FEMME DE COLLÈGUE (2)

J’ai gardé un souvenir très précis des semaines qui ont suivi. A la séance habituelle du jeudi se rajoutaient à présent des moments de travail le mardi soir et le dimanche matin. On avait convenu qu’on maintenait la séance, mais que s’il avait un empêchement, il me prévenait au dernier moment. L’examen approchait, et il voulait être au meilleur de ses performances. D’ailleurs, il avait énormément progressé, et celui-ci se présentait bien, même si les langues n’étaient pas le seul critère en cause.

Et puis il y avait tout ce qui allait autour.

Ça a été dès le lendemain que Joëlle a commencé à m’envoyer des photos ou des petites vidéos d’elle. Elle m’en balançait deux ou trois par jour, et ça me faisait ma journée. Elle m’attirait terriblement, sans doute depuis la première seconde, et sans nul doute, tout ce qu’elle m’envoyait a contribué à renforcer cette fascination. Il y avait des photos très simples, soft, où elle était tout simplement sexy, apparemment elle aimait changer de tenue deux à trois fois par jours, et puis d’autres où elle était beaucoup plus provocante… Elle aimait bien faire des séries, d’abord habillée, puis perdant ses vêtements… Elle aimait bien aussi photographier son sexe, en l’ouvrant des doigts, pour faire voir ses lèvres, son intérieur, en décalottant son clitoris… Et aussi se photographier prenant du plaisir avec des objets, dont elle semblait avoir, tout comme pour les vêtements, une sacrée collection… A vrai dire, au-delà de sa volonté, et de son succès à me séduire, elle semblait vivre dans un substitut permanent, à trouver une sorte de plaisir pour oublier l’échec de son mariage.

Elle aimait bien aussi s’exhiber dans des lieux publics, à côte de personnes qui ne se rendaient pas compte qu’elle sortait des seins de sa robe ou écartait les cuisses pour révéler une chatte que nulle culotte ne couvrait le temps d’une photo. Ou peut-être si, justement, s’en rendaient-ils compte…

Au Centre de Formation, je voyais Pascal régulièrement, qui me couvrait de louanges.

Mon fils apprécie énormément ce que tu fais pour lui. Il a le sentiment d’avoir énormément progressé. Je sais que je te dois beaucoup plus que simplement l’argent que je te verserai.

On avait convenu qu’il me verserait une somme globale une fois les cours terminés.

Alors qu’il finissait de parler, j’ai un instant eu le sentiment qu’il allait me dire :

Je te dois beaucoup plus parce que tu baises ma femme, elle est enfin satisfaite… Ça me permet d’aller me taper les filles que j’ai vraiment envie de me taper.

Mais bien sûr il n’a rien dit.

Il y avait pourtant quelque chose dans son regard qui me disait qu’il savait. Et qu’il y prenait un certain plaisir. Le plaisir malsain qu’éprouvent pas mal d’hommes à voir leur femme baisée par un autre. Alors même, dans son cas, qu’il n’avait plus vraiment envie d’elle.

Je me rendais bien compte que je me trouvais au centre d’un triangle malsain. Une femme qui, que je l’admette ou non, était perturbée par sa frustration et animée par une envie de sexe frénétique pour compenser son manque d’affection, un fils complice de sa mère, et un mari qui ne satisfaisait sans doute pas sa femme, mais se délectait de la voir baisée par d’autres.

Quand je suis revenu chez eux, j’ai cherché une caméra. Il y avait plein d’endroits ou une mini-caméra aurait pu être dissimulée, mais de là à réellement la repérer…

J’aurais sans doute du partir, mais il y avait quelque chose qui me poussait vers elle, quelque chose de complexe dans lequel plein d’éléments intervenaient et se mêlaient. Sans aucun doute à la base, sa beauté bien réelle, et sa sensualité qui ne l’étaient pas moins. Le fait qu’elle ait envie de sexe, comme sans doute aucune femme que j’avais pu connaître avant, jusqu’à l’obsession, aussi, et qu’elle déborde d’imagination. C’était certainement ce qu’attendait tout homme. Mais certainement aussi, même si je ne me le serais pas avoué, et je ne l’ai réellement compris qu’avec du recul, une attraction malsaine pour ce marécage, bourbeux et visqueux dans lequel ils baignaient tous les trois.

