FILM X AU BEVERLY

Le Beverley… Endroit maudit pour nous puisque chaque fois que nous avons voulu y aller divers événements sont venus contrecarrer nos plans. Pire, chaque tentative fut suivie par des épisodes de crise au sein de notre couple. Heureusement que je ne suis pas superstitieuse. En même temps rien de mieux pour vaincre un hypothétique mauvais sort que de l’affronter en réussissant finalement par y rentrer.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit du dernier cinéma pornographique de Paris. Il a réussi à survivre à la déferlante internet en évoluant pour devenir un lieu libertin plutôt décalé. Situé non loin du Grand Rex il accueille tous les âges, du plus jeune (majeur bien sûr) au plus vieux. Tout le monde se retrouve dans une salle où sont projetés des films X des années 70 ou 80. Oui j’aime bien me renseigner avant d’aller dans un endroit que je ne connais pas ?.

J’avais laissé le choix à Franck de nous là jouer soft en y allant le samedi soir qui est réservé aux couples ou plus hard en nous y rendant en semaine puisque l’entrée est libre (attention libre ne veut pas dire gratuite).

Il était donc 17h30 lorsqu’en ce jeudi je quittai mon boulot pour rejoindre mon chéri qui ne travaillait pas. Pas besoin de vous faire un dessin, vous aurez compris l’option choisie par ce dernier. Durant le trajet qui me mena à l’appartement je tentais de visualiser dans mon esprit la totalité de mon « petit » dressing afin de choisir ma tenue pour cette soirée aux contours inconnus qui s’annonçait. Oui bébé je sais, j’abuse avec mon « petit » dressing et mes deux ou trois paires de chaussures.

Je passe cette fois sur les heures qui suivirent et qui virent Franck sortir les chiens pendant que m’occupais de la maison, puis sur le plat de pâtes bolognaises que nous partageâmes devant la télé. Je précise juste que j’ai vraiment préparé la sauce, ce n’était pas de la Panzani. Comment ça tout le monde s’en tape ?!?

Vers 19h30 nous filâmes sous la douche qui, une fois n’est pas coutume, ne fut le théâtre d’aucun ébat amoureux ; et s’est enroulée dans une serviette que je me pointai devant mon dressing. Si pour Franck le choix fut vite fait avec un jean bleu nuit et une chemise noire et blanche, il en fut tout autre pour moi. Oui, je sais bébé, comme d’hab. En même temps toi qui me voulais féminine, ça fait partie du package.

Après un laps de temps qui me parut extrêmement court mais qui, j’en suis sûre, confina à l’éternité pour mon homme, j’optai pour une tenue sortant des classiques spéciales clubs libertins. En effet, d’après les renseignements que j’avais pu glaner çà et là, l’ambiance du Beverley semblant assez glauque et décadente, il me parut adéquat de coller à l’image. Mini robe blanche moulante, petite culotte blanche, cuissardes noires en cuir et, pour finir, un blouson de la même matière et de la même couleur.

Oh putain, s’exclama Franck lorsque je me présentai devant lui.

Ta femme te plaît ?

Le mot est faible, fit-il en s’approchant de moi pour me caresser de partout en me roulant une énorme pelle.

La séance de pelotage dura bien cinq minutes avant que mon chéri ne se résolve à me libérer de ses mains baladeuses. Il était temps car je pense que sinon nous ne serions jamais partis et qu’une fois de plus la découverte du Beverley aurait été remise à une date ultérieure. Mais ce ne fut pas le cas…

Je ne vais pas vous mentir, autant les clubs libertins, soirées privées ou même des endroits un peu plus décalés comme le théâtre Chochotte où nous allons régulièrement ne nous posaient aucun problème ; autant ce que nous avions pu apprendre du Beverley nous provoquait une légère tension. Aussi nous ressentions le besoin, durant le trajet, de réaffirmer nos règles ainsi que nos codes, que ce soit mots ou gestes, permettant de mettre fin au jeu.

