Du fantasme à la réalité (partie 2)

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DU FANTASME A LA REALITE (Partie 2)

Il me restait encore quinze jours avant qu’on ne m’enlève le plâtre. Je me suis partagé entre les moments de sexe avec Alicia, en soirée et le week-end, mon travail et le visionnement d’autres films avec Dominique. Il y en avait deux autres dans le même coffret, mais avec internet, il est très facile d’aller sur un site de produits culturels, de commander des DVD et de se faire livrer. De telle sorte qu’au bout des quinze jours, j’avais vu quasiment toute sa filmographie. Elle oscillait entre films de gangsters, comédies, romance, et quelques drames. Elle était unique et différente, et, au-delà de sa beauté, elle avait sans nul doute un réel talent d’actrice, dont on pouvait se demander s’il avait été reconnu à l’époque.

Dans chaque film, au-delà de la trame globale, il y a des moments, ceux qui restent, et qui tiennent à une multitude de choses, le jeu d’un acteur, sa grâce, son talent, une situation que l’on aime, un écho à ce que l’on est et ce que l’on pense. Je les avais en moi, et je repassais en boucle. J’aimais bien par exemple une scène où face à un homme, splendide dans une robe fourreau, elle lui jetait :

Tu sais, tu pourras faire ce que tu voudras, je ne t’aime pas, et tu n’auras rien de moi…

Elle était magnifique de sensualité.

Être fasciné par elle ne m’empêchait pas de vivre pleinement ma relation avec Alicia. Même si des pensées concernant Dominique contaminaient ma relation avec elle. C’était comme si un fantôme m’avait hanté.

Quand on m’a enfin enlevé les plâtres, elle est arrivée le soir même et elle m’a dit :

Tu crois qu’on peut reprendre… Quelque chose de plus normal… ?

C’était bien aussi autrement…

On mélangera les deux à l’avenir.

Elle portait une robe longue, avec des bottes. Elle est venue se mettre à quatre pattes sur le divan, soulevant sa robe, et me présentant sa croupe, enveloppée dans un collant.

Baisse mon collant et viens en moi. J’ai envie que tu me fouilles bien et d’avoir l’impression que tu m’enfonces ta queue jusque dans la gorge.

J’ai tiré bas le collant, mettant à nu sa croupe, qui, si elle n’était pas aussi spectaculaire que celle de Dominique, était quand même très bien dessinée, ronde et ferme, ouverte par sa position, laissant voir les plissements de son anus, mais aussi plus bas le gonflement de sa vulve, ouverte d’excitation. Descendre le collant a fait monter dans la pièce l’odeur de ses sécrétions, intense, qui avaient commencé à sortir d’elle.

J’ai guidé ma queue vers ses lèvres, mais, au lieu de la pénétrer, j’ai frotté mon gland dessus, Elle s’est mise à gémir et son sexe à cracher, expulsant des sécrétions qui apparaissaient comme par miracle. J’ai pensé à cet instant à ce que cela aurait été de prendre Dominique ainsi. Le genre de pensée qui me court-circuitait, mais qui ne court-circuitait pas mon ardeur, au contraire, ça me précipitait vers la jouissance.

Cela faisait quinze jours qu’elle me visitait toutes les nuits. Elle m’avait dit la nuit dernière ‘Je vais te montrer mes lolos, je veux que tu te caresses en les regardant !’ Elle s’était posée sur le lit, et elle avait descendu son fourreau mettant une belle poitrine, pleine, mais ferme et qui se dressait fièrement avec de belles aréoles et des tétons que l’air ambiant avait durci.

Le regard fixé sur eux, j’avais masturbé mon sexe. J’étais dans un état curieux quand elle surgissait dans mes rêves. Ils étaient différents, à mi-chemin entre rêve et réalité. Par exemple, dans un rêve habituel, j’aurais rêvé que je prenais ma queue dans ma main et que je la masturbais, et là, ç’avait vraiment été le cas. J’en arrivais à me demander si après tout, ce n’était pas plus qu’un rêve, si, de l’endroit où elle était, elle n’avait pas réellement senti que quelqu’un l’admirait, et si elle ne communiquait pas réellement avec moi.

