Chiennes de vit – L’anniversaire

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CHIENNES DE VIT – L’ANNIVERSAIRE

— C’est toi que je veux comme cadeau d’anniversaire !

— Mais Sandrine, tu m’as tous les jours, ce n’est pas très original comme cadeau.

— Oui mais je veux pouvoir te dépaqueter à ma guise, étaler tes vêtements comme du papier d’emballage, puis découvrir et jouer avec mon cadeau comme je veux durant toute la nuit. Est-ce que je pourrais avoir mon mâle en cadeau ce soir ?

— Tu triches un peu mais je suis obligé de dire oui.

— Tu veux dire que je me frotte un peu trop contre toi ?

— Mais non, tu ne te frottes jamais assez contre moi. Embrasse-moi, femelle dégénérée !

— Tu sais que je vais te faire payer ce baiser, mâle lubrique. Mais laisse-moi te déballer. Un bouton, deux boutons, trois boutons… on tombe la chemise. Mmmm, la belle poitrine que voilà. Juste musclée comme il faut. Belles épaules carrées qu’on prend plaisir à manipuler… Et ces bras ! Qu’on doit bien se sentir enveloppée dans leur force. Je ne peux résister à l’envie pressante de défaire cette ceinture. Vite ! Vite !

Dégrafons cette défense ridicule ! Vivement la chute de jean qui moule ce désir et me nargue.

Ah voilà ! Plus qu’un instant ! Touchons au but, aux deux cochonnets qui s’éveillent. Quelle heure est-il ? Midi j’espère ! La grande aiguille est bien dressée et dépasse de son cadre. Défaisons le dernier nœud pour révéler l’homme objet, le mâle cadeau. Nous y sommes, mon présent dans toute la splendeur de son dépouillement ! Viens dans la lumière du soir de la baie vitrée que je t’admire ! Je ne me lasse jamais de te boire, de te toucher, de te caresser. Effleurer ta peau, sentir tes muscles tressaillir, tes fesses durcir, ton membre dressé, ton corps dans l’attente, j’aime te faire languir. Et même désespérer. J’adore quand ton gland est si congestionné, qu’il perle des gouttes de ton désir et que je joue de la pointe de ma langue taquine à t’agacer encore et toujours pour te faire perdre la raison. Tu gémis, tu rumines, tu luttes, mais immobile. Alors tu deviens mien et je t’aime encore plus, figé dans notre folie. Car tu ne dois pas bouger pour être mon cadeau, ainsi j’en ai décidé. Tu ne parles pas, seule je m’exprime. Cela ne change guère de l’habitude sauf qu’habituellement tes mots sont brefs et impératifs. Aujourd’hui mes phrases sont longues et ordonnatrices. Mais je peux aussi t’emprunter ta défroque qui gît sur le sol. Regarde. Écoute.

— Viens !

