Porn stars partie 1

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alex condamines


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PORN STARS, PARTIE 1

L’histoire dont je vous parle s’est passée il y a pas mal de temps, déjà. En 1999… J’étais plus jeune. Un temps proche et lointain à la fois. Même s’il y avait eu Arpanet avant, on était encore aux balbutiements de l’Internet, comparé à aujourd’hui, les premiers téléphones portables pesaient leur poids, ils étaient laids et peu ergonomiques, et on ne parlait pas encore de smartphones, et on utilisait encore des magnétoscopes et des cassettes VHS.

Je vivais, et je vis toujours , après une longue parenthèse, dans cette petite ville de province du Sud. J’étais dans un quartier résidentiel, des pavillons qui dataient des années 60 sur plusieurs rues. J’avais hérité ce pavillon de ma tante, ce qui avait bien arrangé mes affaires. Aujourd’hui, j’ai changé de quartier, et je vis dans une maison bien plus belle que je me suis payée grâce à mes cachets.

J’avais fait des études guère réussies, mais j’étais quand même parvenu à passer un diplôme de comptabilité. Je supervisais la compta d’un supermarché. Une existence sans doute pas très glorieuse. Mais même dans les vies les plus banales, il y a toujours une passion derrière.

La mienne, c’était le porno.

Je n’ai pas été spécialement bien doté par la nature, je suis de ces hommes que les femmes ne regardent pas. Le porno a été vite mon refuge. Le plaisir que je n’aurais pas dans ma vie, je pourrais le trouver en me délectant de ces filles, qui s’offraient et offraient leurs orifices aux sexes des hommes et aux objectifs des caméras.

Je vivais seul, et c’est sans complexe que j’ai installé sur mes étagères magazines, CD et cassettes VHS dédiés au porno. A l’époque, il n’y avait pas de DVD. La cassette restait le meilleur moyen de se procurer des films.

Et puis bien sûr, il y avait une chaîne de télévision privée, qui diffusait, tous les soirs de la semaine, sur le coup de deux heures du matin, un porno. J’étais abonné et j’enregistrais le film, que je regardais généralement sur le coup de cinq heures du soir, quand je rentrais.

Je n’étais pas isolé, dans mon goût pour le porno. Je l’ai découvert en me rendant à la supérette pas loin de chez moi, il fallait monter une volée de marches pour déboucher sur une rue commerçante. La supérette était juste là juste après le pont. Je faisais mes courses une fois par semaine, mais j’allais souvent là chercher des compléments. Le patron était un type d’une quarantaine d’années, avec une calvitie très marquée et, comme pour compenser, des sourcils très épais. On discutait souvent. Il tenait la supérette avec sa femme, une brune plutôt fine. Avec un visage délicat. Était-ce parce qu’elle était absente cet après-midi-là qu’il feuilletait un magazine porno ? Je suis arrivé doucement, il ne m’a pas entendu. Installé à la caisse, le magazine sur ses genoux, il parcourait les exploits dûment photographiés d’une blonde que j’ai reconnue aussitôt. C’était Jeanne Saint Mary, une hardeuse qui avait la côte ces dernières années. Une vraie blonde, le triangle qu’elle gardait sur le pubis en attestait, avec un très joli visage, une bouche sensuelle, de grands yeux bleus, une coupe au carré qui la faisait très sexy, et bien sûr un corps de rêve, à la fois fin et charnu. Une poitrine pleine mais qui ne devait rien, ça se voyait, à la chirurgie esthétique, des fesses rondes et bombées. Elle avait tout pour elle. C’était le genre de fille qu’un homme comme moi ne ferait jamais que regarder sans jamais pouvoir espérer qu’elle soit un jour à lui, j’en étais bien conscient. J’étais un peu surpris que lui aime regarder des magazines pornos, alors qu’il était marié à une belle femme. Non, finalement, ce n’était pas si étonnant que ça. C’est dans la nature des hommes, quand on a une femme, de rêver à toutes les autres.

Quand il m’a entendu, il a rapidement replié le magazine pour le glisser dans le tiroir sous son ordinateur. Malgré tout, je lui ai fait remarquer :

J’apprécie beaucoup Jeanne Saint Mary. J’ai vu tous ses films.

Il m’a regardé, doublement surpris, à la fois que j’aie eu le temps de le voir, et que je connaisse Jeanne Saint Mary.

Même Deux gouines pour un homme ?

Je suis un passionné de porno.

On s’est retrouvés à discuter de Jeanne Saint Mary, mais aussi de quelques autres, et de films qu’on avait vus. La discussion a repris le lendemain et le jour suivant. Même marié, il était fan comme moi. Je me suis demandé comment il faisait pour regarder du porno, mais il m’a appris un jour que son épouse était souvent absente, elle était passionnée de bridge, elle s’entraînait dans un club et faisait des championnats.

On s’est mis à se prêter mutuellement films et magazines. On n’a jamais tout. C’était l’occasion de découvrir ce qu’on n’avait pas vu…Ça nous avait rapproché.

Ce qui a transfiguré nos deux vies, c’est ce qui s’est passé un dimanche matin. J’étais abonné à Cinéma Plus, et tous les deux ou trois jours, je lui amenais mes enregistrements de la nuit, après les avoir regardés. Ce jour-là, je lui amenais Les Branleuses et Baise a l’île d’Elbe. Le premier était un film porno qui était souvent composé de différentes séquences, tournées dans un même lieu. Il mettait en scène des porn stars qui masturbaient des hommes. Il n’y avait que cela. De longues masturbations, jusqu’à l’ éjaculation. Des filles plus sexy les unes que les autres, avec chacune sa technique. L’autre film n’avait rien à voir, c’était un porno à gros budget, avec les stars les plus connues du studio Méga, dans une reconstitution évidemment fantaisiste des jours de Napoléon sur l’île d’Elbe. De nombreuses femmes croisaient son chemin.

On en était là, un dimanche matin, je lui parlais des deux films, de leurs points forts, on avait tous les deux des tonnes de références, en vrai connaisseurs, quand elle est apparue.

Je l’ai reconnue au bout de dix secondes. C’était Anna Helen… Aussi incroyable que cela puisse être, elle était ici, dans cette supérette !

Pendant qu’Henri me parlait, je la suivais su regard. Elle portait un simple survêtement gris, que ses formes tendaient, et un blouson de cuir, qui ne cachait pas ses fesses généreuses. Elle n’était pas maquillée, très loin de l’actrice qui avait fait son apparition sur le marché il y avait deux ans de cela, et qui depuis enchaînait les pornos. On parlait beaucoup d’elle dans les magazines, non seulement parce qu’elle avait un corps opulent, un très beau visage, mais aussi parce qu’elle ne reculait devant rien. Ses films étaient un festival. Tout ce qu’on pouvait imaginer, elle le faisait. Elle aimait se faire sodomiser, n’hésitait pas devant plusieurs partenaires. Dans l’un de ses derniers films, elle se faisait sodomiser par deux hommes en même temps. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment viable, et seul l’un des deux pouvait bouger sa queue. Son tout dernier film s’intitulait Ondinisme et elle se livrait à des jeux de pipi avec ses partenaires, tout en faisant l’amour. J’avais passé la soirée à me branler en le regardant. C’était bien, elle amenait toujours quelque chose de différent, un plus appréciable quand on a vu beaucoup de pornos…

J’ai dit à Henri :

C’est Anna Helen…

Qui ça ?

Il faut dire qu’il y avait huit personnes dans la supérette. En plus elle était déjà plus loin, devant le rayon des conserves. Mais j’en étais convaincu, c’était bien elle.

La fille là-bas, celle qui a de très beaux cheveux d’un noir de jais…

Non, mais là, ça tourne à l’obsession… Anna Helen, elle est pas ici, elle est je sais pas où mais certainement pas ici.

Et pourquoi ça serait pas elle ?

Qu’est-ce que tu veux qu’elle vienne faire chez nous ?

C’était sûr que de ce point de vue là… Une petite ville du Sud-Est, avec énormément de quartiers pauvres, insalubres… Un peu plus haut, il y avait pourtant de très beaux paysages. Un tournage en plein air ? Difficile de savoir.

Elle continuait à avancer dans la supérette.

Non, c’est impossible, c’est pas elle.

Si, j’ai une preuve absolue que c’est elle.

Laquelle ?

Son épaule.

La veste du survêtement avait glissé, dévoilant une épaule que son T-shirt laissait nue.

Elle a un tatouage, plutôt discret, une série de petites étoiles qui descend dans son dos. Elle s’est fait faire se tatouage au Maroc quand elle a tourné le film Chaudes beurettes

J’étais un puits de science concernant le porno. Même Henri n’en savait pas autant. S’il y avait eu un jeu avec des questions sur le porno, j’aurais gagné à tous les coups.

Quand elle s’est rapprochée, il a bien vu les étoiles. Aussi incroyable que ça puisse paraître, c’était bien Anna Helen.

Anna Helen au quotidien. Comme tous les Français, elle venait faire quelques emplettes pour son repas de dimanche. Dans son panier, il y avait un demi-poulet, des chips, une salade, des fruits.

Même ainsi, au naturel, elle était vraiment désirable. On lui aurait mis un sac sur le corps, elle aurait quand même été attirante. Le survêtement collait à ses formes charnues, et son visage, même sans la magnification du maquillage était quand même beau. Mais c’était clair, à ce moment, elle était loin de la star porno qui pouvait accueillir dix queues à la suite dans son anus, avant de boire le sperme de ces mêmes queues.

Absorbée dans ses pensées, elle a glissé devant nous. On a respiré l’un comme l’autre l’odeur de son parfum. Quelque chose de frais et simple.

C’est après qu’elle soit passée qu’il s’est tourné vers moi, et il m’a dit :

Tu as raison.

Je l’ai regardé.

C’est bien elle. C’est indéniable.

On n’en revenait pas… Qu’elle soit ici, c’était hautement improbable. On l’aurait plutôt vue dans une villa de la région parisienne, pour un tournage…

Elle arrivait au comptoir. Il s’y est précipité. Il lui dit bonjour. La tête apparemment ailleurs, elle a répondu vaguement. Elle a payé, a tout fourré dans un cabas, et elle est partie.

On s’est regardés. On ne savait pas trop quoi faire. Est-ce qu’il n’aurait pas fallu qu’on ait le courage de l’aborder ? De lui dire « On est fans ! » En même temps, j’imaginais sans mal le dialogue… « Ah, vous savez, on a été fascinés par la double pénétration dans votre avant dernier film…Et dans le dernier, le moment où Max Guassa vous arrose d’urine pendant plusieurs minutes, avant de vous fourrer sa queue dans la bouche, et d’éjaculer sur votre visage deux minutes plus tard…Quel grand moment… » Je n’étais pas sûr qu’elle avait envie de parler de sa carrière… D’ailleurs, vu la manière dont elle se donnait à voir, elle voulait simplement être confondue avec les autres, et qu’on la laisse tranquille.

Pourtant, malgré tout, j’ai eu envie de la suivre. Voler quelques éléments sur son existence, sans pour autant l’importuner. J’ai fait un geste à Henri, qui a compris mon intention. Elle était déjà sur le pont. Je l’ai laissé prendre le large. Pour moi, le secret d’une bonne filature, c’était de rester à distance. C’est donc ce que j’ai fait. 

Elle a traversé le pont, avant de partir sur la gauche, longeant de hauts immeubles qui avaient été bâtis dans les années soixante, puis continuant vers une zone pavillonnaire, pavillons qui avaient été construits en lots entre les années 60 et les années 90.

Elle s’est engagée dans une rue sur la droite. Une zone plus récente, des pavillons ocres. Je suivais toujours. Elle avançait d’un pas décidé.

Dans la vie on se croit souvent trop malin. Ça a été un peu mon cas. J’étais vraiment en bout de la rue où elle s’était engagée, elle plus loin, au milieu, quand elle m’a jeté, se tournant clairement vers moi, de toute façon, il n’y avait personne d’autre dans la rue :

Si tu veux venir prendre un café, c’est possible !

J’ai compris que j’avais été bien moins habile que je ne le pensais.

Je me suis avancé.

Je suis désolé… Enfin, je ne voulais pas vous espionner…

Mais c’est bien ce que tu as fait, non ?

Je me suis approché. Elle avait un sourire narquois sur le visage.

C’est vrai, j’ai admis…C’est-à-dire que… Je vous ai reconnu et…

C’est bien moi, Anna Helen… Je suis ici dans une maison qu’on me prête… On va faire des tournages dans le coin…

J’ai eu au moins cette satisfaction de ne pas m’être trompé.

