MAUD ET LÉO

Chapitre 3

Nue, parfumée de mélia. Il aimait cette odeur à la fois douce et enivrante. Elle portait simplement un tanga de cuir muni d’un gode ceinture en silicone luisant et des bas noirs prolongés d’escarpins aux talons hauts et effilés. Le lubrifiant bio inodore coulait sur cette queue artificielle. Léo était allongé sur un lit, simplement éclairé d’un rais de lumière pâle, son cul offert.

Il aurait aimé une caresse, sentir sa langue dans son cul. Il avait souvent eu ce fantasme, celui de sa bouche qui avale le sexe en érection, les couilles, sa langue qui lèche le cul offert et ouvert. Il n’en était rien. Maud maintenait fermement Léo dans sa position à la limite de l’asphyxie.

Il sentit un doigt tendu le pénétrer, puis deux. Cette pénétration surprise lui arracha un cri de douleur. Léo ferma les yeux lorsqu’il se sentit comblé doucement puis fermement. Un plaisir sauvage l’envahit au rythme des aller-retours du gode qui s’enfonçait toujours plus profond. Son souffle rauque s’accéléra ; il soupira, il gémit. Léo s’agita, se débattit tandis que Maud accéléra ses mouvements. Le gode disparut complètement dans son cul.

Il acquiesça en haletant. Rien n’arrêtait le mouvement – jusqu’à la jouissance accompagnée d’un gémissement. Maud ne dit rien. Elle prenait plaisir à dominer, attacher, baiser, enfoncer un gode dans son cul dévasté. « Je vais jouir », dit-il d’un souffle.

C’est le réveil.

Maud lui envoya un message : rejoignez-moi !

Chapitre 4

Léo se rendit à la convocation de Maud. Elle habitait 58 rue des mélias, dans un petit village du sud de la France. Il faisait beau ce jour-là, en ce début de printemps lumineux. Les odeurs du parc mitoyen l’envahirent ; il était très excité à l’idée de ce rendez-vous. Pourtant il poursuivit la marche dans les rues du quartier pour maîtriser son appréhension. Léo ne connaissait de Maud que leurs échanges épistolaires. Il se questionnait sur cette femme : elle pouvait écrire des textes érotiques, crus.

Qui était-elle ? Comment était-elle ?

Léo l’imaginait belle, séduisante, voire sexy et salope, bien sûr, au comble de ses fantasmes. Une femme marchait devant lui. Il la remarqua alors, un coup de klaxon le sortant de ses rêveries érotiques. Ostensiblement Léo s’approcha de la silhouette fine, le cul roulant à chaque pas, moulé dans une jupe courte. Elle portait des escarpins à brides qui enlaçaient ses mollets musclés. Elle lui jeta un regard furtif. L’inquiétude transparaissait. La silhouette s’effaça, laissant des effluves boisées sur son chemin.

Léo tourna dans la rue des mélias et s’arrêta devant la lourde porte au numéro 58. Il sonna, trois coups brefs comme convenu, avec un sentiment à la fois anxieux et excité. Une femme ouvrit doucement la porte et le laissa pénétrer dans un couloir très sombre. Il ne remarqua pas de suite la beauté de cette femme qui paraissait jeune et … entièrement nue. Elle dégageait un parfum capiteux. Son excitation, née de la rencontre fortuite avec la femme de la rue, ne s’évanouit pas.

Il la suivit dans le couloir, qui s’ouvrait sur une pièce plus lumineuse meublée façon « boudoir indien ». C’est à cet instant qu’il remarqua le plug anal émergeant du cul de la belle inconnue et lui donnant une démarche lente et chaloupée. Léo comprit que cette femme était soumise aux désirs de Maud pour un jeu érotique. Une onde de plaisir électrisa tout son corps. Il la plaqua subitement au mur et l’embrassa dans le cou et sur les seins, qui pointaient déjà à ce simple assaut. Leurs langues se lièrent. Léo parcourut de ses mains le corps huilé de la belle.

Il la retourna face contre le mur en dégageant le cul, les jambes légèrement écartées. Sa respiration s’accéléra ; elle soupirait à ses pressions et ses morsures dans le dos. Lui tenant fermement les deux mains Léo retira le gode. La mouille déjà abondante facilita ce mouvement et sans plus attendre il s’enfonça dans son cul parfaitement préparé par Maud. Il donna des coups de reins sur un rythme de plus en plus soutenu, de plus en plus fort, lui arrachant des cris rauques à chaque saillie au plus profond de ses entrailles.

Léo exerçait une forte pression dans son dos, claquait son cul entre deux coups de queue. L’inconnue gémissait, appelait encore plus de sauvagerie et à se faire défoncer. Il n’en fallut pas plus pour que la jouissance de Léo arrive à son apogée. Un flot de sperme s’écoula au fond du cul inondé. Il la tenait toujours plaquée au mur, transpirant, mêlant leurs odeurs.

Elle jeta à Léo un regard plein de connivence. Même dévasté par le plaisir son visage était beau. D’une beauté animale. Le maquillage coulait autour de ses grands yeux bleus.

Léo relâcha la pression ; sans un mot il la laissa se dégager. Elle prit une enveloppe sur la table basse et la lui remit avant de le raccompagner à la porte.

La porte se referma derrière lui. Dans la rue le vent s’était levé.

Comme au sortir d’un rêve il ouvrit l’enveloppe et lut les quelques mots couchés sur le papier d’une encre violette : « J’espère que vous avez pris plaisir à mon cadeau. Préparez-vous à un nouveau rôle pour une prochaine rencontre ».

Ces quelques mots énigmatiques poursuivirent Léo sur tout le chemin de retour.

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? N’OUBLIEZ PAS DE LA COMMENTER ET DE LA PARTAGER !

***

Retrouvez les autres histoires de Pierre Albin Teillaud :

http://www.meshistoiresporno.com/author/pierre-albin-teillaud/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *