La fille qui voulait voir la mer (3)

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mia michael


BDSMsoubrettesoumission et domination



LA FILLE QUI VOULAIT VOIR LA MER (3)

Bon… je respire calmement. Je cherche un peu et puis je trouve la cuisine. Assises autour d’une table, il y a une femme d’une trentaine d’années, assez jolie et bien en chair, qui lit un magazine. En face d’elle, il y a une jolie métisse occupée à éplucher des légumes. Elle a un uniforme semblable au mien. Quand je dis jolie, je suis loin de la vérité : elle est ravissante. Elle a des grands yeux, un petit nez, une bouche trop belle… Je fais une révérence et je dis :

— Bonjour Madame, bonjour Mademoiselle, je suis Mona, la nouvelle bonne à votre service.

La métisse éclate de rire, tandis que la femme brune lui dit :

— Enfin une bonne stylée, c’est pas comme toi, Lucia.

La métisse répond :

— Mais je vous fais aussi la révérence, Madame.

— Pas aussi bien qu’elle.

La métisse se lève et vient m’embrasser. Ouf ! Pour elle, j’existe en tant que personne.

Je lui explique pourquoi j’ai les larmes aux yeux :

— Je n’ai pas l’habitude et il y a des gens dans la salle à manger qui m’ont engueulée…

— Tu es tombée sur Madame Gomez, c’est une emmerdeuse.

Ça ne plaît pas à Madame Simone, qui lui dit :

— Ce n’est pas tes affaires Lucia. Tu as envie de nettoyer les ponts à la place des matelots ?

— Pardon Madame, mais…

— Mais rien, tais-toi…

Oh, que j’en ai marre d’être ici ! Elle se tourne vers moi pour me dire :

— Je suis Madame Simone, la cuisinière, et cette petite malpolie (elle me désigne la métisse), c’est l’autre bonne.

— Oui Madame, c’est la première fois que je suis en service…

On t’expliquera ce que tu dois faire. C’est Mademoiselle Carole, la fille de Madame qui s’occupe des domestiques. Tu vas aller servir l’apéritif avec Lucia. Madame voudra sûrement te présenter aux autres.

Après s’être levée, Lucia lui demande :

On y va, Madame Simone ?

— C’est ce que je viens de dire, non ?

— Oui, Madame Simone.

La métisse vient près de moi pour me pousser du coude. On fait une révérence avant de sortir.

Elle m’explique  :

— Fais pas attention, elle a ses règles et Carole lui a passé un savon. D’habitude, elle me fout la paix.

Toujours au bord des larmes, je lui dis :

— À part vous, tout le monde est très désagréable ici.

— D’abord, tu peux me tutoyer. Ensuite, c’est vrai que les riches se croient tout permis, mais on s’en fout, ils paient en conséquence…

— Oui, mais…

Elle me coupe :

On en parlera plus tard. Viens, il faut pas traîner.

On va à l’arrière du bateau. Il y a des gens assis, d’autres qui arrivent.

Lucia me souffle :

— Présente-toi.

Je fais une révérence et je répète ce que la grosse blonde m’a dit de dire :

— Bonjour, je m’appelle Mona, je suis la nouvelle bonne à votre service.

Les gens me jettent un coup d’œil indifférent. Madame me fait signe de venir près d’elle et elle me dit :

— Regardez bien comment fait, Lucia.

— Oui Madame.

Je vais près de Lucia qui demande aux gens ce qu’ils veulent boire. Elle ne note rien. On retourne à la cuisine. Madame Simone cuisine sans faire attention à nous.

On prépare les boissons sur deux plateaux : coca, daiquiri, scotch, jus de pamplemousse, chips…

Ensuite on va à l’arrière. Lucia sert tout le monde, je la suis avec un plateau. Comment on fait quand la mer est très agitée ?

Quand tout le monde est servi, j’entends Carole qui dit :

— Lucia, mon petit singe préféré. J’ai chaud, viens me faire de l’air avec ton plateau.

Oooh ! Je suis vraiment scandalisée qu’elle l’appelle « petit singe ».

Lucia s’approche d’elle en souriant et balance son plateau de bas en haut, tandis que Carole lève les bras pour s’aérer les aisselles.

Tout le monde a l’air de trouver la plaisanterie amusante. La mère de Carole lui dit en souriant :

— Tu exagères.

— Ben quoi M’man, Lucia est ma petite esclave. Ce serait d’ailleurs bien qu’elle soit toute nue et qu’elle m’évente avec une feuille de palmier. Tu aimerais faire ça, Lucia ?

— Oh, oui, Maitwesse !

— C’est bien, tu es une bonne petite négresse.

Lucia vient près de moi, me donne un coup de coude, on fait une révérence avant de retourner à la cuisine.

Je lui dis :

— Quelle garce !

— Mais non, elle joue. Je m’en fous, de toute façon… Elle peut me traiter de négresse, d’esclave ou même de singe, qu’est-ce que j’en ai à faire ? D’ailleurs, quand j’ai eu besoin d’un coup de main, j’ai pu compter sur elle. Les choses ne sont pas blanches ou noire, Mona.

Je réponds en imitant son accent : « Oui Maitwesse ».

Elle rit, moi aussi. Autant le prendre à la plaisanterie, comme elle !

Madame Simone sort la tête de la cuisine pour nous engueuler :

— Vous n’êtes pas là pour discuter. Tu as envie d’être punie, Lucia ?

— Non, pardon Madame Simone, mais Mona est…

— Je m’en fous. Faites votre service en silence, dernier avertissement Lucia.

— Oui, Madame Simone.

Comme je fais une drôle de tête, genre le menton qui tremble comme un bébé qui va pleurer, elle me dit tout bas :

— N’aie pas peur, je vais la calmer.

