendue deux minutes, j’ai décidé d’aller chercher un garagiste.

Évidemment, la vue de ma gentille petite personne sautillant sous la pluie a attiré quelques importuns qui m’ont fait des propositions indécentes. Accepter que l’un d’eux m’emmène chez le garagiste, c’était se retrouver un quart d’heure après dans une chambre d’hôtel.

Cela aurait pu me plaire certains jours, mais sûrement pas ce matin : j’étais d’une humeur massacrante !… À la fin, un de ces dragueurs m’a suivie en voiture, roulant aussi lentement que je marchais. Il a roulé dans une flaque et m’a éclaboussée. Pour éviter ce genre de désagrément, j’ai voulu traverser le Bois sans suivre la route. Et c’est ainsi que, juste au moment où j’arrivais ausentier de la Longue-Queue, papa a surgi de derrière son arbre pour me montrer la sienne, de queue.

Mon parapluie me cachait en partie le visage. Il ne pouvait pas me reconnaître, bien qu’il m’ait guettée quelque temps avant que j’arrive tout près de lui. Il s’est mis derrière un arbre, et juste comme je passais… crac ! Z’avez-t-y vu mon p’tit zoiseau ?…

J’ai d’abord regardé l’objet en question. Comme je l’ai déjà dit, il est anonyme. Et il était mou. Ce qui constitue une originalité de taille ! Les exhibitionnistes que j’avais croisés jusque là m’exhibaient toujours un brac dur comme du bois, long ou court, mince ou épais, mais toujours dur.

On a parfois des idées idiotes. À la seconde même où cette pine molle m’est apparue, je me suis dit que c’était la pluie qui était responsable de ce manque de conviction…

— Papa !

— Hélène !

On ne s’était pas revu depuis des années. Pratiquement depuis le jour où, adolescente tourmentée, j’ai oublié de rentrer à la maison.

Au cinéma, lorsque le père retrouve son enfant, ils se tombent tous les deux dans les bras en pleurant. Ça n’a pas été notre cas. Papa a d’abord essayé de s’enfuir. J’ai dû l’agripper par son imperméable pour le retenir.

— Papa !

— Hélène !

— Mais… qu’est-ce que tu fais là, sous la pluie, la quéquette à l’air ?

Les exhibitionnistes portent un imperméable, mais d’habitude, ce n’est pas pour se protéger des conditions atmosphériques. Il faut être vicieux pour exhiber ses attributs virils par un temps pareil !

Et puis, comme ce point m’étonnait beaucoup, avant même de lui demander autre chose, je lui ai posé la question qui me brûlait les lèvres.

— Pourquoi tu montres ton zizi comme ça, puisque tu ne bandes même pas ?

La perspicacité de ma question l’a piqué au vif. Il a pris un air embarrassé. Comme il avait refermé son manteau avec une pudeur soudaine en me reconnaissant, j’ai dû lui ouvrir à nouveau, d’autorité, pour m’assurer que j’avais bien vu. Je ne m’étais pas trompée. Sa braillarde n’était pas tout à fait flasque, mais on ne pouvait pas dire qu’il bandait.

Il m’a fallu attendre au moins une heure avant d’avoir quelques explications. Nous avions des tas de choses à nous dire et les circonstances inhabituelles de nos retrouvailles ne favorisaient pas les résumés rapides.

D’abord, papa s’est reculotté. Puis nous sommes allés chercher un garage et nous avons attendu dans un café que la réparation soit faite. Et là, petit à petit, j’ai commencé à comprendre.

Depuis le jour où j’ai oublié de rentrer à la maison, maman est partie avec un gigolo. Mon pauvre papa ne l’a pas supporté : en l’espace de deux ans, ma sœur était devenue Témoin de Jéhovah, j’avais disparu et ma mère s’enfuyait… Ça a créé un vide à la maison. Surtout le départ de maman qui était bien deux fois plus volumineuse que papa… Les jours de paie, quand j’allais le chercher au bistrot, il racontait à ses copains que maman n’était pas sa moitié, mais ses « deux-tiers »…

En ce temps-là, papa ne montrait pas sa queue au bois de Boulogne.

Maman ne lui aurait jamais permis, et il avait bien trop peur d’elle pour faire ça en douce… Lorsqu’elle l’a quitté, papa s’est senti tout seul, et il a commencé à venir au Bois et à exhiber son biscuit aux dames qui se promènent dans ce dernier refuge de la verdure parisienne.

