Jeanne, entre hommes et femmes partie 2

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Frederic Gabriel


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JEANNE, ENTRE HOMMES ET FEMMES, PARTIE 2

Sa vie, Jeanne en était bien consciente, avait totalement basculé, le long de ces deux lignes. Il y avait d’un côté la relation intense qu’elle avait avec Louise, de l’autre ce rapprochement inattendu avec Paquito. Elle ne savait pas trop bien quoi faire de tout cela, aussi elle se convainquait qu’il fallait simplement vivre le moment présent.

Sa journée avec Louise avait à présent totalement évolué. Là où il n’y avait de par le passé que du travail, elles alternaient, travail, toujours intense, et sexe quand elles avaient l’une ou l’autre, envie, en allant chercher l’autre. Jeanne, au contact de celle qui était maintenant moins sa patronne et plus sa maîtresse, dans une relation qui allait au-delà des jalons posés au départ découvrait chaque jour les joies du sexe, et que celui-ci pouvait être varié.

Un matin, lorsqu’elle arriva, elle fut surprise de constater que la robe que portait Louise était tendue par une bosse qui semblait peu naturelle. Elle se demanda ce dont il s’agissait. Mais sa patronne ne semblait pas disposée à en dire plus. Elles se mirent donc au travail.

Jeanne comprenait bien que sa patronne jouait avec elle. Qu’elle attendait qu’elle lui pose la question fatidique. Ce qu’elle finit par faire.

Je vois que tu as une bosse sous ta jupe… C’est quoi ?

Une quéquette m’est poussée…

Ça, j’ai du mal à le croire.

Mais si, regarde.

Joignant la parole à l’acte, Louise défit la fermeture éclair de la jupe et tira celle-ci jusqu’au sol.

Jeanne resta interdite devant le spectacle offert. Elle n’avait jamais vu ça. Elle se demandait ce que c’était. Si Louise n’avait pas de culotte, par contre, autour du bas de son ventre, de ses hanches, et de son sexe, il y avait un véritable harnachement, des liens de cuir, qui maintenaient à sa taille une parodie de sexe, un sexe en cuir, qui imitait un long pénis dressé et deux testicules. Intriguée, elle s’approcha. Louise la laissa approcher, regarder et toucher. Le pénis reposait sur une espèce de socle qui dégageait une fente pour son sexe, de sorte, se dit Jeanne, qu’on pouvait ou qu’elle pouvait se caresser pendant qu’elle faisait aller et venir le pénis artificiel dans une bouche ou dans un sexe. Les lanières de part et d’autre, elles-mêmes reliées à une ceinture permettaient de stabiliser l’ensemble.

C’est un pénis artificiel. Tu as envie que je te prenne avec ? Tu es encore vierge ? Oui, j’imagine que oui.

En guise de réponse, Jeanne se laissa glisser sur la chaise tout près, pour avoir une position plus confortable, et elle entoura de sa main le pénis de cuir. Ce n’était qu’un ajout, un postiche collé à sa chair, et pourtant il était très facile de se laisser aller à penser que, en plus de la fente qui déchirait ses chairs, Louise était aussi dotée d’une queue qui lui serait poussée dans la nuit. Elle la caressa avec d’autant plus de chaleur, et d’envie. Avec un rien d’hésitation, elle amena sa bouche dessus, et parcourut le froid du cuir de ses lèvres, y laissant des traces de salive. Elle fut surprise de constater que Louise se tendit. Celle-ci lui expliqua :

Le socle sur lequel repose la queue en cuir appuie directement sur le pourtour de mon sexe… A partir du moment où tu le touches, ça frotte et ça me met dans tous mes états…

Jeanne n’avait qu’une envie. Celle qu’elle n’avait osé exprimer la veille avec Paquito. Elle se remplit la bouche du sexe de cuir, le faisant rentrer centimètre par centimètre en elle. Elle frémissait autant parce que, dans son esprit, c’était un vrai sexe, de chair, que parce que c’était celui de sa maîtresse…Elle l’emboucha aussi loin qu’elle le pouvait, puis fit aller et venir sa bouche dessus, folle de joie en constatant les manifestations de jouissance de sa patronne qui se tordait. Elle glissa un doigt dans la fente du support pour trouver un sexe ouvert et suintant, qui coulait d’abondance.

