ORGASMIC-FANTASY

Chapitre 1

À cet instant précis, les courtes jambes de Fleurette se tendirent hardies d’audace tel la corde d’un arc de légende, lentement, irrésistiblement, et par lentes gradations de puissance, alertes et mobiles, certaines du but à atteindre, de la cible à abattre : cet orgasme objectif qui l’espace d’un spasme libérerait ce corps délicieux et chétif, tout saturé de tendres violentes tensions et transpirant haletant des bruyants murmures de sa tête encombrée de tant de délices emmurés. Elle inclina un peu plus le bec de son orgasmomatique afin de le faire glisser entre les lèvres de sa vulve pour qu’il vienne s’offrir en crochet au bord supérieur de son vagin, là, juste en dessous du clitoris déjà tout affolé, gonflé de douloureux et doux espoirs par ces longues minutes passées à se faire branler par la caresseuse extrémité de l’appareil. Le cadran mécanique de l’engin cliquetait de ses roues chiffrées les mesures impeccables et précises des efforts de Fleurette. Elle demeura ainsi un léger moment, comme pour reprendre haleine. Mais malgré ces sursis, les rythmes de son souffle continuaient leurs irrésistibles précipitations. Elle dépêcha alors le bras de l’engin d’un geste sûr et éprouvé jusqu’au plus profond du conduit. À ce signal, ses jambes déjà tendues à l’extrême s’agitèrent de spasmes irréguliers mais irrésistibles tels les frémissements d’un geyser bouillant tout proche de l’explosion. Son autre main, celle qui jusque là s’était contentée de tour à tour caresser ou pincer ses mamelons pointés vers les nues, glissa sans précipitation vers le bas du ventre pour reprendre ce même manège de pincement-caresses sur le bout du clitoris chauffé à blanc. Ses paupières battaient de leurs ailes l’air saturé de la petite chambre et jouaient avec les cliquetis dentés de l’orgasmomatique joints aux vibrations des jambes un drôle de mouvement d’étrange mélodie sans thème, une musique aux rythmes syncopés où les énigmatiques lignes de chaque instrument semblaient parfois se fondre et s’enlacer dans de provisoires et mélodieux arrangements pour ensuite se défaire, partir solitaire toujours plus haut, plus loin, à la recherche d’une nouvelle mélodie à laquelle s’accoupler pour une nouvelle et tout aussi provisoire minute d’harmonieuse et délicieuse union. Puis, comme prise de panique, elle appuya soudain avec force détermination sur le manche crispé de l’appareil, exactement comme si elle avait voulu perforer frénétique le fond de son sexe qui écumait les torrents de vagues d’une mer déchaînée de tempêtes. Son souffle se suspendait maintenant comme en état d’apesanteur aux plus hautes branches du lit. Les lignes et les arêtes de la pièce s’inclinèrent et se penchèrent dans une lenteur étirée vers le centre de sa couche. Puis leur mouvement se fit courbe et spirale, qui, chacune, s’entremêlaient aux branches maintenant couchées du lit. Dans cette soudaine et étrange prison de lignes, les draps brûlants se gonflèrent comme des voiles qui enlevèrent imperceptiblement ce navire à plusieurs centimètres du sol ardent de la petite pièce qui fondait littéralement et s’écoulait telle la cire paresseuse de mille cierges incandescents et dévots. Les amarres claquèrent les unes après les autres dans une suprême et ultime explosion. Elle lâcha son manche et s’agrippa des deux mains à ce qui subsistait de ce lit flottant et tournoyant aux cercles subtils de la création. Alors, alors qu’elle s’abandonnait à l’inconnu délicieux de ce mouvement qui la transportait loin du sol de ce monde à la vitesse du galop rude et fier d’un mystique taureau ivre, le lit chavira plusieurs fois de suite sous les vagues folles qui s’amusaient et se riaient aussi souverainement du piteux corps de Fleurette ballotté tel fétu de paille planté libre dans le lointain des banlieues de cet univers.

C’est à ce moment précis que la porte de la chambre éructa son ultime approbation aux assauts rageurs de Gourdin l’Enchanteur qui pénétra l’étroite chambré, son imposant chibre brandi telle la sublime érection de la lance d’Odin, hurlant à la mort de toute l’étendue de sa détresse :

Fleurette… faut que tu m’aides !!!

