La chaudasse du jardin partagé

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Frederic Gabriel


vieux et jeune



JARDINS PARTAGÉS (PARTIE 1)

Installée face à moi, de l’autre côté de la table de verre, la jeune femme examinait ma demande avec attention. Et moi, ce que j’examinais avec attention, c’était elle. Elle avait une trentaine d’années, et c’était, on le voyait quasi immédiatement, le genre de personne qui avait une très haute opinion d’elle-même. Elle se jugeait plus importante qu’elle ne l’était sans doute en réalité.

Surtout, elle estimait que sa fonction, elle était responsable à la mairie du développement durable, exigeait qu’elle ait une présentation impeccable. Elle était effectivement très soignée, sa féminité soigneusement marquée. Et sans aucun doute très désirable, même si ce n’était pas forcément son but premier. Elle m’avait accueilli sur le seuil du bureau, me donnant un premier aperçu de sa personne. Elle était très grande, et avec ses bottes à talons aiguille, elle faisait un bon mètre quatre-vingt-quinze, me dépassant de cinq bons centimètres. Elle était aussi volumineuse, un corps charnu, avec des seins, des fesses, des cuisses… Dans les années qui venaient, sans nul doute, il lui faudrait surveiller son régime alimentaire si elle ne voulait pas devenir obèse, mais pour le moment, ça lui allait plutôt bien. Elle portait un tailleur noir, strict, avec sous la veste un débardeur jaune canari. Elle avait un visage plutôt bien dessiné, des lunettes pour compenser la myopie d’yeux couleur pervenche, une bouche charnue marquée d’un trait de rouge à lèvres. Elle était soigneusement maquillée, sans aucun défaut.

Comment avez-vous entendu parler de ces jardins partagés ?

En lisant le journal, tout simplement.

Je constate malheureusement que vos revenus sont trop élevés pour que vous puissiez y prétendre. Ils sont réservés à des gens qui ont un faible revenu. Or vous avez une bonne retraite.

Mes motivations sont différentes, j’ai répondu. J’ai enseigné jusqu’à l’an dernier, et en plus de mon travail, je m’occupais de développement durable. On avait du terrain autour du lycée, et j’avais créé des parcelles qu’on gérait avec des collègues et des élèves. Ça me manque. Je vis en appartement, je n’ai pas de terrain, et j’aimerais remettre la main à la pâte.

Elle n’avait pas souri une seule fois depuis que j’avais pénétré dans son bureau. C’était le genre de femme qui se voulait froide et juste. Ça avait commencé à me troubler. Ce qui me troublait encore plus, c’était qu’en s’asseyant, sa jupe, courte au départ, était nettement remontée, pour dévoiler des jambes qui étaient charnues et bien dessinées. Elles étaient gainées de nylon. Elle portait un collant, c’était indéniable. Et sous le collant elle n’avait rien, le sexe nu et parfaitement visible. Elle gardait les jambes ouvertes et je pouvais tout voir. Sa fente, close, mais dont dépassait un bout de lèvre, ce qui restait de sa toison pubienne taillée au rasoir, un petit triangle brun. Je me suis demandé si elle était conscience qu’on voyait son intimité ou pas. S’il n’y avait pas dans sa posture une sorte de provocation, une manière de dire : « Tu peux me regarder et me désirer tant que tu veux, mais je suis et je resterai inaccessible. »

Vous comprenez bien que si je fais une dérogation pour vous, je serai obligée de la faire pour d’autres. Alors, non, ce n’est pas possible.

Vous finissez à quelle heure ?, je lui ai demandé. Cinq heures, j’imagine.

Elle venait de refermer mon dossier de demande. Elle m’a regardé, surprise.

Pourquoi vous me demandez ça ?, m’a-t-elle questionné, méfiante.

J’aimerais vous inviter à boire un verre. Il y a un bar un peu plus loin, assez cosy, où je vais passer un moment de temps en temps, vous verrez, il est plutôt agréable.

Son visage s’est assombri.

Vous me prenez pour qui ? Vous voulez m’acheter, c’est ça ? Si je vous dis qu’il n’est pas possible que vous ayez une parcelle, c’est définitif.

