Reine de beauté

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frederic gabriel


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                                   REINE DE BEAUTE

    Mon regard a glissé sur le réveil aux lettres rouges pendant que je finissais de me préparer. 19 h 30. Je devais être chez Robert Guilhempé à 20 h 00 pile.

     Je me sentais un peu plus nerveuse qu’à l’accoutumée. La visite de ce soir serait déterminante, je le savais pertinemment.

     Je me suis installée à ma table de maquillage, encombrée de produits que, six mois plus tôt, je ne connaissais même pas, et qui tous m’avaient été offerts par José. Il m’avait aussi payé une journée de cours pour que j’apprenne comment me maquiller. La leçon avait été probante. Aujourd’hui, je n’envisageais plus de sortir de chez moi sans avoir le moindre maquillage sur le visage. Ca décuplait mon charme.

     Je lui devais beaucoup. Il m’avait transformée, avait fait de moi ce que je n’étais pas : une belle jeune femme. Avant lui, j’étais quelconque, et je ne savais pas me mettre en valeur. Si les garçons venaient vers moi, c’était uniquement parce qu’ils sentaient que je ne leur dirais pas non. J’avais démarré le sexe très tôt, guidée par mon instinct, et j’y avais pris beaucoup de plaisir. Il m’avait permis de sortir d’un quotidien morose et sans espoir. A 14 ans, j’avais plus d’expérience que n’en auraient jamais des femmes plus âgées que moi.. Je savais donner du plaisir aux garçons de plein de manières possibles, faisant passer le mien en second, et l’ayant de manière très différente. A vrai dire, ce qui me procurait du plaisir, c’était de leur donner du plaisir.

     Je me suis maquillée, coiffée, et je me suis campée devant le miroir de pied qui occupait une partie du miroir de fond de ma chambre.

     Je savais qu’ainsi arrangée, et vêtue, je provoquerais le désir de n’importe quel homme en bon état de marche et susceptible de désirer une femme.

     José, qui connaissait bien évidemment tous les membres du jury par cœur, m’avait rappelé ce que j’avais à faire la veille au téléphone : ‘Habille-toi en rouge et mets des bottes. Il fonce sur tout ce qui porte du rouge, comme le taureau, et il adore les filles bottées.’

     J’avais bien évidemment écouté ses consignes. C’était lui qui m’avait permis d’arriver où j’en étais, lui qui me permettrait de monter encore plus haut.

     Il m’avait ouvert un crédit illimité dans un petit magasin de vêtements du centre ville. C’était là que j’avais acheté cette robe d’un rouge carmin qui m’allait parfaitement. Elle était fluide et collante à la fois, et elle mettait en valeur mes charmes. Très courte, elle dégageait mes jambes que j’avais gainées de bas stay-up.

     J’avais aussi une ligne de crédit chez un chausseur de la ville. C’était là que j’avais trouvé les cuissardes fauve que je portais. Je pensais choisir des bottes plus courtes mais j’avais eu un coup de foudre pour ces cuissardes quand je les avais aperçues, pour leur matière luisante, et par chance, elles étaient disponibles à ma taille.

     Je les avais essayées dès mon retour à la maison. Le plaisir que j’en avais retiré avait été au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. J’avais aimé ouvrir la boite, caresser leur matière, les regarder, mais rien n’avait été aussi fort que de m’en gainer. Quand j’avais remonté le zip jusqu’à son point de fermeture, je m’étais sentie prise par les bottes, mais de la plus délicieuse façon qui soit. Je m’étais dit que, d’une certaine manière, c’était l’inverse de ce qui pouvait se passer quand le sexe d’un garçon était dans mon ventre. Ce qui lui donnait du plaisir c’était de me sentir autour de lui. Ce qui m’avait procuré du plaisir, ç’ avait été de me sentir ainsi serrée par l’étroitesse de la botte, de toucher aussi la matière en faisant glisser ma main dessus. Elle faisait partie de moi, et me procurait un sentiment de supériorité et de pouvoir. Ainsi, j’étais belle, j’étais irrésistible.

