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JENNIFER FEMME-CHIENNE

Fiche technique
Nombre de pages 256
Langue Français
Date de parution 19/02/2020
Référence L00072

Extrait gratuit

CHAPITRE 1 - Le Tableau vivant

C’est un dimanche de juillet que Jennifer et moi avons découvert ce feu qui couvait en nous sans que nous le sachions de manière consciente. Quand nous faisions l’amour, une fois par semaine environ, nous ne parlions jamais de ce qui, étrangement, nous habitait tous deux. Probablement n’osions-nous pas nous ouvrir l’un à l’autre suffisamment, même après quinze ans de mariage. On parlait plus de nos activités professionnelles que de notre intimité. Jennifer jouissait quand je la prenais dans la position du missionnaire, ou quand je lui suçais le clitoris, qu’elle avait fort charnu et qui apparaissait rapidement, comme un diable sortant de sa boîte, au moindre contact du doigt ou de la langue. Entre mes lèvres, ce bouton de rose grossissait, se gorgeait de sang et les soupirs que Jennifer poussait quand je le mordillais légèrement me laissaient croire à l’imminence d’un premier orgasme. J’adorais aussi mâchonner ses grandes lèvres, toujours fort humides, et par ailleurs très grandes. Elle était, est toujours, une femme qui mouille beaucoup à la moindre excitation.

Ce dimanche vers treize heures, il faisait particulièrement chaud. J’avais enfilé un short et une fine chemise à courtes manches. Jennifer portait aussi un short en jean à bords frangés et un T-shirt jaune. Tandis qu’elle préparait le repas, je m’activais au barbecue, tout en sirotant un Ricard. Jennifer buvait un Daïquiri, son apéritif préféré. Comme la chaleur allait croissant je n’hésitai pas à nous resservir un second apéro. Pour le repas, j’avais ouvert une bouteille de Côtes du Rhône. Cette année, nous n’étions pas partis en vacances car nous avions investi dans l’aménagement d’une nouvelle salle de bains, avec large cabine de douche ultra-moderne où l’on peut se tenir à deux. Avec des jets latéraux et radio incorporée. Une salle de bains que nous avions même fait agrandir pour y placer aussi un jacuzzi.

Après un repas pris sur la terrasse, on vida la bouteille de vin. Nous avions l’esprit guilleret. Jennifer décida de nous préparer un café bien tassé tandis que je me servais un whisky. Cela faisait longtemps qu’elle et moi n’avions plus consommé autant de boissons alcoolisées, mais il faisait chaud, nous étions seuls, le calme régnait autour de nous. La villa voisine se trouvait à près de cent mètres de la nôtre, séparée par une petite prairie parfois occupée par quelques vaches. À vrai dire, sur ce chemin de campagne menant à Villeneuve d’Ascq, c’étaient les deux seules maisons, les autres étant à plusieurs centaines de mètres. En somme, ce dimanche-là, tout était réuni pour profiter des bons moments de la vie.

En buvant notre café, on reparla de la visite effectuée la veille, au centre culturel de la ville. Une exposition des œuvres les plus marquantes de Félicien Rops, sur qui Jennifer préparait un article pour sa revue. Ce peintre du dix-neuvième siècle, né à Namur, en Belgique, et mort à Essonnes, avait frôlé l’excommunication à cause de ses œuvres. Rops, dans ses peintures d’une précision remarquable, peignait une ou plusieurs femmes nues en les mettant en scène dans des situations d’où se dégageait un érotisme débridé, des situations parfois fort ambiguës, décriées par les bien-pensants et inacceptables pour l’Église. Mais Jennifer et moi aimions Rops sans réserve. Tandis que nous en discutions, Trésor (c’est le nom que Jennifer avait choisi), notre Beauceron noir et feu de trois ans, gardait son museau sur la cuisse de sa maîtresse. Il adorait Jennifer, la suivait partout et elle le câlinait beaucoup. C’est elle qui avait assuré son dressage. Le dimanche, après notre repas de midi, elle s’allongeait dans le divan face à la télévision et Trésor, malgré sa taille, parvenait à se frayer une place contre elle, entre le dossier et le corps de sa maîtresse. Il posait alors sa tête ou une patte sur la poitrine de Jennifer et j’avais l’impression qu’il me narguait. Au lieu de repousser sa tête, elle le caressait en lui disant qu’il était plutôt lourd.