Je pensais que vous ne tourniez que dans la région parisienne…

On tourne où on peut, souvent dans des maisons que des amis nous prêtent… Ça limite les frais… C’est une amie à moi qui m’a proposé sa maison, elle est à l’étranger pour un mois… L’équipe descend demain…

Elle m’a fait rentrer à l’intérieur. C’était simple, mais confortable. Elle m’a conduit jusqu’à cuisine et elle a rebranché la cafetière, pendant qu’elle rangeait tout. Je la suivais du regard. Si on m’avait dit un jour que je prendrais un café avec Anna Helen, je ne l’aurais pas cru…

Alors, tu es un de mes fans, elle m’a demandé, quand, après avoir tout rangé, elle est venue se poser face à moi avec deux tasses de café.

Oui, j’ai dit en rougissant.

N’aie pas honte…Tu sais, si je fais ce métier, c’est d’abord parce que j’y prends du plaisir, même si ça pourrait surprendre beaucoup, j’aime ça, mais aussi pour donner du plaisir aux autres… Je ne suis pas bégueule, et j’adore l’idée qu’il peut y avoir des dizaines d’hommes qui prennent du plaisir, sous quelque forme que ce soit, à me regarder. Et le patron de la supérette, il est fan, aussi ? J’ai bien vu que vous me regardiez, tous les deux…

Moins que moi sans doute, mais oui…

Je fais souvent des shows dans des boites de nuit… Du strip ou des show lesbiens…Tu n’en as jamais vu aucun… C’est vrai que je ne suis pas trop venu dans le Sud-Est, elle a fini par concéder. Attends…

Elle s’est éclipsée dans une pièce voisine, et est revenue quelques instants plus tard avec une valisette. Dedans, il y avait entre autres documents, des photos d’elle, et des posters d’elle, de différentes tailles…

Je vais vous en dédicacer plusieurs. Dis-moi ton prénom et celui de ton ami…

Moi Steve, lui Henri.

Elle a récupéré un feutre, et elle a écrit plusieurs dédicaces sympathiques sur photos et posters. Ça, elle était tout sauf hautaine. J’ai regardé plus tard les photos, une fois que je suis sorti. Clairement, ce n’était pas du poster classique, mais bien du poster de porn star. Sur l’une des photos, elle avait juste des bas, assise sur une banquette, les cuisses ouvertes, dans une poste qui restait plutôt soft. Sur la seconde, elle était de profil. A côté d’elle, il y avait le ventre d’un homme, et un sexe en pleine érection, elle avait sa main gauche dessus, et elle souriait avec un air gourmand à l’opérateur. J’ai reconnu la scène, elle était tirée d’Une croisière très spéciale. Sur la troisième, elle était à quatre pattes, la tête tournée vers l’opérateur, son ventre totalement offert, et elle ouvrait son sexe avec ses doigts.

Je lui ai dit :

Ça s’est une photo tirée d’Une croisière très spéciale

Et je crois que je l’ai un peu surprise. Elle ne s’attendait pas à ce que j’en sache autant.

Tu es connaisseur, dis donc.

Ce qui s’est passé ensuite, je ne m’y attendais pas. Je me suis rendu compte que j’étais en pleine érection, sans doute depuis un moment, quand elle a posé le regard justement sur mon pantalon. Je comprenais qu’elle puisse être lasse, mais il y eu ce moment où elle a posé les yeux sur mon érection, et il y a quelque chose qui s’est allumé dans son regard. Elle n’a rien dit, simplement, elle a tendu la main vers mon pantalon, elle a attrapé la fermeture éclair, elle l’a descendue, et elle a sorti ma queue.

Il y a toujours un bonus…

Pendant qu’elle me masturbait, j’ai pensé aux films où elle masturbait des hommes. J’aurais pu les citer tous. Il y avait un de tous ses premiers films où elle état somptueuse, dans une robe noire qui collait à ses formes. Elle était calée dans une pièce où des hommes étaient installés sur des divans, deux par deux. Elle venait se caler au milieu d’eux, et elle les branlait. Leurs queues n’étaient pas toutes au même stade, elle les branlait plus ou moins longuement selon leur capacité à retenir leur jouissance ou pas. A la fin, la robe noire était couverte de sperme, mais j’imaginais bien qu’elle la portait volontairement, pour que le contraste soit plus évident. C’était un film sans doute répétitif, mais le porno reposait essentiellement sur le répétitif.