Ta queue dans ma main. Tu me suis où que je t’emmène. Je pose la main sur ton cœur. Le pouls s’accélère. J’aime car tu ne protestes pas. Tu me suis sans savoir. Tu t’offres vraiment comme un cadeau. J’ouvre la porte de la chambre de l’hôtel. Nous sommes sur le palier. Je sens ton sexe gonfler et se durcir, encore. Ton cœur est fou. Un peu de sperme coule sur ma main. En quelques gestes je pourrais te faire éjaculer mais je te l’interdis. Tu es mon cadeau et non l’inverse. Nous descendons les marches, lentement pour profiter du moment. Nous sommes dans le hall d’entrée mal éclairé et désert nous ne sommes que des ombres. Je t’embrasse à pleine bouche pour sentir ce que tu ressens. Je ne lâche pas ta queue, c’est la laisse par laquelle je te tiens et je te guide, c’est le lien qui te lie à moi et t’empêche d’être perdu. Tu sais ce que je vais faire. Je sais que tu le crains et que tu le désires car tu dépendras de moi. J’ouvre la porte d’entrée du hall. La lumière des éclairages extérieurs est faible mais présente. Je te tire. Tu ne résistes pas. Le gravier est rude sous tes pieds nus mais tu me suis sans un mot. Je te masturbe un peu pour faire monter la tension. Je sais que tu ne pourras plus te retenir longtemps. Nous traversons la rue dans ce singulier équipage. Dans un recoin d’ombre, je m’appuie contre un mur. Je fais glisser ma culotte. Elle est pire qu’une éponge et je ne m’en rendais pas compte. Ma jupe la rejoint dans un frououou presque silencieux. J’écarte les cuisses et j’amène ton sexe vers le mien. Tu me prends sans difficulté. Tellement humide. Je plante mes doigts dans tes fesses, profondément, comme si je voulais m’y ancrer et je t’exhorte à me défoncer. Je devais être excitée comme une puce car je jouis très vite, bien avant toi, en te mordant le bras pour ne pas crier. Je te supplie de ne pas t’arrêter puis réalisant que tu es toujours mon cadeau, je te l’ordonne. Ça ne fait aucune différence, tu me pistonnes comme un marteau-piqueur. Je te mords encore et encore. Et tu ne t’arrêtes pas. Je suis accrochée à toi comme un coquillage à son rocher. Je ne veux plus me séparer de toi. Je t’aime bon sang, je t’aime. Je vais te dévorer vivant. Cette fois ton sang coule dans ma bouche. Qu’est-ce que j’ai mordu ? Comment peux-tu résister ? Tu pilonnes, tu vrilles, tu balances, tu roules, en moi. J’ai l’impression que ça n’en finit plus. Je ne veux pas que ça finisse. Jamais. Mes fesses sont râpées par le frottement contre le mur mais je m’en fous, je murmure des insanités à ton oreille, je t’insulte, je te traite d’esclave, de chien, je vais te fouetter jusqu’au sang. Est-ce que ça t’excite ? Tu me défonces. Et tu m’éventres. Et tu me détruis. Et je jouis. Encore. Et je renais. Toujours. Je t’aime plus que jamais. Je pleure mais je continue à vouloir que tu me baises. Plus fort. Je suis épuisée mais je ne serai jamais fatiguée. Tu souffles, enfin tu es vaincu.

Pourtant ton sexe est toujours raide. Je le sens en moi. J’oscille, coquine, pour voir. Ta queue est fière, mais non, tu n’en peux plus. Je t’embrasse, encore, et encore, et encore. Que tu es beau à travers mes larmes. Je m’extrais de toi, de ton sexe, je déroule mes jambes de ta taille et pose les pieds au sol. Mes mains avaient quitté tes fesses pour enlacer ton cou. Elles y restent. Je frotte mon ventre contre ta queue, je ne peux y résister. Je veux éprouver sa tension, l’entretenir. Je veux aussi sentir ma mouille. Au sol, ma culotte et ma jupe, piétinées, inutiles, ne sont pas en état d’être remises.

Je pose un doigt sur ta bouche. Silence.

— Qu’est-ce que tu es beau ! Tu es le plus beau cadeau que je puisse avoir.

La rue est toujours déserte. Je crois que ça m’exciterait tant qu’elle ne le soit pas. Je reprends mon dû toujours raide. Qu’est-ce qu’elle est trempée ! Ta queue glisse dans ma main comme si elle baignait dans l’huile. Je glisse ma main libre entre mes jambes et je me rends à l’évidence, la cause est simple. Nous marchons un moment, attelage improbable. J’ai repéré un coin d’herbe… J’en ai oublié ma jupe et ma culotte ! Et puis zut, je m’en fous, toi complètement nu, et moi en tee-shirt trop court, c’est l’amour libre.

Le coin d’herbe est agréable mais en pleine lumière. Tu ne débandes pas, au contraire. Ta bite dans ma main est tendue. Tes couilles te font souffrir de ne pas avoir éjaculé. Ma chatte est toujours plus trempe. Je retire mon tee-shirt m’allonge à plat ventre dessus. J’humecte mon cul avec ma mouille abondante.

— Encule-moi ! Maintenant.