Le parcelle, je tire un trait dessus. Non, ce qui m’intéresserait surtout, ce serait qu’on commence par boire un verre, et ensuite qu’on évolue vers quelque chose de… Sexuel, disons… Je vous trouve vraiment très attirante. Mais je suppose que vous savez déjà qu’on vous trouve attirante.

Elle est devenue cramoisie. J’ai pensé qu’elle allait se mettre à me hurler après. Au lieu de cela, elle m’a dit :

Vous êtes très bien conservé pour quelqu’un de votre âge. Et j’ai toujours aimé les hommes murs. Vous me donnez l’adresse, et je vous retrouve là-bas ?

 Elle s’est levée, signe que l’entretien était fini. Je me suis levé aussi. Elle m’a accompagné à la porte. Elle m’a serré la main, la sienne restant plus longtemps qu’elle ne l’aurait du au contact de la mienne.

A force de la regarder, j’avais développé une érection. Je ne m’étais pas rendu compte que, même si mon pantalon n’était pas spécialement serré, elle était bel et bien visible. Quand sa main a lâché la mienne, elle est descendue au niveau de mon bas-ventre, et elle s’est posée contre ma queue. Elle m’a caressé aussi doucement que brièvement, et elle a fini par dire :

Je vous fais de l’effet, apparemment. Je viendrai bien au rendez-vous. Ça en vaut la peine.

Nous nous sommes séparés ainsi.

Je n’avais plus l’espoir d’obtenir une parcelle. Il était vrai qu’elle n’avait pas tort. Les jardins partagés étaient réservés à ceux qui avaient peu de moyens, pour qu’ils puissent se faire un potager ; J’avais eu le tort de vouloir rester en milieu urbain plutôt que d’acheter une demeure à la campagne. Le contact de la terre de manquait. J’aimais planter, voir pousser, faire des expériences…

Mais cette motivation était derrière moi. Je voulais juste passer un bon moment avec elle. J’avais toujours aimé les femmes. On m’avait dit que j’arriverais à m’assagir. A 62 ans, je me rendais compte que ce n’était pas le cas. J’aimais toujours autant les créatures féminines, blondes, brunes, rousses, petites, grandes, et le sexe… J’avais la chance pour moi d’être plutôt bien conservé, d’avoir toujours gardé un certain charme, et d’avoir toujours fait du sport, ce qui m’avait permis de garder un corps svelte et musclé.

J’ai passé l’après-midi à fantasmer sur elle. Elle me plaisait bien avec sa volonté de faire preuve d’un professionnalisme exacerbé, vite effacé si on jouait sur la corde sensible, et ce corps qui me faisait envie. J’aimais ces formes exacerbées et ce naturel qu’elle masquait pour mieux le dévoiler au moment venu.

Je suis arrivé le premier au bar que je lui avais indiqué. C’était effectivement un endroit que j’aimais bien, spacieux et discret où on pouvait prendre ses aises et être tranquille.

J’étais installé au fond quand elle a fait son apparition. Je crois bien que quasiment tous les hommes présents ont posé leurs yeux sur elle. C’était vrai qu’elle était très appétissante, séduisante dans son imperfection. J’aimais les filles un peu décalées. Je n’étais apparemment pas le seul.

Elle m’a aperçu, s’est d’abord arrêtée au bar pour prendre une boisson, puis est venue me rejoindre. A ma grande surprise, alors que nous nous connaissions à peine, elle s’est penchée sur moi, et elle a plaqué sa bouche à la mienne, glissant sa langue à l’intérieur pour venir frotter la mienne. Au moins, elle ne perdait pas de temps. Elle s’est finalement laissée tomber face à moi.

Ouf, la journée a été longue.

Elle a tiré de son sac à main un petit papier.

C’est le numéro de la parcelle qui t’est attribuée. Tu pourras t’y installer dès demain. Ton souhait m’a semblé justifié. Et ce n’est pas parce qu’on passe la soirée ensemble que j’ai décidé de te l’attribuer. (Puis elle est passée du coq à l’âne en une seconde) Caresse-moi les cuisses et la chatte. J’ai écarté les cuisses, tu dois pouvoir le faire sans problème. J’ai envie de sexe. Je n’ai pas eu de mec dans mon lit depuis un mois et j’ai la chatte en feu. Se branler c’est bien, utiliser des godes aussi, mais rien ne remplace une vraie bite, chaude et dure.

