Maud et Léo ou « Initiation(s) » – Prologue

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Pierre Albin


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MAUD ET LÉO OU « INITIATION(S) » – PROLOGUE

Léo dort d’un sommeil agité et dans un lieu inhabituel après une longue journée chargée d’émotion.

Il se réveille nu sur une plage ; de grands espaces le séparent de personnes également nues. Il vient souvent ici. Non pas pour la baignade, non pas pour courir, transpirer, entretenir son corps qui en aurait pourtant bien eu besoin, mais pour assouvir d’autres besoins.

Léo fréquente cette plage depuis l’époque où la nudité était répréhensible ; toujours son maillot à portée de main. Il apprécie les longues promenades dans les forêts de pin. Pour lui, ce n’est pas un paysage monotone. Les dunes révèlent bien des secrets de la nature et les rencontres impromptues avec chevreuils, sangliers, renards ne sont pas rares.

Refuge de fraîcheur toute relative quand le soleil frappe en pleine journée, les sous-bois exhalent des odeurs naturelles, musquées. Avez-vous déjà senti l’odeur âcre de l’immortelle des dunes, la bien nommée ?

S’il existait une fragrance extraite de l’arôme d’immortelle ce serait sûrement un parfum d’amour décuplant le désir que les sous-bois abritent avec discrétion. Léo aime les rencontres charnelles dans cet environnement propice.

Il apprécie aussi la solitude, la douceur du vent et la chaleur sur son corps, qui entraînent une érection que sa main entretient. Il scrute l’horizon, la mer, les corps allongés çà et là, à peine distincts et se remet à lire. Lire à la plage, quand l’été s’étire, et que les derniers touristes ont pour la plupart repris le chemin du retour ; Léo se complaît à cette oisiveté.

Il est perdu dans ses pensées lorsqu’il aperçoit au loin la silhouette en contre-jour d’une femme se promenant en escarpins dans le sable et vêtue d’une longue robe noire en dépit de la chaleur. Plissant les yeux, il distingue peu à peu les détails du visage. L’inconnue marche dans sa direction, présence irréelle sur cette plage presque déserte, et Léo tente de discerner les formes de son corps dans les mouvements de la robe qui lui colle étroitement à la peau.

Parvenue au niveau du jeune homme, elle se place entre le soleil et son corps toujours allongé sur le sable brûlant, projetant sur lui une ombre salutaire.

Ce jour-là, une fine brise courbe les oyats et désoriente les minuscules habitants des dunes, scarabées et talitres. Redoublant de force, les rafales soulèvent le sable dont les grains strient le corps de Léo.

Son parfum âcre, épicé, charnel, vient aux narines du jeune homme qui esquisse un mouvement pour se relever et engager une conversation, mais l’inconnue l’interrompt en plaquant sans ménagement le talon-aiguille sur son buste, et descend vers le pubis et la queue dressée, traçant un sillon rose vif le long de la peau du ventre. Elle appuie sur son pubis. Plus il bouge et plus la pointe du talon s’enfonce dans la chair meurtrie. Un regard étrange parcourt son corps nu. Elle lui intime l’ordre de rester immobile et pose maintenant son pied à la base du sexe. Sa voix est ferme.

Léo tente d’échapper à la pression. Peine perdue. Le talon effilé s’enfonce toujours plus. Un sourire énigmatique éclaire les traits de l’inconnue à la vue de la queue tendue. Elle recule et lui ordonne de rester immobile.

La plage est maintenant déserte. Le soleil se rapproche de la ligne d’horizon. La brise se renforce. Le sable vole de plus en plus violemment. Léo bande très dur. L’inconnue vient se placer dans le prolongement de son corps, entre ses cuisses, et s’accroupit pour lui saisir fermement les poignets, son regard froid et mystérieux dardé sur lui.