Chapitre 2

Et Gourdin d’enchaîner :

Cette saloperie de merde d’Elfe s’est encore déchirée en deux bien avant mes décharges !!! Bouge pas et ouvre grand tes cuisses que j’en finisse au plus vite !!! car : « Si tes décharges distances, craint que ton foutre soit rance » !

Puis d’avancer tout plein de furieuses maladresses pressantes vers le petit lit où gisait le dos humide et tiède de Fleurette. Celle-ci n’eut le loisir ni de reprendre son souffle ni de voir se dissiper les puissantes vapeurs de langueur libérées par ses précédents exercices, que le vigoureux dard de son ami, avec force détermination certes, mais tout de même animé d’attentions délicates, pénétra ce vagin bouillant d’écume toute fraîche aux admirables embruns marins. Le généreux vit de l’Enchanteur, d’un diamètre proche de celui d’une pièce d’un écu d’or, long de plus d’un pied de centaure, violacé en son extrémité tuméfiée et tout couvert des cicatrices de luttes passées et acharnées de son maître, écarta et tendit jusqu’à l’extrême les chairs fluides de la jeune et savoureuse petite naine. Allant et venant ainsi, il raviva avant même qu’elles ne pussent faiblir les effluves des plaisirs convulsifs de cette dernière. Le gonflement exorbitant et délicieux de son vagin donna à Fleurette l’impression que son ventre se remplissait du plus plaisant et du plus doux des gaz, et, légère comme une plume elle se sentait devenir ballon, aérienne s’élevant dans les airs tiédis par la nouvelle saison, enveloppants comme des caresses. Plus haut, toujours plus haut, elle apercevait les petites maisons correctement rangées de son petit village de nains, et toujours plus minuscule à mesure de son éloignement. Il ne restait bientôt même plus dans ce lointain l’impression vague d’un petit jeu d’enfant que lui laissa les premiers instants de sa contemplation. Les tiraillements et gonflements de ses intérieurs s’amplifièrent encore et encore, elle poursuivait ainsi encore plus haut son ascension terrible et savoureuse si loin du sol que bientôt elle avoisinait les étoiles. Soudain, sentant bien que autant de soins portés en si peu de temps à son petit con ravi ne pourraient à eux seuls suffire à son élévation, elle pria prestement le Mage de bien vouloir l’enculer au plus vite. Elle adorait les soins de l’enculage et cette sensation de plénitude intérieure que cet exercice lui procurait, la ravissant au plus haut point. Relevant les jambes de la naine un peu plus haut, bien au dessus de sa petite tête blonde frisée, Gourdin présenta son gland impétueux à l’étroite entrée du cul de Fleurette. Que ce casque paraissait monstrueux aux abords de ce minuscule petit borgne. C’est pourtant avec assurance qu’il s’y introduisit d’un ample mouvement régulier et ferme du bassin. Jusqu’à la garde. Jusqu’aux confins confus et ravis du conduit. Jusqu’à ne plus rien éprouver d’autre que la vigueur des resserrements infernaux de cet anus impatient qui goulûment avalait ce pénis comme les trous noirs avalent les galaxies. Il se sentait si bien, tout entier en un refuge chéri et chérissant, bercé de tendresses infinies, dans ce cocon tiède comme le ventre accueillant d’une mère. Il se transportait vers ce souvenir éteint d’un germe avant la vie, instant lumineux où l’œuf fut amoureusement fécondé, où la somme de deux amants fit naître cette étincelle de vie, haletante et impatiente de connaître les étranges et délicieuses arcanes de la vie: les insondables mystères de l’Être… Puis ce ne fut qu’un éclair. Il lâcha tout dans un instant étiré de détente absolue et définitive. Fleurette hurlait au désespoir les puissantes mélancolies de son si douloureux plaisir. Les décharges du magicien furent comme à leurs habitudes à la hauteur de ces lames de fond qui emportent et chavirent les navires et tous les équipages : majestueuses, violentes, abondantes. Le cul si étroit où ce miracle s’accomplissait débordait copieusement de tout ce sperme ainsi libéré, et se mêlant aux marées de Fleurette que nul écluse ne savait plus retenir, il se répandit luxuriant dans toute la chambré. La petite pièce ruisselait joyeuse des moussons de tant de jus variés et délicieux. Puis, redescendant lentement à la hauteur approximative du sol, leurs deux corps s’écrasèrent de tant d’efforts et de plaisirs ainsi rendus. Et le silence put reprendre tranquillement mais laborieusement sa place parmi les murs enfin apaisés de ce monde.

Cherchant à regagner l’un et l’autre une position plus appropriée à une prompte récupération, ils s’aperçurent, interloqués, qu’un Elfe hagard et penaud se tenait sur le pas de la porte, son stupide chapeau froissé d’angoisse entre ses doigts agités, babillant d’impossibles murmures et observant la scène ahuri et fébrile depuis ils ne savait combien de temps.

Entre, petit, marmonna Gourdin, se voulant rassurant. Entre et vient t’asseoir. Dis nous le fond de tes tourments.

Et bousculant Fleurette hors du lit minuscule, il ménagea une étroite place pour l’étroit cul de l’Elfe qui s’assit timide sur le bord du lit. Puis, présentant au petit être débile son généreux anchois tout luisant et encore humide des précédents exploits, il articula langoureusement :

Sache bien que tes caresses

mon ange

Feront qu’il se redresse

Étrange ?

Chapitre 3

Envisageant l’ampleur des dimensions du valeureux membre ainsi présenté et comprenant à rebours, mais trop tard, le but des insidieuses manœuvres du Mage, le malheureux puceau elfique tressailli. Il articula alors péniblement ces trois mots qui semblaient à eux seuls contenir toute la sublime quintessence de sa langue elfique et maternelle, et qui, effectivement, contenaient à eux seuls l’intégralité de ce si mystérieux vocabulaire :

Trop beaucoup, monsieur ! Trop beaucoup, monsieur ! 

Qui dit beaucoup, dis bon coup ! gorgedéploya Gourdin en aplatdeventrissant et déculottant l’imberbe aux oreilles pointues.

Puis, se raclant somptueusement la gorge, il cracha en toute générosité sur l’anus étriqué qui s’offrait penaud et peureux à sa si brillante virilité toute ragaillardie par ces nouvelles et inespérées perspectives.

T’inquiète petit, ça ne durera pas longtemps. Je sens que je vais vite venir cette fois. Mais n’oublie pas : si je jute trop tôt à la main finit le boulot ! Alors ne te sauve pas trop vite, ricana l’Enflé.

À peine eut-il dit ces mots et entamé son inquisitrice introduction de ses Quatre Coups de Rein Légendaire, qu’on entendit les os du bassin de l’elfe craquer de leur affreuse et douloureuse candeur. Déjà le chétif petit être si fraîchement dépucelé perdait connaissance. Ce qui n’empêcha nullement le mage de progresser ses pénétrantes investigations en terrain elfique.

Tiens ? s’étonna-t-il, j’ai du être plus délicat que d’habitude : le trou de son cul ne s’est même pas déchiré ?

Les bords rudes de son prépuce avoisinaient maintenant le nombril inanimé de la petite et fraîche créature. Mais Gourdin n’eut guère le loisir de pousser plus loin son membre dans les béatitudes des beautés intérieures du Royaume Elfique, que déjà il ressentait l’impérieux besoin de décharger en ces Mystérieuses et Nobles Profondeurs. Et, voulant s’adjoindre la bienveillance extatique d’un public pour témoin de ce glorieux exploit, il héla ainsi Fleurette :

Regarde, nénette ! regarde vite ! c’est mon nouveau jeu !

S’étant assuré de l’attention de sa nanique amie, il s’entreprit de sa mains libre à couvrir hermétiquement la bouche et les narines de son frêle compagnon.

À quoi bon, pensa Fleurette, il ne respire certainement plus…

Ces pensés eurent tout juste le temps d’accoster aux berges encore brumeuses de la pensé de celle-ci, que les horribles cris inarticulés et pré-éjaculatoires de Gourdin déchiquetaient lugubres l’horizon si lointain et si peu certain de ce monde. À la brièveté de cet accouplement répondirent, comme pour s’y défier, les démences furieuses des sens transportés du Noble Mage. Chacune des secousses provoquée par chacune des juteuses décharges ébranlèrent d’une manière chaque fois renouvelée et pourtant à chaque fois semblable, les fondements éternels de l’antique architecture de l’univers.