Les messieurs qui se livrent à cet étalage recherchent la jeune fille innocente, la ménagère rêveuse qui palpe ses flacons de shampoing mais n’a jamais touché une pine… Papa, au contraire, n’ouvrait son imperméable que devant des femmes qui, par profession, voient des pines toutes la journée.

Car ce qui excitait papa, ce n’était pas de surprendre ou d’effrayer une innocente par le spectacle de son érection… Papa est un vrai cérébral ! Son plaisir à lui, c’était de se faire insulter par les dames du bois de Boulogne.

— Vicelard ! Salaud ! Vieux cochon !

C’était ça qui le titillait.

— Cochon ! Dégoûtant ! T’as pas honte de montrer ton chibre ?

Ce n’est qu’après les premières insultes qu’il se mettait à bander. Comme ça, il en avait un peu plus long à exhiber.

— Cache-la donc, eh, ta biroute dégueulasse !…

Là, papa était aux anges.

Quand j’y pense, je me dis qu’il n’y avait rien. d’étonnant à cela. Pour être resté plus de vingt ans avec maman, il fallait bien qu’il soit maso…

Après la surprise, comme nous attendions au café que ma voiture soit réparée, je suis redescendue sur terre. J’ai recomposé comme je pouvais l’emploi du temps de ma journée déjà bien perturbée. J’ai appelé les clients que je devais voir, déplacé certains rendez-vous, j’en ai annulé d’autres. Ça ne résolvait pas tous mes problèmes, mais je me sentis plus libre.

J’étais bien contente d’avoir retrouvé papa.

Il avait perdu pas mal de cheveux, sur le sommet du crâne, pris quelques rides aussi, mais il avait toujours ses grands yeux rieurs et sa paupière gauche qui tombe un peu, comme un clin d’œil malicieux, et ses mains larges et puissantes que, petite fille, je regardais pendant des heures.

Mais j’avais toujours des tas d’embêtements. Avec Alexandre, avec ma voiture, avec ma robe que cet abruti avait aspergée de boue. Et je n’avais presque pas dormi de la nuit. Malgré moi, je sentis revenir ma mauvaise humeur. Et je me suis dit que ce serait tout de même dommage de gâcher ainsi nos retrouvailles.

Alors une idée germa dans mon cerveau. Après tout, sans le vouloir, papa m’avait provoquée, il s’était révélé à moi non plus comme un père, mais tout simplement comme un homme, un individu dont le sexe masculin ne pouvait être mis en doute, puisqu’il s’en servait comme d’une carte de visite…

Le récit de ce qu’il venait de me faire de ses rencontres avec les putes et du plaisir qu’il prenait à se faire malmener ainsi depuis qu’il était privé des insultes de maman, tout cela m’a émoustillé…

D’abord, j’ai ramené papa chez moi.

 

 

*

 

 

Avant même qu’il ait retiré son manteau, je me suis assise près de lui et je lui ai dit de sortir sa biroute.

— Allez ! montre-moi ta queue !… Tu ne te gênais pas tout à l’heure, quand tu m’as coupé le passage !… Mais il pleuvait et je pensais à autre chose. Alors, maintenant que nous sommes tranquilles ici, sors-la, que je la voie. Fais-moi une petite démonstration…

— Mais, enfin, Hélène… Je suis ton père… Tu ne peux pas me demander ça…

— Et tu n’étais pas mon père tout à l’heure ?

— Si, mais… je ne savais pas que c’était toi, sinon, je ne l’aurais jamais fait… Je regrette…

— Il n’y a rien à regretter ! Est-ce que je t’ai fait un seul reproche ?… Je suis très contente de cette petite aventure… Seulement, je suis frustrée : tout à l’heure, tu as essayé de t’enfuir, et maintenant tu refuses de m’en montrer davantage… Si j’étais une pute, tu n’hésiterais pas !

— Mais tu es ma fille, tu n’es pas une prostituée… Enfin, j’espère que non…

— Tu m’as bien pris pour une prostituée tout à l’heure… Et puis, même si c’était le cas : qu’est-ce que tu peux leur reprocher, aux tapins ? Tu t’amuses bien avec elles, d’après ce que tu m’as raconté… Eh bien, moi, j’ai droit à un petit supplément, justement parce que je suis ta fille !… Arrête de faire des histoires et ouvre ta braguette en vitesse !

Papa n’avait pas changé. Il suffisait de lui parler avec un peu d’autorité pour qu’il s’exécute. Maman l’a bien dressé ! Ou alors, il était déjà comme ça avant leur rencontre. Je ne sais pas, je n’étais pas née…

En tous les cas, impressionné par mon discours et ma détermination, il s’est débraguetté et m’a sorti un engin mi-dur mi-mou.

