DIMANCHE MATIN partie 1

12345
Loading...

Frederic Gabriel


softtransgenre



 

Partie 1

J’aime me lever tôt pour profiter de cette journée de liberté, où on peut casser le rythme le plus quotidien et s’adonner à ses petits plaisirs, en prenant le temps. Le mien, ça aura été cette jolie brune aux formes dodues, Éléonore, qui dort encore, couchée sur le côté. On s’est rencontrés la veille au soir dans un café de la ville et on s’est bien entendus. Elle a l’esprit vif et le sens de l’humour. Pas très grande, une coupe de cheveux au carré, des yeux noisette et un joli sourire, elle a des formes pleines, le genre pulpeux dont les hommes comme moi aiment se remplir les mains, la bouche et le cœur. On a discuté un moment, avant qu’elle ne me dise :
— Si tu me ramenais chez toi, j’ai envie de baiser.
Au moins, c’était clairement formulé.
Elle a entamé une fellation dès qu’on a été dans la voiture. On a poursuivi à la maison. On a fini par s’endormir dans les bras l’un de l’autre, épuisés.
Je tire le drap sur elle, dans un mouvement de pudeur, masquant sa croupe, sa hanche et sa cuisse pleine, que j’aperçois. Je descends préparer le petit déjeuner. Généralement, je me contente les autres jours de croissants achetés la veille avec du thé, éventuellement du jus d’orange. Le dimanche, je fais quelque chose de plus élaboré.
Je coupe des tranches de pain que je fais griller quand on sonne à la porte. 6 heures 30… Qui ça peut-être ? Je crois deviner car je vois à travers la partie vitrée de la porte une silhouette que je connais. Ma queue se met à durcir. Lisa… Je ne l’ai pas vue depuis un mois. Je désespérais d’ailleurs de la retrouver. Comme quoi… Il ne faut jamais désespérer… C’est même l’essentiel.
J’ouvre la porte. Elle est là, devant moi, magnifique, comme d’habitude. Je sais avec certitude qu’aucune fille, si belle, si séduisante soit-elle, ne m’aura inspiré autant de désir qu’elle. Elle est la personnification même de la féminité. Ironiquement. Ou peut-être pas ironiquement, après tout. Lisa a construit sa féminité, et il est donc logique qu’elle soit aussi marquante qu’omniprésente.
Je mesure un mètre quatre-vingt-deux, Lisa sans doute un peu plus pieds nus, 83 ou 84, avec ses éternels talons, je lui rends dix centimètres. Elle se penche pour qu’on s’embrasse. Nos bouches s’accrochent, nos langues viennent au contact l’une de l’autre, on les frotte longtemps. Avec elle, il n’y a jamais de mesure, et elle est toujours partante pour du sexe.
— Je peux rentrer ? elle demande quand elle se détache de moi.
— Tu sais très bien que tu es toujours la bienvenue.
Elle passe devant moi, me frôlant, volontairement ou non, de sa poitrine pleine tout autant qu’artificielle. Il se dégage d’elle une bonne odeur de jasmin. Elle appuie légèrement sa paume contre ma queue au passage.
— Je vois que je te fais toujours bander autant ! Ça prouve que je ne suis pas encore décatie !
J’apprécie sa silhouette, pendant qu’elle avance jusqu’à la cuisine. Elle connaît les lieux, mais aussi mes habitudes par cœur. Elle porte une magnifique robe de soirée, qui colle à sa silhouette, soulignant ses formes pleines, ses jambes sont gainées de nylon. Ça me rappelle pas mal de souvenirs, d’autres tenues, d’autres robes, de bas ou de collants…
— Tu prépares le petit déjeuner ?
— J’ai une invitée, là-haut, elle dort encore. Et toi, qu’est- ce que tu deviens ?
Elle se pose sur un tabouret.
— Je sors d’un cercle de jeu… Regarde…
Elle entrouvre son sac à main, et me montre plusieurs liasses, épaisses, de billets.
— J’ai joué toute la nuit, mais ça en valait la peine. J’ai gagné gros. Pas mal, non ? Je suis euphorique. Et chargée d’adrénaline. Je n’ai pas envie d’aller me coucher. C’est pour cela que j’ai eu envie de passer te voir.
— Je te sers un café ?
J’ai fait connaissance de Lisa il y a cinq ans de cela, dans des conditions quasiment identiques à celles dans lesquelles j’ai rencontré Eugénie hier. En centre-ville, mais dans un autre bar. Je suis arrivé, sans rien espérer, et j’ai immédiatement remarqué cette fille magnifique, attablée devant un Schweppes, et qui semblait n’attendre rien ni personne. J’ai décidé de tenté ma chance, convaincu, de toute façon, que j’allais me faire jeter. Une fois servi, je me suis approché, et je lui ai demandé :
— Je peux vous tenir compagnie ?
Elle détonnait, dans la salle, par sa beauté. C’était d’ailleurs peut-être pour cela que les hommes n’osaient pas l’aborder.
— Vous serez peut-être déçu !
— Je prends le risque.
Tout s’était déroulé comme dans un rêve. On avait discuté longtemps, elle s’était révélée vraiment agréable, intelligente, et dotée d’un réel sens de l’humour. J’avais fini par lui proposer qu’on passe la soirée ensemble.
Il s’était crée une étrange alchimie entre nous. Cette alchimie qui avait fait que, alors que la plupart des rencontres des vendredis ou samedis soir sont sans lendemain, nous nous étions revus. Une soirée, une nuit… Et ainsi de suite… Il y avait eu cette période où clairement, j’étais amoureux d’elle, comme elle de moi. Je lui avais même proposé qu’on vive ensemble. Sa réponse m’avait déçu

Je suis faite pour être libre. Je ne m’attacherai jamais à personne. Mais je suis très attaché à toi. On se verra quand on aura envie.