Chose faite, nous voilà déjà en vue du Grand Rex et nous cherchâmes une place pour poser la Mini. La rue de la Ville Neuve est une petite rue mais comme elle est toute proche des Grands Boulevards il y a un peu de passage. Je dis ça car, en plus de nous faire dévisager lorsque nous empruntâmes main dans la main cette petite artère parisienne, nous aperçûmes un homme sortir du 14, notre destination, tenter de se dissimuler dans le col de son manteau. Cela nous fit exploser de rire en nous refaisant penser à une caméra cachée du Morning Live il y a quelques années. Quelques petites marches nous amenèrent à la caisse où le titre d’un vieux film dont l’affiche est juste derrière le guichetier nous provoqua un nouvel éclat.

Parfum d’une petite culotte, dis-je à Franck. Pas besoin d’en faire un film vu l’état de la mienne. 

L’homme aux cheveux blancs qui se trouvait dans la cabine en verre m’ayant entendue, il esquissa lui aussi un franc sourire. Cela dû le changer des habituels visiteurs qui, à l’instar du spécimen qui venait de sortir, devaient tenter de se faire le plus discret possible. Il engagea même la conversation.

Bonsoir, soyez les bienvenus au Beverley. Cela fait plaisir de voir des gens d’une humeur aussi avenante. Je me présente, je m’appelle Maurice et je suis le propriétaire de ce lieu.

Enchantés… Moi c’est Franck et ma compagne, Roxanne.

Bonsoir, fis-je à mon tour.

C’est la première fois que vous venez je suppose, sinon je vous aurais remarqué je pense. Vous êtes un peu en avance pour la partie réservée aux couples. C’est à partir de 23h00, nous expliqua Maurice.

Vous ne pouvez pas savoir à quel point on est en avance, s’amusa à répondre mon chéri. En fait on pensait que la soirée couple c’était samedi.

Ah oui effectivement ! La soirée de samedi est un rituel qui ne bouge pas mais le jeudi est un peu particulier. En fait à 22h30 je vide la salle et à 23h00 seuls les couples peuvent dans un premier temps rentrer. Je laisse l’ambiance s’installer et à 23h30 je vois avec les couples présents s’ils souhaitent que je fasse rentrer des hommes seuls. Je lance alors la projection et la fermeture se fait vers 1h30.

Ah ouais ? Pas mal du tout comme concept, fis-je remarquer. Très intéressant et pas idiot.

Merci. Vous avez de la chance dans votre erreur car mis à part le jeudi et le samedi je ferme à 21h en principe.

Ben alors bébé, lançai-je taquine à mon homme, tu ne sais plus lire un site ?

Je ne contesterai pas car femme a toujours raison.

Nouveau rire collectif alors que la salle se vidait de ses quelques pèlerins, pas plus d’une dizaine, pour qui j’eus l’air d’être une apparition divine.

Et vous savez à l’avance s’il va y avoir des couples ce soir ?

Tout en posant ma question je souris aimablement aux clients qui osèrent tenter un timide bonsoir avant d’emprunter les escaliers menant à la sortie.

Non, honnêtement je ne le sais pas à l’avance, mais si cela peut vous rassurer il y en a toujours deux ou trois en moyenne le jeudi soir, répondit le propriétaire. En plus de vous, si vous décidez de rester.

On va rester un peu oui. De toute manière on pensait que c’était une soirée libre, confirma Franck.

C’est sûr que cela change des endroits où nous allons d’habitude niveau fréquentation, continuai-je après que le dernier spectateur du début de soirée se soit éclipsé. Hein bébé ?

Tu m’étonnes ! Si ça ne te dit pas on bouge chérie ?

Non, non, t’inquiète mon cœur. Au contraire je disais ça d’une manière positive. Une nouvelle expérience… Je me sens toujours rassurée avec toi bébé. Et puis les vieux ne me dérangent pas. La preuve, je fais ma vie avec toi !

Tu n’es pas la moitié d’une salope, grogna Franck faussement vexé.

Maurice ne se lassait pas de voir notre façon d’aborder les choses totalement décomplexés et du coup nous offrit les deux entrées.

La présence d’une si jolie femme n’est pas passée inaperçue, nous lança ce gentil et agréable monsieur auquel je me garderais bien de donner un âge. Regardez…

Un petit attroupement de six à huit bonhommes s’était formé juste devant l’entrée.

C’est nous qui provoquons ça ?!?

Vous oui, je pense que votre mari aura moins de succès, répondit Maurice non sans malice. Surtout si en plus il est là pour vous protéger. Il y a toujours quelques hommes seuls qui rôdent aux alentours le jeudi soir en espérant que les couples à l’intérieur me demandent de les faire rentrer. 

Après avoir laissé le temps à son propriétaire de vérifier l’état de la salle, ce dernier nous invita à y pénétrer. Nous lui promîmes de passer le voir en partant histoire de lui donner nos impressions quant à notre expérience et il nous laissa seuls en quête des deux meilleures places. Il devait y en avoir à vue d’œil aux alentours de quatre-vingts, voire une centaine. Toutes d’un bloc, la circulation se faisait sur les côtés. Devant nous une petite scène était surplombée d’un écran auquel celui qui trône dans notre salon n’a rien à envier. Je compris alors que les gens fréquentant cet endroit y viennent pour une ambiance, un concept et une atmosphère ; pas pour regarder vraiment des films porno.

Bonsoir…

Concentrée sur le choix des sièges, je sursautai presque en entendant un duo de voix, l’une masculine, l’autre féminine, se faisant entendre dans notre dos. Lorsque comme Franck, je me retournai, ce fut pour nous retrouver face à face avec un couple d’une bonne trentaine d’année au sourire avenant et aux charmes, en tous cas pour ceux de madame, très largement mis en avant. Une mini robe toute en résilles ne masquait pas grand-chose de son opulente poitrine, certes refaite, mais néanmoins très jolie. Bras, jambes et même le cou, il ne lui restait que peu de place pour un nouveau tatouage tellement sa peau en était couverte.

Sa chevelure noir corbeau et un maquillage sombre soutenu lui donnait un look gothique qui ne nous laissa, ni Franck ni moi indifférents. Son compagnon par contre était aussi chétif et blond qu’elle était brune et plantureuse. De même, il était aussi réservé et effacé qu’elle était exubérante et avenante, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille.

Vous venez souvent ici ? Nous c’est la première fois, m’enquis-je en espérant ainsi trouver un couple qui pourrait nous guider dans cette expérience.

Moi assez souvent oui. Pour lui je ne sais pas, répondit mon interlocutrice de manière tout à fait naturelle.

Franck et moi nous nous regardâmes interloqués.

En fait on s’est croisés juste devant. Je fais toujours comme ça quand je viens ici. Moi c’est Ludivine, enchantée.

Antoine, lâcha enfin celui qui en fait n’était qu’un intrus.

Du coup le pauvre ne représentait plus grand intérêt pour nous, même Ludivine ne semblait plus le calculer.

En fait quand je viens ici je préfère faire croire que je suis en couple. C’est plus rassurant que de venir toute seule. Après je prends ce que je peux. Je trouve rarement des hommes aussi charismatiques que le tient devant l’entrée…

Ludivine s’approcha de Franck et passa lentement la pointe de son ongle verni d’un rouge ambré sur la partie de son torse laissée libre par l’ouverture de sa chemise.

Ça ne te dérange pas Roxanne ? Je suis très tactile, me demanda-t-elle craignant de s’être laissée emportée.

Pas du tout ma belle. T’inquiètes pas, la rassurai-je.

Si elle savait à quel point je kiffe de voir mon chéri avec une autre femme. Certainement allait-elle l’apprendre bientôt car je ne pus m’empêcher de voir dans cette rencontre énormément de similitudes avec la manière dont j’ai connu Servane, l’une de mes meilleures amies.