Je jouissais intensément à la fin de chaque rêve, un orgasme d’une rare intensité.

J’ai repris le travail. Dominique était pourtant toujours dans mes pensées, et dans mes rêves.

Il s’est passé un mois avant qu’Alicia ne vienne me voir, un soir, dans mon bureau.

Il faut que je te parle.

Elle avait l’air grave. Généralement quand on dit à quelqu’un « Il faut que je te parle… », ça n’est pas pour lui annoncer une bonne nouvelle, et j’ai soudain été saisi par une certaine angoisse. Alicia faisait partie de ma vie depuis deux ans, et je tenais à elle.

Écoute, je ne sais pas comment te le dire… On m’a proposé un détachement à la Martinique, pour six mois, et j’ai dit oui. On ne va pas se voir pendant six mois. Tu ne vas pas me faire la gueule ?

Un peu quand même, j’ai répondu.

Je n’ai pas bien vécu son départ, mais c’est sans doute à lui que j’ai décidé de pousser plus loin mes investigations. J’avais pour ainsi dire le champ libre, pour me consacrer totalement à Dominique, et tenter d’en savoir plus sur elle. Je l’ai eu encore plus quand trois semaines plus tard, Alicia m’a envoyé un mail en me disant qu’elle ne rentrerait pas : « C’était bien toi et moi, mais il faut que tu passes à autre chose, et moi aussi. »

J’avais trouvé une page richement consacrée à célébrer son talent et sa beauté sur un site consacré au Cinéma Français de ces années-là. J’ai décidé de contacter le webmaster, et je lui ai expliqué que j’avais découvert Dominique au hasard d’un film, qu’elle me fascinait, et je lui ai demandé ce qu’elle était devenue. Je ne pensais pas avoir de réponse. Pourtant, le lendemain matin, j’avais un mail.

« Vous avez bon goût ! Moi aussi j’apprécie beaucoup Dominique Slima. Elle fait partie de ces personnes talentueuses qui malheureusement sont oubliées sauf par des spécialistes. J’ai eu la chance de la rencontrer il y a un peu plus de dix ans de cela. Elle était encore magnifique, âgée bien sûr, mais il émanait d’elle quelque chose de très fort. Comme je l’ai écrit sur le site, elle s’est effectivement retirée du cinéma pour travailler comme restauratrice. Elle a travaillé jusqu’à près de 70 ans. Elle s’est installée dans le Centre de la France, à V… Elle s’était mariée, et je crois que son mari est décédé, même si je n’en sais pas plus…Elle gardait de bons souvenirs de son expérience cinématographique, mais elle avait tourné la page sans regret. »

V…J’ai consulté l’annuaire sur Internet… Elle figurait sur l’annuaire… Dominique Slima… Incroyable.

Je me suis demandé ce que je faisais. J’avais envie de faire un saut à V… C’était à 200 kilomètres de chez moi…Pourtant, c’était briser mon rêve. J’aurais face à moi une vieille femme qui n’aurait rien de la beauté sensuelle qui me troublait tant.

Malgré tout, un matin, j’ai pris la voiture, et je me suis rendu à V…J’envisageais d’ y passer la journée. Aller jusqu’à l’adresse où elle résidait, manger là-bas et revenir. Je ne chercherais même pas à la voir.

V… était une petite ville, et j’avais le plan sur mon téléphone. En partant du cœur de la ville, je me suis engagé dans un quartier résidentiel, fait de belles maisons. Le numéro 75 était une splendide villa de pierre, avec un bas large, un étage plus resserré, et un magnifique jardin.

Je venais juste d’arriver, me disant qu’il y avait là-dedans Dominique, une vieille femme aujourd’hui, quand ça s’est produit.

La porte de la maison s’est ouverte, et quelqu’un est sorti, qui a refermé la porte derrière lui et a avancé dans l’allée, vers le portail, avec l’intention évidente de sortir.

J’ai été figé sur place, avec le sentiment que je perdais la raison.

Car la femme qui s’apprêtait à sortir, et se trouvait dans mon champ de vision, c’était Dominique.

Mais pas une vieille femme. Non, la Dominique des années cinquante.