C’est ainsi que naissent les étoiles !!! hurla-t-il dans un ultime et glorieux assaut. C’est alors, que dans l’apparent calme post-coïtal tant attendu, les humbles oreilles aux pointes effilées de l’ange déchu par enculage, se transformèrent magiques en deux fontaines stupéfiantes et merveilleusement étranges d’où jaillissait à flots cosmiques la semence enchantée du Majestueux Gourdin. Ces beautés inédites laissèrent Fleurette sans voix. Elle ne savait plus en cet instant béni des Dieux si elle se devait de s’émerveiller de l’enchantant spectacle ou d’envier ce nouvel exploit à son Maître. Elle se laissa ainsi transporter un langoureux moment par les tiraillantes caresses que lui procuraient ces vagues béates d’admiration confuse et de désirs extatiques d’adolescente qui, une fois de plus, la submergeaient de ses nouvelles ondes de plaisirs que les jours bientôt de vaines et d’inutiles attentes se chargeraient tantôt de ranger aux tréfonds des herbiers de la résignation sans failles ni amusement qu’affecteront de porter devant eux des vieillards fatigués s’efforçant de la faire paraître de la sagesse.

Mais alors que le Merveilleux cherchait encore en vain de quoi essuyer les fécaux résidus elfiques agrippés tel un bambin au sein maternel à son dard débandant, l’infernale cloche du village sonna brutalement de toute l’étendue de sa terreur son affolante et tintinnabulante alarme.

Merde ! Un Ogre ! s’étouffa Fleurette. Vite ! Rhabille-toi et viens!

Et de promptement s’emmener voir dehors en une giclée de secondes tellement tenue que l’Enchanteur en perdit brusquement toute contenance.

Chapitre 4

À l’arrivé de Fleurette aux portes du village, l’inquiéteuse émotion tenait déjà la foule agglutinée en ses mâchoires acérées tels les crocs carnassiers d’une meute de loups affamés se refermant impitoyables sur fraîche biche esseulée dans frileuses steppes neigeuses et isolées perdues dans les infinies circonférences des vagues périphéries de ce monde.

Attendez ! Ce n’est pas UN ogre ! Il y en a plusieurs ! Plusieurs ogres ! hurla lugubre la vigie affolée à l’affolé attroupement villageois qui franchi à ce signal plusieurs degrés dans sa paniqueuse agitation. À ces mots, le vaillant Gourdin récemment reculotté qui arrivait instamment sur la place lâcha laconique :

Si ogre tant craint

Agité par la faim

Croise ton chemin

Garde de n’être du festin…

Et la grosse Hilda, la barde buboneuse, d’entonner ce lugubre refrain :