J’ai glissé la main à sa rencontre sous la table. Ses cuisses étaient rondes, sa chair chaude, et le collant électrique au bout de mes doigts. Je n’avais pas pensé, en lui rendant visite, qu’on en serait là ce soir même. Elle a bu une gorgée de son cocktail, le reposant et poussant un gémissement alors que je venais dans son aine.

Ça fait du bien… J’ai l’impression que ma chatte s’ouvre de minute en minute… J’ai envie que tu la remplisses et que tu la fouilles. Avec tes doigts, ta langue, et ta queue.

J’ai glissé jusqu’à son sexe du bout des doigts. Au lisse de sa chair a succédé la béance de son ouverture et son humidité. D’une manière d’abord un peu maladroite, puis plus précise, je l’ai caressée. Contre la pulpe de mes doigts, j’ai senti ses lèvres gonfler. C’était une chose d’avoir vu son sexe quelques heures plus tôt, c’était une autre chose de le toucher. Elle avait vraiment une grosse moule, assortie au reste de son corps, le genre de sexe féminin qu’un homme aimait toucher, parce qu’il y avait de la matière. La saillance de son mont de Vénus, le gonflement de ses lèvres, c’était une sensation vraiment plaisante. Je ne regrettais pas qu’on soit là ensemble. D’autant que ma caresse, qui ne me semblait pas si virtuose que ça, semblait lui procurer un plaisir incroyable. Je le sentais à la manière qu’elle avait de mouiller, des sécrétions coulant d’elle avec de plus en plus d’abondance, humidifiant le lycra sur une surface qui s’étendait. Elle se tendait contre le siège, fermant les yeux à moitié. Je suis remonté en haut de ses lèvres. Comme je m’y attendais, en harmonie avec le reste de son corps, elle avait un très gros clitoris, qui s’était décalotté de lui-même, long, saillant, épais. Je l’ai frotté. Bien qu’on soit dans un lieu public, elle ne s’est pas gênée pour gémir de plaisir.

Je crois que je vais… jouir…

Elle s’est tendue, agitée par un spasme. J’ai senti au bout de mes doigts qu’elle inondait le collant, son jus intime se répartissant le long du lycra, sur la surface interne de celui-ci, jusqu’à l’intérieur de ses cuisses. Elle a poussé un soupir, reprenant ses esprits, et m’a déclaré :

Je me suis beaucoup branlée ces derniers temps, pour compenser le manque, mais avoir ses propres mains sur soi ce n’est pas comme avoir les doigts d’un autre… Un homme… Ou une femme…

J’ai délaissé son clitoris, pour revenir à l’entrée de son sexe, et j’ai poussé doucement la pointe de mes doigts en elle. Je suis à peine rentré, me retirant pour revenir. Le lycra, souple, suivait mon mouvement, glissant en elle, puis ressortant. Ça avait l’air de lui plaire… Elle s’est remise à gémir.

Tu es vraiment doué pour donner du plaisir aux femmes…

Je suis rentré doucement en elle… Sans pousser trop profond… J’ai pensé qu’elle allait jouir de nouveau, d’ailleurs, ses sécrétions sortaient d’elle en abondance, coulaient sur sa chair, trempant le collant plus loin. Elle m’a dit :

Ce que je veux maintenant, c’est que tu viennes à l’intérieur avec ta queue… Que tu me la mettes dedans, que je me sente bien remplie, que ton gland vienne buter contre mon utérus, que ta bite frotte contre mes muqueuses et qu’elle les caresse longtemps… Là, maintenant, je ne peux plus attendre…

J’avais pensé qu’on flirterait un moment avant d’aller chez moi ou chez elle… Rien ne se passe jamais comme on l’a prévu. Elle m’a soufflé :

Viens on va dans les chiottes… Le sexe, ça peut pas attendre quand on en a vraiment envie…

Ce n’est pas faux, mais j’aurais bien attendu, moi, qu’on soit en un autre endroit. En même temps, j’avais envie de profiter de ce moment, qui serait sans doute unique, et je ne souhaitais pas la contrarier. Elle avait un sacré caractère, je le voyais bien, et si je disais non, elle serait capable de péter un câble, et de me laisser en plan. Or, c’était vrai que je la désirais. De plus en plus d’ailleurs. Il y avait quelque chose en elle qui m’attirait et me fascinait. Sa personnalité, simplement. Elle avait, de par son physique, et sa manière d’être, quelque chose de différent. Et moi, j’avais toujours cherché la différence.

