LE FANTASME DE LOLA

La chaleur dehors était étouffante. Le bruit des cigales enveloppait le vieux mas perdu au milieu des châtaigniers. Lola était allongée sur son lit, sur le dos, les yeux grands ouverts. Ses douces jambes dépassant de sa courte et légère robe d’été. Malgré sa grande torpeur, il lui était impossible de sombrer dans le sommeil d’une sieste réparatrice. La maison était silencieuse. Ses parents dormaient probablement ou profitait de ce jours de vacances pour se câliner sous leurs draps. Comme toujours quand elle passait quelques jours avec ses parents dans leur maison de vacances, isolée dans la campagne au nord de Montpellier, Lola s’ennuyait ferme. Et comme toujours de cet ennui naissait une grande torpeur, peuplée de pensées érotiques. Pendant ces longues après-midi, ses fantasmes la hantaient. Et elle ressentait au fond d’elle des envies qui lui tordaient le ventre. Une fois, deux fois, dix fois par après midi, ses doigts descendaient vers son bas-ventre pour calmer ces envies. Mais cette année, il lui apparaissait clairement combien cela ne suffirait pas.

L’année d’avant, ses parents avaient finalement cédé à sa revendication pour son dix-huitième anniversaire. Elle s’ennuyait trop et s’ils voulaient qu’elle continue à les accompagner pendant leur semaine de vacances ici, il lui fallait un scooter. Elle adorait maintenant rouler dans la campagne sur son petit Vespa bleu acidulé, juste vêtue d’une petite robe légère et d’un petit casque bol, au grand dam de son père. De ces virées était née une idée, un plan, qui au fil de son ennui devenait une obsession. 

En bas, dans la plaine, la vieille route avait été doublée par une grande nationale bien large. Et les anciens virages formaient autant de zone de parking, ombragée, isolée, uniquement habitées par les cigales et leur vacarme assourdissant. L’année dernière, arrêtée sur une de ces zones, Pour faire une petite pause, Lola avait vu une voiture blanche s’arrêter et un homme était venu à elle pour lui demander si elle avait besoin d’aide. Lola avait gentiment répondu par la négative. Mais du haut de ses dix-huit ans, elle avait bien capté la lueur ambiguë dans le regard de cet homme qui avait peut-être l’âge de son père. En prenant son temps, L’homme avait détaillé son corps de jeune fille, ses fines jambes bronzées, son ventre plat, ses seins généreux, ses jolies lèvres boudeuses, ses beaux yeux verts, sa petite frange brune. Son regard s’était minutieusement repu de chaque centimètre de la jeune fille. Mais face à l’ingénuité de Lola, l’homme avait repris la route, laissant Lola troublée. Sous l’ombre des arbres de cette petite route, au milieu des cigales, une envie sourde était née dans son ventre. Si l’homme avait pu revenir… mais il n’était pas revenu. Et ce trouble insatisfait tournait aujourd’hui à l’obsession. 

En regardant le plafond de sa chambre, Lola passait et repassait son plan dans sa tête. C’était à la fois simple et incroyablement audacieux, dangereux peut être aussi… mais aujourd’hui c’était décidé, elle devait mettre son plan à exécution. 

Après avoir pris une douche rafraîchissante et avoir remis sa légère et courte robe d’été verte, Lola enfila son casque, enfourcha son petit Vespa et descendit la petite route sinueuse qui descendait vers la plaine. Elle était dans un état second. Son cerveau lui commandait de ne pas revenir sur ce petit parking isolé, mais la sourde excitation qui lui tordait le ventre la poussait à passer outre. 

Les cigales étaient toujours là, obsédantes. Lola avait garé son Vespa près d’un arbre, retiré avec un petit chiffon la durite du réservoir, et vidé l’essence dans une bouteille vide. Et puis elle avait attendu, regardant les rares voitures passer avec une envie teintée d’angoisse. 

Quand la vielle camionnette se rangea sur le parking, Lola ne put réprimer sa surprise. Elle n’avait pas imaginé ce type de véhicule et de conducteur. Mais le plan était radical. Elle devait laisser le hasard choisir, ne pas sélectionner celui qui pourrait abuser d’elle. 