— Allez ! mets-moi ça en forme !

Le seul fait de le secouer, ne serait-ce que par la parole, a suffi à faire tressaillir son zizi. Comme il hésitait à le prendre en main, je me suis penchée pour l’aider, mais je me suis retenue in extremis. J’avais une autre idée en tête…

Papa a commencé à se branler mais le résultat n’était pas très convainquant. Maintenant que je savais que papa était un authentique pervers cérébral, il me suffisait d’élever la voix.

— Alors, ça vient ?

Aussitôt, sa queue a gonflé un peu, mais pas au point de laisser prévoir une éjaculation prochaine. Et papa avait l’air plus ennuyé qu’effrayé.

Je ne voulais pas qu’il cherche à se sauver une seconde fois, alors j’ai pris mon ton le plus autoritaire.

— Attends ici ! Je reviens tout de suite…

 

 

*

 

 

Lorsque papa m’a vu réapparaître, là, il a eu vraiment peur. Il s’était rhabillé pendant mon absence, mais je distinguai nettement une palpitation soudaine du devant de son pantalon.

— Déshabille-toi !

Il est resté immobile, bouche bée, encore ahuri par mon apparition.

— Eh bien quoi ? Tu ne m’as jamais vue toute nue, peut-être ?… Allons ! déshabille-toi !…

— La… la dernière fois que je t’ai vue toute nue, tu avais onze ans et demi, Hélène, et…

Évidemment, en quinze ans, j’avais un peu changé : il m’était poussé des seins, des hanches et des poils que j’étais obligée de raser deux fois par semaine pour être impeccable…

Et c’est vrai qu’à onze ans, je ne portais pas un joli corselet de cuir, ni des bas. Mes jambes avaient pris du galbe. Et à onze ans, je ne menaçais pas mon père avec un fouet. Donc, son étonnement était compréhensible.

Avec mes bottes à hauts talons, j’étais plus grande que lui de plusieurs centimètres.

— Comment me trouves-tu ?

— Je… je…

— Allons, réponds !… Mais que cela ne t’empêche pas de te déshabiller…

Avec des gestes hésitants, il a retiré à nouveau son imperméable, puis sa veste, sa cravate, sa chemise, lentement. Et pendant tout ce temps, il ne cessait pas de me contempler, fasciné.

— Tu es merveilleuse, Hélène ! Splendide ! Cette poitrine, cette taille…

— Je suis à ton goût, alors ?

— Oh, oui !… Je ne devrais pas dire ça… Tu es ma fille, quand même…

— Et ma tenue, elle te plaît ?… Allez ! dis-moi ce que tu en penses…

— Elle est inquiétante… Ce cuir, ce fouet…

J’ai ponctué ses paroles en faisant claquer dans le vide mon engin de torture, une sorte de martinet épais, splendide fait de cinq lanières tressées, fixées à un manche orné de marqueterie. Il vient des Indes ou du Proche-Orient, je ne sais plus. Tante Marie-Christine me l’a ramenée d’un de ses nombreux voyages.

Papa était torse nu, à présent.

— Tu me fais peur, j’avoue…

— Aussi peur que maman ?… Allez, continue à te déshabiller !…

— Ta mère ? C’est-à-dire… Elle n’était pas si belle… Elle était hargneuse, tu comprends… Elle n’avait pas cette autorité majestueuse…

Je l’effleurai du bout de mon fouet pour l’encourager à enlever son pantalon. Il hésita un instant.

— Hélène… Qu’est-ce que tu as en tête ?…

— Je veux te consoler du départ de maman… Tu vas voir : je vais te faire ta fête !… Mais je vais te faire ça gentiment… Comme les dames du Bois !… Rien que pour ton plaisir et pour le mien… Tu comprends : jamais je n’oserais demander à un homme s’il veut bien que je le batte. Tandis que toi, tu t’es offert spontanément… À partir d’aujourd’hui, tu n’auras plus besoin d’aller te mouiller jusqu’aux os pour te faire insulter par les putes. Je vais te faire ça gratis et divinement, tu vas voir !…

En entendant ces mots, papa a frissonné des pieds à la tête. Il a achevé d’enlever son pantalon et son slip et je peux affirmer qu’il s’agissait d’une réaction de plaisir bien plus que d’épouvante.