Tu t’exécutes. Tu n’as pas d’autre choix. Pas besoin de longs préliminaires, je n’en veux pas et de toute façon, je suis prête depuis longtemps. Tu m’enfiles. C’est bon, j’adore. Je te sens bien en moi. Je ronronne comme une chatte au coin du feu. À ce moment-là j’oublie tout, où nous sommes, mon anniversaire. En ce jeudi de l’ascension, c’est moi qui m’envole. J’attends juste que ton ventre heurte mes fesses dans ce claquement caractéristique que j’adore. J’aime quand tu me fesses avec ton ventre. Tu me masses les seins, les tires, les tritures. Tu croises tes doigts avec les miens en accentuant tes coups de boutoir. Ma joue posée dans l’herbe, je sens l’odeur de la chaleur du printemps remonter du sol, mêlée à celle de l’herbe fraîchement coupée. Cette sodomie est à la fois plus dure et plus douce que la baise précédente. Je te sens mieux en moi, la position est plus relaxante. Je suis bien. Ma jouissance sera différente. Je la sens monter à pas de loup. Et puis, tu changes de rythme et de mouvement. Vicieux ! Tout devient plus intense, le loup montre ses crocs. Il hurle. Est-ce moi ? Oh, que c’est bon ! Oui comme ça ! Je grogne, c’est bien moi. Il faut m’empêcher ! Je mords mes doigts. Je jooouuiiis. Mais pourquoi cela ne s’arrête-t-il pas ? Non, la meute est là qui me martyrise et me dévore les fesses et j’aime leur festin. J’entends les claquements. Ploc ! Ploc ! La chair réagit, elle tressaute et ses vibrations se propagent dans tout mon corps. Tire sur mes seins, oui, c’est bien, comme ça, plus fort, tords-les ! Je vais venir ! Ça monte. Accélère, s’il te plaît encore un peu ! Mords-moi le cou ! Je jouis encore, fort. Je sens ta semence couler et s’épandre en moi ! Enfin ! Pose-toi sur mon dos, je veux ta chaleur en moi et sur moi.

J’ai soufflé ta bougie, ma bougie d’anniversaire. Mais non, elle se rallume. Elle se tortille, elle se revigore entre mes fesses charnues, je l’aide. Je la serre, je la secoue. Elle est prête pour une balade ? J’ai envie de profiter de mes deux corps. Encore.

— Debout !

Je m’étonne d’être aussi impérative, je me croirais au boulot. Mais c’est un jour exceptionnel et je sens encore tes claques sur mes fesses qui me chauffent les sens et me réchauffent le cœur. Mon tee-shirt est ruiné. Ton sperme a coulé dessus et l’herbe l’a taché. Je le ramasse, et le jette dans un buisson. Je suis aussi nue que toi. J’adore. Me revient en mémoire notre marche de retour après que Lucia nous eut abandonnés à trois kilomètres de chez nous aussi nus que ce soir. Jamais je n’avais ressenti ce que j’avais ressenti cette nuit-là. Tu m’avais fait l’amour dans un fossé au bord d’une route. J’avais crié ma jouissance de me sentir si fragile dans cet environnement et si forte dans tes bras. À chaque pas du retour, j’avais perçu chaque bruit de la nuit sur ma peau nue comme une incitation à la luxure. J’aurais aimé que tu me ramènes chez nous empalée sur toi, que chaque chaos du chemin te fasse me pénétrer plus profondément.

Ce soir je veux ressentir la même crainte et le même désir d’être surprise dans notre absolue nudité. Je tiens ton membre fermement, c’est moi qui te guide dans mon fantasme, je t’emmène chez Lucia à quelques kilomètres d’ici. J’ignore l’heure, si elle dort, nous baiserons et nous dormirons sur le paillasson devant sa porte.

— En avant.

Un carrefour. Nous sommes debout dans l’ombre de la nuit. À moins de quelques mètres des voitures passent, en nous ignorant. Nous attendons le calme pour traverser, tendus et serrés l’un contre l’autre. C’est le moment. Nous nous lançons, impossible de faire marche arrière. Ton membre est plus viril que jamais, mais tu suis la cadence que j’impose. Nous atteignons le parc sur l’autre bord au moment où deux voitures débouchent. L’une d’elles fait un appel de phares. Les occupants nous ont-ils vus ? C’est probable, mais le véhicule continue sa course comme si de rien n’était. Je t’embrasse pour partager mon excitation. Tes mains sur mes fesses m’attirent contre toi. Je ne veux pas lâcher ton sexe. Jamais. Ce serait te libérer. Mais j’ai une main libre qui te presse contre mon ventre. Nous traversons le petit parc, évitons des amoureux sur un banc qui nous ne remarqueraient pas si nous passions devant eux, nous dissimulons derrière une haie tandis qu’une grosse femme fait pisser son toutou et finissons par sortir du parc.