Oui, c’était vraiment elle. Comme si elle avait pu traverser le temps, immuable. Une grande femme blonde, avec une épaisse crinière, un corps plein, et un visage splendide.

Elle portait une robe de lainage qui collait à ses formes, avec sur les épaules, par-dessus la robe, un perfecto, les jambes gainées de nylon, silhouette cambrée par des talons aiguille.

Perdue dans ses pensées, elle ne m’a même pas remarqué.

Elle est sortie de chez elle, et partie vers le centre ville. Avec son sac, elle allait sans doute faire quelques courses.

J’ai décidé de la suivre. Ce serait l’occasion de l’observer.

Je n’étais pas vraiment surpris. Après tout cela faisait un mois et demi qu’elle faisait irruption dans mes rêves toutes les nuits, donc, ce n’était pas une surprise qu’elle soit là, dans la rue devant moi. La différence, sans doute, c’était qu’elle était là, en chair et en os, bien réelle, elle n’avait rien d’éthéré. Bien sûr ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas être elle… Ou alors elle avait voyagé dans le temps d’une manière vraiment spectaculaire… En tout cas, la fille qui était devant moi était vraiment trop ressemblante à la Dominique qui avait fixé mon attention dans autant de films, et sur autant de photos…

Comme je l’avais prévu, elle est passée par plusieurs magasins. Elle a commencé par la maison de la presse, quelques magazines, ensuite, elle est partie chez le boulanger. Elle est aussi passée à la quincaillerie. C’est là qu’elle s’est volatilisée.

 J’ai compris que je n’avais pas été très malin quand j’ai entendu une voix derrière moi.

Ça vous arrive souvent de suivre les gens ?

Je me suis retourné et je me suis trouvé face à elle. Elle me fixait avec une expression sévère.

C’est-à-dire que…

Que quoi ?

C’est une très longue histoire qui a commencé il y a un mois et demi devant un écran de télévision…

Je ressemble beaucoup à ma grand-mère, n’est-ce pas ? C’est quelque chose de curieux. Ma mère est son sosie, et moi aussi. Et si vous me racontiez votre histoire ?

C’est comme ça que je me suis retrouvé invité chez elle pour manger à midi. Au bout d’une heure, c’était comme si on s’était toujours connus. Je lui ai expliqué ma fascination pour Dominique, en évitant certains détails qui seraient mal passés, comme le fait qu’elle me rendait visite toutes les nuits. C’est devant un bœuf bourguignon qu’elle m’a expliqué tout ce que je ne savais pas. Sa grand-mère était dans une maison de retraite. Les os trop fragiles, il fallait qu’on la surveille. Sa mère était partie s’installer à l’étranger avec son second mari, Anglais, qui travaillait dans les assurances. Elle, elle travaillait, essentiellement en télé travail, pour une maison d’édition locale, elle leur faisait les maquettes et les corrections. Elle était la gardienne de la maison, même si elle avait un petit appartement en centre ville.

Ma grand-mère a été une star à l’époque… Enfin, en France, on disait plutôt une vedette. C’est difficile à imaginer aujourd’hui. C’était un autre temps. Chaque époque a les personnes qu’on admire. Aujourd’hui, ce sont les cinéphiles qui l’admirent… Et la découvrent.

Pour le café, elle m’a entraîné sur le divan. Là, elle m’a montré un album familial. Sa mère. Le portrait craché de Dominique. Les trois femmes ensemble. La photo avait été prise dix ans plus tôt. J’ai vu Dominique âgée, pour la première fois. Le temps avait été clément avec elle, même si elle avait perdu sa fraîcheur. Elle gardait quelque chose de magique. En tout cas, on aurait dit que la nature s’échinait à reproduire le même modèle, de génération en génération, comme s’il n’avait pas voulu que l’original se perde.

Quand elle a refermé l’album, elle m’a dit :

Ça doit vous faire tout drôle de vous trouver face à quelqu’un qui est pour ainsi dire son clone…

C’est très troublant…

Vous savez, ma grand-mère, ma mère et moi, on a un point commun, elle a ajouté, en posant sa main sur ma cuisse.

Lequel, j’ai dit, mais j’en avais déjà une petite idée.