J’eus à ce moment une idée étrange – ou plutôt, le whisky aidant, je trouvai le courage d’évoquer un de mes fantasmes favoris à Jennifer.

— Tu sais, dis-je, Rops a souvent eu une influence sur mes idées...

Évidemment, je n’avais pas attendu cette exposition pour découvrir ses œuvres, et l’une d’elles m’avait toujours marqué.

— Ah bon ? Comment cela, mon chéri ? Explique, ça m’intéresse.

(Depuis l’adoption de ce Beauceron, elle avait dû se résoudre à ne plus m’appeler Trésor, sinon c’était le chien qui accourait près d’elle. Ce qui nous faisait bien rire, et elle ajoutait même que lui, au moins, était obéissant.)

— Tu sais, cette peinture où il représente une femme pratiquement nue promenant un cochon en laisse ? Eh bien, j’ai souvent imaginé que je te photographiais ainsi, promenant Trésor dans le jardin.

Je vis alors le rouge lui monter aux joues. Elle se pinça la lèvre inférieure en me regardant, prit sa tasse de café pour boire une gorgée. Je m’attendais à des reproches, dans le genre : « Tu deviens fou ou quoi ? Tu ne crois pas que tu exagères ? … », mais restai stupéfait en l’entendant me chuchoter :

— C’est étrange ce que tu me dis là, parce que, eh bien, j’ai le même fantasme depuis bien longtemps déjà…

Je pris alors sa main et la regardai dans les yeux :

— Et si on se laissait aller tous les deux dans tout ce qu’on a toujours eu envie de faire sans oser le dire ? On doit être pleins de frustrations, non ?

— Oui, sûrement…

— Et si on commençait tout de suite, sans plus attendre, tu me laisserais carte blanche ?

Je tenais toujours la main de Jennifer dans la mienne et la serrai plus fort. Elle était chaude. Mon cœur cognait dans mes tempes. Je lui tendis mon verre de whisky. Elle en but une gorgée. Puis je lui demandai de se rendre dans la chambre pour se déshabiller et accentuer son maquillage, tandis que je préparerais mon appareil numérique, fiévreux à l’idée des photos que j’allais réaliser. Comme elle prenait son temps, je descendis au garage choisir les ustensiles qui me serviraient pour la mise en scène.

Une vingtaine de minutes plus tard, Jennifer revint sur la terrasse. Perchée sur de hauts talons aiguilles, elle portait seulement un porte-jarretelles noir en dentelle et des bas noirs à coutures qu’elle n’avait plus enfilés depuis longtemps. Rien d’autre, presque comme sur cette toile de Rops où la jeune femme, gantée et coiffée de noir, avait les yeux bandés. Je n’avais jamais vu Jennifer maquillée de façon aussi prononcée, et la contempler ainsi, dans une tenue bien plus érotique que si elle avait été simplement nue, face au jardin, me faisait bander comme jamais. Un trait de crayon gras entourait ses lèvres carminées et couvertes de gloss. Ses yeux bleus étaient soulignés d’un trait noir bordant la paupière inférieure, un autre plus épais s’étirait sur la paupière supérieure fardée de vert émeraude s’estompant vers la tempe. Quant aux cils, ils étaient hyper-allongés au mascara noir. Baissant les yeux, je constatai qu’elle avait aussi légèrement couvert ses aréoles et ses bouts de seins d’un rose à lèvres brillant et parsemé sa toison pubienne châtain clair de paillettes dorées. Elle bredouilla en souriant :

— Le modèle vous plaît, maître Rops ?

— Je ne t’ai jamais vue ainsi, Jennifer ! Tu es splendide ! On en a perdu du temps, non ?

— Tu ne crois pas qu’on risque de me surprendre ?

— Tu sais bien que non. La maison voisine est à cent mètres, et on n’aperçoit jamais son occupant…

À ce moment, Trésor, qui n’en ratait pas une, alla renifler la toison de Jennifer. Elle l’écarta en le caressant, le plus naturellement du monde, sans dire un mot.