Une petite rue déserte mal éclairée d’orange. Aucun endroit pour se dissimuler si ce n’est quelques portes cochères. Nous rasons les murs prêts à nous fondre dans les décrochements de ces ouvertures. Je crains chaque bruit. Je crains ce bruit et pourtant, dès qu’il disparaît, j’espère le suivant. Ces bruits sont une drogue qui accélère le pouls et mouille un peu plus ma vulve. Un grincement de gonds. Une porte qui s’ouvre. Tu me plaques dans un recoin d’obscurité. J’ai du mal à retenir mon souffle. Je fais trop de vacarme. Nous allons être surpris. J’entends des sons de voix, un homme, une femme. Je halète. Ce n’est pas de la peur. Tu poses ta bouche sur la mienne. Je suis en train de jouir. Doucement, différemment. Dos contre le décrochement du mur, mes fesses dans les paumes de tes mains tu me soulèves et me hisses. Je lâche ton sexe pour m’y amarrer autrement. Je m’empale sans difficulté, juste un soupir que j’exhale entre tes lèvres. J’enlace ton cou et me love contre toi. L’homme et la femme discutent, leurs voix se rapprochent. Maintenant que je suis sur toi, je souhaite qu’ils nous voient. J’ai envie que cela arrive enfin de satisfaire mon penchant exhibitionniste, d’être vue par de parfaits inconnus en train de faire l’amour, nue en pleine rue. Je veux éprouver ce sentiment, est-ce humiliant ? Sûrement. Comment le ressentirais-je ? Enfin, je vais savoir…

Les voix sont presque là. Tu accélères le mouvement en moi ou est-ce moi qui me démène beaucoup plus sur toi ? Ça y est, ils nous ont vus !

— Eh bien, il y en a qui n’ont même pas le temps d’attendre d’arriver chez eux !

La femme lance une remarque ironique tout en commençant à nous filmer avec son portable. Elle te touche les fesses, elle les tâte, les soupèse, les agite comme si tu étais un animal de foire tout en filmant son estimation. Tu ne réagis pas, tu la laisses faire. Prends-tu plaisir à cette palpation perverse qui enflamme ma libido ? Quelque part, offrir mon mâle cadeau n’est-ce pas ce que je compte faire avec Lucia ? Nous sommes à leur merci et cette idée m’excite encore plus.

L’homme n’est pas en reste, il manipule mes seins avec des commentaires avilissants.

— Belles loches, lourdes et plantureuses. Un peu tombantes mais agréables au toucher. Une bonne laitière sûrement bonne à traire, sans conteste.

Il les fait sauter dans sa main mouvement amplifié par ton pilonnage qui me secoue dans tous les sens. À chaque contact avec la main de l’homme, mon sein rend un claquement mat comme celui d’une fessée. Je me sens humiliée mais en même temps mon excitation croît toujours plus.

— Tu as remarqué, aucun vêtement, nus comme des vers, dit l’homme à la femme.

— Ils se baladent complètement à poil. Des exhibitionnistes pur jus !

Elle a glissé son portable entre nous et semble filmer ta queue dans ma chatte. Elle touche ma vulve et ta bite comme si nous passions un casting porno.

— Très très humide, une vraie salope !

Je détache ma bouche de la tienne. Je tourne mon regard vers la femme.

— Laissez-moi jouir, je vous en prie, dis-je, suppliante, les yeux dans le vague.

— Bien sûr, ma chatte, on veut t’entendre gémir et crier, dit la femme. Si besoin, on peut même vous aider !

Elle m’empêche de retrouver ta bouche. Je déblatère des « ah » des « oh », des « oui » de plus en plus forts, de plus en plus prolongés. Au début je crains de réveiller le quartier. Rapidement je perds conscience de l’environnement. Je sens des doigts dans mon cul. Je ne sais qui est entré. Ce n’est pas toi, tes mains soutiennent toujours mes fesses. Je crie que je vais jouir, la femme m’encourage et filme mon visage en gros plan. Elle m’interdit de me taire, je ne sais plus ce que je dis ni à quel volume. Mon corps se décompose. Il ne reste qu’une intense vibration qui me secoue des fesses jusqu’à la tête et me parcourt en sens inverse. À plusieurs reprises. Puis, pantin désarticulé, je m’écroule la tête sur ton épaule, le corps sur ton torse. Je suis secouée par un gigantesque sanglot silencieux.

Tu me reposes. Pieds sur le sol ce n’est pas pour autant que je reviens sur terre. Je me serre contre toi. La femme te demande si nous nous baladons souvent comme ça, à poil, en pleine ville. Tu réponds non. Elle demande si ça nous a plu qu’ils nous regardent et nous filment. Je suis obligée de répondre oui. À la vérité, je regrette qu’ils ne nous aient pas obligés de finir de baiser en pleine lumière au milieu de la rue. Mais je ne dis rien. La femme nous demande une adresse mail pour nous envoyer la vidéo. L’homme m’embrasse dans le cou et me remercie en me palpant une dernière fois les seins. Ils nous disent qu’on est un couple fantastique et qu’ils aimeraient nous revoir puis s’en vont.

