DUO DE CHIENNES

Amélie

De nos jours, la plupart des gens ont un smartphone qui s’avère très pratique pour enregistrer très rapidement une impression, une émotion, une confession. J’aime ce côté voyeur de ma personnalité que j’exerce sur les personnes avec qui je partage des expériences sexuelles. Mon côté exhibitionniste n’est pas en reste puisque j’y participe avec plaisir.

Cette expérience croise donc plusieurs points de vue. Je n’ai fait que les remettre en forme pour l’écriture sur ordinateur, pour ajouter le liant, parfois pour donner le rythme, parfois pour rajouter des tripes. Surtout pour y prendre mon plaisir.

 

Mathilde

Certains fantasmes sont assez faciles à réaliser. Et d’autres moins. Certains parce qu’ils demandent beaucoup d’intendance, d’accessoires, de décors, d’autres beaucoup de motivation, de courage ou d’inconscience, et d’autres plus simplement nécessitent de trouver le courage de parler à son partenaire tant celui-ci peut trouver ce fantasme disons choquant. J’étais dans ce dernier cas. Décrire mon fantasme sur le papier pour mettre mes idées au clair avant de les présenter n’était pas facile, imaginer ce qu’en parler pouvait être !

Impossible. Quel était ce fantasme à réaliser ? Et bien même maintenant il me faut enrober sa présentation tant le décrire n’est pas simple et dans le même temps si excitant.

Je suis une jeune femme de vingt-cinq ans, je suis assez quelconque, ni belle ni laide, d’une taille de cent-soixante centimètres. Cheveux châtains, longs jusqu’aux épaules, visage ovale aux traits réguliers, yeux couleur noisette, bouche souriante aux lèvres bien dessinées. Je n’aurais rien de remarquable si la nature ne m’avait doté d’une poitrine aussi généreuse que ferme. Elle se tient très bien pour son poids et semble comme insensible à la gravité. Certaines copines, sûrement des jalouses, prétendent que ce n’est pas mon soutien-gorge qui tient mes seins mais mes seins qui tiennent mon soutien-gorge. Les hommes mais aussi beaucoup de femmes je dois le dire, ont tendance à faire ma connaissance par une vision de ma personne commençant en dessous des épaules. Je ne m’en offusque pas. Je pourrais avoir de très beaux yeux et ils attireraient leur regard. Ce n’est pas le cas. Ma poitrine, elle, l’attire. Je m’y suis habituée. Pour les reste de ma personne, rien de remarquable. Mes hanches, mes fesses et mes jambes sont tout ce qu’il y a de plus banal.

Je me décidais donc à tester l’exposé de mon fantasme à une amie de mon âge, Amélie, avec qui je partageais une grande intimité dans ce domaine. Pour être plus exacte, Amélie était plus délurée. Elle m’exposait facilement ses propres fantasmes et encore plus facilement ceux qu’elle réalisait. Sa devise est simple « homme, femme, trans, en dominatrice, en soumise, peu importe pourvu qu’au bout il y ait orgasme, jouissance et encore orgasme, toujours ».

 

Amélie

J’aime bien Mathilde. Elle est timide mais il y a quelque chose d’un peu piquant chez elle, un potentiel de transgression qui s’ignore. Quand je lui raconte mes aventures ou mes expériences, elle est toujours attentive, comme si elle les vivait par procuration. Elle est en couple avec Arnaud, un mec bien fichu, que j’aimerais bien me faire si j’en avais l’occasion. Pas très grand, dans les un mètre soixante-quinze et musclé sans trop. Je suis sûre qu’il a un joli fessier. J’aimerais bien voir son engin et plus si affinités. J’ai essayé de cuisiner Mathilde mais elle est restée évasive, elle a quand même mentionné, un soir où elle était un peu partie, qu’il était suffisamment équipé pour un belle cravate de notaire. Ce qui dans le cas de la poitrine de Mathilde laisse supposer que monsieur est correctement membré. Avec de la patience, j’espérais bien un plan à trois, les seins de Mathilde et la verge d’Arnaud pour une belle nuit.

Donc un jour Mathilde débarque et me demande un service pour l’aider à réaliser un fantasme. Ce devait bien être la première fois qu’elle me parlait d’un de ses fantasmes. Comme font les timides quand ils se lancent, elle y est allée tout de go.