     Je me suis admirée dans la glace. Elles montaient au-delà de mon genou, et étaient partie intégrante de ma séduction. Je savais que je les porterais sans doute encore.

     A mon premier essai, une fois bottée, j’avais glissé mes doigts sous ma jupe. J’avais le ventre en feu, et je n’avais pas été surprise de trouver le tissu de ma culotte aussi mouillé que mon sexe lui-même. J’avais le sexe ouvert, le clitoris saillant. Je m’étais caressée, j’avais eu mon premier orgasme quasi immédiatement. Je m’étais frottée, une main sur le cuir des cuissardes, l’autre sur mon sexe, me travaillant jusqu’à être épuisée d’avoir joui.

     Je me suis enveloppée dans un imper qui me masquait. Je faisais tout pour ne pas tomber sur ma mère, puisqu’à 22 ans, je vivais encore chez elle, qui désapprouvait mes projets. C’était devenu une source de conflits entre nous. Nous étions en froid depuis plusieurs semaines, ne nous parlant quasiment plus. Elle m’avait dit que j’étais une putain, ce qui n’était sans doute pas faux.

     Je me suis aspergée d’un parfum capiteux qui ferait tourner la tête de Guilhempé, cadeau de José, et je suis descendue dans les escaliers. Par chance, ma mère regardait la télévision. Je suis sortie sans faire claquer la porte et je suis partie à travers les rues de la ville, dans la nuit, mon esprit revenant sur ces dernières semaines où ma vie avait basculé.

     Six mois plus tôt je travaillais comme coiffeuse dans un salon de coiffure mixte en centre ville. C’était une existence qui me convenait parfaitement. Ca avait été une vocation très tôt, j’avais fait les études adéquates et j’étais entrée comme employée dans ce salon qui était l’un des plus réputés de la ville. La clientèle défilait du matin au soir. Je mettais de l’argent de côté parce que mon rêve était d’ouvrir une boutique, ailleurs. Une petite existence paisible partagée entre la coiffure, les soirées entre copines, et le sexe. Certains ont une existence morne, et s’en contentent. C’était mon cas.

     Ce jour-là, je faisais la matinée, embauchant à 8 heures et demi. Mon petit copain de l’époque m’avait déposée. Ca faisait deux semaines qu’on était ensemble. Il n’y en aurait sans doute pas de troisième car il avait un côté mièvre qui me lassait.

     Je m’étais calée à mon poste de travail, et il était arrivé. Il avait une cinquantaine d’années, grand, plutôt bel homme, avec une chevelure épaisse. C’est rare les hommes qui a cinquante ans ont encore tous leurs  cheveux.

     Il m’observait pendant que je lui coupais les cheveux. J’avais supposé que je lui plaisais, et qu’il allait me faire des avances. Ca avait été tout sauf ça.

     Quand j’avais eu fini de lui couper les cheveux, il m’avait dit :

Je peux vous parler deux minutes ?

Ca dépend à quel sujet…

     J’avais fait ma farouche, mais je savais déjà que je ne dirais pas non..Il était plutôt bel homme, la différence d’âge n’était pas un problème pour moi, j’aimais trop le sexe et je pensais que chaque expérience était bonne à prendre.

     Il avait attrapé une tablette dans un sac, et il m’avait dit :

Je m’occupe de l’élection de la Reine de Saint Privent. C’est l’équivalent d’une miss locale. Je pense que vous avez le potentiel pour vous présenter, et même être élue. Ca vous dirait ?

     Je suis tombée de haut. Moi, une reine de beauté ? Je voyais l’image que me renvoyait le miroir qui couvrait le mur. Au salon comme dans la vie, j’étais tout le temps en jean et T-shirt…Bien sûr, un jean c’est moulant par essence, et ça mettait en valeur mes jolies formes, et mes T-shirts étaient tendus par une poitrine pleine et bien galbée, mais je ne me considérais pas pour autant comme une potentielle reine de beauté, ça aurait été difficile avec mon visage jamais maquillé, et mes coiffures tout aussi variées qu’improbables. J’ai eu envie de lui éclater de rire au nez.