Caressait-elle mieux qu’une autre fille ? Quand j’étais ado, même si les filles m’avaient vite fait comprendre que j’étais moche il y avait eu deux ou trois d’entre elles qui m’avaient accordé des faveurs sexuelles et l’une d’entre elles, Julie, une rousse dodue à qui je semblais plaire, m’avait souvent, très souvent même masturbé. La complicité entre un homme et une femme peut exister de multiples manières, elle avait sans doute existé quand nous nous isolions et qu’elle faisait aller et venir sa main sur moi, avec une habileté qui me laissait clairement comprendre que je n’étais pas le premier. Pourtant, il y avait eu quelque chose qui était passé entre nous, qui laissait penser qu’on aurait pu aller plus loin. Le problème, ç’avait été qu’elle avait déménagé.

Cela faisait des années que je n’avais plus pensé à Julie, la caresse de la porn star sur moi m’a ramené dans un arrière que je pensais avoir oublié.

Même quand je suis en pause, je suis poursuivie par les queues… J’aime trop ça au final… Enfin, si je n’aimais pas ça, je n’en aurais pas fait mon métier.

Je ne m’étais pas branlé depuis plusieurs jours, et un torrent de sperme a jailli de ma queue. Elle a ri en voyant que ça n’arrêtait pas de sortir.

Ben, dis donc, t’as des réserves…

Ce qui me plaisait chez elle, ce n’était pas qu’elle soit bien roulée, ou de l’avoir face à moi, dans la vraie vie, mais plutôt de trouver une fille extrêmement simple, sans manières, sans façons…

Après ça… Hé bien, je suis parti… Avec photos et posters dédicacés sous le bras.

Je suis retourné voir Henri à la supérette. J’ai attendu que les deux clients qui étaient à la caisse soient partis, et je lui ai glissé l’ensemble. Il m’a regardé avec beaucoup de surprise. Il a finalement dit :

Alors, c’était…

Oui, c’était bien elle…

Il a regardé les photos dédicacées, totalement sidéré.

Oui, elle vient faire un tournage.

Et puis on en est restés là. On n’imaginait pas qu’il y aurait une suite.

Ça a été deux jours plus tard quand je suis passé à la supérette, le matin, pour simplement dire bonjour à Henri. Il m’a regardé avec une expression étrange.

J’ai quelque chose à te donner.

De sous le tiroir, il a tiré un paquet de feuilles, accrochées avec une reliure. Il me l’a tendu. J’ai regardé la page de garde. XXXgroup, séjour en province écrit par Max Longdick. Max Longdick, je le connaissais, j’avais déjà lu son nom sur les génériques de pornos… Il faisait énormément de films pour XXX Group.

C’était un séquencier. Il racontait une histoire… Sans doute écrite très rapidement par Max Longdick, inspiré par ce qu’avait pu lui dire Anna Helen. Une jeune porn star arrive dans une petite ville de province. Elle est reconnue par deux admirateurs et très vite, ils basculent sur des moments sexuels… Pour autant que je pouvais comprendre il y aurait au moins une scène tournée ici, à la supérette.

C’est Anna Helen. Elle a déposé ça, il y a une heure. Elle a eu l’idée quand vous avez discuté l’autre jour, et elle a demandé à Longdick de mettre ça en forme.

Et tu sais qui va jouer nos rôles ?

Elle propose que ce soit nous-mêmes.

Je l’ai regardé, très surpris.

Nous-mêmes ?

C’est dans la veine actuelle. Tu le sais mieux que moi, toi qui vois tout.

Il avait raison. C’était la dernière mode à l ‘époque que de faire intervenir dans le porno, une manière de renouveler le genre, des amateurs. Dernièrement, une boite concurrente avait lancé un concours qui permettait à des fans de porn stars de tourner avec leur actrice favorite. Si certains s’affichaient sans se cacher, tout fiers de leur tournage et de cette notoriété, d’autres au contraire mettaient un masque. Il n’était sans doute pas bon, quand on travaillait dans une banque, que son patron découvre qu’on avait tourné un porno.

La question était claire. Est-ce qu’on voulait, l’un comme l’autre, tourner dans un porno ? Je n’ai pas eu longtemps à chercher la réponse. Ce serait mon quart d’heure de célébrité, moi qui avais eu et qui aurait une vie médiocre. Il y aurait un bref moment où je serais dans la lumière, et j’en tirerais satisfaction. Je n’avais de toute façon, rien à perdre. Mon patron ne me virerait pas, au contraire. Lui aussi était fan de porno. Tout au plus, il me demanderait si je ne pouvais pas le pistonner.