 

Mathilde

Je me suis adressée à Amélie avec la phrase la plus courte possible pour être sûre de ne pas hésiter ni de revenir en arrière en cours de discussion.

Je voudrais que tu m’aides à réaliser un fantasme de chienne.

Le mot est un peu trash et humiliant dit comme ça mais finalement j’étais moins gênée que je ne l’avais craint.

De chienne ? précise un peu, a demandé Amélie.

Je voudrais, dans un premier temps, que tu me tiennes en laisse et à quatre pattes pour voir si je supporte, avant d’aller plus loin. Tu comprends ? Je ne veux pas me lancer sans être sûre de ne pas me dégonfler.

Mais c’est ton fantasme ou pas ?

Oh oui, depuis un moment je l’imagine mais je n’ose pas passer à l’acte et je ne sais pas si je suis capable de l’accomplir. Alors j’ai pensé à toi pour m’aider et être discrète.

Bon, on peut essayer, tu veux procéder comment ? Sachant que je n’ai ni laisse, ni collier de chien.

On peut bricoler avec de la corde ou… j’ai vu que tu avais cette ceinture en anneaux métalliques, enroulée plusieurs fois ça pourrait faire un collier. Une corde pour la laisse, une assiette pour la gamelle et on peut essayer.

J’étais toute excitée. Amélie m’entoura le cou avec sa ceinture en anneaux métalliques. Leur faible diamètre leur permit de s’enrouler aisément autour de mon cou. Il fallut faire plusieurs tours. Le contact était frais mais la sensation s’atténua rapidement. Elle attacha une corde à l’un des anneaux derrière ma nuque. Pour parfaire le tout elle m’enleva mes chaussures après m’avoir fait mettre à quatre pattes. Ce fut à ce moment que je pris conscience que ce fantasme me plaisait.

Et voilà ! dit-elle, allons nous promener à la cuisine.

Elle tira un peu sur la corde en me précédant dans le couloir qui desservait les différentes pièces de son appartement. J’éprouvais une jouissance retenue, un sentiment inexplicable qui m’enveloppait tout entière, mais je ressentais également un besoin de plus. Dans la cuisine, Amélie remplit une assiette d’eau et la posa à même le sol.

Lape ! m’ordonna-t-elle.

Je m’exécutais mais mes cheveux relâchés tombaient autour de mon visage et trempaient dans l’assiette.

Vilaine chienne cochonne, dit Amélie en me claquant les fesses.

Elle prit un ruban élastique et m’attacha les cheveux.

Lèche tes bêtises ! ordonna-t-elle en me montrant l’eau répandue sur le sol.

J’obéis sans hésiter. Elle me félicita tout en me flattant la croupe. Quand j’eus fini, elle prit mon visage entre ses mains et me regarda droit dans les yeux.

Alors, stop ou encore ?

Oh, oui, encore ! fut le cri qui jaillit de mon cœur, spontanément. Je n’avais pas cherché à analyser, juste laissé parler mon instinct.

 

Amélie

De toute évidence Mathilde était prête à exécuter son fantasme mais jusqu’à quel point pouvait-elle aller ? J’avais ma petite idée et sa réaction en demandant de continuer ressemblait bien à une demande de plus, beaucoup plus. J’avais bien envie de tester ses limites. Et moi je commençait à être sérieusement excitée par ce petit jeu de maîtresse chienne.

Bien. Une chienne n’a pas de vêtements à ce qu’il me semble, on va enlever tout ça dis-je en désignant son jean et son chemisier.

