Sexe et énergies renouvelables (1)

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SEXE ET ÉNERGIES RENOUVELABLES (1)

Il était trois heures quinze quand je suis sortie de chez moi, pas vraiment réveillée, pour rejoindre l’entreprise. Je ne faisais ça qu’une fois par an, et la dernière fois, ç’avait été un an plus tôt, pour le premier salon auquel on s’était rendus.

J’ai mis le contact après m’être assurée que j’avais bien les cartons avec les flyers et les posters. Je les avais récupérés la veille au soir à l’imprimerie. Les kakemonos, eux, n’avaient pas changé en un an, je les avais déjà chargés dans la fourgonnette.

C’était toujours aussi agréable que dérangeant de traverser la ville en plein milieu de la nuit. On avait l’impression d’être seul sur terre, et que, d’une certaine manière la ville vous appartenait. Vous pouviez y faire ce que vous vouliez.

Je suis arrivée sur le coup de trois heures trente. Mes collègues devaient arriver sur le coup de quatre heures et on allait partir ensemble.

Si j’arrivais aussi tôt, ce n’était pas pour les nécessités du travail. Transférer les cartons m’a pris une poignée de secondes.

Non, il m’avait promis qu’il me rejoindrait ici, avant mon départ, pour qu’on passe un moment ensemble. Il connaissait ma capacité à stresser et m’avait dit :

Je t’aiderai à te détendre.

Je n’avais pas dit non.

Je suis descendue de ma voiture. Elle allait rester ici pour trente-six heures. J’ai regardé autour de moi. Il ne semblait pas être encore arrivé. Pourtant, il a surgi de l’obscurité.

Il n’avait pas changé depuis dimanche dernier. J’ai senti mon ventre s’embraser, et un grand trait de mouille est parti dans ma culotte. J’avais hésité à en mettre une, sous mon collant, sans doute parce que je voulais troubler Andréa, je savais qu’elle serait sur le salon comme l’année précédente, mais j’avais eu au final une bonne idée de me couvrir, ça me permettrait d’absorber les liquides qui couleraient de moi. Je secrétais beaucoup, et le simple fait de le voir allait déjà me faire tremper le tissu. Je pourrais en changer, j’en avais d’autres dans mon sac, plus une pochette intacte et neuve que j’avais prise en sus.

C’était vrai qu’il me faisait totalement perdre le contrôle. On se fréquentait depuis six mois, et c’était la première fois que je vivais une relation aussi particulière. Ce qui nous avait attirés l’un vers l’autre, ce n’était pas un quelconque sentiment amoureux, mais une envie de sexe et d’avoir du sexe avec l’autre. Il était vraiment beau garçon, et je savais que j’étais jolie fille. Tout le temps qu’on pouvait passer ensemble, on le consacrait à une chose : des rapports sexuels, variés et imaginatifs.

Tu m’aides à transporter les deux cartons dans la camionnette ?, je lui ai demandé.

Il a pris un carton, moi l’autre, et on les a transvasés. Une fois que ça a été fait, je me suis tournée vers lui, et je lui ai dit :

J’ai une tenue impeccable, il faut que je sois parfaite pour le salon, alors je ne veux pas une goutte de sperme dessus. Tu comprends ?

Je faisais allusion à nos pratiques récentes, entre autres aux nombreuses fellations que je lui faisais. J’aimais prendre tout son sperme dans ma bouche, mais aussi le masturber jusqu’à ce que sa semence me gicle sur le visage et dans les cheveux, et évidemment ça partait dans tous les sens. Mais ce matin, pas question de me salir.

J’ai pris des capotes.

Aucun problème.

Je l’ai entraîné à l’intérieur. On avait vingt-cinq minutes devant nous, d’autant que mes collègues étaient toujours en retard, on ne risquait pas d’être surpris avant.

Les miroirs de l’entrée m’ont renvoyé mon image. J’étais irrésistible. En tout cas, j’avais tout fait pour. Mon manteau s’ouvrait sur une robe noire en laine qui collait à mon corps et soulignait ma silhouette, mais s’arrêtait très haut, juste en dessous de mon minou, pour donner à voir mes jambes, gainées de collants noirs. J’avais hésité entre des escarpins à talons aiguille et les bottes que je m’étais offertes la veille, pour finalement opter pour ces dernières. Rouge foncé, elles montaient à l’assaut de mes jambes jusqu’à mes genoux, et leur couleur contrastait avec le sombre de ma tenue.