On a traversé la grande salle pour partir dans un couloir, qui nous a amenés devant une porte sur laquelle étaient symbolisés un homme et une femme. Des toilettes mixtes. Je connaissais déjà les lieux, même si, les fois précédentes, je ne m’y étais pas rendu pour les mêmes raisons.

On a pénétré à l’intérieur. Une grande brune, dans la quarantaine, fine, au visage délicat, finissait de se maquiller. Elle soulignait sa bouche de rouge. Elle nous a captés dans le grand miroir contre le mur. Elle a bien compris que si nous venons ici, ce n’était pas, ou alors seulement en partie, pour satisfaire un besoin naturel. Elle a souri, un sourire qui voulait dire ‘Je comprends et je vous souhaite bien du plaisir.’ Elle s’est glissée à l’extérieur, comme pour nous laisser la place.     

Le lieu était blanc et propre. Un grand lavabo, deux toilettes. Émeline a poussé une des portes, en me disant :

Chaque chose en son temps… Je n’ai pas fait pipi depuis deux heures de l’après-midi, je n’en peux plus.

Devant moi, sans pudeur aucune, mais cela ne m’avait pas semblé jusqu’à présent être son fort, elle a roulé sa jupe à sa taille, avant de descendre le collant. A peine s’était-elle posée sur la cuvette que de son urètre que le besoin naturel poussait en avant, étaient sortis quelques brefs jets de pipi, auxquels avait succédé un jet plus puissant et continu, qui était venu frapper la faïence. Tout en se vidant, elle était venue défaire mon pantalon, mettant à nu une queue que le spectacle qu’elle m’offrait venait de rigidifier définitivement. Elle a massé doucement mon sexe roide, faisant suinter de celui-ci un liquide clair qui a coulé sur ma chair comme sur sa main.

Le jet s’est tari. Quelques gouttes sont encore sorties, avant qu’elle n’esquisse un mouvement de hanches, comme un canard qui s’ébroue. Émeline s’est penchée sur moi, et est venue encercler ma queue de sa bouche. Elle a glissé dessus, en même temps qu’elle faisait tourner sa langue sur ma chair. Ça n’était pas, d’évidence, la première fellation qu’elle faisait. Elle m’a caressé longuement de sa langue, avant de reculer, de me lâcher, couvert de salive et de liquide pré-séminal, et d’extraire de la poche de poitrine de la veste de son tailleur un préservatif emballé. Elle a déchiré le papier d’argent de l’emballage, puis a dit :

Allez, on va bien emballer ta queue, ça sera nickel comme ça…

Elle avait un côté pince sans rire que je commençais à comprendre et à apprécier… Sa main a glissé le long de ma queue en une longue caresse. J’étais enveloppé de latex jusqu’à la base. Elle a tiré un peu sur le sommet du condom pour faire un réservoir, avant de venir poser un baiser sur mon gland. Elle s’est redressée, et on a inversé nos places. J’ai baissé le couvercle et je me suis assis. Elle est venue se poser au-dessus de moi.

Tu penses que ça va rentrer ?, elle a demandé.

Elle a glissé son index et son majeur en elle, et elle les a écartés, me laissant voir son intérieur, une muqueuse rosacée visible en profondeur.

Qu’est-ce que tu en penses ?

Elle jouait avec moi. Je l’ai attrapée par les fesses, et je l’ai tirée vers moi. Elle a gardé son sexe ouvert d’une main, tandis que de l’autre, elle attrapait ma queue, et la guidait vers sa béance. Sans surprise, son sexe et le mien se sont bien ajustés et je suis rentré en elle avec un plaisir intense, alors que la sensation de sa muqueuse, chaude, souple, humide et caressante, s’imposait à moi, m’envahissant. Elle s’est laissée tomber doucement sur moi, jusqu’à ce qu’elle ait totalement absorbé ma queue, et que mon gland bute contre son utérus. On est restés un moment comme ça, chacun savourant le plaisir propre à son sexe, elle de se sentir remplie par un sexe bien sûr, moi d’être gainé par le gant souple et collant que représentait sa vulve. Elle m’a souri.