Elle n’émit aucune protestation, ni n’hésita aucunement. Elle dégrafa son jean et tout en restant à quatre pattes le fit glisser sur ses cuisses puis, se soulevant sur ses orteils, elle le glissa sur ses jambes décollées du sol et finit par l’ôter complètement. Elle fit de même pour enlever son slip. Son entrecuisse était abondamment mouillé. Elle déboutonna son chemisier et l’enleva en soulevant un bras après l’autre. Enlever son soutien-gorge fut le plus délicat. Elle dut prendre appui sur une de ses joues posée sur le sol, puis à l’aide de ses deux mains dégrafer la fermeture dans son dos. Elle fit glisser les bretelles. Le soutien-gorge glissa libérant ses magnifiques globes de chair qui paraissaient insensibles à la gravité. J’eus envie de les saisir mais je me retins. Elle se débarrassa du soutien-gorge en levant une main du sol puis une autre. Elle se remit à quatre pattes toute fière dans sa nudité totale. Je ne pus m’empêcher de la féliciter. Pour féliciter une chienne, on la flatte. Tout en lui prodiguant des mots d’admiration pour la petite chienne courageuse qu’elle était, je ne me privais pas de flatter toutes les parties de son corps par des caresses appuyées. Je profitais pour satisfaire mon propre désir pour ses énormes seins, ses loches magnifiques qui à elles seules étaient plus que deux gigantesques fantasmes. Elle se laissait faire avec un plaisir non dissimulé, d’ailleurs elle ne pouvait cacher que sa vulve s’épanouissait en commençant à couler avec ferveur.

Mais pour savoir si le fantasme fonctionnait, la chienne devait être chienne avant tout, il me fallait donc la promener à travers l’appartement.

 

Mathilde

Lorsqu’Amélie m’avait commandé d’enlever mes vêtements j’ai reçu un coup de poing dans l’estomac. J’étais KO, c’était soudain comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage. Pourtant je n’espérais que ça, être vêtue semblait incongru, inapproprié. Je n’envisageais pas d’exécuter mon fantasme habillée. Pour débuter l’essai, passe. Mais je ne pensais pas qu’on y arriverait si vite. Pour me déshabiller je voulais lui montrer que je ne quittais pas ma position de chienne, donc pas question de me mettre debout, même si c’était pas facile. Et finalement tant mieux si c’était difficile. J’étais vraiment motivée. Je ne pouvais me le cacher ni le lui cacher : ma chatte était trempe. Quand j’avais enlevé mon slip je m’étais rendue compte que je l’avais bien taché.

Amélie m’avait caressée comme on caresse un animal, mais aussi une femme. J’avais bien senti que mes seins l’attirait et je n’avais pu m’empêcher de frissonner. Je ne savais pas si elle s’en était aperçue.

Elle m’avait promené à quatre pattes dans tous l’appartement, tantôt me précédant, tantôt me suivant. Lorsqu’elle me suivait, elle faisait quelques commentaires sur ma motte dégoulinante, sur mon cul se dandinant, me donnant quelques coups avec la corde qui servait de laisse pour m’inciter à bouger mon cul de chiennasse : elle testait ma résistance aux remarques humiliantes. J’avoue, quitte à passer pour une salope, que j’aimais. Elle me fit à nouveau laper lors de la halte cuisine, mais aussi me fit manger. Je n’étais pas très douée et m’en mis plein autour des babines dit-elle. Elle me nettoya la gueule. Je remarquai qu’elle utilisait de préférence un vocabulaire canin pour me parler. Elle finit par me jeter quelques petites friandises que je devais attraper à la volée comme le font les toutous. Enfin, elle m’apprit deux positions : la position assise, cuisses écartées sur le sol, jambes repliées sur les cuisses, mains posées à plat devant les genoux. J’eus conscience qu’ainsi mon sexe était bien exposé mais non seulement je m’en moquais mais je faisais tout pour en accentuer l’exposition. Et elle me montra la position soumis, la position des jambes ne change pas, les cuisses et fesses sont relevées, les fesses plus hautes que la tête, le front touche le sol, les mains sont à plat de part et d’autre à dix centimètres du visage. Là encore je relevais mon fessier autant que possible tout en écartant ses demi-lunes au maximum.

Amélie me félicita car une chienne doit obéir parfaitement, mais qu’elle doit faire soumission quand elle sait qu’elle a fait une bêtise et se préparer à être punie si elle désobéit.

 

Amélie

J’avais poussé le bouchon un peu plus loin et le bouchon flottait toujours. J’utilisais du vocabulaire canin, elle bavait d’envie. Tout comme sa moule qui dégoulinait de plaisir sous le vocabulaire humiliant que j’utilisais. Plus je la traitais comme une vraie chienne plus elle semblait se glisser dans la peau de l’animal. Je ne lui avais pas lancé la baballe, je n’en avais pas mais pour le reste… Quant aux positions, elle m’exposait son cul et sa chatte, comme un resto ouvert à toute heure, je ne reconnaissais pas ma Mathilde toute timide. J’avais précisé que la position soumission était prévue pour la punition sans que le terme punition ne paraisse la rebuter.