Vous cherchez à me draguer, c’est ça ?

     Il m’a répondu très posément.

Vous savez, je suis homosexuel, alors…Non je pense réellement que vous avez un potentiel immense.Vous n’en êtes pas consciente, c’est tout. Une fille comme vous, on n’en trouve pas souvent. Dans six mois, vous serez élue, vous et pas une autre. Mais il vous faut un Pygmalion.

Et qu’est- ce qu’il y a à la clef ?

Ca.

     Il a fait défiler sur sa tablette des photos et des copies d’articles concernant les précédentes reines. Ce qui était intéressant, c’était moins le moment où elles étaient élues, que l’après. D’autres élections, du mannequinat, une présence dans les média, devenir ambassadrice pour des cosmétiques…Ca faisait rêver, bien sûr. Je me suis dit que ça me permettrait peut-être d’ouvrir effectivement mon salon de coiffure.

     Alors j’ai accepté. Et je ne l’ai pas regretté. Il m’a métamorphosée, et je suis devenue autre. La fille que j’avais été est loin derrière moi. J’aime me mettre en valeur, sentir que j’attire les regards, me sentir désirée ou jalousée. Au salon, les filles m’ont trouvée changée.

      J’ai changé dans ma manière de me présenter aux autres, mais aussi dans ma manière de penser. Je suis devenue ambitieuse. Il me fallait à tout prix devenir reine, malgré les autres candidates.

     José est venu me trouver un jour, et il m’a dit :

Les jurés sont tous ses hommes. Ils aiment les jeunes femmes et tout ce qu’elles peuvent donner. Celle qui donnera plus que les autres sera sans doute élue. Il est de tradition que les reines potentielles leur rendent une visite. Je te laisse gérer ça.

     Il m’avait amené une clef USB. Je l’ai ouverte sur mon ordinateur. Elle contenait un dossier sur chacun des jurés et leurs préférences.

     Je faisais aujourd’hui ma dernière visite.

     19 h 30. Les rues se vidaient. Les talons de mes cuissardes résonnaient sur le pavé. Je me sentais étrangement forte.

     Je savais que cette visite était importante. C’était lui le président du jury. Sa voix comptait double et il avait énormément d’influence sur le jury. C’était le moment de me surpasser.

     Mais j’avais confiance en moi. J’avais énormément d’expérience. J’avais eu largement le temps d’en acquérir depuis que j’avais commencé à masturber des garçons à l’école, leur faisant éprouver leur premier plaisir, pas même abouti, et que j’en avais éprouvé un, ineffable, à sentir leurs queues dans ma paume…

     Guilemphé habitait une magnifique demeure blanche, sur deux étages, dans le quartier riche de la ville. Je suis arrivé devant chez lui à 19 h 50. C’était une belle maison d’architecte, qui devait avoir vingt ans, avec beaucoup de parties vitrées. Il y avait de la lumière. J’ai décidé d’attendre 20 heures. C’était bien de ne pas arriver en avance.

     A vingt heures une, j’ai sonné à la porte. Il n’était pas vraiment différent de la photo du dossier. Un quinqua qui avait été bel homme dans sa jeunesse et l’était indéniablement encore. Son regard est descendu de la racine de mes cheveux à mes cuissardes, et une bosse est apparue dans son pantalon. J’avais passé l’examen d’entrée.

Venez, ne restez pas dehors, il fait froid.

     En passant, comme par accident, j’ai frôlé sa queue, sans trop insister. Il bandait à moitié, et il m’a semblé bien pourvu par la nature.

     Il était aussi fortuné qu’on le disait. Une grande et belle maison, avec des meubles qui avaient du couter une fortune. Il m’a entrainé vers l’immense living, meublé sommairement, un canapé, une table basse. Sur la table basse, il avait fait disposer de quoi se restaurer, des mets raffinés, foie gras, caviar, des pâtisseries, et une bouteille de champagne attendait dans un seau. J’entrevoyais une soirée plaisante.

     Ce qui était agréable aussi, c’était la douce chaleur qui se répandait dans la pièce, issue de l’âtre dans lequel flambait un feu de cheminée. On était en février, et il faisait encore froid.

     Je me suis campée au milieu de la pièce et j’ai joué cartes sur table.

Je suis là pour respecter la règle. Me présenter à toi. Je ne suis certainement pas la première qui rentre chez toi, et je ne serai sans doute pas la dernière. Voilà ce que je te propose : je m’offre à toi. Je me cale au milieu de la pièce, et tu peux faire ce que tu veux. Me regarder, me toucher, partout.  Tu pourras ainsi vérifier si je pourrais faire une bonne reine de beauté.

     Je me suis campée au milieu, jambes légèrement écartées, sur l’un des tapis d’orient qui jonchaient le sol et avaient du lui couter une fortune, vu leur magnificence.

     Chaque fois que j’étais arrivée chez l’un des membres du jury, j’avais simplement suivi mon instinct. Depuis longtemps, il me servait dans mes relations avec les hommes, et il ne m’avait jamais trahi.

     Il s’est approché de moi et s’est mis à tourner autour de moi. Il a commencé par me regarder. Je sentais son regard sur moi, comme une chaleur qui me caressait, et ça me plaisait. Certaines filles ne supportent pas que les hommes les regardent. D’autres, au contraire, ne peuvent pas vivre sans ce regard. J’appartenais à la seconde catégorie.

     Ensuite, il s’est enhardi, et il a posé ses mains sur moi. Il avait les mains comme des battoirs, mais elles étaient étonnamment douces, presque timides. Il m’a frôlée à travers le tissu de la robe, venant sur la nudité de mes bras, puis sur la zone entre la robe et le haut de mes cuissardes, caressant mes cuisses à travers le nylon de mes bas. C’est seulement ensuite qu’il s’est hasardé sous celle-ci, par les points d’entrée  …

     Il y en avait deux. Le premier, c’était le haut de ma robe, qui ne tenait pas à mes épaules par des bretelles, mais par un élastique au-dessus de mes seins. Il a glissé la main au contact de ma poitrine sans soutien-gorge, et m’a caressée doucement, sur toute leur surface, avant de venir appuyer sur mes tétons, déjà semi-érigés, et toujours très sensibles. Je me suis laissée aller à gémir sans aucun honte.

     J’ai été très surprise, à la fois par sa douceur, et par le fait qu’il s’attarde à me donner du plaisir. Un homme plein de sollicitude…C’était plutôt rare.

     L’autre point d’entrée, sur lequel il est venu après, c’était l’ourlet de ma robe courte. Il n’a pas eu à remonter les mains très haut pour accéder à mon pubis. Dessous, je me décidais, selon l’humeur et le jour à porter tel ou tel sous-vêtement. J’avais une nette préférence pour les collants sous lesquels je ne mettais pas de petite culotte. C’était une manière de tromper l’ennemi qui me plaisait bien. Avec une jupe courte, on pouvait facilement surprendre les hommes assis à côté ou en face, qui ne soupçonnaient rien, laissaient leur regard glisser sur moi jusqu’à découvrir que mon ventre nu sous la matière d’un collant plus ou moins opaque. J’aimais que leurs regards soient aimantés par les lèvres de mon sexe, voilées et cependant offertes, dont ils ne soupçonnaient pas quelques secondes plus tôt qu’elles soient ainsi dévoilées.

     Ce soir-là, cependant, les choses étaient différentes. J’avais une culotte blanche. Rien de plus classique, certes, mais aussi rien de plus excitant.