Après cet épisode plus rien n’a le même piquant. Nous arrivons chez Lucia sans histoire, la plante de nos pieds un peu endolorie. La porte d’entrée principale en bas de l’immeuble est très éclairée et il y a une caméra de surveillance générale. Nous faisons attention de ne pas montrer nos visages lorsque nous sonnons chez Lucia. Heureusement elle est toujours debout et ouvre aussitôt. N’empêche si quelqu’un vérifie l’enregistrement de la vidéo surveillance, il verra un couple nu pendant plus d’une trentaine de secondes à la porte de l’immeuble un jeudi soir de l’Ascension vers minuit largement passé !

Nous ne prenons pas l’ascenseur. Deux étages à pied c’est plus excitant et mieux pour se dissimuler en cas de rencontre. Je te tiens toujours fermement même si techniquement mon jour anniversaire est terminé.

La porte de Lucia est isolée des autres comme tous les appartements de cet immeuble, nous avons éclairé le couloir sans risque d’être vu. Nous sonnons. La porte s’ouvre. Lucia apparaît. Elle est surprise, évidemment, de nous voir nus sur son palier.

— Entrez, dit-elle en s’effaçant derrière la porte.

Je te précède et te tire par ta chair tendue à craquer, ce qu’elle remarque. Impossible autrement. Assis à tes côtés sur une banquette du salon, je lui explique le pourquoi, mon anniversaire, le cadeau volontaire que tu es. Notre nudité dans la ville. Liée à un épisode qu’elle nous avait imposé et que j’avais envie de revivre, plus intensément. Je raconte nos accouplements, je m’étends sur la dernière aventure, celle qui m’a marquée, celle où j’aurais voulu aller plus loin, j’ose l’avouer à haute voix. Je réalise que je te masturbe tout en racontant nos aventures. Tu n’as pas éjaculé. Encore une fois je pense à voix haute. Lucia me rappelle que tu es mon cadeau et qu’à ce titre c’est moi qui compte avant tout.

— Mais au fait, pourquoi êtes-vous là ? Juste pour avoir un but à votre promenade de parfaits petits exhibitionnistes ?

— Non, j’ai pensé partager un peu mon anniversaire avec toi.

— Tu veux dire partager ton cadeau avec moi ?

— Oui, avoir une expérience à trois. Et varier nos relations homme-femme.

— Que veux-tu dire ?

— J’aimerais que tu apportes de la fantaisie dans notre couple, de l’inattendu, de l’audace. Par exemple tout à l’heure je n’ai pas osé aller plus loin. Tu aurais été là je n’aurais pas hésité, même avec des étrangers, à franchir le pas et qui sait jusqu’où cela m’aurait mené. Mais nous étions trop fragiles tous les deux…

— Tu es bien consciente que je risque parfois d’être comme une chienne dans un jeu de quilles, au moins au début. Il faut que ton mari soit d’accord.

— On en discutera demain. Aujourd’hui on a un pacte cadeau, il est muet.

Je continue à te branler la pine, tu souffles. Notre conversation t’a ému. Quelque chose t’échappe, tu ne maîtrises plus le cours des événements, tu pourrais briser le pacte après tout nous sommes vendredi et tu n’es plus mon cadeau. Mais je t’aime pour ça, tu respectes ton engagement jusqu’au bout, tu es mien jusqu’à ce que nous nous endormions et nous éveillons à demain.