Même si c’est votre première visite vous semblez avoir de l’expérience dans le libertinage, continua-t-elle en lançant un regard allumeur à Franck. Je me trompe ? 

Chacun de notre côté, oui. Après cela ne fait pas si longtemps que nous sommes ensembles, rétorqua mon chéri.

Un couple tout nouveau, tout beau. J’ai bien fait de venir moi… T’es bi Roxanne ?

Bi et très active, répondit Franck à ma place.

Hummmm… Très intéressant ça. Et en plus monsieur semble dominateur. Que de qualités vous avez tous les deux.

Ludivine s’approcha alors de moi et, sans la moindre hésitation, me roula une galoche toute langue dehors. C’est à ce moment-là qu’un troisième couple entra dans la salle. Même pas un signe de tête pour nous saluer, ils s’isolèrent à l’extrême gauche de la dernière rangée de sièges.

Ben dit donc c’est pas l’amabilité qui les étouffent ceux-là, dis-je presque à haute voix.

Non c’est sûr. En plus comme ils vous voient avec moi ils ne risquent pas de se montrer très chaleureux avec vous.

Ah bon ?

Oui… Une autre fois, à l’occasion je vous raconterais, mais j’ai pas envie pour le moment.

En plus d’être complètement déjantée, Ludivine avait l’air d’avoir un sacré caractère. Décidément, elle avait tout pour me plaire.

Cela ne m’étonne pas. Je me doutais que vous vous entendriez très bien avec Ludivine, s’amusa Maurice que nous n’avions pas vu approcher.

Vos doutes étaient justifiés !

A mon tour de lui montrer qu’elle n’était pas la seule à la sexualité exacerbée et décomplexée ; aussi c’est en ajoutant mes deux mains sur ses énormes nichons que je lui rendis son fougueux baiser. 

Je venais juste vous prévenir que j’allais lancer la projection. Si vous voulez bien prendre place, nous invita poliment le propriétaire.

Nous suivîmes notre nouvelle amie vers la rangée de fauteuils la plus proche de l’écran. Vu la taille de celui-ci c’était plus pratique pour voir le film et n’ayant personne devant nous l’assise allait être plus confortable.

Ton compagnon d’un soir ne nous suit pas ? 

Pas besoin puisqu’on s’est rencontré. Du coup j’ai beaucoup mieux pour me sentir protégée, me répondit-elle en laissant Antoine s’asseoir plus haut.

Elle passa sa langue lentement sur le contour de ses lèvres tout en adressant un diabolique clin d’œil à Franck. Mais quelle allumeuse ! J’adore !!!

Mais si tu y tiens vraiment je peux lui demander de nous rejoindre. Il ne dira pas non c’est clair, poursuivit cette adorable peste en se moquant de moi.

Non sans façon, merci ! Je t’avoue que je suis soulagée qu’il ne soit pas avec toi.

T’es sûre ? Il a peut-être un braquemart de 30 centimètres, qui sait ?

A provocatrice, provocatrice et demi…

Eh ben tant mieux pour lui ! Qu’il la garde ! Je les préfère de taille normale. J’aime trop la sodo, les doubles et les baises endiablées et imprévues pour perdre mon temps à me tartiner de gel. Ça suffit déjà avec le fist.

Maline la guêpe puisque je profitai de ma réponse pour annoncer la couleur par rapport à toutes les pratiques que j’aime. Cela nous fit rire tous les trois jusqu’à ce que la lumière diminue et que la projection ne débute.

Maurice ne devait pas nous demander si nous voulions faire rentrer des hommes seuls ? 

Il dit ça à chaque fois aux nouveaux couples mais s’il y en a moins de cinq il laisse les hommes rentrer, m’expliqua celle qui s’était assise à la gauche de Franck. Il faut le comprendre, ce n’est déjà pas très rentable en temps normal… Mais ne t’inquiètes pas, ils sont courtois ici. Si tu ne les invites pas à te toucher ils ne toucheront pas. 