— Bon ! Laisse-moi faire, il manque quelques ingrédients, dis-je.

Malgré son visage hâlé par la couche de fond de teint, Jennifer s’enfiévra quand elle me vit lui passer au cou un collier de cuir clouté, muni de deux anneaux, appartenant au chien.

— S’il t’avait connue, c’est à toi que Rops aurait demandé de poser, c’est sûr… Mais je veux aller plus loin que lui dans la provocation. Tu vas voir…

Je saisis la chaîne qui servait de laisse à Trésor et en accrochai l’extrémité à l’un des anneaux du collier. Puis je la fis passer sous les seins de Jennifer, qui me regardait faire les yeux écarquillés.

— Qu’est-ce que tu ?...

— Fais-moi confiance. Je veux faire de toi les photos que j’ai toujours imaginées.

Je fixai alors un maillon de cette chaîne au deuxième anneau du collier. Comme elle était assez longue, je la fis repasser sous les seins dans l’autre sens et la fis rejoindre l’autre bout de la chaîne à l’anneau d’où elle partait. Je contemplai mon œuvre. Jennifer aussi. Nous étions enfiévrés tous les deux. Ses seins serrés l’un contre l’autre et rehaussés par la chaîne qui les soutenait choquaient bien autrement que dans le tableau qui servait de modèle.

— Tu es …

Jennifer acheva à ma place, bredouillant :

— J’ai l’impression d’être préparée pour un film porno... À cinquante-trois ans, c’est un peu tard, non ?

— Ben, tu vois ? Tout arrive… Et puis, tu sais très bien que tu es loin de paraître ton âge. On croit toujours que tu en as à peine trente. Alors, détends-toi. Tu es magnifique. En plus, tu as raison, tu ferais une super actrice porno.

Elle sourit, murmurant bas que j’exagérais. Comme on en possédait plusieurs, je passai un autre collier de cuir clouté au cou de Trésor et y accrochai une laisse, en cuir aussi, d’à peine un mètre. Je la tendis à Jennifer.

— Allez donc vous promener tous les deux. Sois fière, aie une allure altière, lui intimai-je.

Il devait être quinze heures. Le soleil brillait dans le ciel bleu azur et inondait notre jardin d’une lumière éclatante. Un coin de verdure d’une trentaine de mètres de long sur huit de large, occupé par une pelouse et un parterre de fleurs dans chaque coin. En son centre j’avais fait aménager un jet d’eau. Une jolie fontaine sur pied dont le bassin circulaire arrivait à quatre-vingt-dix centimètres du sol et faisait un mètre-cinquante de diamètre pour une profondeur centrale de trente centimètres. Les jets qui le remplissaient partaient du pied de la petite statue d’Aphrodite qui le surplombait.

— Viens, Trésor, le maître veut nous prendre en photo, dit Jennifer en souriant.

Le spectacle de mon épouse déambulant à travers le jardin en porte-jarretelles et bas noirs, les seins rehaussés et enchaînés à son large collier de cuir, perchée sur de hauts talons et tenant son chien en laisse, paraissait surréaliste. Après tout, Rops était né en Belgique. L’image que j’avais sous les yeux était d’un érotisme fou. Jennifer souriait et se décontractait. Je mitraillais avec frénésie, de profil, de face. De dos aussi, la vision apparaissait fort suggestive. La nuque fine, les reins cambrés, les fesses charnues au-dessus des cuisses fuselées, et ces bas noirs à coutures accrochés au porte-jarretelles, éveillaient le désir charnel, appelaient au sexe.

Arrivée à la fontaine, elle se pencha au-dessus de l’eau pour se mirer tandis qu’à côté d’elle Trésor, dressé sur ses pattes arrières, prenait appui sur le bord du petit bassin pour y boire. Je pris une photo de l’eau reflétant leur image. Jennifer faisait preuve de plus en plus d’audace dans ses poses. Elle se pencha jusqu’à ce que ses bouts de seins disparaissent dans l’eau et me regarda en souriant. J’avais les sens à fleur de peau. Pour revenir vers la terrasse, elle raccourcit la laisse du chien de façon à ce que l’animal reste collé à sa cuisse.