Lucia apporte de l’eau. Il n’y a qu’un verre. Je l’interroge. Elle me dit de boire. Puis elle me fait mettre les mains en coupelle. J’abandonne ton manche fièrement dressé, rien que sa vue me donne envie. Elle verse l’eau dans mes mains, prend ta tête et t’invite à boire dans mes mains. Tu lapes l’eau. J’ai l’impression que je vais défaillir. J’éprouve un sentiment que je n’ai jamais connu depuis que nous sommes ensemble, presque un petit orgasme. Tu glisses à mes pieds, à genoux devant moi, il n’y a pratiquement plus d’eau dans mes mains. Lucia en rajoute. Je veux que cela dure longtemps. Je sens tes coups de langue délicats sur la paume de mes mains, sur l’intérieur de mes doigts. Tu me lèches avec douceur, comme un petit chien. Lucia s’est placée derrière toi. C’est elle qui te branle à présent. Elle masse tes couilles d’une main. Parfois elle pince et tord tes mamelons. Jamais tu n’arrêtes de me lécher, comme si rien au monde n’avait plus d’importance. À nouveau, il n’y a plus d’eau mais tu continues à me lécher les paumes puis les doigts, un à un. Nos regards sont fixés l’un à l‘autre. Quand tu en as fini avec mes doigts tu plonges ton visage entre mes cuisses et tu plaques ta bouche contre ma fente. Elle est trempe. Je sens ta langue fouiller, tu écartes mes lèvres, cherches le bouton, l’aspires, le mordilles, et je pars aussitôt. Je serre les cuisses pour t’emprisonner, te garder dans la jouissance qui me secoue. Mais tu n’as jamais eu l’intention de me quitter. Au contraire tu aspires plus fort, tu mordilles plus fort, tu me fais jouir plus fort. Je crie comme une folle damnée hystérique mais je ne le sais pas. C’est Lucia qui pose une main sur ma bouche pour étouffer mes hurlements.

Tu es debout au-dessus de moi. Lucia t’astique le chibre avec une vigueur démoniaque. Perdue dans mon orgasme j’ai l’impression que ton gland violacé va se détacher du membre. Tes yeux sont révulsés. Lucia presse tes bourses, les tord, les choque. Le liquide séminal jaillit et m’inonde les seins. Elle tire encore sur ton sexe, en fait jaillir un dernier jet qui atteint mon visage. Je souris de bonheur. Tu t’effondres à mes côtés.

Je me tourne vers toi et t’embrasse et te caresse, partout, et t’embrasse encore. Je suis amoureuse plus que je ne l’ai jamais été.

Lucia proteste devant notre avachissement.

— Hey, vous n’êtes pas venu juste pour me montrer votre cul, m’exciter un peu et dormir sur mon canapé !

Elle me claque les seins et te gifle le sexe. Comme paraissant approuver l’initiative de Lucia, mes seins s’agitent dans tous les sens, ta bite semble reprendre vie. Lucia insiste, ma poitrine rougit, je la regarde avec intérêt chauffer ma libido. Ton sexe est dur, n’empêche qu’elle continue sa thérapie, une gifle à droite, une gifle à gauche. Bientôt, mes seins seront aussi rouges que la chevelure de Lucia, mais j’aime ses coups, j’écarte les cuisses, largement, pour lui montrer qu’elle a gagné. Elle me prend la nuque et me penche vers ton membre. J’ai compris, je suce.

Elle nous laisse un instant et revient avec un imposant additif sur son bas ventre. Elle a enfilé un gode ceinture qui la fait ressembler tout à la fois à Priape et à son épouse en version XXL.

— Vous allez passer tous les deux à la casserole et c’est moi qui tiens le manche ! Tournez-vous !

Nous obéissons, à genoux sur l’assise de la banquette, appuyés sur le dossier, elle nous enduit copieusement d’un produit lubrifiant. J’ai tourné la tête vers elle et la voir faire autant que la sentir dans ma raie m’excite. Je ne suis pas sûre qu’elle ait besoin de me lubrifier, je produis tant de cyprine qu’elle pourrait en enduire nos deux culs pour y faire pénétrer une compagnie de bus. Je m’aperçois que j’ai taché l’assise. Je suis prête, je tends mes fesses cambrées vers elle. Je me fais salope, pute. Je le lui dis comme je la traite quand nous sommes dans mon bureau mais cette fois c’est elle qui me baise jusqu’au trognon.

— Viens nous enculer, viens baiser ton couple de putes avec ton gros gourdin. Allez, commence par m’exploser la raie et me défoncer la rondelle, je suis prête. Je parie que tu ne me feras pas gueuler de sitôt.

— Mais bien sûr ma petite salope, répond ma rousse préférée, je vais faire de toi une vraie chienne et ton mâle sera heureux d’aboyer comme un cabot quand je l’aurais traité comme il le mérite.

Elle place son phallus sur le bord de mon anus. Je sens que je vais déguster. Mais je suis maso et la douleur se confondra vite avec le plaisir. Je sens de petites poussées sur mon cul pour me faire languir. De mes deux mains, j’écarte mes fesses au maximum.

— Aller, vas-y, je suis offerte. Pousse à ta guise, prends mon cul à la hussarde !