Il ne chercherait plus à s’enfuir. A cause de sa tenue, bien sûr, mais aussi parce que j’avais trouvé un argument suffisamment fort pour le convaincre de rester… Donc, pendant qu’il retirait ses chaussettes, j’allais chercher d’autres menus objets : des sangles de cuir, des chaînes…

Dès que je suis revenue devant lui, je lui ai attaché les poignets.

— Allez ! à genoux ! Tout de suite !

J’ai dû faire claquer mon fouet pour qu’il obéisse. Et encore, je ne suis pas sûre qu’il soit tombé à terre de par sa propre volonté : il avait tellement peur que ses jambes ont dû se dérober sous lui.

— À quatre pattes, maintenant ! Oui, tu as bien entendu !… Approche-toi à quatre pattes ! Comme un chien !… Ou plutôt, comme un cheval ! Je vais te tanner la croupe !…

Piteux mais émoustillé, papa s’est avancé vers moi comme je le lui demandais. Quand il s’est trouvé à portée, je lui ai cinglé les fesses. Pas très fort, mais assez tout de même pour le faire bondir.

— Aie !

— Ne bouge pas ! Remets-toi tout de suite à quatre pattes !…

Dès qu’il a pris la position, je l’ai enjambé et je me suis assise sur lui.

— Alors, comment ça fait, de sentir les fesses de sa fille sur son dos ?… Ça te rajeunit, tu ne trouves pas ? Tu te souviens, quand tu me faisais faire le tour de la table à dada ? Tu t’amusais bien, n’est-ce pas ?… Eh bien, rien n’a changé, tu vois… Allez, hue !

Mon fouet a claqué et papa s’est mis en marche, se dandinant comme un cheval boiteux. Les mèches de cuir l’atteignaient parfois sur les fesses ou les cuisses, ce qui le faisait sursauter puis avancer un peu plus vite…

Il y avait longtemps que je n’avais éprouvé un plaisir aussi inattendu, aussi imprévisible.

Jusqu’à cet instant où je me suis retrouvée à moitié nue en train de chevaucher et de fouetter mon père, je n’avais jamais pris conscience que j’aimais ce genre de divertissement. Je savais qu’il existe des personnes qui aiment se faire battre, et les gens agressifs ne manquent pas non plus. Depuis mon départ de la maison familiale, j’avais eu pas mal d’expériences variées… Pourtant, j’avais toujours fui les affrontements violents ou les circonstances qui pouvaient y conduire. À deux reprises, je m’étais trouvée dans des situations dangereuses. J’avais assuré sans trop de dégâts, mais c’étaient quand même de mauvais souvenirs.

Au début de notre liaison, Alexandre avait des emportements qui me déplaisaient beaucoup. Il était coléreux et ne savait pas toujours se maîtriser. Mais il n’était pas méchant, j’en étais sûre, et d’ailleurs, depuis il s’est bien calmé. En fait, s’il se donnait des airs agressifs, c’était pour compenser sa timidité. Il n’osait pas agir et rongeait son frein, jusqu’au moment où il s’emportait et fonçait comme un rhinocéros dans un magasin de porcelaine… Soupe au lait, quoi !

Quant à moi, je ne crois pas avoir jamais été méchante. J’ai mes humeurs et mes petites rancunes, comme tout le monde, mais ça ne va pas bien loin. Papa a toujours été la bonté même. Des trois enfants que nous étions, j’étais de loin sa préférée et je n’ai jamais rien eu à lui reprocher. Sinon peut-être, justement, d’être si gentil, trop gentil, avec moi. Et surtout trop faible avec maman…

Ce jour-là, il y a eu un mystérieux concours de circonstances : ma rage contre Alexandre, ma mauvaise humeur, la pluie, ou je ne sais quoi. Je ne sais toujours pas ce qui m’a prise, mais je ne regrette rien…

Je ne me souvenais pas avoir eu vraiment envie de coucher avec papa, enfin pas consciemment… Vers l’âge de six ou sept ans, je voulais l’épouser quand je serais grande, mais je ne savais pas très bien ce que cela signifiait, ce n’était qu’un enfantillage…

Je songeais à tout cela en cavalcadant sur le dos de papa, quasiment nue. Il était lui-même à poil et, de surcroît, chargé de chaînes qui raclaient le plancher de la salle de séjour. Et je le stimulais à grands coups de fouet, sans doute plus impressionnants que douloureux, mais qui le cinglaient tout de même.

Exactement comme lorsque j’étais gamine.

— Allez, hue, papa ! Fais le cheval !

Tagada, tagada !

 

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