C’est exactement comme cela que je voulais être. Ta queue fichée en moi.

Elle illustrait ce que j’avais toujours pensé concernant les femmes et le sexe. Une rencontre qui pouvait sembler banale sur le moment était susceptible de déboucher sur un vrai bon moment de sexe. Et c’était bien ce qui se passait.

Elle a fait glisser sa veste sur le sol, défait son chemisier. Si elle n’avait pas de culotte, par contre ses seins étaient emprisonnés dans un soutien-gorge noir. Elle l’a dégrafé, dévoilant des seins volumineux mais très fermes. Mu autant par réflexe que par envie, je suis venu poser ma bouche sur les tétons, semi-durcis, que j’ai pris entre les lèvres et que j’ai suçotés doucement. Je les ai sentis s’ériger. Pas de doute, elle était sensible des seins. Ses gémissements en étaient la meilleure épreuve.

En ce que j’ai compris être une sorte de remerciement, un retour, elle m’a fait ce qui n’était pour moi jusqu’alors qu’une légende. Elle a crispé et décrispé sa muqueuse vaginale autour de ma queue. La première fois, je ne m’en suis pas rendu compte, puis j’ai eu cette sensation, comme si une main venait serrer et desserrer ma queue. C’était aussi inédit que bon, et j’ai du me retenir pour ne pas jouir. Le comprenant, elle s’est interrompue, reprenant un peu plus tard, alors que je jouais avec ses tétons, à présent bien érigés. J’ai frôlé plusieurs fois l’orgasme, et j’ai fait tout mon possible pour me contrôler. Elle coulait sur moi avec abondance. J’ai pourtant fini par l’attraper par les fesses, et basculer sur quelque chose de plus classique. Elle s’est accrochée à moi, alors que nos muqueuses frottaient l’une contre l’autre. Elle a eu un premier orgasme, très rapidement, alors que je sentais le plaisir monter en moi, et un deuxième qui accompagnait mon explosion. Mon sperme a rempli le préservatif, chaque jet lui faisant pousser un gémissement.

Je n’étais pas au bout de mes surprises. Encore une raison de me dire que, sans l’avoir prévu, j’avais décroché le gros lot avec elle. Elle s’est dégagée de moi. Si le réservoir était plein de sperme, le latex, à l’extérieur, était huilé par les liquides qui avaient coulé d’elle, et qui continuaient d’ailleurs de couler de son sexe, sur ses chairs. Elle s’est penchée sur moi, et elle a retiré le préservatif, en s’efforçant de ne pas faire sortir la moindre goutte de sperme. Penchant la tête en arrière, elle a amené le préservatif au dessus de sa bouche, et elle a entrepris de le rouler sur lui-même pour faire sortir le sperme jusqu’à la dernière goutte. Le sperme, d’abord en grosses rasades, ensuite avec quelques gouttes, a atterri sur sa langue, bien visible. Elle a vraiment essoré le préservatif, avant d’avaler toute ma semence, fermant les lèvres, déglutissant, puis ouvrant de nouveau sa bouche pour me montrer que tout avait glissé dans son tube digestif.

On s’est rajustés et on a quitté la pièce. J’étais encore tout dur et je pensais qu’elle allait me proposer de passer la nuit avec elle, aussi, j’ai été très surpris quand elle m’a dit, dans le couloir :

Je ne veux pas que tu viennes chez moi, on va se séparer là.

J’ai été aussi surpris que frustré. Elle s’est retournée vers moi et m’a dit :

J’ai envie de sexe avec toi, mais pas dans un lieu intime. Si on se rapproche et que ça colle vraiment entre nous, on se verra chez toi ou chez moi. Demain matin, tu passeras au bureau. On demande un droit d’entrée symbolique de dix euros, tu viendras me les payer et on pourra passer un petit moment ensemble…

Elle s’est approchée, et peut-être pour atténuer ma déception, elle s’est penchée sur moi, et a glissé sa langue dans ma bouche. Comme un réflexe, ma langue est venue à la rencontre de la sienne. On les a frottées l’une contre l’autre, un contact simple mais tellement excitant que j’ai failli jouir à nouveau dans mon pantalon. Quand elle s’est détachée de moi, elle a posé sa main là où mon pantalon était gonflé, et elle m’a caressé doucement :

C’est comme ça que je te veux, demain, bien sûr.