Le générique du film à peine commencé, une dizaine d’hommes seuls rentrèrent dans la salle. Celle-ci n’étant pas totalement dans le noir, je pus distinguer ce groupe hétéroclite qui nous remarqua de suite. Il y avait de tout ; cela allait du papi en manque de sexe qui devait faire partie des meubles au cadre supérieur qui mettait un petit coup de canif dans le contrat de mariage en passant par le petit jeune au physique ingrat trop timide ou trop fauché pour aller voir une prostituée. En fait leur seul point commun était qu’ils faisaient partie de ces catégories de population systématiquement refoulées des clubs classiques.

Seuls deux se dirigèrent vers le couple assit au fond, les huit autres vinrent nous entourer, l’air de rien, comme si la foule les avait obligés à venir au premier et deuxième rang. Cela aurait pu paraître angoissant d’être entourée d’hommes attendant le moindre signal pour nous sauter dessus, Ludivine et moi, mais au contraire, j’avoue avoir trouvé ça beaucoup plus excitant que malsain. C’est ce que je m’apprêtai à souffler à mon homme lorsque, me tournant vers lui, mon excitation devint brusquement volcanique ! Je ne sus pas comment Ludivine avait bien pu faire pour être si rapide mais cette œuvre d’art humaine avait déjà la bite de Franck en bouche et ne rechignait pas à la tâche.

Excuse-moi ma toute belle. J’ai cru comprendre que c’était ton kif alors je me suis permise, dit-elle tout en continuant à jouer de sa main sur la verge dressée.

Pas de souci ma chérie, la rassurai-je même si à priori il n’y en avait pas besoin. Bien au contraire tu as bien saisi mes propos.

Cette fois totalement désinhibée, je fis valser ma petite culotte après avoir remonté le bas de ma robe et, les jambes largement écartées, j’entamai une furieuse masturbation de ma chatte en fusion.

Les images défilant sur l’écran ne représentaient plus le moindre intérêt pour personne, et surtout pas pour la tribu de messieurs qui cette fois ne montrait plus aucune gêne à l’idée de s’astiquer en nous regardant. Seul un jeune garçon à l’âge difficile à définir tellement son obésité et sa timidité lui donnaient un air juvénile restait en retrait. Sa candeur et sa gêne m’attendrirent au point que je lui montrai ouvertement que cette séance de caresse lui était particulièrement destiné.

Bébé, interpellai-je Franck. Je peux m’amuser un peu ? 

Bien sûr chérie, me répondit-il dans un râle, je serai bien mal placé pour te le refuser.

Ludivine étant en train de dérouler un préservatif sur la verge de mon homme, je compris qu’il puisse trouver ma question incongrue ; même si je le répète encore une fois sous forme de conseil pour celles et ceux qui seraient tentés de franchir le pas du libertinage, il faut écouter les désirs comme les peurs de chacun pour faire naître un compromis qui conviendra aux deux partenaires. Il ne faut jamais jouer la carte du donnant-donnant.

Le petit chapeau mit en place sur la queue de Franck, les deux amants changèrent de position. Mon chéri en profita pour m’embrasser avec passion tandis que la belle tatouée s’agenouilla sur l’un des fauteuils, les avants bras en appui sur le dossier. La tête tournée elle me regarda guider d’une main sûre et décidée la queue enveloppée de plastique vers sa vulve.

Vas-y chéri… Baise-la bien… Tu ne peux pas savoir comment ça m’excite de vous mater, soufflai-je en suivant les mouvements de ce membre qui me donne tant de plaisir d’habitude et qui à cet instant en donnait à une autre.

Houuuu ouiiii vas-y ! Oui comme ça, s’excita Ludivine qui d’une main martyrisait plus ses seins qu’elle ne les caressait. Démonte-moi… Je ne suis pas en sucre…

Après m’être saisi de ce qui m’intéressait dans la poche de mon blouson je m’éloignai d’eux sans pour autant les perdre de vue. Un peu plus loin ma cible n’avait pas bougé d’un iota.