— Et maintenant ? me demanda-t-elle avec un large sourire. Ne me dis pas que…

Je compris fort bien l’allusion à peine voilée. C’est vrai qu’autant de préparatifs pour quelques minutes de photos, cela nous donnerait à tous deux un goût de trop peu dans notre soudaine recherche de plaisirs nouveaux.

— Et bien, va t’allonger dans le divan, comme d’habitude.

J’avais reversé du whisky dans mon verre. Sans lâcher la laisse de Trésor, toujours contre sa jambe, Jennifer s’en saisit, en but une gorgée, puis vida sa tasse de café noir. J’avais envie de l’embrasser, là, sur la terrasse, en la serrant nue contre moi. Mais mon désir s’avérait d’une autre nature. Il en allait certainement de même pour elle. Avant d’entrer dans la maison je déposai mon appareil sur la table de la terrasse. N’y tenant plus, la regardant dans les yeux, je lui saisis les seins à pleines mains.

— Tu aimes ce qu’on fait ? lui demandai-je.

— Bien plus que tu ne peux imaginer. Et pourtant…

— Et pourtant ?

Elle rit en ajoutant que ce n’était quand même pas grand-chose pour une belle actrice porno comme elle. Ce qui me surprit beaucoup.

— Ce n’est pas fini, dis-je. Tu ne t’es pas apprêtée ainsi pour si peu, t’inquiète !

Je me surpris à parler d’une façon qui n’était pas la mienne habituellement. J’ajoutai :

— Allez ! Va t’allonger avec ton cher Trésor qui me nargue tout le temps

Elle ricana, détacha le chien et le caressa.

— Viens, mon Trésor. On va faire notre sieste. Lui, c’est un méchant monsieur jaloux de notre amour.

Ces paroles eurent pour effet de m’exciter encore plus.

Elle rentra dans la maison, et se dirigea vers le salon. Trésor marchait à ses côtés. Elle s’allongea dans son divan, comme d’ordinaire. En se couchant, son collier tourna autour du cou, et la chaîne qui lui enserrait les seins suivit le mouvement, les faisant pencher trop d’un côté. Je lui dis de ne pas bouger et plaçai un coussin sous sa tête puis fis tourner le collier de cuir et tirai sur la chaîne afin que les seins restent bien droits et rehaussés, malgré sa position allongée.

— Voilà, miss Jennifer… vous pouvez faire la sieste avec votre Trésor chéri, dis-je en souriant.

— Il était temps, répondit-elle en me faisant un clin d’œil. Lui aussi devait s’impatienter.

Pour sûr, notre complicité s’affirmait, s’intensifiait même, sur le chemin secret que nous venions de décider de suivre sans même en définir les limites. À peine m’étais-je reculé pour aller rechercher mon appareil que Trésor prit sa place sur le divan, entre le corps de sa maîtresse et le long dossier. Quand je revins il me regarda avec fierté. Allongée, sa maîtresse laissait pendre une jambe en dehors du divan, un pied au sol, l’autre reposant sur l’accoudoir à l’extrémité du sofa. Couverte de paillettes, sa toison scintillait sous les rayons du soleil passant par la longue fenêtre qui longeait le dossier. Les yeux fermés, elle caressait la tête du chien appuyée sur son sein gauche, l’aplatissant quelque peu. Je pris une ou deux photos, de profil et en plongée. Puis je me penchai pour chuchoter à l’oreille de mon modèle :

— On dirait l’Odalisque d’Ingres.

— Oui… Mais la pauvre devait sûrement grelotter de froid. Moi au moins, on me réchauffe.

Son humour me sidérait. Nous étions déjà bien échauffés. Je rétorquai que celui qui la tenait ainsi au chaud avait droit à une récompense. Je déposai mon appareil sur la table du salon et filai à la cuisine. J’en revins avec une bombe de crème Chantilly. Je l’agitai sous les yeux de ma belle odalisque. Devinant mon intention, elle bredouilla :

— Pierre… Ça, c’est exagéré… Tu ne crois pas que…

Je lui souris et lui mis un doigt sur la bouche.