Viens sur le divan…J’ai envie de te prendre comme un homme prend une femme…

Jeanne eut envie de lui répondre que pour elle, elle était à la fois un homme et une femme à ce moment, une créature hermaphrodite qui avait à la fois une queue et une chatte…Un assemblage magique…

Le rôle du divan avait évolué au fil du temps… Elle se souvenait que quand elle était arrivée, il servait simplement pour y déposer des pièces d’étoffe ou des robes en voie de métamorphose. Aujourd’hui, Louise l’avait soigneusement dégagé pour leur permettre d’y appuyer leurs ébats… Ou pas…Guidant Jeanne en appuyant sur ses hanches, elle la fit basculer sur le divan à quatre pattes, sa croupe tendue vers elle. Louise avait fantasmé ce moment, comme bien d’autres, réalisés, ou encore en attente. Elle avait été fascinée, dès le premier jour, comment ne pas l’admettre, par la beauté de Jeanne. Ce n’était pas tant sa beauté, éclatant en elle-même, d’ailleurs, qui l’avait subjuguée mais plutôt cette sorte d’innocence rêveuse qui entourait la jeune femme. A la regarder, on avait le sentiment qu’il y avait en elle un potentiel énorme, qu’elle ignorait totalement. Qu’une fois qu’elle se serait auto-révélée et que le sexe aurait pris tout son sens, toute son envergure pour elle, elle ferait une merveilleuse amante avec qui passer des heures de bonheur, dans la sensualité et l’imagination. C’était quelque chose qui était entrain de se mettre en place, et qui la remuait profondément.

Elle laissa son regard glisser sur la peau blanche du dos de la jeune femme, arriver jusqu’à la croupe pleine que la position ouvrait suffisamment pour qu’elle puisse apercevoir l’œillet plissé de son anus, au creux de sa chair. Plus bas, sa vulve était toute gonflée, ouverte, et des filets de sécrétion en pendaient.

Jeanne eut un frémissement quand la tête du gode vint appuyer sur sa fesse gauche. Premier contact. Louise se mit à caresser la surface de sa croupe avec la tête de cuir, restant volontairement loin de ses muqueuses. La jeune femme poussa un petit gémissement.

Tu veux que je vienne en toi, demanda-t-elle à Jeanne ?

Hmmm… gémit Jeanne.

Tu es bien sûre ?

Hmmm…

Tu veux que je te pénètre ?

D’accord.

Je n’entends rien… Qu’est-ce que tu dis ?

Oui, cria presque Jeanne.

Tu veux que je vienne dans ta chatte ou dans ton anus ?

Je sais rien, je sais plus rien, cria Jeanne… Rentre… Je veux que tu viennes dedans… Peu importe que ce soit devant ou derrière.

Louise aimait jouer ainsi avec la jeune femme. Elle sentait en elle un tel désir, une telle envie d’être prise… Elle n’était plus qu’un morceau de chair pantelant de désir.

Elle fit descendre le membre de plastique dans le sillon, frôlant l’anus ce qui fit gémir Jeanne… Elle appuya la tête de cuir contre le sillon, puis arriva sur la vulve toute gonflée de désir, semi-ouverte, béante de désir, qui n’attendait plus que le membre de plastique.

Ç’aurait été trop simple si elle était simplement rentrée en elle comme cela, en poussant le pessaire… Elle commença par appuyer la tête de cuir sur les lèvres, et à faire bouger celle-ci… Jeanne perdit totalement le contrôle, et cela plut à Louise… Elle sentait le corps frémir, trembler, Jeanne gémir… Le signe le plus évident de son plaisir et de sa perte de contrôle c’était que son sexe coulait, en de multiples fils de sécrétions qui pendaient, et s’étiraient jusqu’au divan, qui en verrait d’autres. Louise la frotta longuement, avant de pousser le pénis postiche en elle de quelques millimètres. La jeune femme tendit sa vulve vers l’arrière, avec le désir d’en faire rentrer plus. Louise resta immobile, puis, au moment où Jeanne n’espérait plus rien, elle se mit à glisser en elle. Elle prit son temps, voulant rentrer non pas centimètre par centimètre mais millimètre par millimètre… Elle sentit une tension dans le corps de sa partenaire, surprise de percevoir en elle une sorte de râle qui montait… Elle fut enfin totalement gainée par les parois de son vagin, avec le bout du pénis de cuir contre son utérus… Elle resta un moment immobile, avant de se mettre à aller et venir… Consciente qu’elle se sentait la maîtresse du jeu, mais que le moindre mouvement, si infime soit-il, lui mettait le feu au ventre… C’était bien l’histoire de l’arroseur arrosé… Elle se mit à gémir…

Pour l’une comme pour l’autre, les moments qui suivirent ne furent que pur plaisir, loin du monde déchaîné… Plaisir qui montait pour l’une comme pour l’autre, alors que Louise faisait aller et venir la queue de plastique dans la vulve de sa partenaire, et que le socle frottait impitoyablement autour de ses chairs les plus intimes… Elle se mit à crier, en sentant qu’un orgasme qu’elle n’avait pas anticipé la déchirait, se figea un instant, consciente qu’elle devait à sa partenaire de la faire jouir, elle aussi… Elle sentit la jeune femme se tendre, crier elle aussi…

Pourtant, cela ne lui suffisait pas…Elle lui demanda, en reprenant ses esprits :

Tu veux jouir autrement ?

Jeanne tourna la tête pour la regarder.

Je prendrai tout ce qui viendra de toi… Tu as tellement à m’apprendre, sur tant de plans…

Louise s’éclipsa quelques instants, pour finalement revenir avec une petite boite, type boite à bonbons, qu’elle dévissa. L’intérieur était rempli d’une crème blanche, presque translucide. Elle en cueillit un peu plus qu’une noisette au bout des doigts et entreprit d’en enduire le pénis de cuir, tout luisant de cette sorte de graisse.