Ben alors mon chat ? Ce que tu vois ne te plaît pas ? 

Le jeune garçon devint rouge tomate. C’est à cet instant que je me rendis compte que la lumière de la salle s’était largement intensifiée.

Si… Je… Beaucoup… Madame, bafouilla-t-il.

En essayant de ne pas l’apeurer plus qu’il ne l’était déjà, je pris doucement sa main que je posai sur mon sexe. Ses premières caresses furent d’une maladresse confondante. Clitoris et vulve ne devaient être pour lui que des mots caractérisant des images sur papier glacé. Il n’y avait pas besoin d’avoir la science infuse pour comprendre que c’était la première fois qu’il touchait la nénette d’une fille.

Comment tu t’appelles chaton ?

Ma… Matthieu, bredouilla-t-il péniblement.

Tu veux que je m’occupe de toi Matthieu ?

J’employai volontairement un ton solennel. Je voulais absolument avoir son accord avant d’aller plus loin car, je n’avais aucun doute à ce sujet, cela serait sa première fois.

Je… Je ne sais pas… Madame…

Répond juste oui ou non mon chat.

Oui… Ma… Madame…

Alors laisse-toi faire Matthieu.

N’ayant pas envie qu’il me claque entre les doigts je l’invitai encore une fois à se calmer et à reprendre sa respiration. Ce conseil valait aussi d’ailleurs pour moi car mon excitation étant à son paroxysme, j’allais devoir redescendre dans les tours et faire preuve d’un minimum de contrôle.

J’hésitai sur la tactique à employer dans cette situation sachant que le jeune homme risquait de partir vite. Soit le faire venir une première fois dans ma bouche et m’atteler à le faire rebander par la suite, soit aller tout de suite à l’essentiel en tentant de retarder au maximum l’échéance.

Je jetai un coup d’œil en direction de Franck et de son amante du soir afin de voir où ils en étaient. Mon homme était allongé sur le sol et Ludivine le chevauchait allègrement. Cette fois totalement nue, ses énormes nichons siliconés ballottaient quand même au rythme de ses montées et descentes. Cette vision de mon chéri prenant un pied monstrueux avec une autre femme faillit me faire jouir sur place.

Le pantalon de Matthieu fit les frais de mon état et se retrouva bien vite enroulé sur ses chevilles. Ce que je n’avais pas prévu par contre dans les deux options que je m’étais fixées, c’est qu’il vienne dans son slip à peine avais-je posé ma main sur le tissu !

Dé… Désolé… Ma… Madame… Je…

Je ne pense pas que quelqu’un ait pu se sentir plus honteux que lui à cet instant, au point qu’il voulut se rhabiller pour s’enfuir.

Ce n’est rien Matthieu, essayai-je de le rassurer. Ce n’est rien mon chat. C’est normal.

Du coup il reprit place dans le fauteuil où il était assis en reposant ses mains sur les accoudoirs amovibles. Accompagnant mon geste d’un tendre sourire je baissais son sous-vêtement maculé de sperme qui rejoignit le pantalon. Sa verge poisseuse avait ramollie d’un coup sous les effets conjugués de l’orgasme et de la peur de paraître ridicule. Il n’avait pourtant aucune raison de l’être car les mouchoirs en papier mis à disposition des clients pas le propriétaire des lieux avaient commencé à être utilisés par bon nombre des autres hommes présents.

Tu veux continuer chaton ou j’arrête là ?