— Tu as dit toi-même qu’on n’avait pas fait grand-chose, non ? On va donc… VOUS allez donc en faire un peu plus… avec votre Trésor…

Jennifer se tut mais dans ses yeux brillait une lueur inhabituelle, lubrique. Sa respiration accéléra. Ses seins se soulevaient plus vite. Quant à Trésor, il avait redressé la tête et m’observait d’une drôle de façon. Il avait posé son épaisse patte sur un sein de sa maîtresse, comme pour me faire comprendre qu’elle lui appartenait. Ses coussinets recouvraient l’aréole et le mamelon. Sous mon short j’avais une trique d’enfer. À mon étonnement croissant, Jennifer semblait laisser toute liberté à son cher Trésor. Je saisis mon appareil pour immortaliser la scène. Je me demandais quel effet cela procurait à Jennifer, de sentir son bout de sein écrasé par la patte du Beauceron. Mais je ne posai aucune question, ne voulant pas briser le charme. Je lui pris la main droite et la posai sur sa cuisse en dehors du divan.

— Ferme les yeux… Ne fais que deviner et sentir, ce sera sûrement plus excitant, murmurai-je.

Elle s’exécuta sans prononcer le moindre mot. Saisissant un sein d’une main, le pressant, de l’autre j’approchai le flacon et appuyai sur le bouton-poussoir pour couvrir l’aréole d’une jolie garniture blanche entourant le mamelon, qui pointait comme un îlot tentateur. Puis je pris la patte du chien pour la déplacer sur le côté. Il me regarda fixement, comme pour me reprocher mon geste. Je couvris alors l’autre sein de la même manière, me redressai et déposai le flacon sur la table pour reprendre mon appareil photo. Muette, Jennifer avait rougi. Sa respiration saccadée soulevait ses seins toujours enchaînés. Je prenais photo sur photo. D’une main, elle caressait la tête de Trésor, sans rien dire. Je lui en fis le reproche.

— Parle-lui comme d’habitude, fais-lui comprendre ce que tu attends… Il t’aime, non ?

Elle ouvrit les yeux et échangea avec l’animal un regard de connivence en lui disant tout bas, comme si je n’étais pas là :

— Vas-y, mon Trésor, c’est pour toi. Lèche, tu aimeras, et moi aussi…

Elle attira la tête du chien vers son sein. Il donna un premier coup de langue, juste pour voir de quoi il s’agissait. Évidemment, ça lui plut. Aussitôt, il lécha sans discontinuer pour avaler toute la crème chantilly. Jennifer fermait les yeux, respirait de plus en plus vite, aspirait par la bouche, gardait une main sur la tête de son Trésor. Pour sûr, ça devait lui plaire, elle aussi. Sous la langue du chien, je voyais le mamelon gonfler de façon phénoménale. Les aréoles grossissaient sous la langue râpeuse, J’en restais coi d’excitation. De sa main libre, Jennifer saisit son autre sein, chuchotant :

— Celui-là aussi, mon Trésor… Tiens… Régale-toi…

Pour l’atteindre, le chien se redressa, friand de ce dessert inattendu. Il posa une patte avant sur le sternum de sa maîtresse, juste sous la chaîne qui entourait les seins, et engloutit à grands coups de langue la crème qui recouvrait l’autre aréole. Sous mon short, la peau de mon sexe était tellement tendue qu’elle en devenait douloureuse, et j’avais les couilles gonflées comme jamais. Mais je n’oubliais pas de photographier, encore et encore. Ce qui m’excitait, c’était aussi de constater que Jennifer paraissait m’oublier totalement pour former avec Trésor un bien drôle de couple.

— C’est bon, n’est-ce pas, mon chéri… Oh, oui… c’est bon… Pour moi aussi… Continue… Je t’en donnerai encore…

La chantilly disparaissant, je voyais se manifester l’autre mamelon, dardant comme le premier sous la langue de Trésor. Pour mieux se positionner, il n’hésita pas à poser une patte arrière sur le bas-ventre de Jennifer, juste sur sa toison pubienne. J’avalai ma salive. L’animal apparaissait dans une position dominante. Cette fois, sa maîtresse le caressait à deux mains tandis qu’il lui léchait les bouts de seins à n’en plus finir. Pour l’aider à mieux tenir l’équilibre, elle ramena la jambe qu’elle avait laissée pendante à côté du divan le long de l’autre. Je pensai qu’elle exagérait et me demandais si elle agissait de manière spontanée ou pour me provoquer.