     Ce que je portais, d’ailleurs, n’était pas une simple culotte blanche. Elle était deux tailles en dessous de la taille normale des culottes que je pouvais porter quand j’en avais une sur les fesses, ce qui était de moins en moins fréquent, car j’aimais cette extraordinaire sensation de liberté d’avoir le ventre nu et offert

     L’intérêt de cette petite culotte (mais j’en ai toute une collection)  c’était qu’elle rentrait bien dans la fente de mon sexe, et dans celle qui ouvre mes fesses en deux. C’était bien marqué. Ca faisait un frottement qui contribuait à mon excitation. Et quand je me regardais, celle-ci était décuplée, parce que je voyais le tissu qui faisait un creux devant et derrière.

Généralement, sur le devant, les tâches d’humidité s’invitaient très vite.

     Il a d’abord glissé ses doigts. Il a tâté, découvert le tissu, mais aussi la manière dont celui-ci se tendait sur mes parties intimes. Il m’a frôlée. Je n’ai pas pu m’empêcher de gémir, autant parce qu’il me caressait bien que parce que ça montant en moi depuis un bon moment déjà, et que j’étais une cocotte minute. Il a appuyé sur ma fente. Le tissu est rentré, est venu frotter mes muqueuses. J’ai senti que j’étais ouverte, que mes sécrétions coulaient, absorbées par le tissu.

     J’avais envie d’avoir son sexe dans la main. Il était à quelques centimètres de moi. J’ai tendu la main. Il a continué de me caresser, tournant sur mon bas-ventre, venant sur mes fesses, puis revenant devant. Je sentais quelque chose monter dans mon ventre, et je devais me retenir pour ne pas jouir.

     J’ai dézippé la fermeture-éclair de son pantalon et j’ai été cueillir son sexe dans son slip. C’était un geste que j’avais déjà accompli tant de fois que j’avais acquis une habileté qu’il ne percevait peut-être pas.

     Il avait une queue comme je les aimais, longue et épaisse. Je la sentais déjà glisser en moi, et cette pensée achevait de me tordre le ventre. Je l’ai doucement masturbée. Il a tiré mon slip en haut de mes cuisses, et ses doigts sont venus au contact de ma chair. Il a appuyé sur mon clitoris.

     Ca a été quand le contact s’est établi que je me suis rendu compte à quel point il était gonflé-comme toujours quand j’étais excitée. Il a glissé un doigt en moi, puis un autre. Ca faisait un bruit de succion que je trouvais excitant, mais qui, vu de l’extérieur, était certainement écoeurant.

     Ca a été au troisième doigt que j’ai éprouvé la sensation d’être remplie. Il caressait l’intérieur de mon ventre. Aucun garçon ne m’avait encore fait ça, et je me suis dit que cette visite m’apportait décidément plus que je ne l’aurais imaginé. Qu’importait si je n’étais pas reine de beauté. J’aurais au moins eu ça, et je repartirais plus riche.

     Quand il a enfoncé le quatrième, je n’avais plus qu’une aspiration, même si je ne croyais pas cela possible.

     Je ne sais pas comment il a fait. Un mouvement de poignet délicat, sans doute, mais il est parvenu à fourrer sa main entière en moi, pouce y compris. J’ai lâché un halètement. C’était quelque chose de se sentir aussi pleine, qu’aucune queue ne pourrait jamais me donner. Un plaisir montait en moi, différent, nouveau. Il s’est mis à me caresser à l’intérieur, tournant sur les parois internes de mon sexe, montant jusqu’à mon utérus, et il m’a semblé qu’il me remplissait toute entière, pas seulement mon ventre, mais mon corps tout entier aussi.

     Dans un même temps, il s’est laissé tomber au sol, sa queue échappant à ma main, à ma grande frustration, et il a caressé de sa main libre le cuir de mes cuissardes. Quelque chose, une lueur, s’est allumée dans son regard, et j’ai repensé au dossier qu’avait établi José.

    La meilleure preuve que mes cuissardes l’excitaient, c’était la manière dont son sexe s’allongaite et s’épaississait encore. Ca m’a impressionnée. Déjà gros, il a pris du volume d’une manière qui m’a laissée rêveuse.