Noble patrie des nains

Ne connaîtra de lendemain

Ne forme de vœux pour l’avenir

Car de repas tu vas servir

Dans un étron tu finiras

Ainsi la terre tu nourrira

Et les printemps refleuriront

De ce terreau nauséabond

Mais les paniques ont leurs raisons que la raison ignore, et les langueurs catastrophées du chant d’Hilda, après avoir suspendu un ange d’apocalypse au ciel de cette foule qui prenait soudain conscience de son inéluctable et prochaine fin, saisirent la nanique assemblée et l’agitèrent irrésistiblement de spasmes sensuels et graves qui la transportèrent de leurs assauts d’urgence extatique vers des sommets de désirs indicibles et irrépressibles que seul l’imminence d’un anéantissement certain sut rendre plus pressant encore. Et d’électriques touchements en effleurements de tendresse caressantes, les corps saturés d’orgasmiques espoirs de chacun et chacune se rapprochèrent et se rapprochèrent jusqu’à se confondre et se fondre en un unique et délicieux lac de plaisir foudroyant. Les vêtements se déchirèrent comme un cri la nuit. Les mains se saisirent, comme l’ivrogne à la bouteille, de toute cette chair révélée et si soudain haletante. Les bouches s’entre-dévorèrent, se saisirent à qui mieux mieux de la première bouche, du premier sexe venu, du premier membre, du premier anus ou du premier sein. Une magnifique et délicate agitation succéda aux frayeurs qui l’instant d’avant avaient comme paralysée la petite assemblée. Jamais de mémoire de nains on ne vit en un même instant et un même lieu autant de vagins s’inonder de tant de torrents abondants et appelants, tant de pénis se tendre à flirter les nues, tant de seins si brutalement jetés au ciel, de cris suppliants se mêlant aux cris ravis d’extase, de corps suffoqués se mélangeant aux corps exaltés et soumis, impitoyables, aux brûlures délicieuses de tant d’appétits si soudainement libérés et abandonnés aux dérives de leur inertie flamboyante qui telle la lave abondante d’un volcan, dévalaient les pentes abruptes de tant de jours et de jours d’attentes et de plaisirs refoulés et enfouis sous les couches successivement et laborieusement érigées d’une sociabilité qu’on se bricole de badineries grotesques et de mœurs ineptes ridicules mais définitifs qui, tout au long de notre vie, nous cachent rien de moins que l’univers tout entier : ce magma informe se déformant et se reformant sans cesse de nos désirs bouillants comme des marmites et que chacun dissimule aveugle sous le verni commun de ses masques empruntés. L’une tétait goulûment le dard de l’un comme si elle avait voulu aspirer d’un trait tous les océans de ce monde. Un autre s’enfonçait si entièrement dans un vagin qu’on aurait pu croire qu’il cherchait à s’y amarrer pour les restants de l’éternité. L’on branlait furieux des chattes ouvertes toutes grandes telles les bouches gourmandes des enfants affamés de plaisir, des queues pénétraient à s’y perdre autant d’orifices ouverts et appelants comme en forêt s’ouvre la multitude des chemins du possible et qu’on s’égare de ne savoir quelle direction choisir tant l’on voudrait les emprunter toutes. La grosse Hilda, nue comme jamais, ne savait plus compter le nombre des mains et des membres qui prenaient d’assaut les vastes étendues et replis de sa chair pustuleuse toute gorgée de poésie sublime. Gourdin que la démence survoltait dispensait dans de trop grands élans de pieuse générosité les bienfait de sa bite antédiluvienne à tous ceux et celles qui se précipitaient gourmands sur cette mystique et mythique branche magique et tendue. Et tandis que Fleurette, le visage enfoui dévorant affamé dans le sexe délicieux de sa délicieuse pubère et aérienne voisine, s’employait à faire rugir cette petite, un bûcheron généreux et vigoureusement membré lui ramonait le cul tout en astiquant de ses mélancoliques doigts poilus son clito délicieux et brûlant. Même Poupi, la canine mascotte du village, s’employait dans ce déluge de viande nue et de jus ardents, de feu et de cris, à lécher les pourtours de tous ces orifices suppliants et débordants de tendresses inouïes et de plaisirs cosmiques. Le forgeron martelait tel son enclume rougie à blanc le blanc cul et l’océanique derrière de la maîtresse du tisserand lui même tout occupé à fourailler l’étroit vagin de la potière jalouse qui de ses deux bras tendus agités fouillait celui des jumelles enlacées et énervées de mélancolies célestes. Et pendant que la cousine suçait l’oncle en lui mettant un doigt dans l’anus, une grand-mère chevauchait son petit-fils dont le visage disparaissait dans l’ouverture du sexe de sa sœur toute ravie elle aussi du petit doigt inquisiteur et curieux de son anus qu’un voisin charmé par l’adorable scène et s’émouvant aux larmes de ce témoignage profond et admirable de la si grande fraternité des nains, lui enfonçait dans le derrière. Quand à lui, l’idiot du village, il battait des mains en chantant tout en enculant une chèvre apathique que ce spectacle laissait perplexe. Au comble de l’enchantement, Gourdin hurla :

Orgie infinie dans les plis des plaines démunies

Alanguies tu ravis et engloutis pourtant si vite nos vies…

Ce ne fut bientôt qu’un unique et langoureux orgasme qui, telle l’arche de la providence, emporta en son ventre trapu tout ces minuscules petits êtres palpitants sur les flots engloutissants de ce déluge de stupeur divine et enchanteresse.