C’est alors que mon portable retentit. J’enrageais ! J’avais autre chose à faire qu’à répondre à un illuminé qui me téléphonait un dimanche après-midi. Cette sonnerie risquait de foutre en l’air une scène merveilleuse. Je déposai mon numérique, saisis mon téléphone et sortis sur la terrasse. Mon rythme cardiaque s’emballa et ma gorge se noua quand j’entendis Jennifer murmurer :

— Y a plus que toi et moi, mon Trésor… Attends, je vais encore t’en donner… Le méchant monsieur nous laisse seuls…

Il s’agissait d’un collègue. Il s’excusa de me téléphoner ainsi un dimanche, d’autant plus qu’il me savait en vacances, mais il était rentré la veille d’un voyage d’affaires en Allemagne, où il venait de mettre la main sur toute une série de nouvelles applications. Il voulait m’en faire profiter le premier et m’invitait à passer à son bureau le lendemain. Je le remerciai pour un tel geste et afin de ne pas paraître rustre lui demandai si son voyage s’était bien passé. J’aurais mieux fait de me taire ! Il n’en finit pas de me décrire les restaurants et les menus qu’il s’était offerts. J’en oubliais même ce que j’avais dû quitter pour l’écouter. Enfin on se salua. Il restait un fond de whisky dans mon verre, sur la table de la terrasse, je l’avalai d’un trait et rentrai dans la maison.

Me dirigeant vers le salon j’entendis des murmures étouffés. Je restai figé, bouche bée, face à la vision qui s’offrait à moi. J’eus quand même le réflexe de saisir mon appareil photo. Jennifer avait ramené les genoux écartés contre sa poitrine. Trésor, lui, se tenait debout sur l’autre moitié du divan, occupé à se régaler de toute la crème chantilly qui recouvrait… la vulve de sa maîtresse. Les yeux fermés, loin de se soucier de ma présence, ou me croyant toujours sur la terrasse, Jennifer gloussait sous les coups de langue répétés de son cher Trésor. Les yeux fermés, bouche entrouverte, elle haletait sans plus se soucier de mon existence. Le flacon de crème chantilly reposait sur le sol, vide sans aucun doute. Par moments elle bredouillait quelques mots :

— Oui… Trésor… Lèche… encore… oh… oh….

En photographiant la scène, zoomant au maximum sur cette partie du corps garnie de crème fraîche, je vis nettement la langue de Trésor passer et repasser sur le clitoris gonflé et tout rouge de Jennifer Mais je vis aussi soudain apparaître un autre bout rouge sous le ventre de l’animal. Mes tempes cognèrent, ma gorge se noua. Je cliquai rapidement plusieurs fois, zoomant sur le sexe de Trésor qui grandissait entre ses pattes. J’étais littéralement ahuri par ce que je voyais : une bite de Beauceron, épaisse comme un manche de pioche, longue d’environ dix-huit centimètres, d’un rouge violacé, se terminant par un poil luisant. Dans ma tête tout alla très vite. Trésor était excité, il n’avait encore jamais connu de femelle. Était-ce une raison pour lui laisser prendre son plaisir avec… sa maîtresse, ma femme ? Le seul être féminin qu’il connaissait en fin de compte. Jennifer me paraissait étrangement, pour ne pas dire exagérément, excitée elle aussi. Yeux mi-clos, elle écartait ses grandes lèvres pour mieux sentir la langue de Trésor la pénétrer. Pour sûr, dans l’état où elle était, elle était prête à … Cela faisait-il donc aussi partie de ses fantasmes ? J’avoue que cela faisait partie des miens, mais de là à passer à l’acte ! Se rendait-elle compte, à ce moment précis, de ce qui risquait de se passer, dans quel état elle avait mis son brave compagnon ? Savait-elle seulement que j’étais là ? Tout se bousculait dans mon cerveau embué par l’alcool et par cette scène que j’avais déjà imaginée des centaines de fois. Tant pis, je pris la décision que me dictait la raison et d’un ton ferme je criai :

— ARRÊTE ! Trésor ! Au pied ! Ici ! I-CI !