J’aime… J’aimerais continuer… Madame…

Une autre réponse m’aurait déçue, je l’avoue. Si Matthieu est loin de mes critères physiques pour un garçon, sa détresse sexuelle m’avait attendrie au point de fortement m’exciter. Arborant un large sourire rassurant sur mon visage, je pris son pénis tout recroquevillé entre mes doigts afin de le décalotter et approchai ma bouche de son gland luisant. Au premier contact de ma langue le jeune homme poussa un soupir venu du plus profond de sa gorge et lorsque je l’aspirai entre mes lèvres tous les muscles de son corps se tendirent. La vitesse avec laquelle il se remit à bander fut impressionnante mais annonçait aussi que l’éjaculation allait être aussi rapide. Aussi, doutant du fait qu’il puisse aisément repartir pour une troisième fois, j’appliquai consciencieusement un préservatif sur sa queue.

Détends-toi mon chat sinon tu ne vas pas avoir le temps d’en profiter…

Il essaya de répondre mais je ne lui en laissai pas le loisir puisque d’un baiser le plus doux possible je tentai de détourner son attention du fait que je cherchai à placer le bout de son pénis sur mon orifice. Son surpoids prépondérant ne me facilita pas la tâche, son ventre lourd m’empêchant de prendre la position adéquate au-dessus de lui. Cela aurait été plus simple en levrette mais il lui aurait été impossible de se contrôler.

Après plusieurs secondes d’une lutte intense contre les lois de la gravité, j’arrivai à faire en sorte que le jeune puceau connaisse pour la première la volupté d’un vagin. Il voulut crier mais aucun son ne sortit. Ses mains serrèrent de toute leur force les accoudoirs dès l’instant où je mis en marche mon bassin, signe d’une défaillance qui n’allait pas tarder. Et ce fut encore plus précoce que prévu…

Cette fois-ci la honte, la gêne et il faut bien le dire car l’inexpérience n’excuse pas tout, une bonne dose de goujaterie l’emportèrent. En effet, à peine m’étais-je dégagée de lui qu’il se rhabilla aussi vite qu’il le pu et partit presque en courant. Et comme si cela n’avait pas suffi, un abruti se prenant pour le tombeur de ces dames cru que ma frustration allait me donner envie de céder à ses pressantes avances. Ludivine et Franck ayant terminé, mon homme se chargea de lui faire comprendre de manière on ne peut plus claire que la main posée sur mes fesses était de trop. J’espère pour ce crétin qu’il est ambidextre sinon pas de lustrage de poireau pensant un moment vu l’état dans lequel se retrouvèrent ses doigts !

Ça va bébé ? 

Frustrée et énervée mais sinon ça va t’inquiète chéri, expliquai-je à Franck en baissant ma robe.

L’expérience n’est pas concluante alors, rajouta Ludivine. Désolée pour toi ma belle. 

Ce n’est pas de ta faute. Et puis cela nous a permis de te rencontrer. Mon chéri ne va pas s’en plaindre, hein ? 

Je lançai un clin d’œil à Franck qui répondit en passant ses bras autour de mes épaules.

Non je te confirme, je ne m’en plains pas du tout…

Trio de rires.

Tu veux venir passer un moment à la maison ? On a du champagne au frais, proposai-je à notre nouvelle amie.

Non, vraiment désolée mais il faut que je rentre, refusa-t-elle poliment. Ce n’est que partie remise car j’aurais beaucoup aimé soit dit en passant.

Nous échangeâmes nos coordonnées en nous promettant de nous revoir très vite.

Tu l’as épuisée ou quoi bébé ? J’étais persuadée qu’elle allait accepter. Comme quoi ce n’est pas ma soirée, fis-je encore énervée une fois que Ludivine s’était éloignée.

Elle est mariée et son mari n’est pas au courant de ses petites aventures. On a parlé un peu le temps que tu t’occupes de ton puceau. »

Hein ? Nooooooooon ?!?

Eh oui ! Comme toi j’étais scié bébé. Son mari est le roi du missionnaire à priori mais ça s’arrête là. Mais comme il est blindé… Ce sont ses propos je précise. 

Ah ouais je suis sur le cul !

A propos de ton cul… Le tien me ferait rebander même après être passé sur les 74 vierges, m’annonça ma moitié en accompagnant le tout d’une claque sur mon popotin.

En fait la soirée se termina excellemment…

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