Il est encore très tôt quand je sors du lit. Je passe sous la douche, prépare le petit déjeuner. Michel, mon mari, dort encore. Quand tout est prêt, je reviens dans la chambre pour m’habiller. Il a repris conscience et me sourit. Je laisse tomber mon peignoir, nue devant lui comme au jour de ma naissance. C’est le genre de moment où j’espère toujours très fortement. Mille scénarii s’inscrivent dans mon esprit. Je le vois bien par exemple tirer le drap sur le côté, en exhibant une queue roide et me proposer « Et si tu venais t’empaler dessus ? » Un simple « et si tu me prenais dans ta bouche ? » me suffirait largement. Mais, invariablement, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, il ne se passe rien.

J’ai du mal à croire qu’on ait pris ce pli et qu’on soit devenu un couple dans lequel le sexe n’a plus aucune place. J’ai envie de lui crier « J’AI BESOIN DE SEXE ! » Mais je n’en fais rien. Je garde en moi ma colère, toute rentrée. Je sais que la journée me vengera bien.

Nous sommes mariés depuis quinze ans. Un second mariage. Je l’ai épousé parce qu’il était gentil, aux petits soins pour moi. Il l’est toujours. Me comble de cadeaux, se fait toujours du souci pour moi, sans jamais l’ombre d’une querelle entre nous. Le mari parfait.

Sauf pour le sexe.

Le problème c’est peut-être que nous avons dix ans de différence. J’ai quarante-six ans, et lui dix de plus. Je me dis qu’il a passé un cap. Un matin, il s’est réveillé, et il s’est dit : « Le sexe ne m’intéresse plus. »

Je crois bien qu’à la limite, je préférerais qu’il soit moins attentif, mais que le soir en rentrant du travail, il s’approche de moi, soulève ma robe, baisse ma culotte et enfonce sa queue en moi, pour me fouiller et me faire jouir.

Il part prendre sa douche. Un instant, je suis tentée de tendre la main pour attraper sa queue à travers le tissu de son pyjama, et puis je me dis « À quoi bon ? » Il ne bandera même pas.

Je m’habille. Aujourd’hui, je décide que je serai tout en gris. Je gaine mes jambes de bas stay-up, et j’enveloppe ma poitrine pleine d’un soutien-gorge de la même teinte…La culotte…Je n’en mets pas souvent. Pas aujourd’hui en tout cas. Je passe un chemisier gris lui aussi, attache autour de ma taille une jupe courte, qui dégage mes jambes. Je finis par me gainer de hautes bottes en daim. Ainsi, je le sais, je suis irrésistible. Sauf pour mon mari. Je regagne le living. Il prend son petit déjeuner en lisant le journal, et ne prête aucune attention à ma personne. Alors que je sens des regards masculins sur moi toute la journée.

Je ne suis peut-être pas la plus jolie des femmes, mais je sais que je suis sensuelle et attirante, parce que j’ai toujours soigné ma féminité, contrairement à d’autres. Plus que la beauté, c’est ce qui me semble différencier les femmes les unes des autres : leur capacité à se mettre en valeur.

Je pars enfin jusqu’à ma voiture, au moment où il va s’habiller. Je dois faire un trajet d’une demi-heure pour me rendre jusqu’au bureau de poste où je travaille. Je suis la numéro 2, l’adjointe du receveur.

Arrivée sur place, je me gare sur le grand parking à l’arrière. Les facteurs arrivent les premiers, très tôt, car ils doivent trier avant de partir faire leur tournée. Le personnel aux guichets est lui là plus tard. On se retrouve dans la grande salle de tri, à l’arrière. On se salue. Je sens les regards des hommes sur moi, comme ils le sont sur Angelina, la jeune factrice de 29 ans d’une beauté éblouissante qui travaille ici depuis deux ans. Nous sommes les deux femmes de ce bureau de poste et comme me l’a dit un facteur un soir de pot trop arrosé « On a tous la queue raide en vous regardant ! » Mais il n’y a rien que j’aime plus que de sentir leurs regards sur moi, scruter mes vêtements, frôler mes formes… C’est une caresse visuelle et le jour où je ne la sentirai plus sur moi, cela signifiera que je ne serai plus désirable. J’aurai dépassé cette limite au-delà de laquelle je n’existerai plus en tant que femme. Certaines femmes se sentent salies par le regard des hommes sur elle. Pour moi au contraire, c’est une caresse qui remplit mon ventre de chaleur.