Aussitôt Jennifer tourna lentement vers moi son visage enfiévré, la bouche entrouverte. Ses yeux brillaient plus que jamais. Quant à Trésor, il descendit du divan, la langue pendante, soufflant comme un phoque, frustré à n’en pas douter de ne pas avoir cédé à son instinct, et se dirigea vers le jardin. Jennifer étendit lentement les jambes sur le divan. Je m’agenouillai à côté d’elle pour lui caresser le visage et les seins, dont les aréoles et les mamelons restaient gonflés. Elle ne disait rien, respirait rapidement. Mon regard s’arrêta sur son sexe. Sa vulve était toute rouge des coups de langue prodigués par Trésor, ses grandes lèvres trempées et gonflées comme je les avais rarement vues. Quant à son clitoris, il tardait à rentrer dans sa coquille. J’avais une folle envie de le sucer à mon tour, mais quand même pas…après Trésor ! Je caressai sa toison où ne brillaient plus que quelques paillettes, toute humide elle aussi de la salive du Beauceron. Je murmurai :

— Et bien… jamais je n’aurais cru que ça allait te donner autant de plaisir… C’était comment ?

Elle baissa les yeux pour répondre, refaisant enfin surface et reprenant son souffle entre les mots :

— Ben… spécial… Je ne peux pas expliquer. Je sentais que ça montait, montait, merveilleusement…

— Quoi donc ?

— Quelle question ! Mon plaisir, tiens !

— Est-ce que tu te rendais compte qu’il était prêt à…

— Prêt à… ? Ah, non, je ne m’en rendais pas compte… Je ne le regardais pas mais sûrement que sans y penser, je m’y préparais …

— Si je n’étais pas rentré à ce moment-là… tu… enfin, lui et toi, vous…

Jennifer hésita pour répondre, avala sa salive.

— J’étais dans un état second, mon chéri… Je connaissais quelque chose d’inhabituel… Je n’étais plus moi-même…

— Ne me dis pas que tu es déçue…

— Je ne sais pas… J’espère qu’il…

— Qu’il ?

— Qu’il ne m’en voudra pas. Il pourrait me prendre en grippe, c’est moi qui l’ai élevé. Il me voulait sans doute pour femelle…

Je n’ajoutai rien. Je me levai et aidai Jennifer à se redresser. Elle me regarda avec un large sourire :

— Dois-je garder les seins enchaînés, maître ?

En riant, je détachai la chaîne de son collier, libérant ses seins dont les moitiés inférieures étaient fortement marquées par la trace des maillons. Je pris Jennifer dans mes bras pour l’embrasser à pleine bouche. Elle passa sa main sur ma braguette bombée en disant :

— En tout cas, celui-là, je ne l’ai jamais vu tendu aussi longtemps. Avoue que ça t’excitait fameusement, non ? Si on allait le satisfaire sous la douche ?

— Et celle-là aussi, par la même occasion, dis-je en prenant sa vulve à pleine main.

Tandis que je la prenais sous les jets d’eau chaude, je fus étonné d’entendre Jennifer me demander :

— Il est bien membré, Trésor ?

— Et comment !

— Plus que toi ?

La question me perturba. Comparer la queue de son chien à celle de son mari était fort étrange. Et dans le ton de sa voix il me semblait déceler un regret. Je répondis sincèrement :

— Oui. Et tout rouge…

Nous laissâmes éclater notre jouissance. Pendue à mon cou, Jennifer haletait plus que d’habitude et je n’en finissais pas d’éjaculer. Après quelques minutes, on rit tous deux lorsque je déclarai :

— En tout cas, Rops, il a failli nous mener loin… Je comprends qu’on ait voulu l’excommunier !

La longue douche que nous venions de prendre, et l’amour que nous venions de faire, avaient fait s’envoler les vapeurs d’alcool traînant encore dans notre tête. Nous redescendîmes, habillés cette fois, sur la terrasse. Jennifer s’était démaquillée et n’avait pas remis de soutien-gorge sous son T-shirt. Ses mamelons restaient gonflés. Il n’était que dix-sept heures trente. Trésor était couché dans l’herbe.