Pour moi elle était prête. Il ne restait qu’à trouver le moyen de présenter son désir.

 

Mathilde

Amélie m’avait fait prendre la position assise pour me demander comment je me sentais. Je lui avais répondu :

Très très bien. Je ne pensais pas que ça se passerait aussi bien.

C’est vrai, je ne le pensais pas également, tu m’as sidérée. A croire que tu penses vraiment à ça depuis des lustres.

En fait elle n’avait pas tout à fait tort, c’est un fantasme que je laissais tourner dans ma tête depuis bien longtemps.

Comment crois-tu que je pourrais le présenter ? demandais-je.

Le plus souvent le plus simple est l’élément extérieur, presque indépendant de la volonté, le révélateur ex-machina.

Et… ?

 

Amélie

J’avais une idée, retorse et manipulatrice mais je pouvais la tenter. Au pire ça ne marcherait pas.

Je me pointe chez vous, on fait un jeu, vous perdez, l’enjeu sera de devenir mes chiens pendant un week-end, qu’est-ce que tu en dis ?

J’avais parlé d’un trait pour ne pas lui permettre de m’interrompre sachant que ce n’était pas exactement ce qu’elle voulait mais que maintenant j’allais pouvoir contre-argumenter sur ses restrictions.

Mais je ne veux pas qu’Arnaud soit impliqué en tant que chien et puis comment tu serais sûre qu’il perdrait ?

Pour être sûre de gagner, pas de problème, je peux être sûre. Mais toi, es-tu sûre qu’il préfère te tenir en en laisse ou être tenu en laisse ? Et deuxième question : n’est-il pas plus amusant d’être tous les deux des toutous, alors que si Arnaud tient la laisse…

Je vis que les deux remarques l’avaient touchée. Elle n’avait pas pensé à se poser la question du plaisir de son mec. Pour elle, il était évident jusqu’à présent qu’il aimerait si elle aimait puisqu’elle s’abaissait. Et secundo peut-être bien qu’un chien et une chienne ont plus de fun ensemble à se monter sur le dos qu’un maître et sa chienne. Elle cogitait.

 

Mathilde

Elle avait raison, je ne savais rien des envies d’Arnaud. J’acceptais le jeu d’Amélie. Si Arnaud tiquait, j’accepterais d’être, seule, la chienne dans la défaite. Arnaud serait donc exclu du jeu. Il saurait ma capacité à être chienne et réaliser ce fantasme avec Amélie le temps d’un week-end, peut-être cela le convaincrait-il de remplacer Amélie plus tard.

 

Amélie

J’ai gagné le jeu facilement. D’autant plus facilement que Mathilde avait mis de la bonne volonté à perdre, et qu’Arnaud s’en moquait ou faisait semblant de s’en moquer car je le trouvais un peu plus intéressé qu’il voulait bien le laisser croire. Il n’avait pas pris ce jeu à gages au sérieux mais il l’avait accepté. Mathilde avait été persuasive. Genre persuasion féminine avec frottements plus que suggestifs, et suggestions avec des « imagine si on gagne ! Amélie te plaît pas ? Tout un week-end ! » et ou des « si on perd, passer un week-end à baiser comme des chiens sous les yeux et les ordres d’Amélie ». Je trouvais Mathilde bien plus libérée depuis que je lui avais fait goûté aux joies canines. Donc Mathilde avait convaincu Arnaud de participer, et je m’en trouvais fort réjouie et émoustillée à l’idée d’enfin disposer de ce beau gaillard le temps d’un week-end.