Elle m’a tourné le dos et elle s’est éloignée sans se retourner, sa croupe bougeant doucement sous le tissu de sa jupe.

J’ai avancé dans la salle.

Si tu as envie d’une deuxième chatte pour la soirée, je te propose la mienne. Elle est en manque, et avide d’une queue bien dure qui la caresse à l’intérieur.

Je me suis retourné. Accoudée au bar, me regardant, se trouvait, toute seule, la femme brune dont nous avions croisé la route quand nous étions rentrés dans les toilettes. Elle me fixait d’un air sarcastique. Je l’ai regardée à nouveau, et réévaluée. La quarantaine, mais une quarantaine sexy, sa robe rouge, simple, collait à son corps qui se révélait ferme et musclé. Elle devait faire pas mal de gym. Au-delà de ses paroles, son regard, son expression disaient clairement qu’elle avait envie qu’on s’accouple elle et moi. Lui avais-je plu, était-elle en manque, ou bien nous savoir faire l’amour Émeline et moi avait-il éveillé des idées en elle ? Sans doute un peu des trois.

Pour mieux me convaincre alors que je l’étais déjà, aiguillonné par mon envie de plus de sexe, et ma frustration, elle a décroisé ses jambes fines, et bien dessinées, pour s’exhiber. J’ai aperçu un slip blanc basique, dont elle a attrapé le bord, pour le tirer dans son aine, me dévoilant le dessin de son sexe, gonflé, avec deux bouts de lèvre qui sortaient d’elle. Pour me pousser dans mes ultimes retranchements, tout en gardant la culotte repoussée, elle a glissé l’index et le majeur de son autre main dans son sexe, et s’est ouverte, me laissant voir une partie de son intérieur, une muqueuse bien rose.

Je me suis approché.

Capote obligatoire, et on va baiser ailleurs que dans les chiottes. Je ne veux pas aller là où tu es allé avec elle.

Ça ne la gênait pas que j’aie mis ma queue dans une autre chatte quelques minutes plus tôt, mais par contre, elle ne tenait pas à retourner sur les lieux où ça s’était passé…

Je l’ai laissée m’entraîner, sous l’œil indifférent du barman qui à force de tout entendre, n’entendait plus rien, vers un escalier qui conduisait à l’étage. On a débouché sur une grande pièce envahie par des tables organisées pour accueillir des repas. Je me suis laissé glisser une banquette, encore un rien déstabilisé par ce revirement de situation que je n’avais pas imaginé. La vie est parfois étrange, mais c’est bien quand c’est pour le meilleur.

J’ai des goûts particuliers, tu sais…

Je suis prêt à tout, j’ai répondu.

Dans ce cas…

Elle a roulé sa robe à sa taille, et descendu sa culotte à ses genoux. J’ai pensé qu’elle voulait que je mette ma langue sur sa chatte, mais ce n’était pas vraiment le cas. J’ai vu son sexe se contracter, sans réellement comprendre. Ça n’a été que quand le premier jet de pipi est sorti que ses intentions sont apparues évidentes. Ma chemise a été fouettée par le jet d’urine, qui a été bientôt suivi par plusieurs autres. Elle contrôlait parfaitement sa miction, l’urètre saillant dont je voyais jaillir les jets d’urine. Certains auraient trouvé cela sale, ça l’était peut-être, mais c’était aussi formidablement excitant. Elle s’est penchée sur moi pour sortir ma queue de mon pantalon. J’étais tout dur, autant d’une envie inassouvie que parce que ce que je vivais avec elle m’excitait. Elle a ciblé ses jets sur ma queue, venant gifler ma chair mise à nu. C’était une sensation nouvelle, un peu comme si elle avait frappé ma queue en lui donnant des coups secs. De plaisir, j’ai lâché un trait de sperme qui est parti dans les airs.

Ça me plaît, ma foi…

Je n’ai rien répondu. Elle a modifié sa manière de vider une vessie qui semblait inépuisable, pour ce que j’ai pensé être son chant du cycle, dans un long trait qui a tenu sans doute deux ou trois minutes, commençant par cibler ma queue, montant et descendant sur mes vêtements, avant de revenir sur mon membre. Quand enfin elle s’est interrompue, mes vêtements étaient aussi trempés que ma queue, et sa chair, ses lèvres plus précisément accrochaient quelques ultimes gouttes de pipi. Sur urètre restait saillant, la seule différence, c’était que, parce que ça l’excitait terriblement d’agir ainsi, un peu plus haut, son clitoris s’était dégagé des chairs qui l’encapuchonnaient, et apparaissait, rond et gonflé. Elle est venue caresser doucement ma queue, raide, collée contre mon ventre.