Ça rentrera mieux !

S’il manquait à Jeanne beaucoup d’informations, elle avait quand même une idée très précise de ce que Louise comptait faire. Ça aurait du lui faire peur, au contraire elle en avait très envie. Tout ce qui venait de Louise lui faisait envie.

Comme c’est la première fois, ça rentrera mieux les fois suivantes, ce qu’on va faire, c’est que tu vas faire comme si tu chiais…Tu vas pousser, et je vais rentrer dedans… Après, ça viendra tout seul… Les fois suivantes, ta muqueuse sera bien assouplie.

Obéissant, Jeanne força comme si elle voulait déféquer, et ce faisant, s’ouvrit. On voyait bien, même si l’ouverture n’était pas immense, l’épaisseur de la muqueuse striée, et au-delà, la chair rectale, rouge et humide. Elle sentit Louise venir se poser sur elle, et l’encouragea :

Vas-y, encule-moi ! Mets-moi là toute, jusqu’au dernier centimètre. Je veux qu’il n’y ait rien dehors.

Comme tu voudras, ma chérie…

Le pessaire pénétra sans mal. Jeanne n’eut vraiment conscience de sa présence que quand il fut aux trois-quarts en elle. La sensation fut très forte .Parce que son rectum était plus étroit, elle eut réellement la sensation d’être remplie… C’était… Au-delà de ce qu’elle avait pu imaginer. Elle ouvrit la bouche, sentit que de la bave coulait de sa bouche, en écho à ces sécrétions que crachait son sexe, béant d’excitation. Elle amena ses doigts à son clitoris, et le frotta, pendant que Louise allait et venait en elle. Il n’avait jamais sans doute été aussi gros et certainement pas quand elle se caressait seule.

Elle jouit en éjaculant un torrent de sécrétions, comme ça ne lui était jamais arrivé, quelque chose issu du plus profond de ses tripes, des jets blancs qui ressemblaient un peu à du sperme, alors même qu’elle sentait Louise jouir dans son dos, mise à vif par le frottement du socle autour de son sexe.

Il y a des journées que l’on peut penser marquées par le sort, parfaites sans que rien ne vienne les entacher. Tout vous amène à un sentiment d’un agencement impeccable.

Après, Louise avait gardé l’appareillage. Elles s’étaient remises au travail, le sexe encore poisseux. Ç’avait été après le repas qu’elle avait retroussé sa robe et qu’elle lui avait dit, défaisant le harnachement et se retrouvant le sexe et les fesses nues :

Demain, ce sera toi qui le portera… Tu deviendras un homme, une queue te poussera, et tu pourras me baiser.

La perspective tournait dans sa tête alors qu’elle remontait chez elle.

Ce qu’elle trouvait merveilleux, c’était de songer à tout ce qui était possible entre Louise et elle. Un chemin de possibilités infinies, qu’elle ne pouvait même pas imaginer, se dessinait.

Elle était plongée dans ses pensées quand elle aperçut Paquito. Il était revenu à la place que, finalement, il préférait. Calé au deuxième étage de la maison en construction, le sexe à la main, il se masturbait.

Mu par une pulsion qu’elle aurait sans doute retenue encore la veille, mais que les événements de la journée avaient libérée, elle partir en direction de la maison. Il n’y avait pas encore de porte d’entrée, elle put donc sans mal pénétrer à l’intérieur du bâtiment, trouva l’escalier rudimentaire, des marches de béton, et partit pour l’étage.

Elle comprit en arrivant pourquoi il se positionnait là : on voyait loin, la zone récemment urbanisée, et, au-delà, les champs qui le seraient un jour.

Il sembla la reconnaître. Elle se laissa tomber près de lui, à genoux. Sans la moindre hésitation, elle plongea de la bouche sur le membre, l’engloutissant à moitié, émerveillée de la sensation tellement différente du pénis de cuir. La chair était douce et chaude, et presque immédiatement, du liquide pré-séminal sortit du méat et coula dans sa bouche… Elle avait gainé la moitié du membre. Elle le lâcha et dit au jeune homme :

Tu dois tenir aussi longtemps que tu peux, ça sera meilleur pour toi. Tu comprends ?   

Son regard lui dit que oui. Elle replongea sur le membre, et le reprit dans sa bouche, le caressant simplement en allant et venant dessus. Il tint plus qu’elle ne l’aurait imaginé, finissant par cracher sa semence. Jeanne fut surprise lorsque le sperme vint frapper l’intérieur de sa joue, mais, parce qu’elle aima immédiatement la sensation de ce liquide épais au goût âcre, elle se força à garder la bouche close, pour tout le boire.

Elle se redressa, gardant le goût en elle. Paquito lui sourit et elle lui sourit en retour.

Oui, finalement, se dit-elle en rentrant chez elle, tout était possible, même ce qu’on croyait encore peu de temps avant impossible, et elle avait la vie devant elle pour le découvrir.

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