J’avais gagné donc mais je n’avais ni laisse ni collier ni accessoire d’aucune sorte destiné à la race canine. Pas question d’utiliser des ersatz. Pas loin de chez moi il y a une animalerie, ouverte tard le soir, et en ce vendredi nous pouvions encore trouver porte ouverte. Comme mon vieil immeuble, la boutique était dans une petite rue peu fréquentée. La vendeuse fut presque étonnée de voir trois clients arriver à cette heure tardive. Je lui demandai de m’indiquer le rayon canin qu’elle me désigna d’un doigt las. Il y avait un peu de tout en vrac. Je montrai un collier en cuir épais large d’environ cinq ou six centimètres avec deux larges anneaux en opposition pour attacher la laisse devant ou derrière et une grande boucle pour le système de fermeture du collier. Le collier était orné de clous brillants servant de décoration sertis dans le cuir. Il plut à Mathilde. Je demandai à Mathilde et Arnaud de l’essayer. Je les fis agenouiller pour ajuster moi-même la fermeture du collier à la taille qui convenait. Lorsqu’ils voulurent l’ôter, je leur dis que c’était du prêt-à-porter et donc qu’il pouvait le garder. Je ne reçus pas de protestation, confirmant qu’Arnaud était bien plus intéressé qu’indifférent. Je pris deux laisses en cuir ni trop longues ni trop courtes, environ un mètre soixante-quinze (de la taille d’Arnaud). Je leur fis choisir leur gamelle, un plastique bon marché. Je ne pus résister à l’achat d’un martinet. Le cuir des sept lanières était peu souple et rude. Ça risquait de faire mal mais l’idée m’excitait trop. Je leur fis toucher le cuir. Encore une fois, je ne reçus aucune marque de désapprobation. J’eus une idée comme il m’en arrive d’en avoir parfois lorsque je suis en odeur de perversion. Profitant que la vendeuse nous tournait le dos, je fis mettre Arnaud et Mathilde à quatre pattes derrière le comptoir de la caisse de sorte que la vendeuse ne les voyait plus. Je leur mis dans la gueule leur gamelle en plastique que je leur fis tenir par un bord et je tins moi-même le martinet à la main bien en évidence. Les codes barres étaient sur tous les articles.

 

La vendeuse

Je me retournai en sursaut lorsque la femme me héla.

C’est pour payer, dit-elle.

Où sont les articles ? demandai-je.

Ils sont déjà portés par les utilisateurs, il vous faudra faire le tour du comptoir avec votre douchette.

Je ne vois rien.

Si, si ils sont là, penchez-vous, insista la femme.

Je me penchai et je vis un homme et une femme à quatre pattes de l’autre côté du comptoir. Je vis qu’ils avaient un collier de chien et une laisse ainsi qu’une gamelle dans la bouche. Des détraqués. Je fis le tour du comptoir avec le lecteur espérant que le câble serait assez long. Il ne l’était pas. Je commençais à m’énerver quand la femme me dit que ce n’était pas la peine de m’énerver, ce qui m’énerva encore plus.

Elle commença à me faire l’article sur ce couple de chiens humains, que je vivais quelque chose d’exceptionnel, que je n’aurais certainement plus jamais l’occasion de vivre, qu’il fallait en profiter. Elle finit par m’amadouer. Et c’est vrai que l’homme et la femme était agréables à voir. Et en voir des comme ça dans la boutique ne se reproduirait pas avant longtemps. Ce qui était évident.

Que pensez-vous de ces colliers ? me demanda la femme.

A quel point de vue ? Esthétique ? Sécurité ? Efficacité ? Quoique dans ce cas, je pense que vous parlez d’esthétique, dis-je encore un peu furax.

Effectivement, je trouve qu’on ne peut pas bien juger tant qu’on ne voit pas la peau nue, vous ne trouvez pas ? Là il semble perdu dans le vêtement, difficile de juger.

C’est vrai sur un chien il n’y a pas ce problème mais vous ne…

Si, si, nous allons voir ce que ça donne réellement avant l’achat définitif.

Mais on ne peut pas faire ça ici !

Et pourquoi pas, l’heure de la fermeture est quasiment dépassée… il n’y aura plus personne.. allez pensez à ce que je vous ai dit. Une fois dans la vie ! Déshabillez le mâle, je m’occupe de la femelle.