     On formait ainsi un curieux attelage, lui et moi. Je ne pensais pas, à vrai dire, qu’on prendrait du plaisir ainsi. J’avais imaginé, malgré son fétichisme, quelque chose de plus classique.

     Sa main gauche dans mon ventre, qui ne cessait de caresser mes parois internes, me faisant découvrir des sensations inédites, sa main droite allant et venant, montant et descendant sur les cuissardes. Aussi excité que moi, il frottait son sexe sur le tapis. Je me disais qu’il allait jouir dessus. Sa queue était tellement dilatée que j’avais l’impression que les chairs allaient exploser.

     Mais il s’est redressé et a rapproché sa queue des cuissardes. Son gland est entré en contact avec le cuir. J’ai compris ce qu’il voulait. Je l’ai saisi et j’ai frotté son gland violacé contre la matière lisse. Il a joui en se tordant et en libérant d’épais traits de sperme sur le fauve des chaussures, avant de m’arracher une jouissance qui m’a surprise par sa force, s’éparpillant en cascade.

     Le reste de la soirée a été plus classique. On a discuté, assis sur le canapé, en mangeant et buvant. C’était un homme plus intelligent que les membres du jury que j’avais déjà rancontrés. Le sperme séchait sur mes bottes. Je suis repartie de chez lui sur le coup de minuit complétement pompette, après trop de coupes de champagne, et son assurance :

     -Tu m’as donné plus qu’aucune fille ne m’a donné ces derniers temps. Ne t’en fais pas pour ton avenir.

     Un mois plus tard j’étais élue reine de Saint Privent. Ca a changé pas mal de choses dans mon existence. Dès le lendemain j’ai commencé les plateaux télé. On m’a contacté pour faire des défilés, des photos, pour porter des vêtements, pour être ambassadrice de marques de maquillage. J’ai reçu des tonnes de cadeaux. Un an plus tard, j’étais élue Miss de la région. Et j’ai continué mon ascension.

    Mais ça n’était que le début.

     Trois jours après ma visite, passant dans les rangs d’un vide-grenier, j’ai remarqué une collection de bottes attendant un acheteur, sur un stand tenu par une très jolie blonde, elle-même bottée. Elle avait la même taille de chaussures que moi. Pour une poignée d’euros, j’ai acheté tout son stock. Elle a eu une sorte de sourire complice, qui semblait me dire : moi aussi j’aime les bottes comme toi, et je te souhaite des heures de plaisir.

     Elles me plaisaient toutes autant les unes que les autres. De retour à la maison, j’en ai essayé une paire, de daim bleu foncé, avec des talons aiguille, m’arrivant au genou. J’ai retrouvé ce plaisir, intense, que j’avais eu en enfilant les cuissardes, le sexe ouvert, mes sécrétions ruisselant à l’intérieur de mes cuisses. Quand j’ai touché mon clitoris, j’ai joui immédiatement. Cette sensation d’être ainsi gainée et le fait de sentir la rugosité ou la douceur de la botte au bout de mes doigts…C’était trop bon…Ce soir là, les deux bottes enfilées, je me suis masturbée jusqu’à ne plus avoir de force.

     Je n’ai plus porté que des bottes. J’ai remarqué que, plus qu’avec des escarpins, c’était la manière la plus sûre d’attirer le regard des hommes. Je m’en suis achetée d’autres, et encore d’autres. Elles avaient une place de choix dans mon dressing.

     Ce sont ces mêmes bottes de daim bleu foncé que j’ai mises quand, deux jours après, je lui ai rendu visite. Je crois qu’il n’a pas été surpris quand il m’a trouvée sur son pas de porte. On avait ressenti la même chose ce soir-là, une attirance intense pour l’autre qui défiait notre différence de classe sociale et d’âge.

     Ce soir-là, il a enfoncé pour la première fois son sexe dans mon ventre, avant de sortir sa queue dilatée de moi et de venir la frotter sur les bottes, les maculant de sperme.

     Quelques temps après que j’aie été élue, je suis venue m’installer chez lui.

     On vit encore ensemble aujourd’hui.

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