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INITIATION D'UNE OIE BLANCHE

Fiche technique
Nombre de pages 128
Dimensions 110*178 mm
Langue Français
Date de parution 29/10/2020
Référence A00532

Extrait gratuit

CHAPITRE PREMIER

Embauche

Mélanie attendait avec impatience dans les bureaux de la société New Line Pleasure, où une salle était aménagée en lieu d’attente. La jeune fille observait les encarts publicitaires de la société en question, spécialisée dans l’« événementiel ». Elle se rendait compte que le décor, ou plutôt le « design », avait été pensé pour mettre en avant la modernité de la jeune entreprise : tout était propre, ordonné, organisé.

Fraîchement titulaire d’un BTS en secrétariat de direction, la jeune fille avait épluché les petites annonces, envoyé un nombre important de CV, dont la plupart étaient restés sans réponse. New Line Pleasure, une société inconnue, lui avait répondu par retour du courrier en lui proposant de prendre contact. Le nom anglais l’avait intriguée ; elle avait cherché à en savoir plus par internet, mais n’avait rien trouvé. Qu’importe, elle devait se remettre à travailler très vite : le loyer de son studio, jusqu’alors payé grâce à sa bourse d’études, serait bientôt à sa charge. En perdant son statut d’étudiante, elle voyait disparaître la minime manne financière dont elle bénéficiait. Il lui fallait choisir : travailler ou quitter son appartement, et retourner chez papa et maman. Cette dernière solution lui était insupportable, elle avait apprécié ses deux dernières années de liberté, même si elle n’en avait pas profité : son éducation avait fait d’elle une jeune fille trop réservée.

Une glace du bâtiment lui renvoyait son image. Elle se regardait non sans éprouver une certaine fierté, du haut de son mètre soixante et de ses dix-neuf ans. Elle avait effectué un parcours scolaire sans faute, et elle se trouvait mignonne avec ses longs cheveux blonds, son air candide. Elle n’avait qu’un regret : sa poitrine trop menue, mais elle se consolait en se disant qu’elle possédait des fesses fermes et rondes. Le physique aidant, elle était persuadée qu’elle avait toutes les chances d’être embauchée.

Elle perdit son assurance quand une femme à l’air revêche, vêtue d’un strict tailleur gris, vint la chercher pour la conduire dans le bureau du directeur. Mélanie trouvait que le look de la femme en question n’était pas en harmonie avec l’esprit moderne de la société.

Elle fut introduite dans un vaste bureau, très lumineux. Son regard fut d’emblée attiré par l’aspect juvénile du directeur plongé dans la lecture d’un dossier.

— Asseyez-vous, je suis à vous dans un instant.

Les mots semblaient sortir directement du crâne : l’homme, qui trônait derrière l’immense bureau de verre et d’aluminium, n’avait pas daigné lever la tête.

La jeune fille s’assit dans l’un des deux fauteuils réservés aux visiteurs. Elle attendit quelques instants, les mains posées sur ses genoux serrés. Son attitude trahissait son angoisse.

Le crâne du directeur bougea ; Mélanie vit apparaître le visage bronzé d’un homme d’une cinquantaine d’années. Elle remarqua surtout, derrière des verres teintés, des yeux pétillants. Le directeur observait Mélanie d’un regard inquisiteur, avec une attention soutenue. Il n’avait plus l’air angélique que la jeune fille lui avait trouvé en entrant.

— Vous êtes mademoiselle Dujardin ?

— Oui, monsieur, répondit-elle d’une voix timide.

— Ici, on m’appelle monsieur le Directeur, la reprit-il sèchement.

— C’est entendu, monsieur… le Directeur, dit Mélanie dans un souffle.

— Vous venez pour le poste de secrétaire de direction, n’est-ce pas ?

— Oui, c’est cela, monsieur le Directeur, répondit la jeune fille d’une voix de plus en plus inaudible, en se tortillant sur son siège.

— Inutile de perdre de temps ; ce poste ne semble pas pour vous, lança le directeur sans lever les yeux.

— A-t-il déjà été pourvu ? s’enhardit Mélanie.

— Non, il est toujours libre, mais je viens de vous le dire, il n’est pas pour vous. L’entretien est terminé. Au revoir, mademoiselle Dujardin.

— Mais… enfin… dites-moi pourquoi ! bredouilla la jeune fille, surprise elle-même de son audace.

Le directeur prit appui sur ses bras pour se relever au-dessus du plateau de verre du bureau. Il la toisa ; ses yeux paraissaient s’être enfoncés dans les orbites ; ses lèvres se pinçaient en un rictus. Visiblement, il n’aimait pas rendre des comptes.

— Vous ne me convenez pas pour ce poste, c’est tout. Comment osez-vous prétendre à un poste de secrétaire de direction ainsi attifée… Un jean, un pull informe. Vous êtes-vous déjà regardée dans une glace ? Je refuse d’engager un d’épouvantail !

Mélanie restait sans voix. Jamais on ne s’était montré aussi odieux avec elle. La bouche ouverte, elle cherchait sa respiration ; ses yeux se mouillaient. Dans un sursaut de fierté, elle serra les poings en se disant que le grossier personnage ne valait pas la peine qu’elle s’humilie encore plus en pleurant devant lui. Elle se leva, s’entendit dire « excusez-moi » en quittant le bureau. Ce n’est qu’à l’extérieur du bâtiment qu’elle éclata en sanglots.

*

* *

— Simone, venez dans le bureau ! lança le directeur par l’interphone.

La secrétaire arriva aussitôt. Ses hauts talons et sa jupe serrée transformaient sa démarche rapide en petits pas saccadés.

— Appuyez-vous face au bureau.

— Voilà, monsieur le Directeur. Puis-je vous demander si vous avez engagé cette jeune fille ?

Le directeur s’approcha de la secrétaire. D’une main il fit glisser sa braguette, de l’autre remonta la jupe sur les reins de la secrétaire.

— Non, je ne l’ai pas embauchée. Elle est trop mal habillée et elle a l’air d’une empotée.

La secrétaire grimaça quand le pénis du directeur la pénétra sans préliminaire.

— Pourtant, elle est jolie… renchérit-elle en grimaçant de plus belle sous les coups de queue de son patron.

— Oui, mais elle fait trop penser à une petite étudiante en vacances.

La secrétaire étouffa un cri quand la verge changea d’orifice.

— Etudiante, peut-être… mais elle vous a fait de l’effet, cette petite ! Il faut que vous soyez très excité pour m’enculer comme ça ! Elle vient juste de terminer ses études.

Pour toute réponse, le directeur enfonça sa bite aussi profondément qu’il put. Ses coups de reins s’accéléraient ; la secrétaire haletait.

— Je sais que tu aimes que je te titille le clito en te défonçant le cul… reprit le directeur en joignant le geste à la parole… Vas-y, lâche-toi, salope ! J’ai envie de t’entendre gueuler de plaisir !

La secrétaire ne tarda pas à avoir un orgasme bruyant. Satisfait, le directeur la retourna sur le bureau, lui ouvrit le chemisier, lui tordit méchamment le bout des seins. Simone hurlait de douleur. Hébétée, elle se demandait la cause de l’excès de violence du directeur.

— Je t’ai déjà dit, il me semble, que je voulais des bas avec des porte-jarretelles, pas ces cochonneries de Dim-Up ! Ne me force pas à devenir méchant !

Un frisson parcourut le corps de la secrétaire qui, la voix pleine d’effroi, promit que cela ne se reproduirait plus.

— Pourquoi prends-tu la défense de cette petite, demanda-t-il, elle t’inspire ?

— Elle est mignonne, très mignonne même… et son air de petite fille sage t’a bien excité. Elle ne doit pas savoir grand-chose de la vie. Ça te plairait pas de l’initier ?

— C’est vrai qu’elle avait un air candide, avec un petit quelque chose que je ne saurais définir.

— C’est une salope ! J’en suis certaine. Je sens ces choses, moi !

Pendant qu’ils conversaient, Simone nettoyait la queue de Franck, le directeur, à l’aide de lingettes intimes qu’elle avait retirées de la poche de son tailleur. Quand elle jugea que le sexe était redevenu propre, elle s’agenouilla pour le prendre en bouche. Franck eut un léger mouvement de recul, avant de se laisser aller à ronronner de satisfaction. La secrétaire lui aspirait le membre à pleine bouche ; le gland, rendu sensible par la pénétration, lui procurait une forte excitation.

— Doucement, Simone, s’il te plaît. C’est trop… trop bon ! Putain, tu ne m’avais encore jamais sucé comme ça. A toi aussi, elle t’a fait de l’effet, la petite oie blanche !

Continuant à sucer, Simone se contenta d’acquiescer.

— Bon, alors rappelle-la ! fit Franck.

Près d’éjaculer, il s’accrochait au plateau du bureau. Il poussa un râle quand le sperme jaillit dans la bouche de sa secrétaire. Les jets ne semblaient pas vouloir s’arrêter. Simone avala le tout, puis caressa doucement les couilles de son directeur. Ensuite, elle se releva en se passant la langue sur les lèvres pour ne pas perdre une goutte de semence.

*

* *

Mélanie était dépitée par l’entrevue, d’autant que c’était le premier entretien d’embauche de sa carrière. Deux jours plus tard, elle reçut un appel de Simone, qui l’avait accueillie à la société d’événementiels. La secrétaire s’excusait presque des propos de son directeur, et elle lui fixait un nouveau rendez-vous. Mélanie, précisa-t-elle amicalement, devrait revêtir une tenue plus en rapport avec son futur emploi.

Le lendemain, chose inhabituelle pour elle qui en avait une sainte horreur, Mélanie fit les magasins. Elle en était à sa deuxième galerie marchande. Il lui fallait trouver une tenue digne de New Line Pleasure. Une tenue qu’elle voulait à la fois stricte et sexy.

Incapable de se décider, en désespoir de cause, elle demanda conseil à une vendeuse.

— Je vous propose ce tailleur. La forme est assez stricte, la couleur discrète, et le décolleté seyant est un avantage…

— Un avantage pour celles qui ont de la poitrine… pas pour moi !

— J’ai des éléments de lingerie qui vous iront parfaitement. Ce redresse-seins par exemple.

— Mais cela fait… comment dire…

— Trop osé ? compléta la vendeuse.

— Oui, avec cela, j’aurais l’impression d’être… une pute.

Sans autre commentaire, la vendeuse présenta à Mélanie un chemisier et un gilet, genre garçon de café stylé.

— Mettez ça et vous verrez.

La jeune fille obtempéra à contrecœur. Au bout de quelques minutes, elle sortit penaude de la cabine d’essayage, se regarda dans le miroir. L’image qui lui était renvoyée n’avait plus rien à voir avec la Mélanie « baba cool » qui lui était familière. Elle ne se lassait pas de s’admirer, de face, de côté, devant le regard amusé de la vendeuse.

— J’ai l’impression que ces vêtements vous plaisent.

— C’est extraordinaire, j’ai l’impression d’être une autre… Comment avez-vous su ?

— Le métier… Et puis, ajouta-t-elle en confidence, je sais ce que c’est de vouloir faire plaisir à un petit ami excentrique…

Entendant cela, Mélanie se mit à rire. La vendeuse se méprenait sur ses motivations, mais peu importait ! Son nouveau look l’aiderait à parvenir à ses fins.

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