J’ai, dans la journée, une infinité de tâches à accomplir. C’est toujours tendu, parce qu’on manque de personnel, il faut donc compenser. Je rédige les fiches qui font le bilan de la situation. Qui est là, qui ne l’est pas. Les positions de travail de chacun. Les machines ont pré-trié tout le courrier par secteur, il s’agit maintenant pour chaque facteur de faire le tri de sa tournée.

Un appel. C’est George, l’un des facteurs qui fait une partie de la tournée ville. Une bonne grippe. Je le remplacerai donc. Je suis polyvalente, même si je me suis spécialisée dans le conseil financier. Quand la tournée se passe bien, et qu’il n’y a personne à remplacer au guichet, je vais faire le tour des clients. Quand, comme aujourd’hui, il y a un problème, je remplace.

Je vais m’installer au bout de l’une des rangées. La salle est immense et pas forcément bien éclairée. J’ai un immense tas de courrier devant moi. Je connais tous les secteurs, et je classe méthodiquement le courrier.

Quand je sens le sexe masculin contre mes fesses, je ne suis pas vraiment surprise. Mon vagin a un spasme d’excitation, et je me mets déjà à couler. Ça se passe souvent comme ça le matin dans ces moments où on hésite entre la nuit et le jour, le rêve et la réalité, et j’y trouve mon compte. Je pourrais dire non, mais je ne le fais pas. J’aime trop cela.

J’ai certainement donné le la il y a deux ans, et j’en suis parfaitement consciente, quand un matin, je me suis retrouvée dans le local où l’on fait le café avec l’un des facteurs. J’étais assise et je sirotais mon café. Lui se servait. Il s’est retourné et je me suis trouvé nez à nez, nez à queue devrais-je dire avec un pantalon déformé par une érection pas vraiment dissimulée. C’est tout naturellement que je lui ai dit :

Ta femme n’a rien fait pour toi, André, ce matin ?

Et que j’ai tendu la main pour le tâter à travers le tissu du pantalon et sentir une queue bien chaude et toute gonflée. S’il n’avait pas de main de femme pour le branler à la maison, moi je n’avais pas ce genre d’instrument à disposition et ma frustration, deux ans plus tôt, était aussi grande qu’aujourd’hui.

Il a été vraiment surpris, mais il n’a rien fait pour m’en empêcher. J’ai tiré sa queue de son pantalon, et je l’ai masturbée pour la faire parvenir à une érection plus poussée. Il bandait bien. Puis je lui avais dit :

Tu ne fais rien, tu me laisses faire !

Ça lui avait convenu. Ce n’était pas tous les jours que, même en posant ses conditions, une de ses collègues lui donnait ainsi du plaisir. C’était même la première fois certainement.

Je portais ce jour-là une jupe comme aujourd’hui. Mais j’avais une culotte. Je m’étais basculée en arrière tendant mon bas-ventre vers cette queue que je ne lâchais pas. Je l’avais amenée contre mon sexe, à travers ma culotte, et j’avais frotté son gland contre le tissu.

Retiens-toi, ne jouis pas tout de suite.

La sensation de ce gland contre mes lèvres…Ineffable. Surtout après des semaines, des mois de frustration. Et la séparation du tissu ne faisait que rendre les sensations plus fortes. J’avais rapidement trempé la culotte de mes sécrétions. Je sentais mon vagin se dilater, s’ouvrir. J’avais amené le gland jusqu’en haut de mes lèvres, contre mon clitoris. Celui-ci était ultra sensible. J’avais trouvé le bon angle, celui qui avait fait monter en moi un orgasme, puis un autre, et encore un autre…Il avait fini par jouir lui aussi, crachant sa semence sur ma culotte. Le sperme séché m’avait tenu compagnie toute la journée. De temps en temps j’allais aux toilettes, j’enlevais ma culotte, et je la reniflais, me touchant en repensant à ce qui s’était passé. Heureusement, ça n’avait été que le début.

J’ai tendu la main en arrière pour libérer son sexe et je l’ai caressé doucement, même s’il était déjà bien raide. Il est venu poser son membre sur mes fesses. Même à travers le tissu, j’en sentais bien la dureté et la chaleur. Je lui ai intimé :

Tu ne balances pas tout sur ma jupe, je n’ai pas envie d’aller me changer.

Me prenant au mot, il a soulevé celle-ci, et il est venu promener son gland gonflé sur mes fesses, puis dans ma raie. Certaines filles étaient moins sensibles sur certaines de leurs zones. Pas moi, et j’avais le souffle court. Mais il ne m’a pas amené à l’orgasme, plus soucieux de son plaisir que du mien, car il a joui très rapidement. Il s’est calé en haut de mes fesses, et le sperme chaud a inondé ma raie. La sensation m’a enivré. La semence a coulé le long de ma raie jusqu’à ma fente. J’ai appuyé le bas de mon ventre contre le rebord de la table, frottant mon clitoris contre le métal, l’orgasme explosant en moi.

J’ai laissé le sperme dégouliner dans ma raie avant de l’éponger avec du papier tiré d’un de ses gros rouleaux dont on se sert en milieu professionnel.

J’ai continué de trier, en repensant à la dernière fête de Noël. On se retrouvait généralement dans les locaux, un samedi après-midi pour fêter Noël, et, l’alcool aidant, ça partait très vite.

Nous étions tous ivres, sans cela, nous ne nous serions sans doute pas retrouvées, Angelina et moi agenouillées au milieu de la salle, avec autour de nous des sexes d’homme gonflés, que nous caressions de nos mains et de nos bouches, et que nous faisions cracher dans nos gorges.

J’en gardais un souvenir ébloui. J’étais pleine d’espoir pour Pâques.

Le tri est fini, quand à 8 h 30, les facteurs prennent les uns après les autres leurs véhicules pour la tournée. À essence pour le rural, électriques pour la ville.

Je me rends au bureau du receveur. Il est arrivé depuis un moment, et il s’escrime sur son écran d’ordinateur. Quelque chose s’illumine dans son regard quand il me voit. Dans le mien aussi sans doute. Je suis éperdument amoureuse de lui, et je suis à peu près sûre que ses sentiments ne sont guère différents. Je lui ai déjà proposé plusieurs fois qu’on se mette ensemble, mais il a refusé. Sa femme est malade.

Je soulève ma jupe, et je tourne sur moi-même, au cas où il aurait oublié à quoi je ressemble depuis la veille.

Je remplace George. Je passerai te voir quand je reviens.

Je pars couvrir la zone de la ville qui est impartie à George. En deux heures, j’aurai fini, heureusement. Les tournées en partie rurale sont plus longues, distance oblige.

A force de remplacements, je connais tout le monde. Je vais de maison en maison, de commerce en commerce. Je me fais draguer par les hommes. Par certaines femmes aussi. Je reviens souvent avec des cadeaux, que j’accepte. Une boite de pâté, une bouteille de vin…Je les mets dans le pot commun, on les partage avec les facteurs.

Je suis de retour sur le coup de dix heures trente. La partie courrier est étrangement déserte et silencieuse. C’est notre moment, à JC et à moi. J’entends les clients aux guichets.

Je pénètre dans son bureau. On se sourit. Avec les autres ce n’est que du sexe. Avec lui c’est plus. J’en suis arrivée à la regretter.

Je viens poser mes fesses sur le bord de son bureau. Il me fait ce que j’aime le plus, et il n’y a que lui qui me fait ça : il promène sa main sur moi, me caressant à travers mon chemisier, insistant sur mes seins, sensibles. Il descend sur mes jambes, remonte. J’aime aussi qu’on me caresse les jambes. Je m’ouvre pour lui donner accès à mon sexe. Il me caresse comme seul lui sait le faire, venant sur mes lèvres, remontant sur mon clitoris. Nous nous connaissons suffisamment pour savoir faire ce qui plaît à l’autre, et pour l’avoir justement révélé à notre partenaire. Il n’a même pas été surpris le jour où m’ouvrant ainsi devant lui, je lui ai dit :

Mets ta main dedans, c’est ce que j’aime le plus.

Quand mon premier mariage a pris fin, je me suis juré que, pour le restant de ma vie, je ne refuserais plus aucune occasion de me faire plaisir. A l’époque, j’avais vécu quelques mois avec une fille qui m’avait draguée, une grande rousse qui m’avait fait découvrir que le plaisir, ce peut être le sexe d’un homme qui vous fouille, mais ce peut aussi être, plus subtilement, une main qui se glisse en vous et qui va à la rencontre de zones qu’une queue, dans un mouvement plus mécanique, ne touchera pas. Je n’ai jamais pu, depuis me passer de caresses internes.

On regarde lui et moi, hypnotisés, sa main se glisser en moi. Il la replie sur elle-même et il rentre. Je suis suffisamment dilatée, et lubrifiée aussi pour qu’il puisse venir en moi sans aucun problème. Je sens sa main s’épanouir en moi… De sa main gauche, il libère son sexe, pas très long, mais en tout cas très épais. Il me fouille à l’intérieur, faisant naître de l’excitation dans des parties que ses doigts ressuscitent. Heureusement qu’il n’y a aucun papier sur la table, je coule, et je trempe le sous-main. Il m’a dit une fois « Quand je suis seul, je renifle l’odeur de ta chatte sur le bureau. Ça me donne du courage, souvent. »

Je me souviens de notre premier rapprochement. Ça faisait quelques temps que je sentais son regard sur moi, quelques temps aussi que je l’allumais, en me rapprochant, en me calant dans son champ de vision. Et puis un jour, je me suis rendue dans son bureau pour lui faire signer des papiers. Je ne sais pas trop bien comment ça s’est produit, on s’est regardés, et ça a explosé en nous. On s’est jetés dans les bras l’un de l’autre et étreint longuement. Je chéris ce moment, parce que ce simple élan de l’un vers l’autre, je ne le connaissais plus avec mon compagnon depuis longtemps. Il n’y avait plus de sexe entre nous, plus d’affection non plus.

Il n’y a que quand la caresse est ainsi profonde que je jouis aussi fort. Et que j’ai ce jaillissement, quelque chose qui sort de moi, comme une éjaculation masculine, mais quelque chose de plus fort, qui vient de mes entrailles, plus translucide et plus liquide, plus riche aussi. Je me retiens de ne pas hurler, ce n’est pas possible vu l’endroit, quand la jouissance me traverse, qui me fait totalement perdre le contrôle. Je vois le sperme sortir de sa queue. On jouit toujours quasiment au même moment, et je vois cela comme la preuve de notre complicité.

Ma jouissance a maculé sa chemise, souillée, mais prévoyant il a l’habitude d’avoir des vêtements de rechange dans un placard. Je m’essuie l’intérieur des cuisses et les jambes avec une serviette éponge. Alors que je ne lui demande rien, il me dit :

J’espère qu’un jour on sera ensemble.

Ce qui a le don de m’irriter. Je sais très bien qu’on ne sera jamais ensemble. Je sors en claquant la porte, et je vais derrière les guichets, aider mes collègues. J’y reste jusqu’au début de l’après-midi. C’est le moment où je prends la voiture et où je pars à travers le département pour exercer mon métier de conseillère financière. J’ai vu la veille mon supérieur, qui m’a parlé de Raymond T… un jeune retraité qui a des sommes considérables à placer, il a sans doute économisé toute sa vie, mais qui renâcle à chaque visite.

Je compte sur toi pour le faire rentrer dans notre giron.

Il sait que je fais des miracles. Même s’il ne veut même pas imaginer comment je fais. Il a quand même une petite idée. Toujours est-il que je suis arrivée à gagner de gros clients, là où tout le monde échouait lamentablement. Je suis en quelque sorte la dernière chance.

Je me présente devant chez lui sur le coup de 14 heures. Il a une demeure magnifique, autant la maison elle-même, conçue d’évidence par un architecte qui a habilement joué sur les volumes que par le jardin, un véritable parc, mélange d’arbres, de haies. Il est d’ailleurs occupé à les tailler.  Je remonte l’allée à la rencontre d’un homme grand et maigre. Son attitude le dit clairement, c’est un homme rigide. Je sens que gagner la partie va être difficile. Mais j’ai confiance en moi.

Il ne peut s’empêcher de sourire quand je me présente.

Encore…Je crains que vous ne perdiez votre temps.

Il m’invite malgré tout à m’asseoir sur sa terrasse, m’offrant une orangeade. Il me laisse exposer mes offres.

Qu’est-ce que vous avez à m’offrir de plus que vos collègues ?

Je dirai une bonne liste d’arguments qu’ils ne pourront jamais avancer.

Comme par exemple ?

Nous sommes assis face à face, mais la table masque en partie mon corps. Je bouge sur la chaise pour lui en présenter l’intégralité. Je défais trois boutons de mon chemisier, et je l’écarte dévoilant mon soutien-gorge gris perle. Encore un geste, et je sors mes seins à l’air libre. Bien sûr , j’ai quarante-six ans, mais ils sont encore bien fermes, et d’une forme plaisante. Il devient couleur brique, incapable d’arracher son regard de ma poitrine.

C’est pourtant le cas quand je roule ma jupe à ma taille, écartant les cuisses pour lui offrir mon sexe quasiment imberbe, sauf pour un triangle dessiné au rasoir. Et comme ça n’est sans doute pas suffisant, je plante mes deux index dans mon sexe, et je m’ouvre, laissant voir mon intérieur tout rose. Si avec ça, il ne place pas son argent chez nous…

Bien qu’il ait dépassé les soixante ans, il bande encore bien à en juger par ce qui déforme son pantalon.

Mais mon meilleur argument, c’est celui-là…

Je me penche sur lui et je le débraguette, dégainant une queue fine mais très longue. Je le masturbe doucement avant d’en engloutir une partie. Il n’oubliera certainement pas ce moment, c’est encore plus vrai quand je me mets à tourner sur son gland de ma langue.

Il n’a encore rien vu. Je le suce un moment, avant de basculer sur tout autre chose. J’empaume mes seins et je viens gainer sa queue, la glissant entre mes deux lolos généreux. Je la fais disparaître au creux de ma chair, la massant doucement. Il se met à gémir.

Aucune fille ne m’a fait ça, je te signerai tous les contrats que tu veux…

Je fais sortir son gland en haut de mon décolleté, avant de continuer de le masser de ma poitrine. Il n’est pas long à jouir,, m’arrosant le cou et le bas du visage de sperme.

Je sors les contrats. Encore tout remué, pendant que je m’essuie, il ne fait aucune difficulté pour tout signer.

Rien que pour ce moment, tu mérites que je te signe tous les contrats du monde !

Je passe par le centre financier de F… et je vais remettre la liasse à mon supérieur, qui a un immense sourire.

Je me demande comment tu fais !

J’ai envie, en guise de réponse, de soulever ma jupe, et de lui montrer mon ventre nu. Lui aussi serait sens dessus dessous…Les hommes sont tellement prévisibles.

Mais c’est une jeune femme qui m’attend au bureau de poste. Sa journée de travail est déjà finie. Le matin, un voisin la dépose, le soir, c’est moi qui la ramène. Angelina est dans mon bureau, elle sirote un café en tirant sur une cigarette. Nous nous sommes à peine croisées dans la journée, emportées chacune par notre rythme frénétique.

On y va ?

Elle acquiesce et se lève. Ça me tord le ventre de me rappeler, parce que je l’oublie parfois, à quel point elle est désirable. Elle a un corps parfait, et un visage aux lignes pures. Je lui ai dit un jour qu’elle aurait pu faire du mannequinat. Elle m’a répondu, à ma grande surprise, qu’elle a commencé par là, à l’âge de 15 ans, mais que ça s’est très mal passé. Je n’ai pas cherché à en savoir plus.

Ce jour-là, même habillée simplement d’un pantalon noir qui la moule étroitement, et d’un sweat-shirt rouge, les cheveux ramenés en arrière, attachés par une queue de cheval, sans maquillage, elle est irrésistible.

Ça n’est que dans la voiture, avant que je démarre, qu’on s’embrasse, nos langues s’accrochant et se frottant avec frénésie. Je sens mon sexe s’ouvrir et couler. Si je devais partir avec quelqu’un, au final, ce serait sans doute elle, parce que je me sens plus proche

Je démarre enfin. Sans complexe, alors qu’on s’engage sur la route, tournée aux trois quarts vers moi, elle défait son pantalon, le baissant jusqu’à ses chevilles, dévoilant une simple culotte blanche marquée de nombreuses tâches d’humidité.

J’ai envie de sexe depuis ce matin, et de sexe avec toi. En ce moment, les queues d’homme… Beeerk… Je n’en ai plus envie… Ils ne pensent qu’à te fouiller et ils prennent du plaisir en trois secondes sans t’en donner…

Elle baisse sa culotte. Son sexe est luisant de ses sécrétions, ses lèvres sorties, et dilatées. Sans complexe, elle se met à se masturber devant moi, faisant tourner sa main sur elle. Je conduis d’un œil, la matant de l’autre, et ce n’est pas un exercice facile. Elle me fait terriblement envie, avec ses jambes fines, ses cuisses pleines, son sexe gonflé de désir, sa peau que je sais douce et que j’ai envie de toucher.

Je sais que je ne tiendrai pas jusqu’au bout. Un peu plus loin, à mi-trajet, il y a un parking souvent désert, qui s’enfonce dans les terres. Je ralentis et me gare. Elle pousse un petit cri de joie quand je plonge sur elle et que je me mets à la lécher, lapant ses jus. Je ne sais plus où donner de la tête, entre son anus, ses lèvres gonflées, et son clitoris qui pointe le bout de son museau. Poussant son ventre vers moi, elle se met à gémir sans honte. C’est tout ce qu’elle attend depuis le matin. Et sans doute moi aussi, même si je ne veux pas l’admettre.

Je la fais jouir plusieurs fois, la sentant partiellement apaisée quand je redémarre enfin pour la ramener chez elle. Elle continue pourtant de se tripoter, sachant pertinemment que ce spectacle m’excite. J’ai souvent le sentiment qu’elle me manipule, sans doute parce qu’elle me connaît bien. Mais je me laisse faire.

Elle se rhabille quand on est devant chez elle. Avant de descendre, elle me propose :

Viens passer un moment à la maison, on va s’amuser.

C’est une parole de pure forme, car elle sait bien qu’entre quatre et six heures, nous sommes ensemble cinq jours par semaine.

On a souvent la même envie, et pas besoin de parler.

Je la suis jusqu’à sa chambre. Elle enlève son pantalon et son slip, gardant le haut, et se met à quatre pattes sur le lit. L’adrénaline bouillonne dans mes veines, de la voir ainsi offerte, le cul cambré, le sexe dilaté. Elle a un tiroir rempli de gadgets, je vais chercher le harnachement que j’ai déjà utilisé plusieurs fois. Munie d’un énorme gode en plastique je viens me camper au-dessus d’elle. Je frotte le gland contre ses lèvres, la faisant gémir avant de la pénétrer d’un seul mouvement. Dans un tel moment, j’ai vraiment l’impression d’avoir une queue, comme un garçon, et que celle-ci me procure des sensations. Je la baise lentement, puis plus vite. On crie et on jouit très vite, et plusieurs fois, jusqu’à tomber sur le lit, enchevêtrées.

J’arrive chez moi à 18 heures 15. Mon mari vient d’arriver lui aussi. Il avance vers moi. L’espace d’un instant, j’ai l’espoir d’avoir autre chose qu’un banal baiser sur la joue. Quelque chose de fougueux, de passionnel. Je me trompe.

Je vais me reposer un peu. Si tu as besoin d’aide pour le dîner…

Je lui fais signe que non. Mon rêve c’est qu’il me prenne par la main, me dise :

Viens, on a bien quelques minutes. J’ai envie de toi, allons dans la chambre à coucher.

Mais ça n’est qu’un rêve.

Éternelle déçue, je pars vers la cuisine et je prépare à dîner, réconfortée par les souvenirs de ce qui s’est passé dans la journée.

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