Elle pousse, elle rentre. Ça brûle. Un peu. Mais l’idée qu’elle est en moi est bien plus délicieuse que cette brûlure que je ne sens même plus. Je donne de petits coups de reins vers son ventre. Le sexe de latex me pénètre un peu mieux. Il est vraiment énorme. C’est tellement bon, j’ai l’impression que mes fesses se déchirent sous la poussée d’un chasse-neige. Je prends les mains de Lucia et les colle littéralement sur mes seins.

— Travaille-moi les nibards, n’oublie pas de me faire mal aux miches !

Toi, mon mâle adoré, tu nous caresses mais non, il faut être plus dur. Je te le demande. Ta main dans ma fente, fais-en un gouffre, un abîme ! J’alpague ta bite et te montre sur cet appendice si fragile, la douleur que je veux ressentir. Nous n’en sommes plus aux câlins.

Lucia me lamine. Elle ploie et essore mes seins comme des serpillières. Mon cul est embroché comme un vulgaire rôti dans lequel elle va-et-vient et se tord sans arrêt. Ta main de mâle presque entièrement dans mon vagin. Je viens, je viens ! La bulle explose, l’orgasme se libère. Ne vous arrêtez pas, surtout pas. Dépassez les limites, soyons folie ! Encore ! Mon cul et ma chatte peuvent le supporter ! Encore, j’ai dit. Oui, étrangle-moi. Ça monte, ça monte ! Je jouis, encoore ! C’est trop bon. Ça ne doit jamais finir. Reste collée à mon dos ma Lucia adorée. S’il te plaît, ne me quitte pas. Je serai ta salope, ta chienne, ton esclave, tu me battras comme plâtre, autant que tu voudras mais fais-moi jouir encore. Sens mes reins chalouper autour de ton engin démoniaque, adopte mon déhanchement, viens avec moi au pays des excès inassouvis. Allez, plus fort, plus vite. Sois sans pitié. Voilà. C’est ça, bâillonne-moi, je vais réveiller l’immeuble. Je jouis encore, c’est trop fort. J’en peux plus.

Je suis écroulée sur la banquette. Je souffle comme une marathonienne après la ligne d’arrivée.

Lucia se retire de moi dans un bruit de bouchon qui saute. Un liquide coule hors de mon cul, le lubrifiant peut-être. Cette vision m’excite encore. Je suis infernale. J’essaie de me calmer mais non, trop tard. Ma main est sur mon clito ! Rougis ! Elle s’agite seule hors de ma volonté.

Lucia s’est tournée vers toi.

— Aux fesses de monsieur, te dit-elle avec un sourire carnassier, la casserole est encore chaude.

Tu t’allonges sur l’assise. Lucia s’installe entre tes cuisses. Elle pousse une de tes jambes hors de la banquette, écarte tes fesses et te dit de les maintenir écartées. Elle s’appuie sur une main, de l’autre tient son membre artificiel. Elle le présente à ton seuil anal. Comme avec moi, elle pousse un peu. Tu soulèves tes reins pour faciliter la pénétration. Je mouille, j’intensifie la pression sur mon bouton rose. Lucia pousse d’un seul coup et pénètre complètement. Tu pousses un cri de surprise en même temps qu’elle se laisse tomber sur ton dos. Elle passe la main sous ton ventre pour saisir ta verge, tu te soulèves pour lui faciliter l’accès. Elle te branle aussi fort qu’elle donne des coups de reins pour t’enculer. L’accouplement est bestial. Elle se comporte comme si elle domptait un animal sauvage. Ses coups de reins sont accompagnés de « han » de bûcheron. À chaque fois elle prend un grand élan, je vois le latex sortir de ton cul presque entièrement et y retourner avec force et vitesse. Elle tire sur ta queue comme si elle voulait l’arracher. Je ne sais pas qu’elle est le bon mot pour décrire cet accouplement, cela ressemblerait à un viol si tu te défendais, c’est plus qu’une possession. Même plus qu’une domination. Les deux à la fois.

Peu à peu elle se met à grogner, elle éructe. Je sais qu’elle va jouir. En même temps je vois un peu de sperme couler de ton sexe. Je ne sais si c’est une jouissance ou une reddition.

Elle défait son harnachement mais laisse son membre artificiel profondément planté entre tes fesses.

— À ton tour, me dit-elle.