Le mardi et le jeudi, j’arrivais désormais une heure en avance. On avait une heure pour nous, Généralement, elle laissait la porte entrouverte, et elle m’attendait, dans une position qui était sans doute supposée m’inciter à lui sauter dessus, ce que j’aurais sans doute fait de toute façon, même si elle était habillée et entrain de se faire les ongles, tellement elle m’inspirait du désir. Généralement, elle avait revêtu une tenue sexy, jamais la même, elle avait une garde-robe qui semblait inépuisable, et elle se masturbait, en s’exhibant généreusement, avec un jouet dans ses muqueuses, et une position, un regard qui ne pouvaient que m’inciter à aller vers elle, sans retenue. C’était d’ailleurs bien ce qui se passait.

Ce devait être la troisième semaine, le mardi soir. Il s’est produit quelque chose qui aurait sans doute du me faire partir, mais ça n’a pas été le cas. J’étais avec elle, et je la sodomisais. Elle était installée sur le divan, vêtue d’une robe rose qu’elle avait roulée à sa taille, avec des bas stay-up résille, et des cuissardes en velours qui prenaient ses jambes bien dessinées jusqu’au-delà du genou. Pendant que j’allais et venais dans son anus, elle se caressait avec un gode qu’elle faisait aller et venir en elle, un autre gode, tout comme ses vêtements, elle devait en avoir une sacrée collection, celui-ci était bleu pale, et apparemment moulé sur une vraie queue en pleine érection, mais une queue volumineuse. En tout cas il lui procurait un plaisir indéniable.

Elle était là, sous moi, elle tremblait, frémissait, gémissait, son plaisir d’autant plus fort qu’elle était frustrée… J’imaginais mal pourtant qu’elle puisse connaître des périodes de frustration prolongées. J’avais croisé son chemin, mais il avait du y en avoir pas mal d’autres avant, et il y en aurait d’autres après… Un homme, c’est facile à perturber et à conquérir… Des cuisses ouvertes sur un sexe nu, une main ou une bouche qui vont chercher une verge dans un pantalon… Comment lui résister ? La seule chose qui pouvait, qui avait pu, et qui pourrait faire fuir les hommes, c’était ce mélange d’envie et de désespoir qui pouvait en freiner beaucoup.

Quand tu sentiras que tu vas jouir, je veux que tu sortes de moi, tu enlèves le préservatif et tu m’arroses de sperme.

En guise de réponse, j’ai poussé plus loin ma queue en elle, la faisant gémir. Elle avait toujours des injonctions. Pour elle les rapports sexuels, c’était un peu comme une photo qu’un photographe aurait arrangée, et dont il aurait mis en place chaque élément pour qu’elle soit précisément comme il se souhaitait.

C’est au bout d’un moment que j’ai senti une présence. Une question d’instinct. Et puis il y a eu aussi le fait qu’une partie du mur derrière moi était recouvert d’un revêtement qui faisait miroir. J’ai aperçu une silhouette qui, plongée dans l’ombre de l’entrée nous regardait. J’ai compris qu’il s’agissait de Théo et qu’il n’était pas là par hasard, mais bien parce qu’il voulait voir, habité par un complexe d’Œdipe qui ne devait pas vraiment différer de celui de bien d’adolescents.

En d’autres temps, j’aurais été gêné, je me serais rhabillé à toute allure. Mais plongé dans cet univers particulier, j’étais devenu particulier moi aussi. J’ai éprouvé un plaisir malsain à continuer de besogner sa mère sous ses yeux, pour qu’il l’entende gémir, crier, jusqu’au moment où la jouissance est devenue inéluctable, et où, comme elle me l’avait demandé, j’ai arraché ma queue de son vagin, fait glisser le préservatif trempé de ses sécrétions pour mettre ma queue à nu, et comme elle me l’avait demandé, je l’ai arrosée de ma semence…Mes traits de sperme ont balayé toute la surface de son dos.