L’homme avait la bonne cinquantaine, un pantalon militaire kaki, un tee-shirt blanc sale qui ne masquait pas son estomac rebondi. Il revenait ou allait visiblement au travail, vu l’état de ses grosses mains caleuses habituées à travailler la terre. Il était mal rasé et son visage était à moitié masqué par de grosses lunettes en écaille. Rien à voir avec le quadra séduisant de l’année précédente. L’angoisse de Lola atteignit son paroxysme quand l’homme lui demanda si elle avait un problème. La grosse voix rocailleuse au fort accent méridional résonnait dans sa tête, et c’est comme dans un rêve qu’elle lui dit être en panne sèche, impuissante sur cette zone isolée à des kilomètres de la première station service. 

L’éclat de rire couvrit un instant le bruit des cigales. La jeune fille avait beaucoup de chance d’être tombée sur lui qui ne partait jamais sans son bidon d’essence, essentiel pour alimenter les outils dans sa camionnette. Cinq minutes lui suffirent pour ouvrir la porte arrière, extraire d’un gigantesque fouillis un bidon rouge, et remplir le réservoir du scooter sous le regard de Lola. 

L’opération terminée, son attitude paternaliste cessa quand Lola lui demanda de sa petite voix comment elle pourrait le remercier. Une lueur s’allumait dans les yeux de l’homme, mal cachée par les grosses lunettes en écaille. Sa grosse voix rocailleuse sonna un peu faux en cherchant le ton de la plaisanterie. Une aussi jolie jeune fille pouvait évidemment facilement le remercier, de plusieurs manières. 

C’était l’instant redouté par Lola poussée par son envie sourde de s’abandonner à un inconnu. Bravant son angoisse, regardant le sol à ses pieds devant elle, elle lui demanda de dire simplement ce qu il souhaitait. L’homme eut un rire nerveux. Il se dirigea vers la camionnette en la prenant par la main. Le contact avec sa main râpeuse la fit frissonner. Il ouvrit la portière, s’assit sur le marchepied maculé de terre, caché de la route par la camionnette et sa portière. D’un ordre sec il commanda à Lola de relever sa courte robe pour lui montrer son bas ventre. Puis il lui ordonna de baisser sa petite culotte blanche en coton à mi cuisse. Lola obéissait comme dans une automate sans le regarder. Elle entendit l’homme ouvrir sa large ceinture de cuir, et baisser sa braguette. Puis elle sentit la main de l’homme se poser sur son épaule pour la faire s’agenouiller devant lui avec une force à laquelle elle ne pouvait pas résister. Une fois accroupie devant lui, Lola avait le sexe de l’homme à quelques centimètres de son visage. Il était noueux, épais et sombre. L’odeur était très forte, le résultat d’une journée de travail dans les champs. L’homme prit plaisir a simplement le frotter sur le visage frais de Lola, sur sa frange, sur ses joues, son nez, ses petites lèvres boudeuses. Lola n’avait jamais embrassé de sexe. Ses jeunes flirts n’avait jamais osé le lui demander, et elle n’avait jamais osé prendre cette initiative. L’homme lui n’avait pas ce genre de scrupule. Il lui ordonna de sortir la langue et quand elle obéit, il frotta son gland décalotté dessus. Le goût était aussi épouvantable que l’odeur. Mais Lola ne retira pas ses lèvres quand il s’enfonça dans sa bouche. Elle voulait être toute entière à son plaisir à lui, sans concession, dans un abandon total. En la prenant par les cheveux, il commença à aller et venir dans cette bouche docile, de plus en plus profondément, d’abord doucement puis avec force. Il prit son temps, la caresse durait depuis de longue minute quand il jouit dans sa bouche à longs traits, se soulageant visiblement de plusieurs jours d’abstinence. Dans un mouvement réflexe, Lola tenta de se reculer pour échapper à la sensation du goût, très fort, et au volume de sperme qui emplissait sa bouche. Mais l’homme maintenait sa tête d’une main ferme, et Lola dut avaler le liquide visqueux, jusqu’à la dernière goutte. Quand il se retira, il essuya les derniers restes dans ses cheveux, usant de sa sage petite coupe au carré comme d’un mouchoir. 

Quand elle put se relever elle se sentait souillée et sale comme jamais. Le goût était encore très profondément ancré en elle et semblait ne jamais devoir disparaître. Une fois son plaisir assouvi, L’homme ne s’était pas attardé. Il était parti en lui intimant l’ordre de revenir la, le lendemain, à la même heure, en la menaçant de la retrouver chez elle si elle n’obéissait pas. À cet instant elle n’avait aucune intention de revenir, même si sa frustration restait extrême, et sa petite culotte de coton totalement trempée par le liquide qui coulait à flot de son sexe.

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