J’hésite. Ça me paraît obscène de faire ça comme ça, de m’accrocher à ce godemichet enfoncé dans ton cul et pourtant cette obscénité même, cette vulgarité, me donne très envie. Participer à un viol même consenti me remue ; l’amour est sale, aussi.

— Allez qu’est-ce que tu attends, on partage ton cadeau ou pas ? On essaie ces variations ? Tu sodomises ton mari ou tu l’encules ; emploie le terme que tu veux mais tu boucles ce gode sur ton ventre.

Je fais comme elle dit. Le sexe artificiel presse mon clitoris dès que je m’appuie sur ton dos. Je frotte mes seins contre ta peau. Je tiens tes mains, nos doigts croisés, emmêlés. Je suis trop loin de tes oreilles pour murmurer alors je parle à mi-voix du désir que j’ai pour toi et monte en moi comme la vague qui agite mes reins contre tes fesses. J’embrasse ton dos. Je le lèche. Tu romps le silence. Tu en as le droit, le jour anniversaire est épuisé. Tu me dis que tu m’aimes, que tu es à moi, que tu m’appartiens, que je dois te prendre. La vague se renforce, je claque tes fesses de mon ventre affamé. Tu m’encourages. Les baisers se font morsures. Tes doigts enserrent les miens avec plus de force. Je te dévore, j’ai faim de toi. Ta main et la mienne liées me guident jusqu’à ta hampe de chair dressée et fière. Nous te masturbons au rythme de nos reins. La banquette gémit et supplie. Je crie que je t’aime, que je te veux, que je te veux entièrement à moi, que tu es mien. Je jouis lorsque je sens ton foutre se répandre sur nos mains. Un instant nous restons calmes, le souffle court. Nous ne sommes pas apaisés mais dans l’œil du cyclone.

Tu bouges ton cul sous moi, tu danses un tempo sensuel sur une musique inaudible pour que le sexe de fortune me titille le clitoris. Comme un coquin tu me rallumes. Je me cale sur ton rythme, mon bouton s’enflamme et de off passe sur on. L’orchestre entre en piste, les cuivres rutilent, les basses ronflent. Rapidement l’orgasme fait sentir son contrepoint. La baguette du chef dans nos mains est de nouveau tendue, mais c’est moi qui dirige les ébats. Nous orgasmons assez vite, juste après un crescendo aussi vif que puissant.

Cette fois c’est fini. La journée a été longue, nous perdons conscience, comme on éteint la lumière, ensembles, liés l’un à l’autre par ce bout de latex et nos mains aux doigts emmêlés.

Je me réveille dans la nuit. Lucia nous a recouverts d’un plaid. Nous sommes toujours enlacés, entassés et moi dans toi. De ma main libre j’essaie tant bien que mal de défaire le gode ceinture. Je te réveille, évidemment. J’essaie de te dire de te rendormir, en vain. Tu me dis « Baise-moi », je te réponds « Toi, baise-moi ». Nous inventons une drôle d’égalité homme-femme chez les pervers, tu me sodomises, je te sodomise, encore, et encore. La conjugaison avec le pronom nous est impossible simultanément cependant ensemble nous faisons de beaux enculés ! Et nous sommes très amoureux à cette heure de la nuit, enfin à cette heure du matin, comme à toutes les autres heures, car cela dure très longtemps. Nous ne nous rendormons pas. Nous sommes épuisés quand Lucia se lève attirée par l’odeur du café que nous avons préparé. Nous sommes nus dans la cuisine. Nus et fiers de l’être, et souriants et heureux. Elle porte une nuisette que nous nous empressons de lui retirer au nom du ménage à trois et de l’égalité dans le couple à trois ; peut-on parler de trouple ?

Tu nous dis :

— Demain c’est samedi et c’est mon anniversaire ! J’aurai donc le droit à avoir un cadeau. Mais je demande à en avoir un avant-goût dès à présent.

Épuisée ne veut pas dire rassasiée.

Je vote pour. Majorité atteinte.

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  1. Francis Bussière le à
    Francis Bussière

    Mon premier est un joyau d’anniversaire
    A en tomber par terre
    Ma, mon, deuxième est culbuté(e) par derrière
    A faire frémir une douairière
    Mon, ma troisième n’est pas la dernière
    A se faire enfiler par l’arrière
    Mon tout est à lire
    Pour reluire,
    Avec un bon whisky,
    Des chiennes et des vits!!!
    Bravo!!! A l’auteur, l’autrice, aux actrices et à l’acteur.

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