C’est ainsi que personne dans l’assemblée ne remarqua que depuis les débuts de ces ébats, les yeux écarquillés ébahis de l’Ogre et de l’Ogresse fixaient, éperdus ces étranges et inconnues coutumes qui leurs firent oublier un instant la titanesque dispute entamée peu avant.

Excusez ma stupeur minuscules petits nains

Est-ce dans vos habitudes de vous aimer sans frein

Et d’ainsi copuler sans vous soucier de rien

Prodiguer tant de soins aux soins de vos prochains ? questionna timidement l’Ogre incrédule alors que, tous stupéfiés de ce moment passé ensemble et de cette voix fluette comme la bise mais de la puissance d’un dragon semblant venir des cieux, nos petits et potelés villageois reprenaient péniblement leurs souffles et leurs sens égarés. Mais les précédentes paniques n’eurent le temps de renaître que l’Ogresse décocha une baffe somptueuse au mâle encore tout étonné de l’étonnement des nains. Les nains, tout étonné à leurs tour de l’étonnement de l’Ogre, assistèrent alors sans voix à l’étonnant et fascinant drame qui se déroula ensuite.

Chapitre 5

Constatant que l’Ogre farfouillait, en ces instants de troubles partagés, de sa dextre l’antre de son pantalon élimé, l’Ogresse poursuivi de sa voix rocailleuses les hostilités ainsi ouvertes:

Non mais c’est pas fini de s’t’émouvationner devant une poignée d’homoncules pas plus joufflus qu’mon pt’it salsifis à oreille ! Y z’ont tous des queues plus minces qu’mes poils du cul et des trous plus serrés qu’les miches d’une mouche. Non mais regard’moi s’t’empafé qui s’tripote le joyeux d’vant c’te partouzette de myrmidons. Ça t’redonne du cœur à l’ouvrage et d’la vigueur à popol les galipettes de tom-pouss’ ! Tu t’remets à avoir un rouleau dans l’pantalon mon gueux, espèce de sous-mâle mal bandant ! Ça t’refout d’l’émotionel au palpitant du nœud ! Non mais s’t’enflé qu’est pu capab’ de s’met’ au garde à vous d’vant la mouille d’mon baveux s’en va se palucher à cappella pour un parterre de nabots qui s’sucent la nouille et qui s’essorent les moignons dans les trous d’cul d’leurs prochains en jouant à voisins-voisines sur l’pas d’leurs portes ! T’as pas fini d’me discuter pauv’ nouilles ! Pourquoi donc y faut qu’tu m’quittes ?… Répond trouillard à trou avant que j’m’en va t’en r’tourner une aut’ tartine de phalanges dans ta sale bugne d’apôtre. Ça m’fout pas honte d’y faire d’vant s’tas d’mi-hommes-mi-puces à poils !

Pardonnez ma franchise et cette mole érection

Mais ces joyeux ébats fléchirent mes émotions.

Inconnus à mes yeux qui sensibles à ces charmes

M’ont contraint un instant à déposer les armes.

Et j’oublie à l’instant le fruit de nos disputes,

Les raisons de vos cris qui sur l’heure me rebutent.

Mais ma douce éphémère, ne jugez point ainsi

Ce malheureux contrit que vous prîtes pour mari

Et qui dans ce moment de mûre maturité

Ne ressent pour vos charmes plus le moindre attrait,

Se lassant de ce cul, se lassant de cette fente,

Qu’avant-hier encore comblaient toutes mes attentes.

Excusez ma faiblesse si ainsi parvenu

À l’acmé de ma vie je sens que ma cornue

Se lasse de vos attraits, que mon heure est venue

De quitter ma demeure pour qu’enfin en mon cul

L’on déverse le nectar qui fit la joie du vôtre

En ces jours révolus où l’amour fut des nôtre.