Je l’ai entraîné dans mon bureau et je me suis calée sur le fauteuil à roulettes sur lequel je m’installais pour travailler habituellement. J’ai attrapé la boite de préservatifs dans mon sac à main. On en utilisait régulièrement, chaque fois qu’il me pénétrait. Dans la mesure où nous ne vivions pas ensemble, et où je n’étais pas sûre qu’il n’allait pas avec d’autres filles, je ne voulais pas prendre le moindre risque. Mais il était évident que quand je le masturbais simplement, on n’en utilisait pas.

J’ai posé l’emballage d’argent sur le bord du bureau, et j’ai entrepris de l’extraire de son pantalon. Sa queue a jailli à l’air libre, aux trois-quarts bandée. Une queue dont j’étais folle… Longue et dure, elle me procurait du plaisir, quoi que je fasse avec.

Je réfléchissais pas mal à notre relation. Elle ne reposait que sur le sexe, et sur le plaisir qu’on pouvait y trouver. Pourtant, même sur cette base, nous avions tissé quelque chose de fort. Devions-nous aller plus loin, ou simplement nous contenter de n’être que de simples fuck friends ? Autant de questions qui m’assaillaient, sans que je trouve de réponse jusqu’à présent. Je me contentais de vivre le moment présent, le plaisir que nous pouvions partager, sans aller plus loin. On se voyait quand on pouvait, et c’était vrai qu’on cherchait à se voir aussi souvent que possible. C’était peut-être un signe positif. Des fois, c’était une simple demi-heure. Mais chaque moment était intense et unique. On se retrouvait chez moi, chez lui, mais parfois simplement sur un parking, dans la voiture, dans un lieu public… On s’était donnés rendez-vous plusieurs fois pour des visites d’expositions, sans même jeter le moindre regard à celle-ci, mais parce que le lieu était ouvert à tous, simplement pour profiter des toilettes pour faire l’amour…

J’ai posé ma langue sur son gland et j’ai promené celle-ci, d’abord sur cette surface lisse avant de descendre le long de la tige de chair, que j’ai sentie gonfler sous ma caresse. Quand il a été bien dur, j’ai déchiré l’emballage du préservatif, et je l’ai plaqué sur mes dents de devant. Il avait le goût du gel dont une face était enduite, parfum orange, c’était écrit dessus en tout cas. Quand j’étais petite, ma mère m’achetait des sacs de berlingots parfumés, avec différents parfums, cette boite de préservatifs en était l’équivalent pour adultes.

C’était une copine, avec qui j’avais un jour partagé un garçon qui avait cette technique, et je l’avais adoptée, je l’avais trouvée originale et excitante. J’ai avancé sur lui, le prenant dans ma bouche jusqu’à ce que son gland vienne glisser dans ma gorge, et, ce faisant, je l’ai couvert du préservatif. J’ai reculé pour contempler mon œuvre. Le préservatif était parfaitement calé, il n’y avait plus qu’à dégager un espace plus grand pour le réservoir. Souvent, quand il me baisait avec une capote, j’aimais après verser le sperme dans ma gorge, et lécher le latex jusqu’à la moindre goutte, Ce que j’éviterais aujourd’hui. Je ne voulais pas la moindre trace sur mes vêtements impeccables.

Je ne faisais pas partie de ces personnes qui n’aimaient pas le sexe sous latex. Au contraire, je trouvais cela excitant de voir une queue enveloppée de plastique. Je me suis mise à tourner de la langue autour du membre, qui s’est encore dilaté. A travers le latex, je voyais le liquide pré-séminal sortir du méat et venir marquer le latex de traces brillantes.

J’ai jeté un coup d’œil à ma montre. Quand on avait des rapports sexuels, le temps passait trop vite. Et puis j’avais envie qu’il me pénètre. Je me suis redressée. J’ai ôté mon manteau et je l’ai posé sur la table, puis j’ai basculé à genoux sur le fauteuil, retroussant ma robe, l’amenant plus haut que ma taille, enfin tirant jusqu’à mes genoux mon collant. L’odeur poivrée de mes sécrétions m’est montée aux narines. Je mouillais abondamment, et en descendant ma petite culotte à la même hauteur, je me suis dit que je devrais peut-être en changer avant de partir, mais que je n’en aurais peut-être pas l’opportunité. Le tissu était trempé de ma mouille, qui d’abord partie par jets, avait ensuite coulé de manière plus régulière.