C’était une occasion unique, je commençais à le réaliser, que de pouvoir intégrer ce monde, traverser l’écran et passer de l’autre côté.

Pour Henri, les enjeux étaient autres. Il était marié, et ça ne ferait sans doute pas plaisir à son épouse de le voir plonger sa bite dans la vulve et l’anus d’une porn star. Quant à l’entreprise de distribution qui le salariait… Il ne ferait pas long feu.

Comme s’il lisait en moi, il m’a dit :

Je mettrai un masque de gorille.

C’est fou comme on voit des gorilles en ce moment dans le porno.

La question était résolue.  

Elle devait passer en début de soirée pour avoir une réponse.

La jeune femme qui s’est présentée sur le coup de dix-sept heures n’avait rien, mais alors absolument rien à voir avec la brune fade en survêtement de la veille. Il avait suffi de pas grand choses, deux ou trois artifices, pour qu’elle soit resplendissante. Tous les regards se sont portés sur elle, les regards masculins évidemment remplis de désir, les regards féminins aussi pour celles qui convoitaient les filles, mais globalement plutôt de jalousie, comme quand on voit une fille dont on sait ou dont on pense qu’elle efface son propre éclat. Elle portait une robe en lainage noire, qui lui arrivait à mi-cuisse, collante comme peuvent l’être des robes en lainage, les jambes gainées de nylon, des bottines avec des talons de 10 centimètres… Maquillée, les yeux noirs de mascara, la bouche rouge sang… J’ai senti mon sexe se durcir, et je crois que ça a été le cas de tous les hommes présents… Si jamais j’avais pu avoir une hésitation à faire ce tournage, elle était définitivement levée.

Alors, messieurs, vous souhaitez tourner où pas ?

Sans préjuger de ce qu’allait dire Henri, j’ai dit oui. A ma grande surprise, il lui a répondu :

Je ne laisserai pas passer une occasion pareille.

Elle nous a demandés nos numéros. Henri a donné son numéro de portable, moi je n’avais qu’un fixe.

On devrait tourner la plupart des scènes sur deux jours. Le week-end prochain, ça vous conviendrait ?

Elle a désigné le magasin.

Ce sera possible de tourner ici ?

J’ai bien compris que ça allait être un problème. Même s’il mettait un masque de gorille, si ses patrons reconnaissaient le magasin… Pourtant, à ma grande surprise, il a dit :

Aucun souci.

Et ça a été bouclé. Elle devait être convaincue qu’on allait accepter, parce qu’elle avait amené des exemplaires d’un contrat. Je l’ai parcouru. Ça nous faisait une somme tout à fait correcte, en francs à l’époque.

Je suis parti travailler avec cette proposition, exceptionnelle, en moi, comme une richesse. Je ne me sentais plus comme les autres. J’allais être une porn star, et j’allais tourner avec Anne Helen. Ma vie allait pour un moment sortir de ses rails habituels, quitter sa morne grisaille.

On l’a revue le vendredi. La robe de lainage avait été remplacée par un simple pantalon noir très moulant et un pull fuchsia très échancré. Elle nous amenait nos dialogues, qu’il fallait apprendre, un découpage plus précis, et elle nous a précisé qu’il n’y aurait que deux lieux de tournage. La villa qu’elle louait, et la supérette. Le porno, c’étaient des tournages bon marché, avec peu d’argent, souvent dans la clandestinité pour ne pas avoir à déclarer à des municipalités et payer des impôts. On devait tourner pas dans la chronologie. Le samedi on ferait les scènes à la villa, et le dimanche matin aussi, et le dimanche après-midi, la supérette.

On a tout assimilé. Elle nous a finalement demandé si nos quéquettes pouvaient durcir et rester raides longtemps. On lui a répondu que oui, mais je crois qu’on n’en était pas si sûrs que ça. Elle nous a rassuré, en nous disant que s’il y avait des problèmes sur la plateau, il y avait des médicaments qui compenseraient. On ne tenait pas à en prendre, et de toute façon, mais ça on ne pouvait pas l’anticiper, dès qu’on a été sur le plateau, quelque chose de magique s’est produit, et on a été saisis par le désir.

Comment on s’habille, j’ai demandé ?

Restez comme vous êtes… Le masque de gorille est prêt, elle a dit à Henri qui avait demandé « un masque de gorille comme les amateurs qui tournent avec des porn stars. »

Il n’y avait plus qu’à attendre le jour du tournage.

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