Non mais écoute moi c’t’énorme qui veut quitter le doux giron conjugal pour batt’ les ch’mins et s’faire défoncer le trou d’balle par l’premier phallus v’nu ! T’y penses baltringue à bergères à la taille de ton creux ! Quand t’y pousses un bronze t’y assommerais des vaches t’avec tes étrons tellement qu’t’as la caverne à merde dilatée du d’dans ! Même mon coulant qui baille est moins large qu’ta tanière rectale. Un tronc d’arbre t’y f’rait l’même sentiment qu’un brin d’paille. J’en connais point moi d’monstrueux qui t’foutront d’la béatitude à ton grenadin merdeux ! Où c’que tu vas trouver un flageolet digne de t’faire la gaieté d’ta basse-fosse ! J’reste septique qu’on t’bouche l’derière pour te l’mettre extase. Et arrête de mater ces avortons avec d’l’envie. Autant t’mettre assis sur un nid à fourmis si t’espères t’amuser la tabatière. Ça f’ra jamais rien d’aut’ qu’t’chatouiller l’intérieur…

Mais ma mie entendez tout le drame de ma vie !

Et songez à ce cul qui ne connut nul vit…

Chaque nuit chaque jour je ressent ses appels

Au fond de mes entrailles ils me grattent cruels,

Brûlent mon existence, consument mes instants

Et grandissent la détresse de mon humble fondement.

Je connais la démence de vos grands appétits ;

Jadis pour les calmer je pris pour liturgie

D’honorer avec soin chacun des orifices

Que vous sûtes généreuse offrir à mes offices.

Mais pour l’heure comprenez la rigueur de mes vœux,

Contemplez la faiblesse de mes justes aveux,

La grandeur de la tâche qui m’incombe aujourd’hui

M’oblige pour toujours à quitter vos conduits,

À m’éloigner de vous et rester séparés.

Mon âme se résout cruelle et dépitée

Et loin des rancœurs des nausées des chagrins

Que m’inspirent depuis peu votre lâche vagin,

Je quitte cette maison qui vit naître notre amour

Pour d’incertains chemins et d’hasardeux détours.

Espérons que le temps rendra à vos attraits

Les plaisirs qu’en mon heure je vous ai dispensés,

Qu’un nouveau compagnon plus sensible à vos charmes

Entendant vos alarmes vous fasse baisser les armes,

Que se tarisse en vous votre juste courroux

Car ma chère croyez bien qu’il aiguise mon dégoût

Et m’éloigne de vous plus sûrement que ces seins

Qui jadis avaient place au cœur de mes festins

Qui ne sont maintenant qu’objets de lassitude,

Qui me poussent loin de vous avec grandes certitudes.

Ma patience est à bout je sens bien qu’elle implore

Que vous fîtes silence et gardiez vos remords…

V’la qu’tu vas m’faire pisser d’l’œil gros baluchon. Et c’est pas un poil d’cul qu’est d’dans bourrique à nœuds qu’t’es. Si c’est qu’sucer des glands et t’enfiler des casques à trou dans l’derrière que tu veux, marre ! Mais m’quittes pas ! Qu’est-ce qu’tu veux qu’une grosse vieille comm’ moi s’en aille chavirer les cœurs ? Y a pu qu’toi qui peux m’foutre le glandouillard au plafond. M’laisses pas tout’ seule. R’garde comm’ j’m’inonde la d’vanture. Y a même dola morve qui sort par les trous du piriforme. Mais c’est rien qu’du jus d’mirettes. Mais j’comprends. J’comprends bien qu’y a plus que d’l’espoir qui m’reste et pi tous ces sanglots d’bouillon d’enterrement qui m’coulent des naseaux et mouillent tout mon aspect. Vas mon gros couillon. Vas loin. Moi j’retourne à la turne. J’m’enfil’rai des machins pour m’faire la distraction en t’attendant. J’m’en va. Mais tiens, histoire qu’tu t’rappelles comment qu’tu m’fais mal… 

Et d’administrer à l’Ogre un monumental et mémorable coup de pieds aux parties qui fit bondir ce dernier à plusieurs mètres du sol avant de l’aplatir à genoux sur ce même sol de terre froide et rude du chemin. Les nains compatirent douloureusement béats à cette fin de scène et aux douleurs, différentes certes, de l’Ogre et de l’Ogresse qui s’éloignait déjà à grands pleurs et grands pas.

Si femelle tu quittes, en Hermite médite, Philosopha laconique Gourdin…

CETTE HISTOIRE VOUS A PLU ? N’OUBLIEZ PAS DE LA COMMENTER ET DE LA PARTAGER !

***

Retrouvez les autres histoires de Martial Rauch :

https://www.meshistoiresporno.com/author/martial-rauch/

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *