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SERVITUDE VOLONTAIRE

Fiche technique
Nombre de pages 128
Dimensions 110*178 mm
Langue Français
Date de parution 20/01/2021
Référence A00534

Extrait gratuit

CHAPITRE PREMIER

Solange venait d’acheter, grâce à un héritage, un petit appartement, dans un vieil immeuble bourgeois qui donnait sur la place de la Nation. Elle déménagea dans l’euphorie et la bonne humeur, un samedi, aidée par des copains.

Le même jour, elle fit la connaissance de son voisin, un homme d’une trentaine d’années, de dix ans son aîné. Il lui parut chaleureux, mais un peu guindé.

— Bienvenue ! lança-t-il en portant un regard appuyé sur elle.

Vêtue d’une salopette, d’un vieux tee-shirt, en sueur, elle lui tendit le bras pour éviter de lui donner sa main poussiéreuse. Il le serra sans la quitter des yeux.

— Merci, balbutia-t-elle, désolée de me présenter à vous dans cette tenue, mais...

Troublée, elle n’acheva pas. A nouveau, il prit la parole :

— Nous aurons d’autres occasions, j’espère... Je vous souhaite bon courage.

Il rentra chez lui.

Elle poussa les meubles et les cartons qui encombraient le passage.

La camionnette était vide, il n’y avait plus qu’à monter les étagères, installer au mieux la chambre, sortir des cartons de quoi dresser la table et improviser un dîner pour six personnes, dont Paul. Quand les amis furent partis, elle resta seule avec Paul, et invita celui-ci à rester dormir.

Sous la douche, qu’ils prirent ensemble, ils se savonnèrent mutuellement, et longuement. Soulevant Solange, il la fit s’empaler sur son sexe en érection et lui donna de grands coups de reins. Elle jouit très vite, bien avant lui. Alors, elle s’accroupit à ses pieds et prit son membre dans sa bouche.

Elle le suça, le lécha avec une vénération qui l’étonna : elle ne se comportait pas comme ça d’habitude, dans l’intimité. Cependant, ce n’était pas à lui qu’elle faisait l’amour avec tant d’égards : elle s’imaginait aux pieds du nouveau voisin !

Paul jouit dans sa bouche ; elle avala sa semence. Tous deux sortirent de la douche, mais Solange avait encore envie de faire l’amour. Elle se coucha la première. Dès qu’il fut à ses côtés, elle lui caressa le sexe, palpa ses couilles. Le membre ne tarda pas à devenir aussi dur qu’un morceau de bois. Solange s’allongea alors sur le ventre, remonta ses genoux sous elle, les écarta, lui offrit son sexe ouvert.

— Viens, supplia-t-elle.

Il se plaça derrière elle, et lentement, lui introduisit son membre tout en lui caressant la croupe. Elle aurait voulu qu’il lui griffe le dos, lui gifle les fesses, mais n’osa pas le lui demander. Elle jouit sous la force des coups de queue. Quand il prit son plaisir, elle l’accompagna dans un nouvel orgasme. Ensuite, elle s’endormit si vite qu’elle ne le sentit pas retirer sa queue.

Le lendemain, au réveil, Solange constata que le garçon était déjà parti. Elle en fut contente, même si elle ne voulut pas se l’avouer.

En allant chercher du pain, elle rencontra son nouveau voisin à la boulangerie. Ils rentrèrent ensemble. L’homme lui parut encore plus séduisant que la veille et son humour pince-sans-rire lui plut.

Il l’invita à venir dîner un soir, avec son ami si elle le désirait. Solange accepta avec plaisir ; ils se donnèrent rendez-vous trois jours plus tard.

Entre-temps, Paul était revenu l’aider à installer ses meubles. Une fois la cuisine débarrassée des cartons et la vaisselle rangée, ils firent l’amour sur la table. C’est elle qui prit l’initiative en s’asseyant sur le bord et remontant sa jupe. Elle ôta ensuite sa culotte, écarta les cuisses. Puis elle tira sur la chemise de Paul pour qu’il se rapproche d’elle, et défit les boutons.

Lui dégrafant son pantalon, Solange extrait son membre du caleçon. Durant tout ce temps, elle n’avait cessé de le fixer. Elle s’étendit alors de tout son long sur la table et ne le regarda plus. C’est l’autre qu’elle voyait, le voisin.

Ils jouirent ensemble, puis allèrent se coucher. Cette fois, Paul s’endormit avant elle. Les yeux grands ouverts dans le noir, Elle pensait au voisin. Quelque chose chez lui l’attirait. Non qu’elle fût amoureuse de cet homme, mais la force de son regard, le magnétisme qui se dégageait de lui la fascinaient. Jamais elle n’avait à ce point senti le besoin de se livrer à un homme.

*

* *

Solange ne parla pas à Paul de l’invitation à dîner. Elle s’y rendit donc seule, après avoir revêtu une petite robe noire toute simple, qui mettait son corps en valeur. L’homme la complimenta. Il la fit rire en comparant la tenue dans laquelle il la voyait maintenant à celle qu’elle avait lors de leur première rencontre.

— Mais vous étiez déjà très séduisante.

Le repas arrosé de champagne était délicieux. Ils discutèrent cuisine, musique, et surtout théâtre. C’était un domaine que Pierre connaissait bien, mais qui, à elle, était pratiquement inconnu. Il lui proposa de l’emmener la semaine suivante à une première à l’Odéon.

Ils conversèrent ainsi jusqu’à une heure du matin. Solange lui parla de sa passion pour la musique. Elle était violoniste et lui offrit une place pour le concert qu’elle donnait le vendredi suivant.

En se quittant, dans le hall de l’immeuble, ils échangèrent de chastes bises, mais dans un geste très naturel, il posa sa main sur son ventre. Sentant le désir l’envahir, Solange ferma les yeux, mit sa main sur la sienne pour la retenir un instant. Puis ils se séparèrent.

Ce soir-là, elle se caressa en pensant à lui ; elle se voyait frapper à sa porte, se jeter à ses pieds dès qu’il ouvrirait. Elle le supplierait de la prendre, ce qu’il ferait dans l’entrée, à même le sol. Elle jouit dans un cri, puis s’endormit.

Ils se croisaient parfois dans l’escalier, mais gardaient leurs distances l’un vis-à-vis de l’autre. Solange évitait de parler à Paul de son voisin ; elle ne lui avoua donc pas qu’elle allait au théâtre, avec lui, le lendemain.

Elle fit l’amour avec son compagnon, mais elle n’était déjà plus avec lui. Le souvenir de la main de Pierre posée sur son ventre l’obsédait. Elle voulait que cette main explore tout son corps, fouille son sexe, pince ses seins.

Elle fit semblant de jouir en même temps que Paul afin d’abréger une séquence qui ne la satisfaisait plus.

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