J’ai senti, dans mon dos, qu’il s’éclipsait. Cinq minutes plus tard, sa mère et moi, nous étions rajustés, et il jouait une comédie qui achevait de me convaincre que c’était bien lui qui nous avait observés, rentrant dans la maison, et venant vers nous comme s’il était rentré à l’instant.

Ça a été la semaine suivante qu’elle m’a envoyé un SMS :

« Vendredi soir, il n’y aura personne à la maison. Viens me rejoindre. »

C’était la première fois qu’elle m’envoyait ainsi un message, alors même qu’elle avait évoqué très rapidement l’idée d’un rendez-vous nocturne. Je me suis demandé ce qui m’attendait. L’attrait qu’elle avait pour moi était tel que je ne me réfléchissais plus. J’y serais allé de toute façon. Même si le pire avait du m’attendre.

Elle m’avait donné rendez-vous sur le coup de 21 heures… Je suis arrivé un peu avant. La porte était entrouverte, comme toujours. Je me suis glissé à l’intérieur. Elle était installée dans le living, comme toujours. Elle avait gardé le haut d’un tailleur, la veste, ouverte sur le seul vêtement qu’elle portait dessous, un soutien-gorge orange, dont, tout en le gardant, elle avait sorti ses seins. A partir de la taille, elle était entièrement nue, la jupe reposant sur l’accoudoir du divan avec au milieu une culotte du même orange. Elle avait par contre gardé des bas stay-up et une nouvelle paire de bottes, noires, luisantes, qui montaient impeccablement à l’assaut de ses jambes.

Elle n’était pas seule, et près d’elle, il y avait un type que je n’avais jamais vu. Il avait juste gardé un T-shirt et il se tenait debout, sur le côté, lui présentant sa verge en pleine érection, sur laquelle, avec un mouvement d’une grande sensualité, elle faisait courir sa langue.

Il n’y a pas eu un mot d’échangé, mais un sourire, de la part de Joëlle, et un autre, de la part de l’homme, comme signes de bienvenue. Certains se seraient sans doute enfuis, mais moi, elle m’avait déjà trop tiré vers les grands fonds, et je continuais ma descente, sans retenue ni regret. Je me suis approché, sans crainte, aimanté par cette nouvelle configuration qui se dessinait, me positionnant à sa gauche. Elle m’a défait, et a sorti ma queue semi-bandée de mon pantalon. Elle m’a caressé doucement pour me faire durcir, pendant que, de sa bouche, elle jouait avec la queue de l’homme blond. Où l’avait-elle trouvé ? Quelqu’un qu’elle avait levé dans un bar dans l’après-midi, un amant qu’elle voyait de temps à autres ? Je n’ai jamais su. J’imaginais un carnet de noms, de numéros, copieusement remplis, dans lequel elle n’aurait eu qu’à piocher, des hommes, qui, comme moi, auraient été fascinés par elle comme un papillon de nuit par la lumière…

Ses mains étaient douces, habiles sur moi… C’était cette multiplicité de détails qui faisait qu’elle m’accrochait autant. Ces détails qui sont restés longtemps en moi et n’ont jamais vraiment disparu. Elle m’a caressé jusqu’à me faire aussi dur que l’homme blond, puis elle a plongé de la bouche sur moi, tandis qu’elle le masturbait pour ne pas lui faire perdre sa dureté. Ce n’était qu’un prélude, mais il était pourtant bien excitant. Elle était rentrée dans une spirale où pour compenser ses frustrations, il lui fallait toujours plus de sexe. Une spirale sans fin, un peu comme lorsqu’une voiture conduit à toute vitesse sans freins…L’un et l’autre, elle nous a longuement caressés de la main et de la bouche, nous dilatant. Lorsqu’elle a obtenu ce qu’elle voulait, deux verges impeccablement dures, les choses ont évolué. Elle a plongé dans son soutien-gorge, et en a extrait deux préservatifs emballés, dont elle a déchiré les emballages. Avec une rare souplesse, un de ces gestes dont je devais me souvenir, même s’il y en avait eu bien d’autres, elle nous a gainés de latex en même temps, dans un mouvement descendant sans pause, qui nous rendait l’un et l’autre susceptibles d’avoir accès à ses muqueuses les plus intimes, qui, ouvertes d’excitation, attendaient d’être fouillées.