J’avais été très déçu par sa réponse, et j’avais depuis renouvelé ma proposition. Je ne désespérais pas de la convaincre.
Je pose un café devant elle.
— Pas de sucre, et du lait, comme tu aimes.
La robe est remontée haut quand elle s’est installée sur le tabouret, et j’aperçois, ainsi, plus bas, les attaches des bas stay-up, qui encerclent ses cuisses. Et plus haut, le triangle d’un slip noir. Mes mains viennent se poser sur ses genoux, puis remontent sur ses cuisses, dans un mouvement de caresse. Sa chaleur remonte dans mes mains. Je reste comme cela un moment, pendant que, plus audacieuse, elle tend la main et me débraguette, pour faire sortir ma queue de mon pantalon, gorgée de sang. Elle la caresse avec cette habileté qui est la sienne.
Je remonte jusqu’à la lisière des bas. Devine-t-on, quand on regarde ainsi, le triangle de son slip, la différence de Lisa, ce qui fait qu’elle est une fille pas tout à fait comme les autres ? Pas vraiment. Il faut être vraiment attentif. Et encore…
Elle se penche sur moi et prend ma queue dans sa bouche. Elle fait aller et venir ses lèvres dessus. C’est vraiment très bon, et je dois me maîtriser. Lisa sait faire beaucoup de choses très bien. Elle m’a confié adorer faire des fellations. Et c’est vrai qu’elle les réussit à la perfection. Elle me sort de sa bouche, et vient faire tourner sa langue sur mon gland. Elle lape les sécrétions qui coulent de mon gland.
— Je n’aurais pas dû dire non, quand tu m’as proposé de m’installer avec toi. Jamais un homme ne m’a autant plu que toi.
— Et moi, je crois que jamais une fille ne m’aura semblé aussi parfaite que toi.
J’ai le souvenir du moment où nous nous sommes retrouvés dans la voiture, cette première fois. Elle m’a dit :
— Tu sais, je suis une fille, mais il y a quand même une petite différence entre moi et les autres filles. Je ne sais pas si tu vas l’accepter.
— Tu as des seins refaits ? Oh, ça, je l’avais remarqué.
— Non, ce n’est pas vraiment ça.
— Tu n’as pas de clitoris ?
— Si en fait, j’ai un très gros clitoris.
— Ah, mais c’est formidable !
Je n’avais pas vraiment compris. Des fois, on peut être vraiment très stupide.
Je l’ai ramenée chez moi. Je lui ai servi un verre, je m’en suis servi un, et puis on a commencé à flirter. Elle m’a pris dans sa bouche, comme elle le fait ce jour-là. Très habile, elle m’a amené au bord de la jouissance. Elle m’a demandé :
—Tu veux que je te fasse jouir dans ma bouche, ou qu’on aille plus loin ?
Je lui ai répondu que ça serait frustrant si on s’arrêtait là.
— Laisse-moi te déshabiller.
— Tu risques d’être déçu !
— Je ne pense pas, non.
Elle s’est levée, et est venue devant moi. J’ai commencé par lui enlever son débardeur, révélant une poitrine qui n’était enserrée par nul soutien-gorge, et qui n’en avait nul besoin, ronde et ferme, même si cette rondeur et cette fermeté étaient dues à des implants.
Ensuite, je me suis attaqué à son pantalon. J’ai défait le bouton qui le tenait à sa taille, tiré sur la fermeture éclair. Dessous, elle avait un slip couleur perle. Je l’ai baissé…
Et j’ai eu la surprise de ma vie. Calée entre ses cuisses, tirée en arrière, il y avait une queue gonflée de sang, érigée aux trois-quarts. Baisser le slip ainsi l’a libérée, et elle est venue se coller contre son ventre, les corps caverneux se remplissant de sang. Oui, effectivement, elle avait un clitoris magnifique, une queue sans doute plus grosse que la mienne.
Ça a réduit à néant les préjugés que je pouvais avoir concernant les transsexuels. Pour moi un trans, c’était quelqu’un qui voulait basculer de l’autre côté, mais qui gardait malheureusement les attributs de son sexe. Or il n’y avait, hormis cette queue, absolument rien de masculin chez Lisa. Son visage était celui d’une femme, son corps aussi. C’était vraiment troublant. Je me suis dit ce jour-là que c’était une fille, mais une fille avec une différence, comme il pouvait y en avoir tant. Il y avait des filles qui avaient de gros seins, d’autres des petits seins, des cuisses épaisses, ou fines, qui étaient blondes, brunes, ou rousses, elle, elle avait une bite et deux couilles aux lieu de lèvres et d’un clitoris. Point à la ligne. Ça m’allait comme ça. Et pour le lui prouver, j’ai posé ma bouche sur la bite et je l’ai avalée.
Un bon souvenir. Il y en avait eu des dizaines d’autres depuis.

 

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *