TRIO DE CHIENNES

Suite de Duo de chiennes, http://www.meshistoiresporno.com/histoire/duo-chiennes/

Mathilde

Ma nuit de vendredi à samedi a été courte, j’ai peu dormi, somnolant par périodes. Je suis vraiment très fatiguée. Heureusement les congés arrivent.

J’ai mal dormi d’autant que je sentais la queue d’Arnaud tendue contre mes fesses. N’a-t-il jamais débandé ou était-il en érection chaque fois que je sortais de ma somnolence ? Il est vrai que j’étais bien humide moi-même. En tout cas il dormait, lui. J’ai pensé et repensé à cette soirée de vendredi, ce qui en soi est une explication plausible à mes humidités nocturnes.

Je n’ai pas réussi à imaginer ce que pourrait être la suite du week-end après l’ouverture en fanfare qu’Amélie nous avait fait vivre vendredi soir. J’ai vibré crescendo tout au long de la nuit sur la partition qu’exécutait à merveille ce duo terrible, excitation et angoisse.

Plusieurs fois, j’ai été tentée de réveiller Arnaud pour que sa bandaison serve à quelque chose, mais Amélie dormait juste au-dessus de nous…

Au matin, juste après le réveil « tant que c’est frais » a-t-elle dit, Amélie nous a collé son smartphone sous le museau et nous a obligés à raconter nos impressions de la veille : « comme ça vient, ne vous en faites pas, je remanierai tout lors de l’écriture, à ma sauce ».

Puis nous avons lapé un peu de café, bâfré une pâtée de corn-flakes ayant une forte tendance à s’évader de l’écuelle. Nous avons également bénéficié de quelques remontrances et de quelques claques sur nos postérieurs pour châtier nos cochoncetés.

Puis ont débuté apprentissage et dressage à proprement parler. Nous avons commencé par changer de nom.

Amélie

La vendeuse, qui a un prénom, mais que j’aime bien appeler la vendeuse car ça fait marchande, d’animaux en plus, ça rajoute un autre côté un peu malsain à cette histoire ; la vendeuse qui en fait se prénomme Zoé, sonorité évocatrice pour une vendeuse bossant avec les animaux ; la vendeuse donc s’est pointée chez moi le lendemain matin. Sa petite branlette de la veille l’avait sans doute travaillée toute la nuit. Et quand j’ai ouvert la porte d’entrée pour la recevoir et qu’elle a vu mes puppies en position assise de part et d’autre de mes jambes elle a reçu le coup fatal. Je pense qu’elle avait prémédité la réception de ce coup, elle était délibérément venue le recevoir. Elle était motivée, car elle ne rapportait pratiquement rien appartenant à mes toutous humains : aucun vêtement, aucun papier, rien appartenant à Arnaud et Mathilde. À part les clefs de leur maison. Elle avait sans doute pensé, la vilaine coquine perverse, qu’une maison, peut-être bien avec un jardin, serait plus indiquée qu’un appartement en centre-ville pour les ébats canins de mes soumis à quatre pattes. Elle disposait de la fourgonnette de la boutique, un vieux break au vitrage arrière aveugle et dépourvu de vitres latérales, servant habituellement au transport de petits animaux en cages ou de matériel, mais largement suffisante pour contenir discrètement mes deux puppies.

Mes toutous. Quelque chose avait changé. Plusieurs même. D’abord, je n’étais plus du tout décidée à ce que cette relation s’achève avec le week-end. Ils avaient trop bien endossé leur rôle et leur pelage virtuel pour que je détache leur laisse aussi facilement que les aiguilles de l’horloge marqueraient lundi zéro heure. Et moi, j’étais bien accro à eux, la laisse possède deux extrémités.

Mes puppies, appellation générique affectueuse, dont j’avais changé les noms, trop longs, en Mat et No, beaucoup plus seyants pour appeler, héler, siffler au pied, mes clebs. Désormais, en tant que chiens, ils ne devraient penser à eux qu’avec ces noms. En tant que chiens, ils ne pourraient parler que si leur Maîtresse, moi, les y autorisait. A-t-on entendu des chiens parler ? Et lorsque autorisés, il le faut bien parfois, si je veux recueillir leurs confessions, ils ne devraient parler d’eux qu’en utilisant ces noms, ces noms de clébards, rudes, vulgaires et crottés comme je les aime aussi.

Je les ai présentés ainsi, Mat et No, à la vendeuse qui s’est accroupie et leur a claqué la bise.

— Moi c’est Zoé, a-t-elle ajouté.

— Est-ce votre habitude d’embrasser des chiens ? lui ai-je demandé.

— Mais ce ne sont pas de VRAIS chiens ! a protesté la vendeuse.

— Soyons claires, ils seront des chiens tant qu’il me plaira qu’ils le soient. Or durant tout ce week-end, ils se sont engagés à être des chiens et ils ne seront rien d’autre. Il n’y aura pas l’ombre d’un humain là-dedans, grondai-je en montrant mes chiens. Si vous désirez nous accompagner, vous devez respecter MES règles.

— Vous m’avez laissé masturber No, hier.

— Et vous pourrez encore branler mon CLEBS et même plus si vous le souhaitez. La bestialité est autorisée, mais pas pour l’instant et sûrement pas ce week-end, ai-je ajouté pour bien marquer mon emprise. Et pour l’instant, il nous faut rejoindre votre fourgonnette. Pour cela, il faut pouvoir la rapprocher de la sortie pour rester discrètes.

Je lui ai donné la clef ouvrant les deux battants de la porte d’entrée, lui permettant ainsi de garer sa fourgonnette dans la cour intérieure. Le samedi habituellement tout est calme, car, le matin, les gens flemmardent chez eux et sortent plus tard, mais l’activité dans cette cour peut changer rapidement.

Zoé

Amélie est très autoritaire et colérique, j’ai du mal à la supporter. D’un autre côté, j’ai très envie du mâle. Et plus il est chien, plus j’ai envie de lui. Jusqu’où se nichent (c’est le cas de le dire) le désir et sa violence ? J’ai laissé mon esprit vagabonder toute la nuit sur cette voie, je me suis créé plein de délires et maintenant que je me suis bien avancée, excitée il faut bien le dire, sur ce chemin, je n’ai plus envie de faire marche arrière.

Je gare la fourgonnette sous la coursive du premier étage, juste à la descente de l’escalier. Je prends garde de bien laisser les portes ouvertes contrairement à mon habitude, pour gagner du temps à l’embarquement.

Faire cette opération de jour est quand même coton ; si son autoritarisme est imbuvable, Amélie est un caractère fort qui assurera en cas de souci. J’avoue que j’aimerais bien pouvoir être capable de faire pareil.

Je monte l’informer que la fourgonnette est prête.

Amélie

Zoé est remontée. J’ai décidé de lui montrer que mes puppies sont de vrais chiens. Je lui dis :

— Avant de partir, ils ont besoin de faire leur promenade.

Elle ouvre de grands yeux

— Mais on ne peut pas les amener en ville faire une promenade pour pisser, s’étrangle la vendeuse. Et à cette heure-ci qui plus est !

— Pas en ville, et je parle de besoins naturels consistants. Moulés, quoi ! Il y a une grande jardinière où rien ne pousse sur mon balcon, on va leur apprendre à être propres.

Mat

Maîtresse nous a mis nos laisses puis a ouvert la baie vitrée donnant sur un grand balcon côté rue. La rue n’est pas large, les appartements en face sont proches. La rambarde du balcon est pleinement obturée. À quatre pattes, elle nous masque un peu à la vue des voisins d’en face situés au même étage, mais pas de ceux habitant les étages supérieurs. Sur le côté du balcon, il y a une jardinière qui occupe toute la profondeur de celui-ci, environ un mètre cinquante. Elle est haute de trente à quarante centimètres. Maîtresse m’a ordonné de grimper dedans et de creuser un petit trou dans la terre avec mes mains, non avec mes pattes, mes pensées se trompent encore souvent dans le vocabulaire. Puis de me retourner et de m’accroupir au-dessus en ayant les jambes écartées au maximum et posées dans la terre autour du trou et les cuisses posées sur les jambes de manière à ce que mes fesses touchent presque la terre. Puis de me pencher vers l’avant pour poser mes doigts à plat devant mes genoux. J’ai compris que je devais faire mes besoins. Zoé me tenait en laisse. Elle avait aussi celle de No en main. Maîtresse surveillait.

Je suis restée longtemps sans rien pouvoir faire. Tout le monde me regardait. Maîtresse avec un air amusé. Zoé avec un air horrifié. No avec un air désolé. Je voyais toutes les fenêtres des appartements en face qui pouvaient s’ouvrir à tout moment. Même sans les ouvrir, des gens pouvaient facilement me voir à travers ces fenêtres si proches, mais ça me semblait moins grave comme si la vitre qui nous séparait me déconnectait de cette réalité et me protégeait. Comme je n’y pouvais rien, je décidai que ça ne me gênait pas et qu’au contraire ça me plaisait d’être exposée en laisse en train de déféquer dans cette jardinière. Eux ne savaient pas ce que je faisais. Ils ne verraient qu’une fille nue, accroupie dans un bac et tenue en laisse. Encore une détraquée, penseraient-ils. Ils sortiraient leur smartphone, activeraient le zoom, quelques photos de la perverse, et terminé, me voilà sur le web. Curieusement, aucune panique ne m’envahit. Cela m’indifférait car Maîtresse était là pour assumer. Je pissai, puis relâchant totalement mes sphincters je remplis le trou.

Je sais ce que font les chiens lorsqu’ils ont terminé. Je le fis en mieux. Je veillai à ce que tout soit bien couvert. Puis je descendis de la jardinière, difficilement, mais les pattes avant en premier comme une bonne chienne.

No prit ma place et fut un peu plus rapide, mais c’est parce qu’il n’eut pas besoin d’explications.

Zoé

Assister à ce moment normalement privé ou intime n’est franchement pas ce que je recherche, mais en tenant en laisse leur auteur c’est assez… particulier. Amélie a certainement voulu rabaisser les humains au niveau le plus basique de l’animalité à mes yeux. C’était réussi. Ensuite il a fallu enlever les restants de terre collés à leurs pattes, c’est ainsi qu’Amélie s’est exprimée, avant de les faire rentrer et leur donner un coup de jet dans la baignoire. Amélie m’a lancé « les chiens peuvent se lécher le cul, mais les miens pas encore. Quoique avec un bon soixante-neuf… tiens, il faudra essayer… ».

Ils ont été prêts. Le chemin semblait dégagé. Nous nous sommes engagés dans la descente de l’escalier. Descendre des marches à quatre pattes pour un humain n’est pas une partie de plaisir. Je n’ai pas compris pourquoi les toutous ne pouvaient pas descendre sur leurs pieds et reprendre leur position canine par la suite. Il semble que j’étais la seule, même les chiens n’étaient pas décidés à déroger à leur posture animale.

Mat

Les marches de l’escalier sont assez larges pour les descendre en crabe. Maîtresse a détaché nos laisses ainsi nous sommes parvenus jusqu’au bas lentement, mais sans accident et sur nos quatre pattes. Si quelqu’un nous a vus, il (ou elle) ne s’est pas manifesté(e). Nous avons grimpé à l’arrière de la fourgonnette. Nous étions sur une couverture assez sale et malodorante, étalée sur le plancher du véhicule, installés sans séparation directement derrière les sièges de Zoé et de Maîtresse. Maîtresse avait pris un grand sac contre lequel nous nous étions appuyés pour garder l’équilibre. Nous sortîmes rapidement de la ville et atteignîmes notre maison. Maîtresse ne m’autorisa pas à parler pour indiquer la correspondance des clefs et des portes. Je dus aboyer un « ouaf » pour signifier l’adéquation entre la clef et la porte. Zoé rentra la voiture dans le garage, la nôtre étant restée en ville.

Je ressentais une étrange sensation comme si mon chez-moi avait subitement changé.

Amélie

La maison est de plain-pied, simple. Visite guidée par les chiens muets en laisse. Zoé tient le mâle, je tiens la femelle. On passe d’une pièce à l’autre, rien d’exceptionnel, juste une maison de banlieue pour couple jeune, modeste et endetté. Le jardin est intéressant, pas très grand, mais entouré d’une haie haute, dissimulant nos activités à la vision des voisins. Un arbre, un chêne ancien à grosses branches. On pourra tranquillement faire les promenades.

Mat

Maîtresse a rempli nos gamelles d’eau. Nous avons lapé toujours tenus en laisse par Zoé qui semble apprécier sa fonction. Elle ne se lasse pas de nous regarder nous comporter en chiens, elle s’adresse à nous comme à ses chiens « braves bêtes ; c’est bien mes chiens ; tout doux, No ». Elle nous touche beaucoup, nous caresse, un peu plus qu’elle le ferait pour des chiens à poils, le s est important. En cachette de Maîtresse, elle a fait bander No et m’a masturbée, je n’ai pas bougé lorsqu’elle m’a branlé le clitoris, c’était agréable. Elle a introduit ses doigts dans ma chatte humide. Lorsqu’ils ont été humectés, elle en a enfoncé un dans le cul de No. De sa main libre qui tenait toujours les laisses, elle a branlé sa pine. Il bandait fort. Satisfaite, elle lui a enfoncé un deuxième doigt et lui a branlé le cul sur le même rythme qu’elle lui astiquait la bite. Je ressentais ce rythme qui se propageait à travers la laisse jusqu’à mon collier. J’aimais bien le bruit métallique des laisses quand elles s’entrechoquaient. No était aux anges. Au bout d’un moment de ce traitement il s’est mis à grogner puis il a lâché une rasade de sperme. Zoé a cessé de le branler, mais ne l’a pas lâché, elle s’est juste figée : deux doigts dans le cul, une main serrant la verge. No n’a pas débandé.

Satisfaite Zoé a retiré ses doigts du cul de No et lâché sa pine. Elle m’a mis les deux doigts dans la gueule pour que je les nettoie pendant qu’elle ordonnait à No de lécher sa semence répandue sur le sol.

— Ainsi tu peux éjaculer sans débander, dit-elle à haute voix sans vraiment s’adresser à quelqu’un.

Zoé

J’avais une furieuse envie de m’envoyer le No. Ce mec était un vrai fantasme sur pattes. Soumis à tous mes caprices et capable d’éjaculer sans débander, au moins une fois. Et ça même avec des doigts dans le cul. La perle rare. Je veux ce mec, ce chien, peu importe, je le veux. Je le veux dans ma chatte, dans mon cul, dans ma bouche. Je veux qu’il me lèche des pieds jusqu’à la tête en insistant sur les lèvres, toutes les lèvres. Je peux le partager avec sa chienne, ça peut même être excitant. Ses grosses loches me font bien envie aussi. Mais la domina me fout la gerbe. Je ne sais pas trop quelle est la relation entre eux trois ni comment cet état de chiens va évoluer. Mais si pour baiser avec eux il me faut satisfaire leur fantasme de chiens, je suis prête à tenir la laisse. Ou être tenue en laisse. Après tout…

Amélie

J’ai sorti le sac de la fourgonnette. Un sac à malices. Plein de gadgets et de surprises. La vendeuse à l’air de s’être déjà amusée avec les chiens. Elle semble prête, il faudra juste que je lui explique deux/trois choses pour éviter qu’elle ne me tape une crise de nerfs ou de jalousie. Après ça, ça pourrait le faire.

Mat

Maîtresse Amélie et Zoé nous ont préparé la pâtée dont elles ont rempli nos gamelles. Elles nous ont regardés manger. Nos pâtées ne sont pas des aliments pour chiens, mais des aliments pour humains tranchés ou mixés ou broyés à la mode canine. À chaque fois, on s’en met un peu partout, ça donne à Maîtresse l’occasion de nous gronder et de nous corriger, puis de nous obliger à lécher ce qui est tombé par terre. Ça l’amuse beaucoup. Amélie est devenue Maîtresse, je m’y suis habituée. J’aime bien quand elle est gaie, elle reste sévère, mais elle est moins méchante. Je ne savais pas qu’elle pouvait l’être, méchante, et pas autant. Elle aime nous claquer les fesses, à la main ou avec des instruments. « J’aime les culs rouges » est sa phrase favorite depuis quelque temps et elle frappe fort, assez souvent pour faire mal. Nous avons appris à geindre sans mot, c’est vraiment difficile « pas un mot, sinon je claque encore plus et plus fort ». Elle aime bien laisser des marques sur nos fesses, marques dont elle suit la trace avec ses ongles. Ça pique et ça brûle.

Zoé et elle ont mangé leur repas, nous sommes restés couchés sous la table « sages, les chiens ». Nous avons eu droit à une friandise pour leur dessert, friandise qu’elles ont posée dans la paume de leur main et que nous avons dû attraper juste avec la langue. Ce n’était pas facile, les deux femmes nous ont moqués.

Elles ont pris le café dans le jardin, elles ont discuté de nous, du rapport de Zoé avec No et de notre dressage. Nous sommes restés couchés à leurs pieds.

Amélie

La discussion avec Zoé a été agitée. Il est hors de question que son désir de No brise mon dressage de chien. Je lui ai donné le choix. Elle se comporte en dresseuse et ne peut pas le baiser comme une femme s’accouple avec un homme, du moins tant qu’il n’est pas devenu le bon chien soumis qu’il se doit d’être ou bien elle se comporte comme une chienne et se fait ramoner en tant que telle, mais seulement quand je le permettrai. J’ai sorti une laisse et un collier de mon grand sac plein d’accessoires et de jouets et je l’ai posé sur la table devant elle en lançant un « À toi le choix » souligné d’un petit coup de tête en direction des chiens couchés devant nous. Chiens qui nous entendaient parfaitement.

Zoé

Je lui ai encore demandé pourquoi. Pourquoi est-ce que baiser avec lui maintenant perturberait son soi-disant dressage. Elle m’a répondu que c’était une question de pouvoir. On n’est pas là pour servir de fourre-bite. Éventuellement, on plante notre pouvoir sur eux dans leur cul ou dans leur chatte à l’aide de latex ou d’une main ou de tout autre objet oblong pouvant provoquer l’humiliation jouissive de tous leurs orifices. Mais il n’y a que le chien et la chienne qui peuvent jouir de cet accouplement. Ce qui les incite à persévérer. Nous, le pouvoir nous donne une autre forme de jouissance, mais elle n’est jamais physique tant qu’ils ne sont pas totalement dressés puis passés à un nouveau stade. J’ai réfléchi, j’ai repensé au plaisir que j’avais eu de tenir les laisses. Amélie avait ses raisons. Elle ne se ferait jamais baiser par un chien. Sa jouissance résidait dans la notion de pouvoir, dans le fait de se tenir debout aux côtés de ces êtres dont le plaisir était d’être nus, inférieurs, humiliés, voire avilis, à quatre pattes, guidés par les mouvements de la laisse à laquelle ils étaient attachés. Elle les dominait sans conteste. Elle leur ordonnait d’aller à droite, ils allaient à droite ; à gauche, ils allaient à gauche ; de se coucher, ils se couchaient ; de lécher ses mains ou ses pieds, et ils le faisaient, et avec dévotion en plus. Elle pouvait les punir ou même les battre sévèrement si elle n’était pas contente ou tout simplement pour son plaisir.

Mais mon plaisir ? Il s’arrêterait à celui d’avoir à ma disposition des chiens-humains soumis, juste des jouets, des fantasmes sur pattes. Avant d’être autre chose, plus tard, peut-être, à consonance humaine possiblement baisable. Mais quoi ? Amélie n’en disait rien et j’étais trop ignorante pour pouvoir l’imaginer. Et alors peut-être je pourrais profiter des avantages de ces « nouveaux soi-disant humains »… et encore… si je n’étais pas dégoûtée.

Autant être une chienne, pour une journée, profiter d’un beau mâle et d’une femelle avenante. Le plaisir sexuel est bien concret, immédiat, hédoniste. Je tentais l’expérience. Je me déshabillai rapidement pour être sûre de ne pas changer d’avis. Nue, je me sentis plutôt à l’aise. Je pris le collier et me le passai autour du cou. J’écartai les bras et les mains avec les paumes des mains bien ouvertes vers Amélie pour signifier une évidence, muette comme une animale. Puis je me mis à quatre pattes aux côtés du mâle. Je lui léchai les couilles en signe de soumission et me serrai contre lui. Sa femelle ne grogna pas.

Amélie

Zoé avait choisi. Je savais son choix opportuniste. Elle ne semblait pas profondément comme No et Mat, aucun désir de chiennerie qui animait Mat et No en elle. Elle n’était chienne que pour se faire enfiler par un mâle. Elle se ferait monter dessus, calmerait ses chaleurs et ce serait terminé. Je pouvais rendre ce plaisir plus ou moins douloureux, plus ou moins risqué. L’idée me fit sourire, au moins j’avais la preuve certifiée que ce chenil de circonstance n’attraperait pas de maladie. Domination rime aussi avec précaution.

Zoé s’adaptait à Mat et No. Elle découvrait qu’à Rome il faut faire comme les Romains. Mais elle me surprenait quand même. Mat et No quatre-pattaient après la baballe que je leur lançais dans l’herbe. Et la ramenaient en la poussant avec leur truffe, car trop grosse pour tenir dans leur gueule, et bien sûr Zoé devait faire pareil. J’insistais pour qu’ils la laissent rapporter cette balle. Ils l’aidaient de leur mieux en remettant celle-ci dans la bonne direction lorsqu’elle zigzaguait ou freinait un peu trop dans l’herbe mal taillée. Pour augmenter leur similitude canine, j’avais ajouté un grelot à leur collier. Cela créait un joli raffut lorsque les trois chiens-humains trottinaient à la poursuite de la baballe. Leurs fesses se dandinaient joliment sur l’écran du portable avec lequel je filmais tout ça. Avec beaucoup de délectation.

Je leur servis une seule gamelle d’eau. Le chien laissa les femelles laper les premières. Pendant que Mat se désaltérait, Zoé me regardait, hésitant à parler. Je mis un doigt sur ses lèvres et de ma main libre fit un geste de dénégation. Quand Mat eut fini, je versai à nouveau de l’eau dans la gamelle et montrait à Zoé qu’elle pouvait laper. Elle obéit sans broncher. Je lui caressai la nuque puis les fesses pour montrer ma satisfaction. No ayant bu, j’autorisai les femelles à le remercier de leur avoir permis de s’abreuver en premier. Je savais que Zoé attendait ce moment. Et j’étais curieuse de voir l’ordre de primauté qui allait s’établir entre les deux femelles.

Mat

Maîtresse veut que je partage No avec Zoé. Je dois obéir. Zoé est passée entre les pattes de No sous son ventre et a pris son sexe dans la gueule. Seule une moitié de la femelle dépasse du corps de No : ses fesses cambrées. Je me suis mise derrière mon mâle et je lui aspire les couilles et lèche la naissance de sa verge jusqu’à rencontrer les babines de Zoé. Je remonte jusqu’à son anus, fais le tour et introduis la pointe de ma langue. Je l’agace, j’essaie de l’exciter. Je l’entends qui soupire. Je ne sais si j’en suis la cause. Je lui mordille les couilles et je m’occupe des fesses. Il frissonne. Ce n’est pas moi qui en suis à l’origine, mais Zoé. Je le sens s’agiter. Zoé se tourne et lui présente son cul. Comme un vrai chien, il monte sur son dos et dans un seul élan commence à tringler sans l’avoir pénétrée. Zoé ne fait rien pour le guider vers sa motte, elle se laisse totalement faire. Je jette un regard vers Maîtresse qui a l’air de s’amuser follement de la scène. Je remarque qu’elle filme nos ébats. Enfin, Zoé semble comprendre, elle colle sa tête contre le sol libérant ses mains pour guider la verge folle vers la grotte aux miracles. No la pénètre sans façon ou plutôt façon hussarde. Zoé ne râle pas, elle se dandine et adopte le rythme sauvage de son maître étalon. Je mouille. J’ai envie. Je me sens frustrée. Je fais le tour de l’attelage et face à la chienne, je me mets sur le dos, lui empoigne la tignasse et colle sa gueule de chienne sur ma chatte ouverte et ruisselante. Je me retiens de dire quelques mots, je n’y ai pas droit. Maîtresse s’en charge pour moi : « lèche bien ce foutre, chiennasse ». La salope obéit, je sens sa langue me fouiller profondément, sucer mes lèvres, aduler mon clitoris. Je ressens chacun des assauts de mon mâle sur son arrière-train, j’entends chaque claquement sur ses fesses, je jouis de chacun de ses gémissements, je me délecte de chacun de ses cris de plaisir, je savoure chacune de ses douleurs quand le chien la burine trop fort.

Son orgasme a été mon orgasme. Puis elle a quitté ma vulve pour pouvoir crier à son aise un nouvel orgasme plus sauvage. Elle a bavé sur mon ventre en me regardant dans les yeux. Son menton pesait sur mon nombril, mais je ne ressentais pas vraiment cette pesanteur. Ses mains jouaient avec mes seins, ses doigts s’enfonçant dans leur chair pour se les approprier. Elle s’en est servi comme deux pythons pour se hisser jusqu’à mon visage, mon mâle sur son dos. Reptation lente écrasant ma chatte, mon ventre, ma poitrine, j’ai senti tout son corps et celui de mon mâle broyant mon corps, comme si je devais disparaître et ne plus exister. J’ai joui, je ne sais ni pourquoi ni comment l’orgasme m’a pris lorsqu’elle s’est effondrée sur moi, épuisée, encore haletante, les cheveux trempés de sueur. Je l’ai trouvée belle. Je l’ai embrassée, à pleine bouche, à pleine gueule, femme ou chienne, qu’importe, les deux je vivais bien. Nous sommes restés là comme un gigantesque sandwich jusqu’à ce que le poids soit trop fort sur mon corps. Mais j’aurais aimé pouvoir les porter longtemps encore.

Amélie

J’ai un peu dérogé à la règle sur le coup, une chienne allongée sur le dos, qui se fait lécher la chatte par une autre chienne montée par un chien… c’est assez zoophile, mais pas très canin. Autorisé par un vieux fond de mon côté midinette sûrement, car je trouvais que Mat méritait sa jouissance. Je suis trop bonne, parfois.

Je me suis aussi trompée sur le compte de Zoé. Elle a participé aux jeux éducatifs canins sans rechigner. Comme Mat et No, elle a lapé l’eau dans ma main et léché ma main lorsqu’elle a été vide, puis elle a mangé la pâtée dans la gamelle. Elle a fait la promenade du soir autour du jardin, elle a soulagé sa vessie, à quatre pattes, les cuisses largement écartées, sans avoir à lui rappeler son animalité. Plus que tout, elle n’a pas prononcé un seul mot. À l’heure du coucher, les trois se sont pelotonnés, les deux femelles serrées de part et d’autre du mâle, sur la grande couche que je leur avais préparée et se sont endormis. Presque attendrissants, mes toutous. L’attitude de Zoé m’a interrogée, on aurait quasiment pu penser qu’elle acceptait son nouvel état comme acquis tout autant que No et Mat le faisaient.

Mais je ne me trompais qu’en partie. Le lendemain, dimanche, Zoé était habillée. Elle avait apprécié cette expérience, plus que ce qu’elle pensait à priori. Mais elle n’avait pas l’intention ni l’envie de faire comme Mat et No. Cependant, si je n’y voyais pas d’inconvénients, elle avait bien envie de renouveler l’expérience ponctuellement, car l’orgasme qu’elle avait eu avec eux dans ces circonstances avait vraiment été exceptionnel. J’acceptai, bien évidemment. En échange de l’enregistrement, pour mon récit, de son ressenti de la journée de samedi en partie passée en chienne, et de celle du vendredi soir lorsque nous nous étions pointés dans son magasin. Elle me proposa de rapporter les affaires de Mat et No qu’elles avaient gardées. Je lui répondis qu’il n’y avait pas urgence. Pour cela, elle disposait de trois semaines correspondant à la durée de leurs congés que, désormais j’en avais la certitude, ils passeraient ici ou chez moi.

Semaines pendant lesquelles ils ne cesseraient d’être mes chiens en dressage, et plus encore.

J’en avais la ferme intention.

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