Parce qu’il avait sans doute plus d’expérience que moi, je l’imaginais comme un partenaire régulier, l’homme blond est venu se poser sur le divan. Elle s’est soulevée, s’est laissée porter par lui, et est venue se positionner au-dessus de sa queue gorgée de désir. Elle l’a attrapée et l’a guidée vers son anus ouvert, qu’elle avait du dilater dans la journée avec un de ces objets avec lesquels elle aimait tellement se garnir. J’ai pensé qu’il y avait une sorte de prédestination dans ce mouvement qui a fait s’emboîter la verge et l’anus qui l’a reçu. Il est rentré en elle aux trois-quarts… Je sentais entre eux une complicité, et j’imaginais bien qu’il y avait en eux une sorte de familiarité à se retrouver ainsi, que je ne connaissais pas encore. De vieux amants qui retrouvent des positions, des emboîtements, des sensations… A cet instant, je n’étais plus vraiment présent. Ils retrouvaient leurs marques, et y prenaient du plaisir. Il l’a faite monter et descendre doucement, faisant apparaître et disparaître sa queue. Elle a semblé être à nouveau consciente de ma présence, et a glissé ses doigts dans son sexe, pour s’ouvrir, largement, me donnant à voir loin en elle.

Viens, maintenant…

J’ai avancé en elle… Elle gardait son sexe ouvert, laissant bien voir les parois internes, roses, et au fond, l’ouverture de l’utérus. Elle s’est relâchée quand j’ai été à moitié en elle, mais même si elle ne s’était pas ouvert ainsi, j’aurais sans doute pu rentrer en elle sans mal. J’ai senti la queue du type s’immobiliser, et je me suis mis à bouger en elle. Elle était juste en dessous de moi, tremblante et gémissante. A chaque mouvement, non seulement je la sentais autour de moi, mais je sentais aussi la queue du type, bien raide, nous étions séparés juste par une peau. Je n’avais pas imaginé que cela soit possible. Quand je me suis figé, au fond d’elle, c’est lui qui s’est mis à bouger. Nous étions deux inconnus, nous ne nous reverrions sans doute jamais, et pourtant il s’était créé en quelques instants une étrange harmonie entre nous deux. Cette même harmonie qui nous a conduits plus tard, lorsque nous avons épuisé cette position, à passer à une autre. Après avoir éjecté nos deux queues, elle a glissé à quatre pattes sur le divan. Il s’est positionné sous elle, et est rentré dans le nid chaud et douillet que j’occupais quelques secondes auparavant, pendant que je la sodomisais. Quel que soit mon angle d’attaque, à travers elle, je restais en contact avec la queue congestionnée. N’était-ce pas cela, au final, qui m’excitait le plus, de frotter ma bite contre la sienne à travers la fine membrane ? Je n’osais sans doute pas me poser la question…

Nous avons essayé plusieurs positions, nos excitations montant… J’ai senti, encore fois à travers la peau fine, qu’il jouissait, et que son sperme jaillissait, saccade après saccade…C’est cette sensation qui a déclenché ma jouissance, puis la sienne… Elle s’est tordue en criant, alors que nous nous vidions dans les enveloppes de latex, et que notre semence cognait contre les muqueuses sensibles.

Tout a une fin… Je lui ai donné des cours pendant un mois et demi, jusqu’à l’avant-veille de l’examen. En descendant de ce dernier cours, ses parents m’attendaient. Ils semblaient unis, comme un couple normal. Ils m’ont invité à boire un apéritif. On a discuté, comme si de rien n’était. Je ne me sentais d’ailleurs pas mal à l’aise. Joëlle portait une jupe très courte, et calée face à moi, à un moment, comme une marque de complicité, elle a ouvert les jambes pour me laisser voir son sexe, nu. Si elle avait pu, elle aurait sans doute plongé ses doigts en elle pour s’ouvrir au maximum comme elle aimait le faire.