Avant même de prendre un café, on ne résista pas à la tentation d’aller visionner sur l’ordinateur les photos que j’avais faites. Jennifer s’était assise sur mes jambes. Il n’y en avait pas moins de soixante-six. Toutes plus osées, plus suggestives les unes que les autres.

— Tu es vraiment une belle femme, Jennifer.

Elle avait passé un bras autour de mon cou. Posant un baiser sur ma joue, elle déclara en riant :

— Mais je le sais, mon chéri. Je le sais. Fais attention, si un producteur me repère, ajouta-t-elle en riant de plus belle.

Je bandais à nouveau en voyant sur l’écran de mon ordinateur Trésor lécher les seins de Jennifer. Je restai plus longtemps sur les dernières, où on le voyait lécher la vulve de sa maîtresse, dont le visage irradiait de plaisir. Serrée contre moi, sa poitrine s’écrasant contre mon épaule, je sentais sa douce chaleur parfumée. J’avalai difficilement ma salive et entendis Jennifer déglutir lorsque l’une de ces photos montra ses grandes lèvres fort écartées et le bout de langue de Trésor disparaissant entre elles. Aucun mot ne sortit de notre bouche. Sur les dernières, on aperçut en gros plan le membre rouge et tendu du Beauceron. Alors, Jennifer chuchota :

— Et bien, je ne pensais pas qu’il en avait une pareille. C’est vrai que si tu n’étais pas redescendu à ce moment-là...

Je me demandai encore si ces mots signifiaient un soulagement ou une déception, mais n’ajoutai rien.

— Il faudra que je trie pour ne retenir que les meilleures, dis-je, feignant ne pas avoir prêté attention à ce qu’elle venait de dire.

Un silence tomba tandis que nos yeux restaient rivés sur les premières photos prises dans le jardin et que je faisais défiler à nouveau. Jennifer, pratiquement nue, promenant Trésor. C’était beau à voir. Et excitant.

— Tu te souviens de ce que nous nous sommes avoué tantôt, à la fin de notre repas ? Avant de décider de faire ces photos ? demandai-je.

— Heu… oui, un peu… tu veux parler de nos…

— De nos frustrations à libérer. Ces photos me donnent une idée.

— Laquelle ? Tu ne vas quand même pas les donner ? Tu aurais l’air de quoi ? Pense à ta position sociale, et aussi à la mienne.

Je ris en disant que maintenant, avec les progrès technologiques énormes, dont moi-même je pouvais profiter directement et dont en fin de compte j’avais fait ma profession, on pouvait franchement aller plus loin dans la recherche de nos plaisirs nouveaux.

— Qui sait ? Tu risques d’avoir pas mal d’admirateurs, ajoutai-je en riant.

Jennifer me regardait, l’air de ne pas comprendre. Elle s’enfiévra de plus belle quand je lui expliquai que j’avais l’intention de mettre les plus belles photos d’elle sur le net, avec un commentaire à l’appui. Elle restait muette. Je renchéris :

— Tu sais, on pourra te voir dans le monde entier. Tu devrais être fière.

— Mais… Pierre, tu es fou… tu te rends compte ? S’il y en a dans tes collègues ou tes amis qui me voient…

En riant à mon tour, j’ajoutai :

— Ou un producteur, n’est-ce pas ?

J’expliquai quand même qu’il y avait peu de chances pour qu’ils aillent sur ce genre de sites payants. Et j’ajoutai :

— Tu ne peux pas savoir comme ça m’excite ! Toi, non ?

Elle était toujours sur mes jambes, un bras autour de mon cou. Je passai une main sous son T-shirt pour lui palper un sein, pincer un bout à l’en faire gémir. Je chuchotai en souriant :

— Trésor serait sûrement fier que sa maîtresse soit sur Internet, avec lui. Après tout, tu l’as dit toi-même, on a beaucoup de choses à rattraper sur ce plan-là, non ? Qu’en dis-tu ?

Elle colla sa bouche à mon oreille et murmura :

— Oui… ça m’excite aussi.

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