Il s’est approché… C’était un peu du sexe contre la montre, et j’aurais aimé qu’on ait plus de temps, que, comme à l’accoutumée, il balade son gland sur mes lèvres avant de rentrer. Et qu’après avoir bien fouillé ma chatte, il vienne dans mon anus. On se rattraperait plus tard.

Il a glissé en moi. J’ai retenu un gémissement. Le frottement de sa queue contre ma muqueuse… A chaque fois, c’était la même chose, ça me faisait totalement perdre la tête. Il le savait bien d’ailleurs. Il s’est mis à aller et venir en moi, lentement, plus rapidement… J’ai amené mes doigts contre mon clitoris pour le caresser. Je l’ai senti tout gonflé, et décalotté au bout de mes doigts. Sa queue allant et venant en moi, et mes doigts touchant mon clito, c’était l’alliance parfaite pour me donner du plaisir.

Si on avait été ailleurs, j’aurais gémi et crié, mais là, je me suis forcée à garder le silence. J’ai eu un premier orgasme très rapidement, puis encore un autre. Le dernier est venu quand j’ai senti qu’il se tendait, et que son sperme a jailli, trait après trait, venant taper contre les parois de mon vagin, et remplissant la capote. Je lui ai dit, alors que l’orgasme planait encore sur moi :

Tu sors de moi, et pour enlever la capote, tu le fais loin de moi. Je ne veux pas la moindre éclaboussure sur mes vêtements.

Je me suis redressée. Il était quasiment quatre heures du matin. J’ai entendu la porte coulisser à l’entrée. Pas le temps de changer de culotte. Il aurait fallu que je retire mes bottes, que j’enlève mon collant…Tant pis, le slip sécherait vite, et puis le sentir mouillé contre moi me rappellerait ce moment, durant le trajet. Dans l’idéal, j’aurais voulu qu’il n’y ait pas de capote, et garder son sperme en moi pour le sentir couler dans ma culotte en repensant à sa queue bougeant en moi.

Je lui ai fait signe de partir par la sortie de secours. Mais il connaissait les lieux.

On se retrouve quand on peut…Sans doute pas le week-end qui vient, je vais avoir des obligations professionnelles.

J’ai dit oui. J’étais habituée au côté fragmenté de notre relation.

Je suis partie vers l’entrée. Alain et Michel étaient déjà là, Frank traversait le parking, et Daniel se garait. Pas trop réveillés. Ils étaient les ingénieurs de l’entreprise. Moi la chargée de communication, celle qui pendant deux jours allait vendre nos produits.

On s’est embrassés. Il régnait un climat très familial dans cette boite en plein développement, montée il y avait une dizaine d’années, mais qui explosait ces derniers temps, portée par la vogue des énergies renouvelables, spécialisée dans les panneaux photovoltaïques nouvelle génération. Je l’avais intégrée il y avait cinq ans de cela, suite à la lecture d’une offre d’emploi.

On est partis en direction du fourgon. Le matériel, on l’avait déjà chargé la veille. Il ne restait plus qu’à faire le trajet, deux heures trente pour se rendre sur place. On se relaierait pour conduire. Les passagers finiraient leur nuit.

Je conduis la première, je crois que je suis la plus réveillée de nous cinq.

Je me suis calée au volant. Il y avait deux banquettes, celle juste devant le volant, et l’autre derrière. Michel s’est calé à côté de moi, tandis qu’Alain, Frank et Daniel se posaient derrière.

J’ai mis le contact, et nous sommes partis dans la nuit, pour nous rendre au Salon Energies2050, un grand salon au parc des expos de M… où, depuis deux ans, toutes les entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables se rassemblaient pour nouer des contacts et présenter leurs nouveautés.

C’était l’occasion de faire des rencontres.

J’en avais fait une de mémorable l’année précédente, celle d’Andréa, et je n’espérais rien de plus que de la retrouver, même si nous ne nous étions pas vues depuis un an. Elle était en tout cas restée en contact avec moi, et m’avait assuré que nous nous reverrions.

Tout en roulant, et avant de me faire remplacer, pour devenir simplement passagère, prolongeant malgré tout le fil de mes obsessions, j’ai repensé à mon premier salon, qui avait aussi été LE premier salon un an plus tôt.

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