 

Amélie

La vendeuse n’a même pas fermé la boutique. Elle n’y a pas ou plus pensé. Elle était vraiment excitée, et c’était vraiment excitant ! Arnaud s’est laissé faire comme je le pressentais. La vendeuse était aussi très nerveuse, il a fallu que je l’aide un peu, surtout quand elle a baissé le jean et le slip d’Arnaud dans un même mouvement. Sa bite a jailli comme un ressort, a frappé son ventre puis s’est stabilisée parallèlement au sol, on aurait dit une barre de gymnastique. A ce moment-là, je suis sûre que la vendeuse n’a pas regretté de m’avoir écouté. Elle l’a prise en main, l’a caressé doucement comme une chose fragile alors que cette queue m’évoquait une colonne d’airain. Elle a découvert le gland. J’avoue que j’avais envie de prendre sa place mais j’avais émoustillé son désir je lui devais son accomplissement. Voir son mâle nu manipulé par une autre, être elle-même nue impuissante, Mathilde commençait à être bien chaude et se frottait contre moi en gémissant. La vendeuse masturbait le chibre d’un geste régulier. Une dose blanche en coula sur sa main et son poignet comme une aumône, puis une seconde contribution suivit presqu’aussitôt. Mais la verge resta aussi raide qu’au tout début de l’astiquage. Aucun signe de débandade. La vendeuse n’en revenait pas. Ce mâle était tellement excité qu’il avait pu sortir du foutre sans débander. J’amenai Mathilde à la hauteur d’Arnaud et de la main aspergée. Mathilde comprit sans un mot et lécha avec application la semence sur la main et le poignet de la vendeuse. J’utilisais, sans trop d’intensité, le martinet sur les fesses d’Arnaud durant tout le temps de la léchouille en grondant ce vilain chien pour ne pas avoir su se retenir.

 

La vendeuse

Un trio de détraqués et avec moi ça fait probablement quatre mais je ne regrette rien. Ce mec a une bite dont je me souviendrai toujours. Non seulement elle est de belle taille mais en plus elle tient la distance. Et sa copine a vraiment de beaux seins. Sans être lesbienne je regrette de ne pas les avoir sucés. Mais ce sera peut-être pour une autre fois. La femme, Amélie, qui dirigeait le tout m’a laissé toutes leurs affaires. Dedans il y avait les clefs de leur bagnole, leur maison, leurs papiers, leur adresse, leurs noms et bien sûr leurs vêtements. En fait je sais vraiment tout d’eux. En plus, j’ai pris des photos. Tu parles le chantage si je voulais. L’Amélie m’a laissé son adresse pour que je rapporte tout ça demain. Parce que oui, les deux sont partis comme ça, en pleine rue, à poil, à quatre pattes et en laisse tenue par la domina. Détraqués mais vraiment bandants.

 

Mathilde

Quand nous sommes sortis de la boutique j’ai eu l’impression d’être exposée sur une place publique. Les lumières de la boutique n’étaient pas violentes mais c’étaient les seules et comme l’auraient fait des projecteurs nous mettaient bien en valeur. Mon cœur battait si vite qu‘on ne distinguait plus les coups. Ma chatte bavait tellement que j’avais l’impression d’être un escargot. Je me répétais comme un mantra « tu es complètement nue à quatre pattes en laisse et dans la rue en plus, tu es une vraie chienne ». J’étais effrayée et pourtant j’étais au bord de l’explosion, prête à me jeter sur n’importe quoi décidé à me baiser. Je regardais souvent Arnaud qui bandait comme un âne, un taureau, un cerf mais qui ne semblait pas prêt à me culbuter comme un bon chien en chaleur, là, tout de suite, éternellement, jusqu’à ce qu’un seau d’eau nous sépare.

Je m’adressais à Amélie :

Il faut que je baise ou je vais devenir folle !

Où est passée la timide Mathilde ? répondit Amélie.

Je me retins de répondre une vulgarité impliquant son cul.

Arnaud, baise-moi s’il te plaît ! Maintenant ! La rue est plus sombre, entre deux voitures…

Amélie nous amena entre les deux voitures, je m’appuyais contre le rebord du trottoir juste au dessus du caniveau. Arnaud me monta dessus. Amélie tenait toujours nos laisses.