Ensuite elle va près de la cuisinière pour lui dire :

— Excusez-nous Madame Simone, c’est son premier jour…

— Ouais…

On termine de servir l’apéritif, puis il faut servir le repas… Ils mangent à l’arrière du bateau, sous une toile qui s’est déroulée automatiquement. Lucia et moi, on court pour les servir…

Ce n’est pas à deux heures qu’on a quartier libre, mais seulement à trois heures. Madame Simone fait la sieste, tant mieux. On peut enfin manger et c’est bon, puisqu’il s’agit de la même chose qu’eux… Lucia me dit :

— Tu vois, on n’est pas obligée de manger les restes.

Elle rit en voyant ma tête. Manquerait plus qu’on doive manger leurs restes !

Enfin, on le fait quand même un peu, puisqu’on se partage une petite boîte de vrai caviar à peine entamée. C’est délicieux. Quand on a fini, elle me dit :

— Viens, on va se balader.

Elle me dit s’appeler en réalité Joséphine et venir de Sainte Lucie, dans les Antilles. Comme Carole n’aimait pas Joséphine, elle l’a rebaptisée Lucia.

Lucia-Joséphine me parle des gens qui sont sur le bateau. Il y a Monsieur et Madame Gomez avec leurs enfants, un garçon et une fille qui ont environ mon âge, plus un autre couple d’une cinquantaine d’années, Monsieur et Madame Jacquot. Ensuite le capitaine et son second, John, qui est le mari de Madame Simone. Enfin, deux matelots, Marc et Sylvain, et Franck, chargé de la sécurité.

Je lui demande :

— Comme un mercenaire ?

— Oui, il est armé. On est très loin de la Somalie, mais il peut y avoir des pirates partout.

Charmant !

En faisant le tour du bateau, arrivées près de l’avant, je prends sa main. Ça me rassure. Devant un escalier qui va vers les ponts supérieurs, elle me dit :

— Maintenant tu dois lâcher ma main, petite fille.

— Pardon, je suis tellement stressée…

— Fais ce que te dit Carole, c’est le plus important. Elle veut juste qu’on lui obéisse.

De toute façon, comme je n’ai plus le choix…

— Ils sont exigeants, mais on est bien payées. Surtout, ne discute jamais avec Carole. Même si tu as raison, tu t’excuses le plus platement possible et ça passera.

On ne m’a rien dit de ce que je devrai faire…

— Nous sommes à leur disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Enfin, ça, c’est la théorie. Tu pourras dormir, sauf une ou deux fois par semaine, maximum, où ils te dérangeront la nuit. On est libres l’après-midi, de deux à quatre heures.

On a le droit de nager ?

— Ah non, pas de domestiques dans leur piscine. Tu penses, ils ne voudraient jamais d’une bonne ou d’une négresse dans leur eau tellement pure et comme je suis les deux…

Elle rit en disant ça.

On monte jusqu’à une petite cabine où se trouve le Capitaine. Elle me présente. Il m’embrasse avant de me complimenter :

— Madame sait choisir son personnel, tu es ravissante.

— Merci, capitaine, vous êtes gentil, vous.

— Tu sais, les riches…

Oh, oui, je m’en rends compte… à mes dépens.

La vue dans cette cabine est très belle. Un de mes plus grands désirs était de voir la mer, je suis servie.

En se baladant, Lucia m’explique ce qu’on devra faire le lendemain : servir le petit déjeuner, nettoyer les cabines, ranger, préparer le déjeuner, puis le servir après l’apéritif. Deux heures de liberté, ensuite préparer le repas du soir et encore le servir…

C’est presque de l’esclavage !

Ce soir, le repas sera servi à l’intérieur, car le vent s’est levé. J’imite tout ce que fait Lucia. À dix heures, on doit faire la vaisselle, car Madame n’aime pas que ça traîne. Heureusement qu’il y a un lave-vaisselle. Vers onze heures, on va se coucher. Il fait tellement chaud dans notre petite cabine que Lucia me prévient :

— Tu sais, je dors à poils.

— Euh… Oui.

Moi non, je garde ma culotte.

On se couche sur le côté, l’une derrière l’autre. Elle devant, moi derrière. Mes seins frôlent son dos, elle rit et me dit :

— Tu me chatouilles, c’est encore mieux que tu t’appuies.

Je me laisse aller contre sa peau douce et moite. Je suis hétéro, mais, bon, c’est émouvant… Vu notre degré de fatigue, on s’endort rapidement.

A suivre.

 

Vous allez adorer mon nouveau livre Samia, fille du voyage avec 63 dessins de Bruce Morgan
http://www.lamusardine.com/P32760-samia-fille-du-voyage-morgan-bruce-michael-mia.html.

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Retrouvez les autres histoires de Mia Michael :

https://www.meshistoiresporno.com/author/mia-michael/

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  1. fred le à
    fred

    ce sont des passages de votre livre me semble t il et pas une histoire ou un chapitre d’une histoire écrite spécialement.
    Vous manquez d’idées !!
    Certains auteurs amateurs en ont plus que vous.
    Dommage

  2. mia michael le à
    mia michael

    à Fred : je publie un livre qui est sur Amazon, sans exclusivité. Et, sinon, je ne maque d’idées. J’écris un nouvel épisode illustré par Bruce Morgan toutes les semaines et mon 13ème livre va paraître à la Musardine le mois prochain. Feriez-vous partie des auteurs amateurs qui ont plus d’idées que moi ??

  3. mia michael le à
    mia michael

    je ne manque pas d’idées au lieu de je ne maque pas… trop de boulot avec le confinement, je vais trop vite !

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