Elle a glissé sa main dans son décolleté, pour aller récupérer entre ses seins un préservatif emballé. Elle a déchiré l’emballage d’aluminium et se penchant sur moi, elle m’a gainé, d’un mouvement souple, de latex. Avec cette capote entre ses seins, au moins, ses intentions étaient claires. Elle faisait partie de cette cohorte qui sort le soir non pas pour boire un verre et se détendre, mais pour avoir du sexe. Du sexe sans lendemain, un simple moment du plaisir, pour le plaisir en lui-même, mais aussi pour oublier les difficultés de la vie.

Maintenant !

Je me suis demandé quel sens elle donnait à ce maintenant, alors qu’elle descendait sur moi, empoignait ma queue et venait la guider vers sa vulve. Une main sur ma queue, l’autre sur mon épaule, elle a amené ma queue contre ses lèvres, et s’est laissée descendre sur moi. La jonction s’est faite, et je l’ai sentie descendre le long de ma queue, et une caresse rapide. Ce « maintenant ! » sous-entendait-il que sa miction inattendue m’avait excité suffisamment pour que je sois très dur, et qu’elle puisse profiter de ma queue dans cet état, ou bien qu’elle avait besoin de passer par cette phase pour arriver à un rapport sexuel plus classique ? Les deux sans doute. Elle avait en tout cas un sourire radieux peint sur le visage, et c’était ça le plus important.

J’ai fait glisser mes mains autour de sa taille, et je suis venu prendre ses fesses à pleines mains, elles étaient pleines et tièdes. Je me suis mis à la soulever, la faisant aller et venir. Sa muqueuse caressait ma queue alors même que je la faisais bouger.

A chaque mouvement j’ai l’impression que ta queue s’enfonce plus profond ! C’est vraiment bon !

Elle a joui une première fois, puis encore une fois, enchaînant des orgasmes de plus en plus rapprochés, jusqu’à ce qu’un dernier, plus fort, la tende.
J’étais figé dans une érection que rien ne semblait devoir interrompre. Je ne sentais pas la jouissance arriver, j’avais pourtant envie de jouir.

Elle s’est dégagée de moi. Le latex était souillé de liquide vaginal, et ma queue tellement gorgée de sang que je l’avais rarement vue aussi épaisse. Elle a retiré le préservatif.

Tu as vraiment une belle queue… Je suis sûre que tu n’as jamais bandé aussi fort. Si tu as envie d’autres jeux de pipi, je vais te laisser mon numéro…

Je pensais qu’elle allait me masturber ou me caresser avec sa langue pour me faire jouir. Mais ça n’était pas dans sa logique. Au lieu de cela, elle s’est calée au-dessus de moi, un rien en retrait, et elle a libéré l’urine que sa vessie contenait encore, en des traits courts. Sans que je ne me touche, ni qu’elle ne me touche, elle a fait exploser ma jouissance, qui s’est matérialisée en des traits de sperme qui ont pour partie atterri sur sa chair et la mienne, pour partie sont partis dans les airs. Elle a ri.

Oui, je vois bien que tu aimes ça.

Elle a remis sa culotte, a redescendu sa robe. J’étais trempé, mais dans la nuit, personne ne prêterait attention à moi. Elle a récupéré mon portable, que j’avais posé sur le bord d’un lavabo, pour ne pas le casser, et a tapé son numéro et son prénom, Christelle dans mon répertoire.

Quand tu as envie, on pourra se voir.

On est sortis ensemble. Le regard du barman a glissé sur nous avant de se détourner. Il était habitué à ne rien voir et ne rien penser.

Nous nous sommes séparés dans la rue, et je suis rentré chez moi. J’ai pris une douche et je me suis couché. J’avais l’intention de me lever tôt pour aller sur ma parcelle dès le lendemain. Même si je n’avais pas payé encore les dix euros, elle était quand même à moi.

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