 

Amélie

Regarder ce qui reste de deux humains baiser dans le caniveau comme des chiens est à la fois étrange, excitant, dégradant et gratifiant. Ce n’est qu’un besoin physique. Il est bestial. Bestial dans ce qu’il a de brut, le besoin à l’état pur, sans se soucier du décorum, la femelle se donne au mâle, le mâle se donne à la femelle même si le vocabulaire dit qu’il la prend. Point. Elle a le visage prés du trottoir, le cul légèrement plus élevé, les genoux dans on ne sait quoi , les seins qui trempent parfois dans l’eau sale du caniveau mais le couple s’en moque il leur faut se décharger ce poids qu’il porte l’un comme l’autre, ce poids qui pèse sur leurs reins. J’aime ce besoin qui torture et hante les sexes humains jusqu’à perdre raison, j’aime ceux qui n’en peuvent plus de le supporter. J’aime ce chien et cette chienne que je tiens au bout d’une laisse et qui baisent à n’en plus pouvoir parce qu’ils n’en peuvent plus. J’aime cette Mathilde qui se croyait timide mais qui était une dépravée qui jamais n’osait. Et son mari coincé aussi perverti qu’un jeu truqué a rendu chien soumis. Je les aime. Elle va jouir. Va-t-elle crier ? Je sens le cri monter, enfler, elle va réveiller la rue, leur hurler la chienne en chaleur qu’elle a été, la chienne chaleureuse qu’elle est, la femelle amoureuse qu’elle a toujours été. Ils ne comprendront pas. Comment ne pourraient-ils voir autre chose qu’une femelle en rut en train de se faire tringler dans le caniveau au milieu des immondices. Je me baisse et la bâillonne d’une main ferme. Elle jouit dans ma main, fort. Des larmes coulent sur ses joues. Je crois avoir entendu merci.

 

Mathilde

J’ai joui en vraie chienne de rues en rut, ce que je n’aurais jamais cru possible. Je suis descendue trop bas, trop vite, sans pouvoir freiner et je me suis rendue compte que j’aimais cette dégringolade. La nudité, la rue, la chiennerie, la laisse, la déchéance, la crasse, tout tourne et se mélange dans la jouissance qui vient de m’emporter. Bien qu’à quatre pattes comme une ivrogne pleine de mauvaise bibine, je n’avance que mal. Heureusement l’appartement d’Amélie n’est pas loin de la boutique. Je me sens sale, je me sens bien. J’ai mal pourtant je suis bien. Comme si on m’avait arraché ma peau d’humaine et recouverte de ma nouvelle peau de chienne. Amélie nous presse, je trottine comme je peux vers la porte. Avant d’ouvrir cette lourde porte, Amélie nous demande si une pause pipi est nécessaire. Je n’avais pas pensé à ça ! Oui, bien sûr. Apprenez-leur le caniveau. Elle ne nous quitte pas du regard, comme une deuxième laisse, tandis que nous pissons plus ou moins dans le caniveau, à quatre pattes, les cuisses et jambes largement écartées, humains obscènes, chiens bien dressés. Arnaud triche en tenant sa lance pour mieux viser. Je remarque qu’Amélie nous filme. Elle a sûrement immortalisé l’ensemble de notre périple. Peu m’importe, je ne suis plus réellement Mathilde. Elle ouvre la porte avec une grande clef d’un autre âge, on dirait qu’on entre dans un vieux manoir, une cour intérieure sur laquelle donnent tous les appartements auxquels on accède par un escalier extérieur sur la droite. L’escalier est faiblement éclairé. Deuxième étage avec coursive. Tout à quatre pattes, pas question de déroger. Tant pis, ou tant mieux, s’il y a des rencontres inopportunes de voisins noctambules, Amélie gère maintenant.

Nous sommes chez elle, je connais l’appartement. J’en ai déjà fait le tour à hauteur de chienne.

Elle nous fait mettre dans la baignoire et nous lave, comme on lave des chiens. Arnaud en profite pour rebander. Elle nous sèche à la serviette. Elle remplit nos gamelles d’eau. Nous lapons goulûment. Demain elle y mettra notre pâtée. Elle a prévu deux grands coussins au pied de son lit. Elle détache les laisses de nos colliers.

Dodo maintenant dans l’attente de notre premier week-end de chiens.

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  1. Lilyan le à
    Lilyan

    Une histoire fort intéressante , étant moi-même un Maitre. En effet , ma femme est aussi ma soumise et donc ,finie parfois en petite chienne à quatre pattes. Je l déjà promenée nue, en laisse, sur notre terasse.

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