Elle lui lâche les poignets et lui gifle le ventre, les seins, cuisses. Léo ne réagit pas. Elle lui attrape les cuisses et les remonte, dégageant son cul. Poussant son avantage, elle enfonce un doigt dans l’obscur. La panique gagne Léo mais il demeure passif tandis que la dominatrice lui fouette la queue. Il gémit. Une onde de douleur irradie tout son corps et son regard devient suppliant. Elle glissa deux doigts dans son orifice désirant. Léo étouffe un cri. Elle conclut au plaisir naissant et pousse son avantage avec trois doigts bien plantés. Un mouvement chaloupé agite les reins de Léo qui commence à sentir le plaisir l’envahir. De l’autre main, elle l’étrangle soudain. Son souffle rauque alterne plaisir et douleur. Elle se relève, les seins hauts perchés, arrogants. Léo n’y a pas prêté attention jusqu’à cette accalmie.

Elle le regarde avec une intensité accrue et prend son sexe dans sa bouche, allant et venant avec sa langue le long de la hampe, mordillant le gland.

Il ne s’attend pas à ce traitement et se laisse aller à un plaisir qu’il connaît mieux.

Elle revient de temps en temps torturer la pointe des seins, griffer son torse, le sortant d’un d’anéantissement dans lequel se faire sucer l’a plongé après les coups.

Embrasse-moi ! pleure-t-il dans un souffle.

L’inconnu approche sa bouche de celle de Léo, avide et leurs langues s’enroulent de longs instants. Rapprochant sa croupe de la poitrine de l’homme-objet, le tenant toujours fermement, elle l’enjambe et vient se placer sur lui, premier contact avec sa chair intime. Il découvre à cet instant sa nudité sous la robe noire. Son sexe est chaud et humide. Léo imagine ses fesses blanches, son vagin entouré de lèvres généreuses, ouvert. Leurs poils pubiens se mêlent. Il apprécie ce contact et l’effluve forte des sexes excités.

Elle l’emprisonne fermement entre ses cuisses et s’empale sans ménagement sur sa virilité tendue, dans un va-et-vient de plus en plus appuyé, jusqu’au plus profond de son sexe. Elle contrôle les mouvements de son bassin et l’empêche de bouger en lui tenant toujours fermement les poignets, les ongles plantés dans la chair suppliciée.

Elle lui ordonne de soulever ses fesses doucement, d’un mouvement régulier, d’avant en arrière, provoquant ainsi du plaisir par le contact régulier du clitoris qui gonfle sous cette pression. Les mouvements s’accélèrent, deviennent saccadés. Le sexe de la femme mystérieuse est maintenant inondé et pourtant elle ne laisse entrevoir aucune émotion.

Elle écarte les jambes pour favoriser le contact et accentue les mouvements tout en maintenant sa proie immobilisée. Son sexe est une véritable fontaine. Elle serre subitement les cuisses sur la queue turgescente noyée. Un spasme secoue Léo et le sperme gicle à plusieurs reprises. Sa tête roule sur le côté, les yeux révulsés. Léo entend les battements de son cœur. Elle glisse sur le côté, maintenant toujours la pression sur son corps, l’empêchant de bouger. Elle prend de nouveau le sexe encore bandé dans sa bouche ; Léo s’agite. Elle passe une main sur son ventre, étalant les liquides mêlés, et cingle le visage du jeune homme. Une odeur forte, acre, l’envahit. Elle le gratifie d’un poing dans le cul. Il crie de surprise et de douleur. Jamais il n’a subi pareil outrage.

Elle a le visage toujours aussi impassible. A-t-elle joui ? Une nouvelle bourrasque de vent fait voler le sable, fouettant les corps dénudés. L’orgasme est une tempête.

Les sens en éveil, les odeurs de sperme mêlées aux humeurs féminines l’envahissent. Elle se relève toujours aussi mystérieuse, les deux pieds solidement ancrés à hauteur des hanches de Léo et pisse longuement sur le corps offert. Léo sursaute. Le liquide tiède coule doucement sur son torse, son ventre, son sexe désormais au repos. Une impression de douceur agréable.

L’inconnue s’éloigne sans un mot. Léo s’agite en la voyant s’éloigner.

Il se réveille en sursaut dans son lit trempé de sueur, souillé de sperme. Il a joui dans son sommeil.

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  1. Chronik le à
    Chronik

    Une histoire très bieb écrite qui offre de plaisants frissons!

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