Me raccompagnant, sur le seuil, Pascal m’a tendu une enveloppe dont j’ai compris qu’elle était bourrée de billets.

J’ai doublé la somme. Avec ce que tu as fait pour nous…

Je me suis demandé si « avoir fait pour eux » impliquait avoir calmé la frustration de son épouse. Mais sans doute ne fallait-il pas chercher un double sens à chaque de ses paroles.

Après mon départ, contrairement à ce que j’avais pu imaginer, elle ne m’a plus jamais donné de ses nouvelles. Elle était sans doute passée à autre chose. Je gardais le souvenir des moments qu’on avait passés ensemble, avec la certitude que je ne connaîtrais à nouveau plus jamais quelque chose d’aussi intense sur le plan sexuel. Et le sentiment de m’être arraché à quelque chose qui demeurait malsain.

Une semaine plus tard, j’ai eu un SMS de Théo.

« Je pense avoir bien réussi. Grâce à toi. On verra si je suis admissible dans un mois. »

Il n’a jamais su s’il était admissible.

Ça s’est produit deux semaines après. Je devais faire passer un examen en commun avec Pascal, lui assurant la partie technologique, moi la partie langues. Il était là très tôt, à l’accoutumée. Sur le coup de 8 heures 20, et alors que les candidats arrivaient, j’ai dit à notre supérieur :

Je vais faire un saut chez lui.

La porte était entrouverte. Mais cette fois, elle ne m’attendait pas.

Je suis ressorti, et j’ai appelé la police.

Le tableau que j’avais eu sous les yeux, je ne devais pas l’oublier. Finalement, il y avait une sorte d’équilibre. Le sexe d’un côté, la mort de l’autre. Une sorte d’équilibre, avec d’un côté, pendant plusieurs semaines, le sexe de Joëlle largement ouvert, et de l’autre, son visage emporté, magma sanglant, par une cartouche de fusil de chasse. Si je comprenais bien ce que j’avais vu, Théo avait abattu ses parents à coups de fusil de chasse, avant de retourner l’arme contre lui. Sa mère gisait contre le canapé, le visage emporté par une balle, la deuxième avait apparemment atteint le torse. Pascal lui avait été littéralement déchiqueté par plusieurs balles, qui lui avaient fait exploser les chairs. Théo avait fini par s’asseoir sur le sol, et il avait enfoncé les deux canons dans sa bouche avant de tirer. Il avait eu la tête emportée.

Au Centre, on en avait parlé longtemps, chacun y allant de sa version. Moi seul, bien sûr, je connaissais la vérité. Je me rappelais encore de la fois où j’avais senti la présence de Théo dans notre dos. Il avait voulu que sa mère soit définitivement à lui, et plus à d’autres hommes, mais aussi certainement punir son père, responsable d’un état de fait qu’il ne supportait plus.

Les policiers étaient venus à mon domicile, m’interroger. Je n’avais pas cherché à dissimuler que j’avais été, outre le professeur de Théo, l’amant de sa mère. Ils le savaient déjà certainement. Ils m’avaient demandé si je pouvais imaginer des raisons pour lesquelles Théo avait agi ainsi. J’avais répondu que c’était sans doute un coup de folie, et que les adolescents étaient imprévisibles, j’étais bien placé pour le savoir.

La vie a repris son cours. Un autre enseignant a remplacé Pascal. Le temps est passé, laissant derrière lui ces moments.

Je me suis longtemps demandé si je devais me sentir coupable de ce qui s’était passé. Aurait-il tué de toute façon, ou bien le fait que sa mère et moi soyons amants avait-il précipité les choses ?

J’ai choisi de ne plus me poser de questions pour ne pas devenir fou.

Deux ou trois ans après, un autre collègue est venu me trouver.

J’aurais besoin que tu donnes des cours à mon fils…

Je l’ai regardé, et j’ai répondu très nettement :

Va trouver quelqu’un d’autre, tu me feras plaisir.

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