Ma grand-mère était une grande amoureuse, ma mère aussi. On aime vraiment le sexe. Vous ne faites rien cet après-midi ?

Je suis libre.

Moi aussi. Si on en profitait pour faire mieux connaissance ? Vous aurez deux personnes pour le prix d’une… Ma grand-mère et moi. Ma grand-mère parce que je suis son sosie, mais moi parce que j’ai ma propre personnalité. Au fait, je m’appelle Bénédicte.

Elle a été très rapide, sortant mon sexe de mon pantalon. J’étais aux trois-quarts dur, troublé autant par sa beauté que par le fait qu’elle soit juste à côté de moi, par l’épaisseur et la chaleur de son corps. Sa robe avait remonté, dévoilant ses jambes gainées par un collant. C’était un autre temps, elle ne portait pas les bas et le porte jarretelle des années 50, mais c’était bien que ce soit ainsi. On ne peut pas rester figé sur le passé.

Elle s’est penchée sur moi, et elle s’est mise à faire tourner sa bouche sur mon sexe, avec habileté, me faisant gonfler et propageant le feu dans mon ventre. C’est à ce moment que j’ai entendu une voix dans ma tête : Tu as enfin trouvé ce que tu voulais…Moi à travers elle. Je te souhaite beaucoup de bonheur…

C’est vrai que c’est un moment très fort, quand on a convoité quelqu’un très longtemps que d’enfin l’avoir. Bien sûr, ça n’était pas Dominique. Mais c’était quand même elle. Elle a longtemps caressé mon sexe de sa bouche, puis elle m’a dit :

Occupe-toi de moi.

Sa robe était déjà remontée haut sur ses cuisses. Elle s’est soulevée pour me permettre de la monter jusqu’à ses hanches. Dessous elle avait un simple collant, transparent, qui laissait voir son intimité, un sexe gonflé dont sortaient deux grosses lèvres qui s’étaient épanouies, gorgées de sang. J’ai attrapé les bords du collant, sous la robe, et j’ai tiré la pièce de lycra vers le bas. L’odeur de ses sécrétions vaginales, qui avaient déjà abondamment trempé le collant est montée. J’ai d’abord caressé ses jambes, ses cuisses pleines, avant de venir appliquer ma bouche sur son sexe. Elle s’est mise à gémir sous l’assaut appliqué de ma langue. Je l’ai fouillée un moment, tournant sur ses lèvres, remontant sur son clitoris, avant qu’elle ne me dise :

Viens dedans, j’ai envie de sentir ta queue dans mon ventre…

C’est en glissant en elle, centimètre par centimètre que j’ai compris que j’étais au-delà de mon fantasme. J’avais laissé celui-ci derrière-moi, et je ne pensais pas, en la pénétrant, que je faisais l’amour à Dominique, d’une manière détournée mais bien à Bénédicte. Quelque chose avait volé en éclat, et je redémarrais sur autre chose. Elle s’est laissée aller en gémissant alors que j’allais très lentement en elle. On a changé de position plusieurs fois. Je l’ai faite jouir. Je voulais retenir ma jouissance à moi au maximum, mais il y a eu un moment où je n’ai plus pu tenir. J’ai rempli le préservatif de sperme. Pourtant, notre désir l’un de l’autre était tel qu’on a continué, affamés, à chercher notre jouissance, et la jouissance de l’autre, jusqu’à ce que la fin de l’après-midi arrive, et la nuit tombe.

Elle m’a proposé qu’on dîne ensemble. On était tous les deux apaisés, et il y avait entre nous, je le sentais, une étrange harmonie. Elle m’a dit :

Ça te dirait qu’on se revoie ?

On est à deux heures l’un de l’autre… Je pourrais revenir le week-end prochain.

C’était un chemin tortueux qui m’avait mené jusqu’à elle. Dominique était déjà du passé, elle nous avait guidés l’un vers l’autre. La vie est sans aucun doute mystérieuse.

Elle m’a accompagné jusqu’à la voiture. Au moment où on s’embrassait pour se séparer, j’ai eu l’impression, mais ça n’était sans doute qu’une impression, qu’un peu plus haut sur la route, dans la nuit, une somptueuse jeune femme blonde me faisait un petit signe de la main et un clin d’œil.

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